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Impossible Creatures
  Site Officiel
  Genre
  Stratégie
  Date de sortie
  12/02/2003
  Jeu en réseau
  Solo
  Internet
  Réseau local
  Jusqu'à 6 joueurs
  Développeur
  Relic Entertainment
  Editeur
  Microsoft

Ecran d'acceuilQu'il est difficile de se démarquer dans le domaine de la stratégie temps réel (RTS) ! Trouver de nouveaux concepts n'est pas une mince affaire, mais parvenir à trouver une certaine reconnaissance auprès du public est encore plus difficile quand il faut faire face à des mastodontes tels que Warcraft III ou Age Of Mythology. C'est pourtant le délicat pari qu'espèrent remporter les coyotes de Relic Entertainment avec leur dernière production : Impossible Creatures.

Remarquez, que les petits gars en question ne sont pas tombés de la dernière pluie. Pensez par exemple que l'excellent Homeworld portait déjà leur marque, plutôt rassurant. En outre, ils n'ont pas la confiance de n'importe qui puisque c'est le géant du logiciel qui édite leur dernière production : Microsoft sur une carte de visite ça fait tout de suite plus sérieux !


L'île du Docteur Moreau façon RTS

Le concept de base de Impossible Creatures paraît tout droit sorti d'une série Z à peine présentable en troisième partie de soirée sur M6 ! Plus question ici de développer ses connaissances scientifiques pour acquérir de nouvelles armes de guerre, dans Impossible Creatures, les nouvelles unités, c'est vous qui les concevez. A partir de quoi me direz-vous ? C'est là qu'on écrase une petite larme à l'idée de l'enfance terrifiante qu'à dû connaître l'instigateur du projet. Souvenez-vous des gentils moutons de votre enfances ? Imaginez, ces boules de laine que vous comptiez pour vous endormir et remplacez-les par des éprouvettes, des comptes-gouttes et par Dolly, la brebis clonée pour avoir une idée de ce que devait être l'enfance de ce pauvre développeur...

En effet, la génétique et les manipulations d'ADN sont la base même d'Impossible Creatures qui vous propose de combiner l'ADN de deux créatures pour obtenir de nouvelles unités. Un ours associé à un poisson devient un ours amphibie, un loup et un oiseau pour créer un loup volant, j'en passe et des meilleures. Dans la partie "solo" du jeu, la recherche d'ADN de nouveaux animaux constitue un des objectifs de chaque mission. L'un des héros que vous contrôlerez, Rex Chance, dispose d'un fusil spécial qui vous permettra de collecter la précieuse substance. Ensuite, libre à vous de passer au laboratoire pour vous livrer aux joies de la manipulation génétique façon "Docteur Moreau".

Un rhinopoissonUn interface de création clairePossibilités de zoom
Les effets des modifications génétiques sont très clairement visibles dans le jeu.

L'introduction qui précède la première mission plante bien le décor : vous êtes dans la peau de Rex Chance qui souhaite, presque banalement, alors rendre visite à son père. Celui-ci à disparu du laboratoire dans lequel il passait pourtant le plus clair de son temps et il ne reste plus que son assistante. La suite sert de prétexte aux 15 missions du jeu qui feront de vous, une fois n'est pas coutûme, la seule personne capable de sauver le monde des griffes du tyran. Des séquences de transition réalisées tantôt à partir du moteur du jeu, tantôt à partir de simples images monochromes donnent du corps à l'histoire. Le tout est plutôt classique mais avec des pointes d'humour qui font qu'on se laisse agréablement guider.

Les buffles à la chargeLe didactitiel et la première mission vous mettent tout de suite dans le bain. Pour passer au niveau supérieur il est nécessaire de remplir une série d'objectifs. Il faudra, par le biais de Rex Chance, collecter l'ADN de créatures présentes dans le niveau et que vous ne possédez pas (l'ADN est acquis est conservé d'un niveau à l'autre). Vous devrez aussi guider l'assistante de choc de Rex qui s'occupe de l'aspect scientifique des opérations, construction et réparation des structures en particulier. La collecte du charbon sera, quant à elle, laissée aux hommes de main que vous aurez tôt fait de rencontrer (l'équivalent des paysans dans les autres jeux du genre).

En plus de ces missions récurrentes, vos deux héros seront amenés à se rendre en terrain adverse pour y rencontrer des personnages ou y piocher des connaissances scientifiques (une bonne excuse pour expliquer les nouvelles structures qu'il vous sera possible de créer). Comme ils ne sont pas bien gaillards, il sera judicieux de les escorter par une armée dignes de ce nom. C'est là que vos créatures entre en jeu. A partir des deux ressources de base, le charbon et l'électricité, et en fonction du niveau de développement atteint, très proche dans le concept des époques d'Age of Mythology, il sera possible de produire les créatures que vous aurez conçues dans le labo.

Lorsque vous êtes dans le laboratoire, le jeu est automatiquement mis en pause. En dehors de ces phases très amusantes, Impossible Creatures reste un RTS tout ce qu'il y a de plus classique. En digne représentant du genre le jeu de Relic en respecte les préceptes. Vous débuterez les missions avec des unités et des ressources très limitées qui seront pourtant vos principales armes pour foutre la pâtée au "camp d'en face" ! Les ressources se divisent en deux catégories aussi importantes l'une que l'autre : le charbon, que l'on exploite au travers des mines du même nom et l'électricité produite par quelques structures élémentaires que vous devrez fabriquer (les générateurs). Si les affrontement se gère à peu de choses près comme dans les autres jeux de stratégie, les adeptes des mêlées géantes devront ici ronger leur frein. Il ne sera effectivement pas possible de créer plus de 50 unités au total (en multijoueur ce chiffre pourra éventuellement être augmenté à 75).


Arrivée sur l'ile des créaturesSéquences intermédiairesCrépage de chignon en face
Un scénario plutôt convaincant


Poils et RTS à rebrousse-poils

Revenons sur le fameux labo : première (bonne) surprise, toutes les possibilités sont offertes, même les plus saugrenues Lorsqu'on a choisi deux espèces de base, il faut encore ajuster la manière suivant laquelle se fait la combinaison. Il est ainsi possible d'associer la queue d'un crocodile, les pattes du tigre et à nouveau de faire confiance au reptile pour ce qui est de la machoire. La créature résultante (un crocotigre ?) disposera des caractéristiques correspondantes aux portions utilisées pour chacune des deux espèces. En tout c'est pas moins de 50 espèces de base qu'il sera possible de combiner. L'écran qui permet de faire cette opération est très clair et c'est une vraie partie de plaisir que de chercher les meilleures combinaisons avec les espèces dont on dispose. Une combinaison de deux espèces données pourra conduire au meilleur... Comme au pire !

Une mélée ouverteBizarrement et alors que les développeurs d'Impossible Creatures ont fait ce que les autres ne font pas : INNOVER. Il semble qu'ils aient un peu laissé de côté l'aspect purement technique, cher à certains joueurs. Bien sûr, on apprécie la possibilité de zoomer et de dézoomer à loisir (avec la molette de la souris) pour travailler aisément sur de grandes superficies. On apprécie aussi la modélisation des créatures qui affichent clairement les choix que vous avez fait dans le labo. Mais les décors sont un peu tristounets et à l'heure du bumpmapping et autres pixel shaders on aurait pu espérer beaucoup mieux, surtout lorsque l'on compare le résultat aux dernières productions du genre comme Warcraft III ou Age Of Mythology. La bande son est agréable et les voix lors des séquences animées, en anglais dans notre version de test, sont fort bien rendues. Espérons qu'il en sera de même dans la version doublée en français.


Multijoueur

Impossible Creatures propose comme il se doit tout la panoplie des modes de jeu en réseau : LAN, Internet par IP ou recherche de partenaires par le biais des serveurs de l'éditeur. Les paramétrage sont assez sympathiques avec la possibilité d'accélérer les débuts de parties (chaque joueur dispose déjà d'un paquet de ressources pour se lancer tout de suite dans l'action), d'augmenter la vitesse ou bien encore de passer le nombre maximal d'unités à 75 au lieu des 50 du mode solo.

En multijoueurs, il n'est évidemment pas concevable de mettre la partie en pause afin de se rendre au laboratoire y concevoir quelques mignonnes petites bestioles. Il sera donc possible soit des les mettre au point avant la partie et de sauvegarder les "plans" ainsi concoctés, soit de faire confiance. Notons toutefois qu'il existe une troisième possibilité qui tient compte d'un profil prédéfini que l'on choisi en sélectionnant un personnage issu du mode solo. Ces personnages ont un caractère différent (orienté attaque, aérien, équilibré...) qui détermine les mélanges génétiques des créatures.

Bien qu'un petit peu trop expéditives, les parties multijoueurs sont très amusantes à jouer. La cinquantaine d'unités permet des combinaisons presque infinies et les affrontements sse renouvellent régulièrement. On regrettera tout de même que certaines créatures comme le homard disposent davantages aussi puissants que la régénération ou qu'au contraire d'autres créatures semblent bien inutiles. Le grizzly ne vaut pas exemple pas le coup par rapport à l'ours polaire et de la même manière le loup rend la panthère des montagne inutile.

Choix des paramétrage multiChoix d'une armée de baseOn se croirait dans Warcraft III
Les concepts du RTS "classique" sont bien présents


Conclusion

Haaaaa, ça fait quand même plaisir de voir un peu de nouveauté dans un genre qui en manque cruellement. Impossible Creatures, même s'il ne révolutionne pas le monde du RTS, amène une brise de fraicheur et c'est appréciable. Il est vrai qu'on aurait pu espérer un peu plus du côté de la réalisation graphique mais la difficulté, rapidement soutenue et le gameplay, suffisement prenant, jouent bien leur rôle pour attirer le joueur jusqu'au bout des 15 missions de la campagne solo.

Le principal "vrai" reproche que l'on pourrait faire à Impossible Creatures concerne l'équilibrage des créatures que l'on pourrait qualifier de perfectible. Autant dans la jeu solo que dans le multijoueur, on se rendra vite compte que certaines combinaisons sont dévastatrices et on aura rapidement tendance à faire des armées qui en sont composées exclusivement. La production de créatures étant assez rapide, les affrontements se transforment assez souvent en véritables boucheries dont on attend l'issu en priant pour qu'elle nous soit favorable.

Il se pourrait bien que ces défauts soient corrigés par la communauté des joueurs, un pack de développement permettant de créer des "mods" est en effet fourni avec le jeu. Enfin, n'oublions pas l'aspect multijoueurs qui reste ce qu'Impossible Creatures a de plus amusant. Résolument "action rapide", ces affrontements réseau permettent de petites parties agréables et qui se renouvellent souvent pour peu que les participants jouent le jeu.

Impossible Creatures se révèle en définitive être un jeu très prenant, qui parvient à bien se renouveller. Il évitera aux aficionados du genre de rester scotché aux pointures Age Of Mythology et Warcraft III tout en offrant aux débutants un moyen original d'appréhender les RTS !


Pavé de note : stratégie Impossible Creatures
Relic / Microsoft
   Réalisation
   Prise en main
   Durée de vie
 LES PLUS
Concept très rafraîchissant
Liberté dans la conception des créatures
Mode multijoueur réussi
 LES MOINS
Décors un peu sommaires
Combats qui manquent de subtilité
Créatures un peu déséquilibrées

Auteur : Honkytonk Man / Nerces
Article mis à jour le Samedi 25 Janvier 2003
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