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Bibliographie de

Günther Anders

 


 

  • L’obsolescence de l’homme
    Sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle, 1956
    éditions de l’Encyclopédie des Nuisances-Ivréa, 2002.
    Livre 14 x 22 cm, 366 p. [ISBN 2-910386-14-7]
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  • Avoir détruit Hiroshima
    Correspondance de Claude Eatherly, le pilote d’Hiroshima, avec Günther Anders
    1959
    éd. Robert Laffont, 1962. (épuisé)
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  • Et si je suis désespéré, que voulez-vous que j’y fasse ?
    Entretient réalisé en 1977
    éd. Allia, 2001.
    Livre 10 x 17 cm, 96 p. [ISBN 2-84485-049-9]
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  • Nous, fils d’Eichmann
    Lettre ouverte à Klaus Eichmann
    1988
    éd. Payot, bibliothèque Rivages, 1999.
    Livre 12 x 20 cm, 154 p. [ISBN 2-7436-0529-4]
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Günther Anders

L’obsolescence de l’homme

Sur l’âme à l’époque de
la deuxième révolution industrielle

1956

éditions de l’Encyclopédie des Nuisances-Ivréa, 2002.
Livre 14 x 22 cm, 366 p.
[ISBN 2-910386-14-7]

 

 

Table des matières :

  • Note de l’éditeur
  • Dédicace
  • Préface à la cinquième édition
  •  
  • Introduction
  • Sur la honte prométhéenne
     
    1. Première rencontre avec la honte prométhéenne. Le Prométhée d’aujourd’hui demande : « Qui suis-je désormais ? »
    2. Réfutation de trois objections : 1° la honte prométhéenne est absurde ; 2° elles est invisible ; 3° elle est triviale.
    3. Un exemple d’auto-réification : le make-up.
    4. Quelques exemples de “désertion” et de passage de l’homme dans le camp des instruments. Première calamité pour l’homme : son corps est “borné”. Le “caractère borné” de son corps fait de lui le saboteur de ses propres réussites.
    5. L’homme contemporain cherche à échapper à cette calamité en alignant son corps sur ses instruments grâce au “human engineering”. Extrême perversion de l’offre et de la demande.
    6. Human engineering : le rite initiatique de l’époque des robots. La “déshumanisation” n’effraie pas le déshumanisé, car elle n’est pas de son ressort.
    7. L’attitude du nouveau Prométhée : une “soumission animée par une volonté d’hybris”.
    8. Seconde infériorité de l’homme : il est périssable. Il est exclu de la “réincarnation industrielle”. Son “malaise de la singularité”.
    9. L’homme cherche à échapper à sa seconde infériorité par le recours à l’“iconomanie”.
    10. Illustration historique de la honte : McArthur comme précédent.
    11. La honte comme trouble de l’identité. Le concept de “legs ontique”. Le “moi” a honte d’être “ça”, le “ça” a honte d’être “moi”.
    12. Réfutation de l’objection (a) : aucune expression n’est “seulement métaphorique”.
    13. Réfutation de l’objection (b) : le monde n’est pas aveugle.
    14. L’orgie de l’identification comme modèle du trouble de l’identification. Le jazz comme culte industriel de Dionysos.
    15. La rechute. Le moi se rencontre lui-même comme un moi impuissant. L’échec dans le contexte du travail est la preuve par l’exemple de la “honte prométhéenne”.
       
  • Le monde comme fantôme et comme matrice
    Considérations philosophiques sur la radio et la télévision
     
    1. Le monde livré à domicile
      1. Tout moyen est d’avantage qu’un moyen.
      2. La consommation de masse, aujourd’hui, est une activité solitaire. Chaque consommateur est un travailleur à domicile non rémunéré qui contribue à la production de l’homme de masse.
      3. La radio et l’écran de télévision deviennent la négation de la table familiale ; la famille devient un public en miniature.
      4. En nous retirant la parole, les postes de radio et de télévision nous traitent comme des enfants et des serfs.
      5. Les événements viennent à nous, nous n’allons pas à eux.
      6. Puisqu’on nous fournit le monde, nous n’avons pas à en faire l’expérience ; nous restons inexpérimentés.
      7. Le monde livré est d’abord “familiarisé”.
      8. Les sources de la familiarisation : l’univers démocratique ; familiarisation et marchandise ; familiarisation et science.
      9. La “familiarisation est une forme raffinée de camouflage de la distanciation.
      10. L’aliénation est-elle encore un processus ?
    2. Le fantôme
      1. Le rapport entre l’homme et le monde devient unilatéral. Le monde, ni présent ni absent, devient un fantôme.
      2. A la télévision, l’image et ce qu’elle représente sont synchrones. La synchronie est la forme appauvrie du présent.
      3. Digression : coup d’œil rétrospectif sur une passion consumée. L’homme dispersé n’habite que dans l’instant. Les postes de radio et de télévision engendrent une schizophrénie artificielle. L’individu devient un “dividu”.
      4. Tout ce qui est réel devient fantômatique, tout ce qui est fictif devient réel. Les grands-mères abusées tricotent pour des fantômes et sont transformés en idôlatres par la télévision.
      5. Les histoires de fantômesd’aujourd’hui : le monde fantôme et le monde réel entrent en collision. On menace un fantôme.
      6. Grâce au petit format de son écran, la télévision transforme tout événement en bibelot.
    3. La nouvelle
      1. Une théorie pragmatique du jugement. Celui qu’on informe est libre, puisque ce qui est absent est à sa disposition ; il n’est pas libre, puisque au lieu de la chose même, il n’a droit qu’à son prédicat.
      2. Les émissions effacent la différence entre la nouvelle et son objet. Elles sont des jugements apprêtés.
      3. Les marchandises sont des jugements camouflés. Les fantômes sont des marchandises. Les fantômes sont donc des jugements camouflés.
    4. La matrice
      1. Le tout est moins vrai que la somme des vérités partielles qu’il contient. Le camouflage réaliste des stéréotypes vise à faire de l’expérience un stéréotype.
      2. Le conditionnement des besoins. Les offres de la marchandise sont les commandements d’aujourd’hui. Les marchandises ont soif, et nous avec elles.
      3. Premier axiome de l’ontologie de l’économie : ce qui n’a lieu qu’une fois n’est pas. Digression sur la photographie.
      4. Second axiome de l’ontologie de l’économie : ce qui n’est pas exploitable n’est pas.
      5. Les fantômes ne sont pas seulement des matrices de l’expérience du monde ; ils sont aussi des matrices du monde lui-même. Le réel comme reproduction des reproductions.
    5. Plus généralement
      1. Cinq conséquences : le monde “nous va parfaitement” ; le monde disparaît ; le monde est postidéologique ; ceux qui sont conditionnés ont été préparés à l’être ; l’expérience n’est pas libre dans ce monde.
      2. Résistance tragi-comique : l’homme contemporain se crée des difficultés artificielles comme objets de jouissance.
      3. Encore une fois, le réel comme reflet des reflets. La métamorphose de l’actrice V. en reproduction de sa reproduction.
      4. Ce n’est pas celui qui tiens compte d’elle qui compte pour celle qui compte.
         
  • Être sans temps
    à propos de la pièce de Beckett En attendant Godot
     
    1. La pièce est une parabole négative.
    2. Le mot d’ordre : “Je reste, donc j’attends quelque chose”
    3. Beckett ne met pas en scène des nihilistes, mais l’inaptitude des hommes à être nihilistes.
    4. La preuve de l’existence de Dieu “ex absentia”.
    5. La vie devient un passe-temps.
    6. Les antipodes entrent en scène.
       
  • Sur la bombe et les causes de notre aveuglement face à l’apocalypse
     
      1. Il faut présenter de façon outrancière les objets dont l’importance est minimisée.
    1. Premiers constats d’effroi
      1. Aujourd’hui, c’est nous qui sommes l’Infini. Faust est mort.
      2. La formule : “Tous les hommes sont mortels”, a été aujourd’hui remplacée par celle-ci : “L’humanité peut être tuée dans sa totalité.”
      3. La formule de Salomon “Ce qui a été, c’est ce qui sera”, a été aujourd’hui remplacée par celle-ci : “Rien n’a été”.
      4. Ce qui empêche d’empêcher.
    2. Ce que la bombe n’est pas
      1. La bombe n’est pas un moyen. L’absolu est atteint, il est inutile d’aller plus loin.
      2. Suite. Les moyens justifient les fins.
      3. L’assassin n’est pas seul coupable ; celui qui est appelé à mourrir l’est aussi.
      4. La parfaite réussite des essais nucléaires signe la fin de l’essai en tant que tel.
      5. Explication de l’expression “historiquement supraliminaire”.
    3. L’homme est plus petit que lui-même
      1. Nous vivons une époque où l’angoisse est devenue impossible.
      2. La principale cause de notre aveuglement face à l’apocalypse : le “décalage prométhéen”. L’homme est plus petit que lui-même.
    4. La formation de l’imagination morale et la plasticité du sentiment
      1. Sur les exercices qu’il est devenu nécessaire de faire aujourd’hui.
    5. Causes historiques de l’aveuglement face à l’apocalypse
      1. On ne croit pas à l’éventualité d’une fin ; on ne voit d’ailleurs pas de fin. La notion de progrès nous a rendu aveugle face à l’apocalypse.
      2. Nous avons même annulé notre propre fin.
      3. Tâche suivante : élargir délibérément l’horizon de notre présent.
      4. Ce à quoi je ne peut rien ne m’intéresse pas.
      5. L’ “instrumentalisation” : nous ne sommes plus des “agents” mais seulement des collaborateurs. La finalité de notre activité a été démantelée : c’est pourquoi nous vivons sans avenir, sans comprendre que l’avenir disparaît, et donc “aveugles face à l’apocalypse.
    6. Annihilation et nihilisme
      1. L’acte n’est pas à l’image de son auteur, c’est celui-ci qui est à l’image de son acte. L’impératif actuel : “Ne posède que des choses dont les maximes d’action pourraient également devenir les maximes de ta propre action.”
      2. Les deux visages du nihilisme.
      3. La bombe et le nihilisme constituent un syndrome.
    7. En guise de conclusion
    8.  
    9. Appendices
      1. Sur la plasticité des sentiments.
      2. Portrait du nihiliste.
    10.  
 

 
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Günther Anders

Nous, fils d’Eichmann

Lettre ouverte à Klaus Eichmann

1988

éditions Payot, bibliothèque Rivages, 1999.
Livre 12 x 20 cm, 154 p.
[ISBN 2-7436-0529-4]

 

 

Table des Matières :

  • Préface
  •  
  • Lettre ouverte à Klaus Eichmann (1964)
    • La double perte
    • La plus grande perte
    • Sans respect pas de deuil
    • Seul celui qui respecte peut être respecté
    • Le monstrueux
    • Le monde obscurci
    • Les règles infernales
    • Mais c’est ce qu’il avait visé
    • La chance de ne pas réussir
    • L’exploitation du décalage
    • Le monstrueux et les victimes
    • Six millions un
    • Le rêve des machines
    • Nous sommes des fils d’Eichmann
    • Le nouveau père est le même que l’ancien
    • La chance
    • P.S.
  •  
  • Seconde lettre à Klaus Eichmann (1988)
  •  
  • Notes
  • Repères biographiques
 

 
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