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samedi 17 mai 2003
Federico par Magali Noël

Le festival de Cannes rend hommage à Fellini. Magali Noël, tenue à l'écart des festivités, a été l'une de ses actrices fétiches, dans la Dolce Vita, Satyricon et Amarcord. Une de ses amies aussi. Elle parle du maître italien et de la "famille Fellini".



 © DR

:: Federico par Magali Noël
:: La sélection officielle
:: 'Fellini, je suis un grand menteur'
:: Les liens

Un reportage réalisé par Thomas Baumgartner et Caroline Caldier
Federico par Magali Noël

« Il a un pied dans l’espace », dit Magali Noël de Federico Fellini. Elle sait de quoi elle parle. Non seulement la comédienne et chanteuse française a tourné dans trois films de Fellini, mais encore elle était l’une de ses amis. « Je ne vais pas à Cannes », avoue-t-elle aujourd’hui en évoquant l’hommage rendu au maître italien. « Mais je me fais mon festival à moi, à Rome », avec les proches de Fellini. Sa script, son chef opérateur, son décorateur… Le cercle très fermé des felliniens. Ils se retrouveront tous dans quelques jours. Mais elle-même, comment y est-elle entrée, dans ce groupe soudé qui traverse les décennies ? « Ça s’est fait naturellement », glisse-t-elle sans trop de détails. « Je l’amusais, j’avais un accent français qui le faisait rire. » Les souvenirs du premier tournage, celui de la Dolce Vita, remontent. « Marcello Mastroianni aussi riait, je me rappelle un jeu, il me nouait une serviette dans les cheveux, comme pour faire des oreilles de lapin ». Ambiance potache sur le plateau d’un chef-d’œuvre. La Dolce Vita, LE film fellinien. Peut-être celui qui restera. Marcello et Anita Ekberg, dans la piscine de Trévi. Le film avait déclenché la colère du Vatican : une photo publiée pendant le tournage montrait Ekberg posant en soutane dans un escalier de l’église St-Pierre de Rome. Ce sera la Palme d’Or 1960, bravant le scandale.

« On était tous très contents d’avoir la Palme », convient Magali Noël qui faisait partie de l’équipe descendue sur la Croisette. « Mais Federico n’aimait pas ce genre de choses, les festivals, tout ça… Il me prenait par le bras et me disait : ''Viens, toi aussi tu vas répondre aux questions''… ». Quelques années plus tard, il rappellera Magali pour jouer dans son déjanté Satyricon. « Il m’a complètement transformée. J’avais les cheveux rasés jusqu’à la moitié du crâne, pour m’agrandir le front. Et un œil maquillé vers les haut d’un côté, l’autre vers le bas… » (voir photo) Cinq ans après, en 1974, Fellini rappelle l’ancienne interprète de Boris Vian pour lui donner le rôle de Gradisca dans Amarcord. « Là, il m’avait mis des fausses narines, pour que j’aie une ''petite patate'' au bout du nez, comme il disait. Il pensait qu’une fille de Rimini devait avoir l’air un peu plus paysan que je ne l’avais ».

Magali Noël décrit un homme heureux sur les tournages. Qui pouvait parfois être dur, mais qui la plupart du temps se montrait extrêmement patient, jusqu’à obtenir exactement ce qu’il voulait, y compris lors des séances de doublage (les films italiens sont systématiquement post-synchronisés). « Notre entente était parfaite. J’étais à la fête quand je tournais avec Fellini ». Un réalisateur qui n’hésitait pas à remplacer les mosaïques manquantes d’un décor pas des caramels colorés. Un créateur qui terminait ses repas en musique, Nino Rota son compositeur fétiche s’installant au piano, et lui sifflotant. C’est un scène commune à de nombreuses virées de la « famille Fellini », à laquelle Magali Noël fait constamment référence. « Quand il tournait, il y avait toujours une table ronde autour de laquelle mangeaient au moins trois membres de cette ''famille'', plus un journaliste, un écrivain ou un machiniste. Cette famille qui connaît vraiment, profondément Fellini ». A laquelle Magali Noël appartient et qui survit, 10 ans après, à la disparition de son grand ordonnateur. « Chaque fois que je vais à Rome, on se retrouve, ils sont toujours là ».

« Elle a le sens du rythme » Le Festival a eu le mauvais goût de ne pas convier Magali Noël à l’hommage qu’il rend à Fellini, c’est dommage. Elle qui a joué pour Jean Renoir, Jules Dassin, Sacha Guitry, René Clair, Costa-Gavras, Andrzej Zulawski, s’éloigne désormais du cinéma. Il y a quelques mois, elle a fait une apparition dans La Vérité sur Charlie, de Jonathan Demme. Mais ce qui lui importe en ce moment, c’est un tour de chant qu’elle prépare pour l’année prochaine. Des textes d’Aragon, Queneau, Prévert. Et Boris Vian, bien sûr, dont elle fut proche, et duquel elle a créé le fameux « Johnny, fais-moi mal ». « Fellini disait que j’avais le sens du rythme », se rappelle-t-elle. « C’est vrai ! Je suis musicienne…».



La sélection officielle

Vingt films sont en compétition pour la Palme d'or du 56ème Festival international de Cannes. Treize nationalités sont représentées dans la compétition.

  • "Les Invasions barbares" de Denys Arcand (Canada)
  • "Il Cuore altrove" ("Le Coeur est ailleurs") de Pupi Avati (Italie)
  • "Carandiru" de Hector Babenco (Brésil)
  • "Les Côtelettes" de Bertrand Blier (France)
  • "Tiresia" de Bertrand Bonello (France)
  • "Uzak" de Nuri Bilge Ceylan (Turquie)
  • "Mystic River" de Clint Eastwood (USA)
  • "The Brown bunny" de Vincent Gallo (USA)
  • "Moab story - The Tulse Luper Suitcases Part I" de Peter Greenaway (GB)
  • "Shara" de Naomi Kawase (Japon)
  • "Akarui Mirai" ("Bright future") de Kiyoshi Kurosawa (Japon)
  • "A cinq heures de l'après-midi" de Samira Makhmalbaf (Iran)
  • "La Petite Lili" de Claude Miller (France)
  • "Swimming pool" de François Ozon (France)
  • "Ce jour-là" de Raoul Ruiz (Suisse)
  • "Père et fils" de Alexandre Sokourov (Russie)
  • "Les Egarés" d'André Téchiné (France)
  • "Dogville" de Lars von Trier (Danemark)
  • "Elephant" de Gus Van Sant (USA)
  • "Purple butterfly" de Lu Ye (Chine)

  • 'Fellini, je suis un grand menteur'

    Damian Pettigrew est canadien. Après des études de littérature anglaise et italienne à Oxford, il débarque en France. Objectif : rencontrer son idole, Samuel Beckett. Il découvre sa passion, la caméra, et décide d’utiliser cet outil pour réaliser des portraits d’artistes, d’écrivains. En 1983, à Saint-Germain des Près, il se passionne pour Italo Calvino, auteur italien, qui devient son nouveau sujet d’étude. Celui-ci lui donne rendez-vous Piaza Campo Marzio à Rome, et lui parle… de Federico Fellini. Des projets communs unissent les deux hommes et Calvino veut présenter Pettigrew au réalisateur. Celui-ci accepte de les recevoir sur le tournage de E la nave va, où il leur prépare une "petite dînette".

    Vingt ans après leur rencontre, dix ans après la mort du maestro, le documentaire de Damian Pettigrew, Fellini, je suis un grand menteur est sur les écrans français depuis le 07 mai et présenté à Cannes.



    Les liens

    Le site du Festival de Cannes
    Retrouvez le jury, la sélection officielle, le programme des projections et les différentes sections du festival sur le site officiel du Festival de Cannes 2003.


    Dogville sur Inter
    Dogville réalisé par Lars Von Trier est un film France Inter. Il sort lundi à Cannes et mercredi prochain en salles. En attendant, retrouvez la page spéciale sur le dernier opus du réalisateur danois sur le site de France Inter.


    Le cinéma français (inactif)
    Un site pour tout réviser ses classiques avant la montée des marches. Biographies d’acteurs et de réalisateurs, histoire du cinéma, les différentes branches du métier et les formations pour y accéder, ce site est entièrement dédié au cinéma français.


    Ecran Noir
    Dossier spécial Festival de Cannes sur le site d'Ecran Noir (actualités du septième art, thématiques, fiches techniques des films en compétition...)


    Cannes Market
    Cette base de données cinématographiques est destinée aux professionnels du cinéma. On y trouve des informations en continu sur des milliers de longs et court métrages. Plus de 2000 sociétés et 8000 acheteurs y sont représentés.


    Dossier spécial Festival de Cannes sur franceculture
    France Culture fait son cinéma à l'occasion du Festival de Cannes, du 14 au 25 mai. Reportages, dossier sur le jury, entretiens et émissions, ainsi que le prix France Culture du cinéaste de l'année.




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