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vendredi 08 octobre

Capes Lettres Modernes, petits conseils...

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Capes de Lettres Modernes  : "QUELQUES CONSEILS..."

           Les petits conseils qui suivent sont tirés de mon expérience des épreuves. Je l’ai passé deux fois. La première fois alors que je préparais ma maîtrise sur le “roman-poème”, j’ai été admissible. La seconde fois lors de ma préparation à l’I.U.F.M. Je l'ai eu. Vous dire tout cela pourrait ne servir à rien, si ce n’est que j’exhorte vraiment ceux qui travaillent à leur maîtrise de tenter les épreuves du capes la même année. Même sans l’avoir préparé. J’en ai connu beaucoup des admissibles ! et quelques admis... Quoiqu’il arrive, cela donne une expérience non négligeable pour l’année suivante. Bon courage à vous, et bonne chance !

EPREUVES ECRITES

            Les épreuves écrites se déroulent généralement lors de la seconde quinzaine de mars. Cela laisse au moins 6 mois de préparation en commençant au mois d’octobre. Il est certainement très préférable de commencer avant, mais les vacances (travail, ou poursuite de la maîtrise) ne laissent guère de latitude. Le plus important est cependant d’être assez reposé pour octobre. Quand on se présente au capes, on se présente avec tous les acquis des années antérieures. Ce qu’il faut, c’est bien les mobiliser pour être le plus efficace. Il faut donc, et cela peut s’effectuer pendant les “vacances”, faire un état des lieux de nos capacités, et de nos manques. C’est à dire, en fonction de ce qui a été vu, projeter, programmer ce qui doit être travaillé.

COMPOSITION FRANCAISE

            Dotée d’un fort coefficient, il s’agit de ne pas rater cette épreuve. Pour cela plusieurs choses sont à dire. Premièrement, il faut absolument maîtriser l’exercice de la dissertation : la structure de l’introduction avec une bonne analyse de la citation et la mise en évidence d’une problématique (on n’oubliera pas d’y répondre en conclusion), la structure argument/exemple analysé, la présence de bilans (provisoires) tout au long du développement... Deuxièmement : concernant la “matière”. La dissertation, pouvant porter sur n’importe quel sujet, implique de se débrouiller à travers les notions et les oeuvres littéraires. On peut choisir de lire 10 romans, 10 recueils de poésie, 10 pièces de théatre... et les étudier. En les prenant d’esthétiques différentes, on mutiplie les exemples et on se crée une mini histoire littéraire. On peut aussi lire tout azimut et lire sans vraiment étudier pour accumuler du savoir. Mais lire surtout des oeuvres littéraires. Quelques ouvrages de critique particulièrement choisis seulement... Il convient également de se faire une liste d’exemples personnels ainsi que de citations. Il est à noter qu’aborder la littérature par les genres (problématique spécifique à chacun, problématique générale) est un angle d’attaque assez pertinent, assez efficace. Ne pas négliger le genre autobiographique. On peut aussi étudier la littérature en fonction des programmes du lycée (“objets d’étude”)... Travailler à partir des manuels scolaires...

GRAMMAIRE/STYLISTIQUE

         Epreuve technique composée de trois parties, la gestion du temps est primordiale. Il faut passer un quart d’heure maximum en lexicologie (donner la formation du mot et le sens en contexte, étayer ce sens par le contexte), et garder une heure/une heure et quart minimum pour la stylistique (généralement sur 10 points). La grammaire se divisant en deux parties, il convient de ne pas trop perdre de temps sur l’une ou l’autre. Sans aller dire qu’il faut faire des choix (de temps bien sûr car tout est à faire, car il faut grapiller des points partout), il convient de bien cibler ce qui peut rapporter des points, ce qui nous fait perdre le moins de temps. Ainsi la seconde partie (celle des “remarques nécessaires”) me semble être la plus efficace. Ne pas trop perdre de temps sur l’étude (un relevé classé des occurences avec commentaire sur les faits importants). En stylistique, il est nécessaire d'avoir une problématique. Celle-ci découle du texte lui-même. Souvent il s’agit d’une problématique générique. Ce qui compte, c’est de trouver un paradoxe, des éléments qui s’affrontent. Il convient également de serrer au maximum sur la spécificité du texte. On peut jouer autour de “l’horizon d’attente”. Présentez la stylistique en rédigeant l’intro et la conclu, mais semi-rédigez le reste...

ANCIEN FRANCAIS

              Une grande rigueur et une bonne gestion du temps sont demandées. Grande rigueur pendant l’année de préparation et bonne gestion pendant l’épreuve. Il faut si possible travailler un peu tout les jours l’ancien français. Mais rassurez-vous on peut très bien s’en sortir en s’y prenant un peu tardivement (quelques mois avant seulement : tout dépend des capacités de mémorisation !!). En ancien français, il est très facile de grapiller des points et d’avoir des bonus. C’est une épreuve un peu fastidieuse, "pesante”, mais qui peut rapporter gros. Il ne s’agit que d’apprendre. Se repérer dans la traduction, retrouver des mécanismes en phonétique, cibler les mots importants (une quarantaine), connaître en morpho et en syntaxe... Le jour de l’épreuve, il faut aller à l’essentiel, ne faire qu’un minimum au brouillon et ne passer qu’une demi-heure sur chaque exercice. Et cela devrait aller...

VERSION (LATINE)

                 Peu de chose à dire sur cette épreuve. Si ce n’est qu’il faut connaître un minimum de grammaire et qu’il est très facile de s'améliorer. Faire une version par semaine serait un bon entraînement. Après, tout dépend du niveau déjà acquis. Avoir une bonne connaissance de l’histoire romaine et des faits de civilisation aide beaucoup. Les versions qui sont proposées sont souvent des “grands textes”, mettant en scène, par exemple, des grands personnages. Ces conseils sont bien entendu à étendre aux autres langues. C’est une épreuve à ne pas négliger. Reprendre la même langue à l’oral est tout bénéfique, la préparation étant déjà commencée grâce à l’écrit.

EPREUVES ORALES

             Les oraux se passent sur deux jours (avec présence la veille de la première épreuve pour une réunion et la distribution des heures de convocation, soit donc trois jours). L’oral se prépare dès le début de l’année. Ou devrait. Il est difficile cependant d’y penser tant que les écrits ne sont pas passés... Ce qui compte c’est d’être attentif aux épreuves en consultant les rapports de jury et de faire attention à ce qui peut se dire, se faire, surtout au niveau de la méthode. Les épreuves orales ont ceci de particulier que ce sont des exercices inconnus (didactique) voire méconnus (explication de texte). Il s’agit donc de prendre le temps, de s’immerger dans ce qui ne va pas forcément de soi. Un petit mot sur les jurys. En général, ils sont "sympas”, mais chacun joue un rôle. Si vous vous sentez agressés, c’est parce qu’ils vous pressent, vous testent... mais il ne faut pas être sur la défensive. Il faut essayer de les capter, capturer, captiver. Soyez enthousiastes et passionnés, prenez plaisir à leur parler...

EPREUVE DE DIDACTIQUE

          Epreuve-phare de l’oral parce que totalement inconnue, la didactique demande beaucoup de bonne volonté, c’est à dire qu’il ne faut pas se bloquer. Ce qui nous est proposé est une situation d’enseignement qu’il s’agit d’analyser. Il ne s’agit pas tant de la critiquer négativement que de l’expliquer, c’est à dire de la “déplier”, de voir comment elle est construite et pourquoi. Pour bien comprendre cette épreuve rien de tel que de consulter les rapports de jury (on peut tous les faire, ils apportent un éclairage différent, chacun opérant en plus des renvois méthodologiques aux rapports essentiels); il convient également de multiplier les entraînements, c’est à dire les dossiers. Ne pas oublier qu’étudier un dossier c’est voir ce qu’il permet de transmettre à l’élève, ce qu’il promet de construire. Ne pas oublier que cette démarche sera au coeur de notre profession, puisqu’il s’agira de construire un projet qui permettra aux élèves d’acquérir savoir, savoir-faire et savoir-être dans une situation d’enseignement bien particulière. Ne pas oublier qu'il s'agit de problématiser un dossier c'est à dire de voir comment les notions sont abordées, et pourquoi elles le sont. Et en quoi cela est intéressant... On doit établir des comparaisons avec d'autres notions afin de mettre en avant la spécificité. Montrer que l'on a du savoir sur la notion. Il faut, en tous cas pour un dossier littéraire, faire attention aux perspectives d'histoire littéraire et générique. Cela permet de "confronter" et d'avoir des leviers, des clefs sur le texte (ou sur la notion en grammaire). Attention aussi aux "points aveugles", à ce qui n'est pas dit par le libellé du sujet et par le dossier, à l'implicite en somme. Les remarquer constitue autant de clefs pour "confronter", de leviers pour creuser le dossier et trouver en quoi celui-ci est "normal", original, paradoxal, problématique, intéressant... L'exposé étant une argumentation, il faut éviter au maximum un plan descriptif. Je le redis, il faut faire un maximum de dossiers, ne serait-ce qu'en les analysant une heure, pour avoir le fameux "déclic" qui permet de prendre de la "hauteur" --sortir du descriptif -- par rapport aux dossiers. Penser aussi à la simplicité et au bon sens qu'il faudrait avoir devant le dossier. Partir des évidences avant de complexifier. Etre clair au risque d'être pauvre.

EXPLICATION DE TEXTE

          L’explication de texte est difficile car elle est linéaire. Il faut rendre compte du texte en accentuant sur sa progression et donc sur sa construction. Il faut avoir un projet de lecture qui soit précis tout en étant pas myope. L’épreuve de stylistique prépare à ce type d’exercice, du moins dans la recherche du “problème”. Le texte est un problème qu’il s’agit de mettre à jour, de dévoiler. Il est toujours à recontextualiser : histoire littéraire, générique, dans une oeuvre, par rapport à un topos... Cela permet de voir en quoi il fait rupture, ou non. Pendant l’explication de texte, il faut ménager des bilans,en fonction des différentes étapes du texte : dire où en est le lecteur en quelque sorte. Ainsi le jury sait où vous en êtes, vous. Pour trouver de bons projets de lecture, il faut s’entraîner. Il faut prendre de la hauteur et “verbaliser”. De même qu'en didactique, il faut s’entraîner pour que le déclic vienne...

EPREUVE DE LANGUE

           Cette épreuve exige beaucoup de rigueur dans la gestion du temps. Et ce, en raison du peu de temps de préparation. Une heure pour une traduction et un commentaire cela passe très vite... Si l’on est tenté de faire à tout pris la traduction c’est une erreur. Le commentaire compte pour 12 points, la traduction sur 8, faites le calcul ! Cependant, me direz-vous, comment bien commenter si on n’a pas tout le texte ? C’est le jury qui vous le donnera. A la fin de votre traduction s’ensuit une petite reprise du passage, en principe on vous laisse du temps pour incorporer des éléments. Sinon faites-le : il faudra être réactif de toute manière. Pour le plan du commentaire (faire du linéaire est en dernier recours), il faut avoir des clefs : structure, thème, genre... qui permettent de caractériser le texte. Là aussi, pour toutes ces raisons, il est nécessaire de s’entraîner et d’avoir vu une quinzaine de textes effectués en temps limité. Avoir des connaissances de civilisation et de culture...

LIENS

COMME VOUS POUVEZ LE CONSTATER LES SITES SUR LE CAPES DE LETTRES MODERNES NE SONT PAS... LEGION !

www.geocities.com/Athens/2771/indexCAP.html

www.chez.com/fabyanaa

en aurais-je oublié ? si cela était, avertissez moi !!...

ESQUISSE D'UNE BIBLIOGRAPHIE

TRES TRES SELECTIVE ET PUREMENT INDICATIVE...

Lire et relire les rapports de jury

Lire des oeuvres littéraires !!!

Pour des connaissances minimum :

Introduction aux grandes théories du roman, chez Dunod

Le roman, cursus

Introduction aux grandes théories du théâtre, chez Dunod

Lire la comédie, chez Dunod

Lire la tragédie, chez Dunod

La poésie, cursus

Structure de la poésie moderne, H. Friedrich

Les mouvements littéraires, collection topos

Précis d'histoire de la littérature française, Fragonard, chez Didier

Textes théoriques et critiques, chez Nathan

La critique littéraire au XXème siècle, J-Y Tadié

Le Démon de la théorie, Antoine Compagnon

Guide des idées littéraires, chez Hachette

Dictionnaire de l’antiquité : mythologie, littérature, civilisation, chez Laffont

Le théâtre latin, cursus

La grammaire méthodique, au P.U.F.

Commentaires stylistiques, de Boissieu et Garagnon

Méthode du commentaire stylistique, Calas et Charbonneau, chez Nathan

Lire l’ancien français, en collection 128

Précis de phonétique historique, en collection 128

Précis d’ancien français, G. Joly

Lire les I.O. et surtout les accompagnements des programmes qui expliquent les grandes notions, les démarches, et présentent des exemples...

Lire les rapports de jury surtout ceux de 1995, 1998, 2000...

Enseigner le français au collège, Katherine Weinland

Aimer la grammaire, Jocelyne Leparmentier

 

Je vous souhaite beaucoup de courage et de la réussite !!

08.10.2004@18:26 | Capes Lettres Modernes | 3 Commentaires

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