L'actualité de la Centrafrique

 
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23 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / ÉLECTIONS / POLITIQUE
RCA: Bozizé entérine la composition du Haut conseil de la Communication
Le président centrafricain François Bozizé a signé le décret entérinant la composition du Haut conseil de la Communication (HCC), chargé notamment de veiller à l'équilibre politique sur les ondes, ouvrant la voie à son entrée en fonctions, a annoncé mercredi la radio nationale. Certains responsables centrafricains s'étaient inquiétés la veille du retard pris dans la signature de ce décret, qui empêchait à quelques jours du début de la campagne électorale la mise en place du HCC dont les derniers des neuf membres avaient été nommés fin janvier. Elus ou désignés pour un mandat de sept ans non renouvelable, ils devront prêter serment avant leur entrée en fonction et leur première tâche sera d'assurer la répartition équitable des temps d'antenne des candidats lors de la campagne électorale qui débute le 26 février en vue des scrutins présidentiel et législatifs groupés dont le premier tour est fixé au 13 mars. Le président Bozizé a également signé mardi soir l'ordonnance promulguant la loi relative à la liberté de la Communication, qui supprime les peines de prison pour l'ensemble des délits de presse. Cette loi, adoptée par le Conseil national de transition (CNT, Parlement de transition) fin novembre, était ardemment réclamée par la presse indépendante privée, qui avait organisé des journées sans presse afin d'obtenir la dépénalisation du délit de presse dans ce pays d'Afrique centrale.

23 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / ELECTIONS / POLITIQUE
L'ex-président centrafricain André Kolingba de retour dimanche à Bangui
L'ex-président centrafricain André Kolingba (1981-1993), candidat à la présidentielle du 13 mars prochain, regagnera Bangui dimanche, en provenance de France où il vit depuis plus d'un an, a annoncé mercredi un responsable de son parti à la radio nationale. "Je viens annoncer le retour du président Kolingba dans son pays pour faire face à des obligations nationales. Le président Kolingba sera là ce dimanche 27 février pour le combat électoral", a déclaré le secrétaire général du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Daniel Langandji. La campagne électorale en vue de la présidentielle et des législatives groupées dont le premier tour est fixé au 13 mars, débute le 26 février en Centrafrique. André Kolingba avait quitté la Centrafrique pour un exil de deux ans en Ouganda après un coup d'Etat manqué dont il avait revendiqué la paternité, le 28 mai 2001, contre son successeur, Ange-Félix Patassé, finalement renversé en mars 2003 par l'actuel président François Bozizé. Le général Kolingba avait brièvement regagné la République centrafricaine en octobre 2003 pour participer aux travaux du Dialogue national, au cours duquel il avait demandé pardon aux victimes des douze années où il avait exercé un pouvoir autoritaire et sans partage, avant de partir le mois suivant pour la France pour des raisons de santé. Arrivé au pouvoir en 1981 en renversant le président David Dacko, le général Kolingba avait été contraint en 1993 d'organiser les premières élections présidentielle et législatives pluralistes de sa présidence, où il avait été battu par Ange-Félix Patassé. Il avait été condamné à mort en 2002 pour son implication dans la tentative de coup d'Etat de mai 2001, avant d'être amnistié en avril 2003 par le nouveau président Bozizé, qu'il avait pourtant fait enlever et torturer en 1989 au Bénin, où celui-ci vivait en exil après avoir été accusé de complot quelques années auparavant.=

23 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / ELECTIONS / PATASSE
Patassé demande le report des élections en RCA, maintient sa candidature
L'ancien président centraficain Ange-Félix Patassé, en exil à Lomé, a demandé mercredi que l'élection présidentielle prévue pour le 13 mars en République Centrafricaine soit reportée et annoncé qu'il maintient sa candidature. "Ma candidature reste valable et si je ne participe pas à l'élection, c'est que ces élections sont entachées d'irrégularité et qu'elles ne sont pas crédibles", a-t-il déclaré mercredi à Lomé. "C'est pourquoi je demande le report des élections pour éviter toute situation imprévisibles", a-t-il ajouté arguant qu'il est le "candidat du plus grand parti de Centrafrique. Il faut reporter les élections vers avril ou mai, qu'est-ce que deux mois pour un pays, si cela permet d'éviter de nouveaux conflits?". Selon lui, ce report est également justifié parce que "beaucoup de Centrafricains sont réfugiés à l'étranger ou en brousse et donc, il faut leur donner le temps de rentrer, de s'inscrire sur les listes électorales, il faut un vrai recensement". "Pour l'instant il n'y a aucune raison à l'invalidation de ma candidature. Pour l'instant cette élection n'est qu'une mascarade, un hold-up électoral", a-t-il insisté. Le Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC) avait investi en novembre M. Patassé, son président, comme candidat à la présidentielle. Mais celui-ci ayant été exclu du scrutin, le parti avait désigné fin janvier comme candidat Martin Ziguélé, Premier ministre lorsque M. Patassé fut renversé par l'actuel président, François Bozizé, en mars 2003. Concernant la candidature de M. Ziguélé, M. Patassé a estimé qu'on "essaie de faire croire que Ziguélé est un substitut de Patassé, mais non!" Interrogé sur l'éventualité de son retour au pays, M. Patassé a fait valoir: "Je ne suis pas un bagnard, j'ai un pays où un coup d'Etat a été fait contre moi et qui aurait dû être condamné. Je peux rentrer chez moi puisque la cour criminelle spéciale a jugé que mon dossier est vide", a-t-il affirmé. La campagne électorale pour la présidentielle et les législatives groupées, dont le premier tour est fixé au 13 mars, débute le 26 février en Centrafrique. L'ex-président centrafricain André Kolingba (1981-1993), candidat à la présidentielle du 13 mars prochain, a quant à lui annoncé mercredi qu'il regagnera Bangui dimanche depuis la France où il vit depuis plus d'un an. André Kolingba avait quitté la Centrafrique pour un exil de deux ans en Ouganda après un coup d'Etat manqué dont il avait revendiqué la paternité, le 28 mai 2001, contre son successeur Ange-Félix Patassé. Ce dernier avait finalement été renversé en mars 2003 par l'actuel président François Bozizé.

22 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ÉLECTIONS 
Élections en RCA: l'organe de régulation des ondes toujours pas en fonctions
L'absence de texte entérinant l'entrée en fonction du Haut conseil de la Communication (HCC), chargé notamment de veiller à l'équilibre politique sur les ondes, a suscité mardi, à quelques jours du début de la campagne électorale en Centrafrique, l'inquiétude de responsables. Les derniers des neuf membres de cette institution ont été désignés fin janvier mais le président centrafricain François Bozizé n'a toujours pas signé le décret entérinant leur nomination, notent ces responsables. "Sans le décret entérinant la cooptation de ses membres, le HCC ne peut pas fonctionner. Or il appartient au HCC de réguler le temps d'antenne pendant la campagne électorale. C'est donc une préoccupation majeure", a déclaré mardi la présidente du Comité de suivi des actes du Dialogue national, Catherine Samba-Panza. Mme Samba-Panza a rencontré la veille, en compagnie du président de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), Jean Willybiro-Sako, le ministre de la Communication, Joseph Kiticki-Kouamba, et tous trois ont convenu de "la nécessité de mettre rapidement en place, le HCC et surtout permettre à ce HCC de fonctionner et d'être effectif avant le début de la campagne électorale", a-t-elle précisé. "Nous sommes prêts à la Cémi. Les autorités doivent songer également à mettre en place le HCC pour que cette institution puisse jouer pleinement son rôle, à l'instar de la Cémi", a déclaré M. Willybiro-Sako. La campagne électorale en vue des élections présidentielle et législatives groupées dont le premier tour est fixé au 13 mars, doit s'ouvrir le 26 février. Organe régulateur du secteur audiovisuel centrafricain, le HCC est chargé de répartir équitablement les temps d'antenne des différents candidats aux scrutins durant la campagne.

21 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / FMI / ECONOMIE
Pas de nouvel appui du FMI à la Centrafrique avant juin 2005
La Centrafrique doit améliorer ses recettes car elle ne bénéficiera d'aucun appui du Fonds monétaire international (FMI) avant la fin des élections et la conclusion d'un nouveau programme, c'est-à-dire avant juin 2005, a averti un expert du Fonds à l'issue d'une mission d'évaluation. "Nous avons constaté une amélioration et aussi des insuffisances dans le recouvrement des recettes publiques et nous encourageons la RCA à redoubler d'effort pour améliorer davantage ses recettes. Car quelle que soit l'issue des élections, la Centrafrique ne bénéficiera d'aucune période de grâce avant le deuxième semestre 2005", a déclaré dimanche soir à la presse Mark Lewis. Le premier tour d'élections présidentielle et législatives groupées, devant mettre fin à la transition issu du coup d'Etat du 15 mars 2003 et repoussées à plusieurs reprises, est prévu le 13 mars en Centrafrique. "Pour la première moitié de 2005, les ressources de l'Etat seront très limitées parce que tout le monde attend et dans ce contexte, le gouvernement actuel et les nouvelles autorités issues des élections ne pourront prétendre à un appui. Même si un appui doit venir, il sera très limité et modeste", a averti M. Lewis. Le FMI avait approuvé en juillet, dans le cadre d'un programme post-conflit un crédit de 8,2 millions de dollars à ce pays pauvre d'Afrique centrale à la situation financière catastrophique. Des négociations en vue d'un deuxième programme doivent commencer à l'issue des élections en cas de réussite du premier, mais le FMI s'était inquiété en octobre des "graves faiblesses" enregistrées en matière de recettes fiscales, susceptibles de remettre en cause l'exécution du programme en cours.

20 FÉVRIER 2005 -  GABON / CEMAC / MAROC / TRANSPORT / AVIATION 
La compagnie communautaire Air Cémac en bout de piste
(par Philippe ALFROY)
Après n'avoir longtemps suscité que ricanements et haussements d'épaules, le projet de compagnie aérienne commune aux six pays d'Afrique centrale semble enfin sur le point de se concrétiser, en vue d'un premier décollage espéré avant la fin 2005. A la faveur de la visite au Gabon du roi du Maroc Mohammed VI à partir de lundi, un protocole d'accord doit être signé à Libreville entre le secrétaire exécutif de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) et le PDG de la compagnie aérienne publique Royal Air Maroc (RAM), actionnaire principal de la future "Air Cémac". "Cet accord va marquer le véritable lancement du projet", se réjouit le ministre centrafricain des Transports Sonny M'pokomandji, coordinateur du dossier. "Nous pouvons tabler, sauf incident, sur un premier vol d'ici six à sept mois, en tous cas avant la fin de l'année". Lancé à Yaoundé fin 2001 en pleine crise du transport aérien, le projet a longtemps balbutié, écartelé entre les éternels problèmes de financement et la susceptibilité d'Etats désireux de conserver leur pavillon national ou d'accueillir le siège de la future compagnie. Le plan adopté en décembre dernier a finalement permis de contourner ces obstacles en créant, selon le mot d'un expert, une "fusée à deux étages". Le premier est constitué d'une société de patrimoine, dont le capital sera détenu dans un premier temps à 100% par la RAM et qui détiendra la flotte, les personnels navigant et technique, les moyens communs et assurera la maintenance des avions. Le second étage de filiales nationales, chargées du personnel local ainsi que des opérations commerciales et de marketing. "Selon le schéma retenu, la maison-mère aura l'exclusivité pendant cinq ans du trafic intercontinental, de loin le plus rentable, et assurera ces vols directement", explique un proche du dossier. "Les filiales nationales garderont, elles, leurs prérogatives sur la marché continental et régional et pourront louer des heures de vol à la maison-mère". Aux yeux de ses promoteurs, ce "Meccano" devrait permettre d'éviter les erreurs qui ont causé la faillite retentissante d'Air Afrique en 2002. "Air Afrique est morte de sa mauvaise gestion et des tiraillements entre ses Etats membres", rappelle Sonny M'pokomandji. "Nous en avons tenu compte en créant une structure qui sera basée hors de nos pays et dont la gestion sera débarrassée de toute contingence politique". Mais malgré ces assurances, de nombreux détails de l'architecture de la future Air Cémac restent encore flous, notamment en matière de financement et de répartition du capital. Autre question de taille en suspens, l'avenir des actuelles compagnies de la sous-région, notamment Air Gabon et Cameroon Airlines (CamAir), toutes deux en très fâcheuse posture financière. "Ces compagnies peuvent très bien cohabiter avec Air Cémac puisqu'elles gardent leurs droits sur le trafic régional", assure un proche du dossier. "Mais il est clair que pour survivre elles devront se redimensionner, avec toutes les conséquences sociales que cela implique". Après avoir longuement hésité, le Gabon et le Tchad ont finalement choisi de rejoindre la Centrafrique, le Congo et la Guinée équatoriale et de jouer la carte communautaire. Mais le Cameroun, propriétaire à 96% de la CamAir, hésite toujours à mettre un pied dans la future structure. A cinq ou à six membres, la nouvelle compagnie va désormais devoir convaincre les nombreux sceptiques de sa viabilité économique. "La volonté politique est là mais il faudra voir à l'usage", relève un observateur économique de la sous-région. A tous ceux-là, le ministre centrafricain des Transports répond par une évidence. "Pensez-vous vraiment que la RAM se serait engagée si le projet n'avait pas été intéressant?", interroge M. M'pokomandji. "Avec 30 millions d'habitants dans la sous-région, le marché existe. Je suis optimiste".

19 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / ÉLECTIONS / FRANCOPHONIE
L'OIF va coordonner l'observation des élections centrafricaines
"La Francophonie a accepté d'assurer la coordination de l'observation électorale", a déclaré M. Diouf lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Bangui, à l'issue d'une visite de vingt-quatre heures en Centrafrique. "Nous voulons vous aider à organiser des élections particulièrement transparentes, libres, démocratiques, justes et loyales pour permettre au peuple centrafricain de terminer cette transition dans les meilleurs conditions et de s'atteler à la consolidation de l'Etat de droit et à l'édification d'une économie nationale, solide et durable", a-t-il poursuivi. "Bien sûr, dans les différents contacts, certains problèmes sont souvent revenus: les problèmes d'élections transparentes et crédibles, les problèmes de la sécurité pendant cette période d'élections en particulier, les problèmes de l'accès aux médias pour les différents candidats", a ajouté Abdou Diouf. "Ces problèmes ont été portés à la connaissance du président de la République; nous veillerons à ce que cette coordination de l'observation des élections qui nous a été confiée se passe dans les meilleures conditions avec la Commission électorale mixte indépendante" (Cémi), a-t-il conclu. De son côté, le gouvernement centrafricain vient de créer un comité de coordination du suivi du processus électoral chargé de suivre le déroulement des élections. Ce comité aura également pour vocation de "communiquer au gouvernement toutes difficultés susceptibles de troubler le processus électoral", indique un arrêté ministériel lu samedi à la radio nationale. Présidé par le ministre de l'Intérieur, ce comité sera notamment composé du ministre délégué à la Sécurité publique ou de son représentant, du directeur de cabinet du ministère de l'Intérieur et de l'inspecteur central chargé de la police administrative dans le même ministère. Il comprendra également des officiers de l'armée et de la police, d'un membre de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), de l'état-major des Forces armées centrafricaines (Faca), du directeur général de l'Administration du territoire, d'un représentant de la ville de Bangui et du président de la Croix-Rouge centrafricaine. 

16 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / INCENDIES
Quatre morts dans des feux de brousse dans le nord et l'est de la RCA
Quatre personnes sont mortes dans un feu de brousse qui a ravagé un village de la sous-préfecture de Bambari, dans l'est de la Centrafrique, tandis qu'un feu similaire a détruit un autre village du nord du pays, laissant 400 personnes sans abri, a annoncé mercredi la radio nationale. Dans la sous-préfecture de Bambari, le feu, allumé volontairement, s'est propagé et a tué quatre personnes, détruit 27 cases et laissé une centaine de personnes sans abri. Dans la sous-préfecture de Bossangoa, un feu de brousse, lui aussi probablement volontaire selon la gendarmerie, s'est mué en incendie et a ravagé un village, détruisant 48 cases et laissant quelque 400 personnes sans abri. Durant la saison sèche (octobre à mars), les feux de brousse allumés par des villageois pour rabattre le gibier dégénèrent régulièrement en incendies dévastateurs et souvent meurtriers, malgré les nombreux messages de sensibilisation relayés par les médias d'Etat.

16 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ÉLECTION / SÉCURITÉ
RCA: un parti dénonce des exactions de militaires contre ses militants
Le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), parti de l'ex-président André Kolingba, candidat à la présidentielle du 13 mars, a dénoncé mercredi les exactions commises par des éléments de la sécurité présidentielle contre ses militants. "Alors que tous les candidats à la présidentielle du 13 mars 2005 ont conclu un Code de bonne conduite, on assiste ces derniers temps à beaucoup d'agitations de la part des éléments de la sécurité présidentielle", souligne le vice-président du RDC, Louis-Pierre Gamba, dans une lettre au chef de l'Etat, François Bozizé. Selon M. Gamba, ces éléments, qu'il cite nommément, ont passé à tabac fin janvier un candidat du RDC aux législatives et ont effectué jusqu'à ces derniers jours plusieurs descentes au siège du RDC. "Ces agissements d'un autre âge, que nous qualifions de terrorisme d'Etat, visent à intimider nos militants en particulier et la population centrafricaine en général afin de les empêcher de s'acquitter de leur devoir civique", écrit Louis-Pierre Gamba. "Le RDC dénonce avec fermeté les violations des droits de l'Homme dont les auteurs sont à ce jour impunis, ainsi que les pratiques anti-démocratiques", ajoute M. Gamba dans sa lettre. La Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH), qui a dénoncé à plusieurs reprises les agissements contre les civils des militaires cités et des forces de sécurité en général a demandé début février au président Bozizé "de mettre enfin un terme à ces exactions". Lundi, M. Bozizé avait publiquement fustigé le "très mauvais comportement des forces de défense et de sécurité" avec les civils.

14 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / ELECTIONS
La Cémi menace les candidats à la présidentielle trop pressés
La Commission électorale mixte indépendante (Cémi) centrafricaine a menacé lundi de faire intervenir les forces de l'ordre contre les candidats aux prochaines élections présidentielle et législatives qui feraient campagne hors de la période officielle. "J'invite tous les candidats au strict respect des dispositions légales. A défaut, la Cémi se verra dans la pénible obligation d'ordonner aux forces de l'ordre de faire appliquer la loi", a affirmé le président de la Cémi, Jean Willybiro-Sako, dans un courrier adressé aux candidats. "Beaucoup de candidats se permettent d'apposer des affiches et des banderoles dans les lieux publics, sur des véhicules, et de faire distribuer des tee-shirts portés par des électeurs en dehors de la période légale de propagande", ajoute M. Willybiro-Sako, rappelant que "toute propagande électorale est interdite en dehors de la période fixée". Le code électoral punit ces activités de peines d'emprisonnement ferme de douze mois à trois ans et d'amendes comprises entre 200.000 et 1 million de francs CFA. Dans un entretien à la radio nationale au début de ce mois, le président de la Cémi avait déjà mis en garde les candidats trop pressés de démarrer leur campagne pour les scrutins du 13 mars prochain, officiellement fixée du 26 février au 11 mars. Son premier avertissement n'a apparemment pas été suivi d'effet puisque de nombreuses banderoles affichant les portraits, slogans, adresses des comités de soutien et numéros de virement de certains candidats sont toujours déployées le long des avenues de la capitale centrafricaine.

11 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / ÉLECTION
Le vice-président centrafricain appelle M. Bozizé à respecter le code électoral
Le vice-président centrafricain Abel Goumba a appelé vendredi le chef de l'Etat François Bozizé à respecter le code électoral, estimant que ses fréquents déplacements à la veille des élections du 13 mars sont "autant d'actions ouvertes de campagne électorale". M. Goumba a critiqué dans un mémorandum adressé au président "les excès récurrents et désormais consubstantiels de M. Bozizé aux cérémonies officielles et autres déplacements en province, lesquels sont aujourd'hui autant d'actions ouvertes de campagne électorale", qui s'ouvre officiellement le 26 février. Présent lors de ces cérémonies, M. Goumba n'a pas apprécié les critiques du président Bozizé faites, selon lui, contre des hommes politiques et des anciens dirigeants de ce pays d'Afrique centrale. "Les dispositions légales portant organisation des élections devraient s'appliquer à tous sans exception, a-t-il ajouté, en dépit de celles contenues dans l'article 61 du code électoral". Cet article "interdit à tout candidat d'utiliser le patrimoine et le personnel de l'Etat, à l'exception de ceux autorisés par le statut du chef de l'Etat s'il est candidat et qui sont strictement nécessaires à l'exercice de ses fonctions au cours de la campagne". Le vice-président a également critiqué la nomination de Tita Samba Solé, ancien animateur d'une radio privée, au sein de la direction de campagne du président et comme membre du Haut-conseil de la Communication, organisme notamment chargé d'assurer la répartition équitable des temps d'antenne avant les élections présidentielle et législatives du 13 mars.

11 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / SÉCURITÉ
Violences en Centrafrique: le gouvernement demande un rapport à la Cour d'appel
Le ministre centrafricain de la Justice, Zarambaud Assingambi, a demandé à la Cour d'appel de lui adresser un rapport sur les exactions commises par les forces de sécurité et dénoncées mardi par la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH), a-t-on appris vendredi à Bangui. Me Zarambaud Assingambi a sollicité dans une lettre adressée au procureur de la Cour d'appel, "le soutien du chef de l'Etat afin que tous les auteurs de ces actes soient poursuivis conformément à la loi et mis hors d'état de nuire". Il a demandé au procureur "d'extrême urgence un rapport circonstancié faisant le point des éventuelles procédures sur chacun des cas dénoncés, ainsi que sur tout autre cas dont (il) aurait connaissance, pour son information, celle du chef de l'Etat et du public et pour les actions à entreprendre afin que force reste à la loi". Dans une lettre ouverte au président François Bozizé, la LCDH lui avait reproché son "indifférence" face aux exactions commises par certains membres des forces de sécurité en révélant plusieurs cas où les auteurs sont restés impunis. Pour M. Assingambi, qui assure l'intérim du ministère de la Justice après le limogeage par le chef de l'Etat de Léa Koyassoum-Doumta, " chacun à son poste doit prendre ses responsabilités et faire son travail, le chef de l'Etat n'ayant pas à se substituer aux victimes ou à leurs ayants droit pour saisir la justice, ni à se substituer à cette dernière pour diligenter des poursuites pénales".

11 FÉVRIER 2005 -  CEMAC / GABON / SOMMET
Fin du sommet des chefs d'Etat de la Cémac à Libreville
Le 6ème sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) a pris fin vendredi tard dans la soirée à Libreville, après une audience accordée à une délégation togolaise. La présidence de la Cémac, qu'occupait le président gabonais Omar Bongo Ondimba a été transmise pour 2005 au chef de l'Etat équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, selon le communiqué qui précise que le 7ème sommet se déroulera en décembre 2005 à Malabo. Peu avant la fin du Sommet, les chefs d'Etat avaient reçu dans la soirée une délégation togolaise conduite par le ministre des Affaires étrangères, Kokou Tozoun, venue "présenter la position du Togo et expliquer la situation" issue de la succession contestée depuis une semaine de feu le président Gnassingbé Eyadéma. "Le sommet a appelé la Communauté internationale à encourager les autorités togolaises à tout mettre en oeuvre en vue d'un retour rapide et apaisé du processus démocratique dans le pays", indique simplement le communiqué final. "Cette délégation est venue nous faire un compte-rendu complet des évènements qui se sont déroulés au Togo. Nous avons arrêté une position qui est la nôtre, mais nous ne vous la communiquerons pas. Nous attendons de voir la suite des événements", a déclaré à la presse le président Bongo en clôturant le sommet. Au cours de leur travaux, les chefs d'Etat se sont surtout penchés sur des questions d'ordre économique, notamment la création prochaine de la compagnie aérienne sous-régionale Air Cémac, avec pour partenaire technique la compagnie publique marocaine Royal Air Maroc (RAM). Un "protocole d'accord en vue de la concrétisation de ce projet (Air Cémac) en 2005" sera signé la semaine prochaine à Libreville avec la partie marocaine, indique le communiqué. Les chefs d'Etat ont également "pris l'engagement d'accorder les droits de trafic sur l'intercontinental à la future compagnie", poursuit le communiqué. Les difficultés des industries du sucre dans la sous-région, la "problématique" du secteur du coton (dont le Tchad est producteur) ou le projet toujours inabouti de Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC), prévue pour être installée à Libreville, ont également figuré, parmi d'autres sujets, au menu des travaux, selon le texte. Les chefs d'Etat ont également signé une "Déclaration sur la construction d'un espace Cémac de l'enseignement supérieur, la recherche et la formation professionnelle". Le sommet a également confirmé à leurs postes le gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), le gabonais Jean-Félix Mamalépot, et le secrétaire exécutif de la Cémac, le camerounais Jean Nkuété. Les présidents centrafricain François Bozizé, congolais Denis Sassou Nguesso, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema et tchadien Idriss Deby ont pris part à ce sommet, autour de M. Bongo, président en exercice de la Cémac, tandis que le chef de l'Etat camerounais Paul Biya était représenté par le président de l'Assemblée nationale.

10 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ÉLECTIONS 
RCA: Satisfactions après la signature du protocole de l'accord de Libreville
La signature du protocole d'application de l'accord de Libreville montre la volonté du président centrafricain d'organiser en mars des scrutins libres et transparents, a estimé son porte-parole jeudi à Bangui, alors que du côté de ses adversaires, on affichait une satisfaction relative. Les onze candidats à la présidentielle centrafricaine ont adopté mercredi soir ce document, qui confie notamment le contrôle du vote et la proclamation des résultats à la Commission électorale, ainsi qu'un Code de bonne conduite en vue des scrutins présidentiel et législatifs du 13 mars. "Nous sommes satisfaits, étant donné que nous n'avons pas tout gagné et nous n'avons pas tout perdu non plus. Nous avons cependant quelques inquiétudes", a déclaré Charles Massi au nom de l'Union des forces vives de la nation (UFVN), qui regroupe les sept candidats à la présidentielle dont les dossiers avaient été invalidés fin décembre par la Cour constitutionnelle. Cette décision avait mis à mal durant trois semaines le processus électoral avant que l'accord signé fin janvier à Libreville entre les parties ne mettent fin à la crise. "Nous avons avancé dans la bonne voie, il ne reste plus qu'aux acteurs de la scène politique de respecter les engagements qu'ils ont pris librement", a de son côté souligné un candidat, le pasteur Josué Binoué. Le général Lamine Cissé, représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en Centrafrique, a estimé que "les textes approuvés et signés devront permettre de détendre l'atmosphère politique". Selon lui, "la RCA vient de franchir un pas très important dans le cheminement de la transition mais également un pas décisif dans le processus électoral", qui doit mettre fin à la transition issue du coup d'Etat ayant porté le 15 mars 2003 le général Bozizé au pouvoir.

10 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / SÉCURITÉ 
Un intrus non armé pénètre à l'intérieur de la présidence centrafricaine
Un homme, présenté comme un militaire non armé, s'est introduit mercredi à l'intérieur du palais présidentiel centrafricain, d'où le chef de l'Etat François Bozizé était absent, avant d'y commettre des dégradations, a annoncé dans la nuit le porte-parole du président. Ce militaire est entré dans le palais présidentiel, "après avoir déjoué la surveillance des différents services de sécurité", a expliqué Alain-Georges N'gatoua à la radio nationale, ajoutant que "l'homme, qui n'était en possession d'aucune arme, a pénétré à l'intérieur du bureau du gouverneur du palais, où il s'est livré à un grand nombre de dégradations". "Au moment de l'incident, le général d'armée François Bozizé ne se trouvait pas dans son bureau", a précisé son porte-parole. Selon M. Ngatoua, l'intrus a été "maîtrisé par des éléments de la Garde républicaine et remis à la Brigade des recherches et d'investigations de la gendarmerie nationale, qui a été chargée de l'enquête". Les raisons de son geste étaient pour l'heure inconnues. "Conscient que cet incident aurait pu avoir de plus graves conséquences, des consignes précises ont été immédiatement données aux différents services en charge d'une part de la sécurité du président et d'autre part de la protection des symboles de l'Etat centrafricain", a-t-il poursuivi.

10 FÉVRIER 2005 -  CEMAC / GABON / SOMMET / FRANCOPHONIE
Le secrétaire général de l'OIF Abdou Diouf à Libreville pour le sommet Cémac
Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'ancien président sénégalais Abdou Diouf, est arrivé jeudi matin à Libreville, selon une source à la présidence gabonaise. M. Diouf a été invité à participer vendredi au Sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) et prononcera un discours lors de la cérémonie d'ouverture, a indiqué son attachée de presse, Julie Tilman. "C'est la première réunion d'une organisation sous-régionale africaine à laquelle il accepte de participer", a-t-elle ajouté. Les six Etats membres de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) sont tous membres de l'OIF. Ils appartiennent tous à la zone Franc, et sont francophones à l'exception de la Guinée équatoriale, seul Etat hispanophone d'Afrique, qui a toutefois fait du français sa deuxième langue officielle. Les présidents centrafricain François Bozizé, congolais Denis Sassou Nguesso, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema et tchadien Idriss Deby sont attendus pour participer au sommet autour du président gabonais Omar Bongo Ondimba, président en exercice de la Cémac. Le président camerounais Paul Biya sera représenté par le président de l'Assemblée nationale, a indiqué une source à la présidence gabonaise. Le président santoméen Fradique de Menezes est également annoncé à titre d'observateur.

10 FÉVRIER 2005 -  CEMAC / GABON / SOMMET / BAD
Le président de la Banque africaine de développement à Libreville
Le président de la Banque africaine de développement (BAD) Omar Kabbaj a rencontré jeudi le président gabonais Omar Bongo Ondimba à Libreville et participera vendredi au Sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac), a indiqué la présidence gabonaise. "Au cours de son séjour dans notre pays, M. Kabbaj discutera avec les autorités de la coopération déjà excellente entre la République gabonaise et la BAD", avant de prendre part vendredi au Sommet de la Cémac dans la capitale gabonaise, écrivait jeudi matin le quotidien gouvernemental L'Union. Le Gabon souhaite voir son actuel ministre de la Planification et de la Programmation du développement, Casimir Oyé Mba, succéder à la présidence de la BAD à M. Kabbaj, dont l'actuel et dernier mandat prend fin courant 2005. Fondé en 1964, le groupe BAD est l'une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde; ses actionnaires sont constitués de 77 Etats (53 africains et 24 non africains).

9 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ÉLECTIONS 
RCA: signature à Bangui des documents prévus par l'accord de Libreville
Les onze candidats à la présidentielle centrafricaine du 13 mars ont paraphé mercredi soir le protocole d'application de l'Accord de Libreville, confiant notamment le contrôle du vote et la proclamation des résultats à la Commission électorale. Les candidats ont également signé un Code de bonne conduite en dix points, comme ils s'y étaient engagés en paraphant en janvier cet accord à Libreville pour mettre fin à la crise issue de l'invalidation par la Cour constitutionnelle de sept des douze dossiers de candidatures. "La Cémi (Commission électorale mixte indépendante) est seule compétente pour contrôler la régularité des opérations électorales et pour proclamer les résultats des élections législatives et présidentielle", prévoit un des six points du protocole d'application (ci-dessous). Le protocole, auquel devra être "donné force de loi" stipule également que "dans un souci de transparence, la Cémi publie les résultats bureau de vote par bureau de vote". Les candidats s'engagent dans le Code de bonne conduite à "exercer leurs activités politiques dans le strict respect de la Constitution, du Code électoral, des lois et règlements en vigueur", et "des droits fondamentaux et libertés publiques, y compris le droit pour chacun de faire campagne électorale sans intimidation et sans violence, sans rumeur ni accusation infondée". La Cour constitutionnelle, dont l'Accord prévoyait qu'elle ne serait pas dissoute, reste en charge du contentieux électoral et recevra la prestation de serment du président élu, selon le protocole d'application. L'application du Code de bonne conduite est placée sous la responsabilité d'un Groupe des sages, composé des personnalités neutres et indépendantes, sous le parrainage du président gabonais Omar Bongo Ondimba, qui avait accueilli la médiation ayant abouti à l'Accord de Libreville.

9 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ÉLECTIONS 
Le Code de bonne conduite adopté par les candidats à la présidentielle
Les onze candidats à la présidentielle centrafricaine ont signé mercredi soir à Bangui un Code de bonne conduite devant régir la vie politique centrafricaine, en vue des scrutins présidentiels et législatifs du 13 mars prochain. Le texte comporte, outre un préambule, dix points et une partie sur la mise en place d'un Groupe des Sages garantissant le respect du Code: "Les parties signataires du présent Code de bonne conduite s'engagent à: 
- 1/ Exercer leurs activités politiques dans le strict respect de la Constitution, du Code électoral, des lois et règlements en vigueur; 
- 2/ Respecter les droits fondamentaux et les libertés publiques, y compris le droit pour chacun de faire campagne électorale sans intimidation et sans violence, sans rumeur ni accusation infondée; 
- 3/ Condamner toute forme de violence, d'intimidation, d'exclusion ou de menace et y renoncer personnellement en adoptant un comportement responsable; veiller à la neutralité des forces de défense et de sécurité et des agents de l'Administration; 
- 4/ Oeuvrer pour un déroulement sans heurt du processus électoral dans le souci de garantir la cohésion nationale et la paix; 
- 5/ Collaborer de bonne foi avec les institutions chargées des opérations électorales; 
- 6/ Respecter et appliquer toute mesure susceptible de garantir la régularité, la sécurité, l'équité et la transparence des élections; 
- 7/ Recourir au dialogue et faire preuve de tolérance, d'humilité et de respect de l'autre, avant, pendant et après les élections; 
- 8/ Accepter et respecter les résultats des scrutins, après épuisement de toutes les voies de recours du contentieux électoral; 
- 9/ Procéder à la mise en place effective de toutes les institutions prévues par la Constitution; 
- 10/ Poursuivre la mise en oeuvre de toutes les recommandations du Dialogue national, le respect des engagements pris et les efforts de réconciliation nationale;
"Garants du Code de bonne conduite, Sous le parrainage de Son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba, président de la République gabonaise, chef de l'Etat, parrain du Dialogue national, médiateur des pourparlers intercentrafricains de Libreville, un Groupe des Sages garantira l'application et le respect du présent Code de bonne conduite. Il sera composé des personnalités neutres et indépendantes suivantes: 
- Pasteur Isaac Zokoué, président du Dialogue national, président; 
- Mgr Paulin Pomodimo, archevêque de Bangui, membre; 
- Ndjaye Sakanoko, représentant de l'Islam, membre; 
- Mme Catherine Samba-Panza, présidente du Comité de suivi des actes du Dialogue national, membre; 
- Me Nganatouwa Goungaye-Wanfiyo, président de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme, membre; 
- le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu (en Centrafrique, le général sénégalais Lamine Cissé, ndlr), conseiller. 
Le Groupe des sages se réunira chaque fois que de besoin, à l'initiative de l'un de ses membres et sous la présidence effective du pasteur Isaac Zokoué. Il pourra convoquer et entendre toute partie au présent Code de bonne conduite, losqu'il le jugera nécessaire. Les conclusions du Groupe des Sages seront adoptées par consensus. Le secrétariat du Groupe des Sages sera assuré par le Comité de suivi des actes du Dialogue national. Le Parrain du Code de bonne conduite sera régulièrement tenu informé des activités du Groupe des Sages".

8 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ÉLECTIONS 
RCA: début difficile des travaux d'application de l'accord de Libreville
Les travaux de mise en application de l'accord de Libreville, qui a mis fin en janvier à un blocage du processus électoral en Centrafrique, ont été reportés peu après leur ouverture mardi à Bangui en raison de problèmes logistiques. "Les travaux ont été suspendus parce que les documents n'ont pas été distribués à temps à certaines composantes des Forces vives de la Nation, qui n'ont pas eu le temps nécessaire de les examiner", a expliqué la présidente du Comité de suivi des actes du Dialogue national (CSADN), Catherine Samba Panza, qui dirige les travaux. L'Union des forces vives de la Nation (UFVN) regroupe les sept candidats à la présidentielle dont l'invalidation des dossiers par la Cour constitutionnelle le 30 décembre avait plongé le pays dans une crise, résolue en janvier par l'accord de Libreville. Deux des points de l'accord ont déjà été mis en oeuvre: la Commission électorale mixte indépendante (Cémi) a publié la liste des onze candidats finalement admis à concourir, dont n'est exclu que l'ex-président Ange-Félix Patassé, renversé en mars 2003 par le général Bozizé, et les scrutins présidentiel et législatifs groupés ont été reportés au 13 mars. Les participants aux travaux de mardi devaient se pencher sur les deux points restants: le transfert de compétences non précisées de la Cour constitutionnelle à la Cémi et la rédaction d'un code de bonne conduite. Un "projet de protocole d'application de l'accord de Libreville" doit être présenté aux parties pour amendement et adoption. Il prévoit notamment que la Cémi proclamerait désormais les résultats de la présidentielle et des législatives, en lieu et place de la Cour constitutionnelle, qui ne serait plus chargée que du contentieux électoral. Dans son discours d'ouverture, le Premier ministre Célestin Gaombalet a dit espérer que ce projet et celui de code de bonne conduite "recueilleront l'assentiment des parties". "Je crois fermement qu'une autre issue équivaudrait à un scénario catastrophique car la communauté internationale, dont la patience et les moyens ont des limites, finirait par se lasser de la RCA", a ajouté M. Gaombalet, en présence notamment du président Bozizé, du vice-président Abel Goumba, tous deux candidats à la présidentielle, de représentants de la classe politique, de la société civile et du corps diplomatique. Mais le porte-parole de l'UFVN, Me Henri Pouzère, a remis en cause la légitimité du comité de rédaction des projets, présidé par le pasteur Isaac Zokoué, affirmant que sa formation n'avait pas été consultée lors de sa composition.

8 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / SÉCURITÉ 
RCA: Bozizé "indifférent" aux exactions des forces de sécurité (ONG)
La Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH) a reproché mardi au président François Bozizé son "indifférence" face aux exactions commises par certains membres des forces de sécurité, assurant ainsi "l'impunité" à leurs auteurs. "La LCDH n'a cessé de porter à votre connaissance les graves violations des droits de l'Homme commises par certains éléments des forces de sécurité relevant directement de votre autorité", écrit la Ligue dans cette lettre ouverte au chef de l'Etat, regrettant que "ses prises de position, ses déclarations et ses communiqués" laissent le président "indifférent". "Par votre silence et par l'absence de sanction, vous assurez l'impunité aux auteurs. Ceci engage directement votre responsabilité personnelle", ajoute la lettre, signée de Me Nganatouwa Goungaye Wanfiyopar, président de la LCDH. L'ONG indique avoir relevé fin janvier "trois cas de graves violations des droits de l'Homme en l'espace de cinq jours", citant l'assassinat d'un homme par des éléments de la Garde présidentielle, le passage à tabac d'un chauffeur de taxi par un militaire, ainsi qu'une tentative d'assassinat par un ex-membre de la garde présidentielle déjà inculpé et tout juste libéré. L'ex-sous lieutenant Célestin Dogo, suspecté de deux meurtres a été incarcéré en septembre 2004, avant d'être récemment remis en liberté. La LCDH énumère également une longue liste des graves exactions commises par les forces de l'ordre depuis l'arrivée au pouvoir du président Bozizé, à la faveur d'un coup d'Etat le 15 mars 2003. Celui-ci avait sanctionné et fait traduire en justice plusieurs de leurs auteurs fin 2003 et début 2004.

8 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ÉLECTIONS 
Le MLPC rappelle à l'ordre son président, l'ex-chef de l'Etat Patassé
Le bureau politique du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), a menacé le président du parti, l'ex-chef de l'Etat Ange-Félix Patassé, de sanctions pour avoir critiqué publiquement depuis son exil togolais plusieurs de ses membres, selon un communiqué. "Le bureau politique du MLPC rappelle à l'ordre les camarades dont les noms suivent pour avoir violé les dispositions pertinentes des statuts et règlement intérieur", indique le texte avant de citer Ange-Félix Patassé et trois autres membres du MLPC et de les menacer "en cas de récidive" des "sanctions prévues par les textes du parti": suspension ou exclusion définitive. M. Patassé est en exil à Lomé depuis son renversement en mars 2003 par l'actuel président François Bozizé. L'ancien président avait été investi candidat en novembre par son parti, avant que sa candidature ne soit invalidée fin décembre, comme celle de six des douze candidats déclarés, par la Cour constitutionnelle. L'accord signé à Libreville et mettant fin à la crise ayant découlé de cette décision avait notamment validé l'ensemble des candidatures initiales, à l'exception de celle de M. Patassé. L'accord avait été paraphé par le 1er vice-président du MLPC, Luc Apollinaire Dondon Konamabaye, ancien président de l'Assemblée nationale et fidèle de M. Patassé, qui s'était néanmoins opposé à son investiture par le parti. Ce dernier avait affirmé n'avoir pas mandaté M. Dondon à Libreville. Le MLPC a finalement choisi Martin Ziguelé, ancien Premier ministre de M. Patassé comme candidat. Un autre membre du MLPC, Jean-Jacques Démafouth, ancien ministre de M. Patassé, est candidat indépendant.

7 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ÉLECTIONS 
Distributions frauduleuses de cartes d'électeur en Centrafrique (ministre)
Des cartes d'électeur sont distribuées frauduleusement en Centrafrique, où des scrutins présidentiel et législatifs sont prévus le 13 mars, a indiqué lundi le ministre centrafricain de l'Intérieur à la radio nationale, appelant la population à la vigilance. "Depuis quelques jours, il nous a été signalé que des individus mal intentionnés circulent dans certains coins de la République centrafricaine, pour procéder à des recensements et à des distributions des cartes d'électeur", a affirmé le colonel Michel Sallé. "Un de ces malfaiteurs a été appréhendé dans la ville de Nola (600 km à l'ouest de Bangui) et se trouve aux mains de la force publique pour interrogatoires", a poursuivi le ministre. "J'invite les populations sur toute l'étendue du territoire à plus de vigilance, pour mettre ces individus hors d'état de nuire. Il y va du bon déroulement des élections", a-t-il également prévenu. Les opérations d'inscription sur les listes électorales et de distribution des cartes d'électeur permettant de voter le 13 mars sont terminées depuis fin octobre. Des sources au ministère de l'Intérieur estiment que les individus en question seraient utilisés par des candidats pour "acheter" des électeurs et leur remettre ces cartes. Quelques jours avant le référendum constitutionnel du 5 décembre dernier, la disparition de 10.000 cartes avaient été signalée dans le 4ème arrondissement de Bangui. La Commission électorale avait démenti l'information, mais les résultats du référendum avaient été annulés dans cette circonscription, officiellement en raison de procès verbaux non conformes.

6 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ELECTIONS 
RCA:Bozizé tente de "vider" l'accord de Libreville "de son contenu" (candidats)
La formation regroupant les sept candidats un temps exclus par la justice de la présidentielle centrafricaine ont accusé dimanche le chef de l'Etat de "manoeuvres" pour "vider de son contenu" l'accord de Libreville, qui avait permis de dénouer la crise née de leur exclusion. "Après deux semaines de tergiversation du pouvoir sur l'accord de Libreville, le président (François) Bozizé s'est engagé dans des manoeuvres dilatoires, destinées à vider l'accord de son contenu, ramenant la crise à son point de départ", indique l'Union des forces vives de la Nation (UFVN) dans une déclaration. Dans cette déclaration l'UFVN "demande prestement au président Bozizé d'assumer ses responsabilités de chef de l'Etat en conviant autour d'une table" les diverses parties en présence et les observateurs "pour la mise en forme juridique de l'accord de Libreville", signé le 22 janvier sous la médiation du président gabonais Omar Bongo Ondimba. Cet accord prévoit une présidentielle à onze candidats, le report au 13 mars des scrutins présidentiel et législatifs groupés, un code de bonne conduite et le transfert à la Commission électorale mixte indépendante (Cémi) de certaines compétences non précisées de la Cour constitutionnelle. Les deux premiers points de l'accord ont été mis en oeuvre, mais, pour l'heure, pas les deux suivants.

6 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ÉLECTIONS 
Un échec du processus électoral en RCA reste possible, selon Abel Goumba
Un échec du processus électoral en Centrafrique reste possible en raison de la subsistance de nombreuses "embûches", a estimé le vice-président centrafricain, Abel Goumba, candidat à la présidentielle du 13 mars prochain. "Le chemin du processus électoral reste encore parsemé d'embûches", a estimé samedi, lors d'une conférence de presse à Bangui, le Pr Goumba s'inquiétant d'éventuels "problèmes, comme ceux ayant amené bon nombre de forces politiques à réclamer la dissolution de la Cour Constitutionnelle". Ce processus électoral devant mettre fin à la transition issue du coup d'Etat du 15 mars 2003 a été sérieusement remis en cause durant près de trois semaines début janvier lorsque sept des douze candidats déclarés à la présidentielle ont réclamé la dissolution de la Cour constitutionnelle après que celle-ci eut invalidé leurs candidatures. "J'en appelle à la vigilance de tous ceux qui sont intéressés à la réussite du processus de retour à la légalité constitutionnelle", a lancé le Pr Goumba, dont la candidature a été validée mais qui soutient les sept candidats d'opposition au camp du président François Bozizé, également candidat. "La transparence, à tous les stades des opérations électorales, doit être le maître-mot", a-t-il souligné, en relevant "l'absence concrète des dispositions permettant cette transparence". Il a notamment dénoncé l'absence d'informatisation des listes électorales en vue de "mettre fin à la circulation parallèle des cartes d'électeur". "L'insécurité" et "les menaces supposées ou réelles d'une nouvelle rébellion dans le nord et le sud du pays, constitue une autre source d'inquiétude", a relevé le Pr Goumba. "La situation de notre pays n'est pas désespérée", a toutefois souligné M. Goumba, figure politique très respectée en Centrafrique.

6 FÉVRIER 2005 -  CONGO / CEMAC / AFRIQUE / ENVIRONNEMENT / FORÊT 
L'Afrique centrale jette les bases de la gestion durable de ses forêts (par Joseph GOUALA)
Les pays du bassin du Congo ont jeté samedi soir à Brazzaville les bases juridiques d'une gestion durable de leurs forêts et d'une participation de la communauté internationale au financement de la sauvegarde des écosystèmes de la région. A l'issue de leur deuxième sommet, après celui de Yaoundé en 1999, les chefs d'Etat des pays du bassin du Congo ont approuvé un plan d'action commun élaboré quelques mois auparavant par leurs ministres des Forêts et de l'Environnement sur la gestion durable du deuxième "poumon vert" de la planète. Les chefs d'Etat ont également signé un traité créant une Commission des forêts d'Afrique centrale (Comifac) pour renforcer le partenariat international lancé en 2002 à Johannesburg, répondant ainsi au souci des bailleurs de fonds de voir la région instaurer plus de transparence dans la gestion de ses ressources naturelles. Ce traité a été en outre paraphé par trois nouveaux pays, le Burundi, le Rwanda et Sao Tomé et Principe, qui se joignent au Congo, à la République démocratique du Congo (RDC), au Gabon, au Tchad, au Cameroun, à la Guinée équatoriale et à la République centrafricaine. L'Angola devrait prochainement rejoindre cette coalition, a annoncé le ministre congolais de l'Économie forestière, Henri Djombo. Pour M. Djombo, le sommet des chefs d'Etat de Brazzaville est une réussite qui a notamment permis de "lancer un consensus international sur le financement des forêts du bassin du Congo". "Nous souhaitons maintenant que la solidarité internationale s'exprime avec plus de force et de manière concrète", a-t-il cependant ajouté. Car depuis le lancement du partenariat international pour les forêts du bassin du Congo, la communauté internationale tarde, malgré ses promesses, à apporter les fonds suffisants à leur sauvegarde. "Certains partenaires ont conditionné leurs contributions à l'adoption d'un traité par les chefs d'Etat. Maintenant, c'est chose faite. Nous ne souhaitons pas d'aides conditionnées parce qu'elles ne sont pas porteuses d'expérience", a estimé le ministre congolais. La France, qui a pris la tête de la facilitation internationale après les Etats-Unis, s'est réjouie des engagements pris à Brazzaville. "L'adoption du plan de convergence et la signature du traité constituent une base solide du partenariat. C'est un événement important qui marque une vraie prise de conscience et une vraie mobilisation internationale,", s'est félicité Denys Gauer, délégué français à l'environnement. "La facilitation française est immédiatement opérationnelle parce qu'il y a une volonté politique sans laquelle les partenaires ne peuvent pas agir", a souligné M. Gauer. Le représentant français a toutefois mis un bémol à l'optimisme de sa délégation en relevant que les partenaires "ne sont pas encore parvenus à un accord sur un mécanisme de financement du plan de convergence", en dépit de la volonté des bailleurs de fonds de "rechercher des mécanismes innovants". Devant les hésitations de la communauté financière internationale à accompagner la gestion durable des forêts du bassin du Congo, les chefs d'Etat des pays du bassin du Congo ont ainsi adopté le principe d'une taxe sur "la faune et les produits forestiers exportés". Dressant elle aussi le bilan du sommet, l'organisation écologique Greenpeace a déploré que la réunion de Brazzaville n'ait fait qu'encourager "les sociétés multinationales qui exploitent et exportent les richesses forestières en toute illégalité". "Des actions doivent être menées pour promouvoir la transparence et la lutte contre la corruption", a ajouté l'organisation.

5 FÉVRIER 2005 -  AFRIQUE / CONGO / CEMAC / ENVIRONNEMENT / FORÊT 
Clôture du sommet des chefs d'Etat du bassin du Congo à Brazzaville
Le 2ème Sommet des chefs d'Etat sur la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers d'Afrique centrale a pris fin samedi en début de soirée à Brazzaville, avec la lecture d'une déclaration finale. "Le Sommet a adopté le principe de la mise en place d'un mécanisme de financement basé sur le prélèvement d'un taux sur les recettes des produits forestiers et fauniques exportées afin de garantir le financement du plan de convergence", indique notamment la déclaration finale du Sommet. Le chefs d'Etat ont également adopté ce plan de convergence, un plan d'action commun pour les dix ans à venir, et "signé le traité relatif à la conservation et à la gestion durable des écosystèmes forestiers d'Afrique centrale", indique également la déclaration finale. La déclaration fait également part de l'adhésion de trois nouveaux membres à la Comifac (Commission des forêts d'Afrique centrale): le Rwanda, le Burundi et Sao Tomé et Principe. "Je crois que nous avons atteint les buts poursuivis. Nous avons pu adopter le plan de convergence, signer le traité et renforcer notre partenariat", s'est félicité le président congolais Denis Sassou Nguesso, hôte du Sommet, à la clôture de celui-ci. Le Sommet s'était ouvert samedi matin, en présence des sept chefs d'Etat du bassin du Congo - Cameroun, Centrafrique, Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad - ainsi que des présidents français Jacques Chirac et santoméen Fradique de Menezes. La France a pris, à la suite des Etats-Unis, la tête du partenariat pour la forêt du bassin du Congo, qui rassemble pays africains, bailleurs de fonds et ONG engagés dans le programme. Le budget du plan de convergence pour les dix ans à venir (2004-2013) a ainsi été évalué à quelque 830 milliards de francs CFA (1,3 milliard d'euros). Les présidents camerounais Paul Biya et gabonais Omar Bongo Ondimba ont rappelé dans des discours prononcés à l'ouverture la nécessité d'un engagement financier conséquent de la part des pays du Nord.

5 FÉVRIER 2005 -  AFRIQUE / CONGO / CEMAC / FRANCE / ENVIRONNEMENT / FORÊT 
Chirac : "Il faut agir vite" pour sauver les forêts du bassin du Congo
Le président français Jacques Chirac a exhorté, samedi à Brazzaville, la communauté internationale à "agir et agir vite" pour sauver les forêts tropicales du bassin du Congo menacées par la déforestation. Il a fixé pour "objectif prioritaire" la lutte contre le commerce illicite du bois tropical, en s'adressant à un sommet de huit chefs d'Etat africains consacré à la préservation des forêts du bassin du Congo, qui s'est ouvert samedi dans la capitale congolaise. "Il faut agir et agir vite pour préserver ce bassin forestier, le deuxième au monde après l'Amazonie et qui est un réservoir unique de biodiversité", a souligné le chef de l'Etat français. Succédant aux Etats-Unis, la France va assurer pendant deux ans la direction du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo, qui réunit les pays de la région, les bailleurs de fonds, des associations écologistes et des industriels forestiers. "Dans le bassin du Congo, chaque année, 800.000 hectares de forêts sont détruits: ce rythme ira en s'intensifiant sous la pression conjuguée de la croissance démographique et du développement économique", a averti M. Chirac. Le commerce illicite du bois est "un fléau écologique" et économique pour les pays africains, a affirmé M. Chirac, qui préconise de renforcer la surveillance pour lutter contre les coupes illégales, ainsi que les contrôles douaniers dans les ports de départ et d'arrivée. "L'environnement et le développement vont ici de pair", a affirmé le président Chirac pour qui il faut concilier "conservation des espaces les plus remarquables et exploitation durable du bois". Il a aussi rappelé que, "pour être durable, le développement doit bénéficier d'une gouvernance exemplaire", alors que les ONG déplorent le manque de transparence dans la gestion du bois et des sanctions qui ne sont pas dissuasives, selon elles. "Plus la gouvernance sera manifeste et plus vous trouverez des partenaires attentifs au développement du bassin, les grandes institutions multilatérales, les entreprises privées, le monde associatif", a insisté M. Chirac. Il a souligné que, pour sa part, la France avait alloué 50 millions d'euros depuis 2003 à la politique de préservation du bassin du Congo sans compter sa contribution aux fonds européens qui devrait atteindre près de 120 millions d'euros. Le président français a aussi rappelé sa décision, annoncée la semaine dernière lors de la conférence sur la biodiversité à Paris, de faire en sorte que "les achats publics de bois s'orientent désormais uniquement vers des productions écocertifiées". "Le patrimoine du bassin du Congo est le vôtre", a dit M. Chirac à l'adresse des Africains. "Il a aussi une valeur écologique irremplaçable pour la planète. C'est pourquoi nous devons être prêts à mutualiser une partie des coûts de sa préservation". Il a suggéré que cela puisse être "une des affectations des mécanismes innovants de financement du développement", autrement dit, la taxe internationale dont il a lancé l'idée.

4 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ELECTIONS
RCA: Faire campagne est interdit hors du délai légal (Commission électorale)
Toute propagande électorale en Centrafrique est interdite en dehors de la période fixée par la loi, a rappelé vendredi le président de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi) centrafricaine, mettant en garde les candidats aux scrutins du 13 mars qui ont commencé à faire campagne. "La Cémi est au regret de constater qu'un peu partout dans la ville, certains candidats déploient des banderoles avec des inscriptions alors que la campagne électorale n'a pas encore commencé", a déclaré Jean Willibyro-Sako à la radio nationale. "La campagne électorale se déroulera du 26 février au 11 mars, et toute propagande hors de ce délai est interdite par la loi", a-t-il souligné. "Certains utilisent des porte-voix pour appeler leurs sympathisants à des rencontres publiques. D'autres distribuent des tee-shirts, ce qui est totalement en contradiction avec les dispositions du Code électoral", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'étaient uniquement autorisées actuellement "des réunions dans des endroits clos et non pas des lieux publics". "En concertation avec le ministère de l'Intérieur nous allons appliquer les dispositions du Code électoral, pour que les règles du jeu soient respectées par tous", a prévenu M. Willibyro-Sako. De nombreuses banderoles fleurissent actuellement dans les quartiers de Bangui, et certains candidats tiennent déjà des meetings dans des écoles ou sur des terrains de sport. Le Code électoral punit de trois à douze mois de prison et de 200.000 à un million de francs CFA (300 à 1.500 euros) les contrevenants, et prévoit la confiscation des éventuels "supports de propagande". Les Centrafricains sont appelés aux urnes le 13 mars pour le premier tour d'élections présidentielle et législatives groupées.

3 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE
Élections présidentielle et législatives fixées au 13 mars en Centrafrique
Les élections législatives et présidentielle en République centrafricaine ont été officiellement reportées au 13 mars, comme convenu lors de la réunion de Libreville en janvier dernier, selon un décret lu jeudi à la radio nationale. La campagne électorale se déroulera du 26 février au 11 mars, selon ce décret présidentiel pris "sur proposition du président de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi)". "Le corps électoral est convoqué pour les élections présidentielle et législatives le dimanche 13 mars 2005", a indiqué le décret. "La campagne électorale est ouverte le lundi 26 février 2005 à 06h00 du matin (05h00 GMT). Elle est close le vendredi 11 mars à minuit", a précisé le texte. Ce même décret ajoute que "le scrutin est ouvert de 06h00 à 16h00 (05h00 à 15h00 GMT) sans interruption, sur toute l'étendue du territoire national et dans les représentations diplomatiques et consulaires retenues" pour la présidentielle tandis que "les élections législatives se tiendront exclusivement sur le territoire national". Ces élections, initialement prévues le 13 février, ont dû être reportées d'un mois en raison d'une crise politique consécutive à l'invalidation par la Cour constitutionnelle de transition fin décembre de sept des douze candidatures à la présidentielle. Le camp du président Bozizé, candidat à sa succession, et celui des candidats invalidés ont finalement trouvé un accord lors d'une réunion à Libreville le 22 janvier dernier, en autorisant notamment une présidentielle à onze candidats et en accordant plus de pouvoir à la Cémi.

2 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / ÉLECTIONS / POLITIQUE 
Législatives en RCA: la Cémi rejette 28 candidats de dernière minute
La Commission électorale mixte indépendante (Cémi) centrafricaine a refusé de valider 28 candidats aux législatives, repêchés à la dernière minute par le tribunal administratif, indique un communiqué. La Cémi avait invalidé en janvier 261 des 970 candidatures déposées pour les législatives dont le premier tour est prévu le 13 mars prochain, en même temps que la présidentielle. Le tribunal administratif, saisi de nombreux recours, avait annulé le 20 janvier dernier 219 de ces invalidations, avant de transmettre quelques jours plus tard à la Cémi une liste de 28 autres candidats omis et devant être ajoutés aux 219 repêchés. Dans son communiqué, la Cémi estime qu'en l'état actuel de l'avancement de la procédure électorale, elle ne saura prendre en compte les 28 autres candidats

2 FÉVRIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / ÉLECTIONS / POLITIQUE 
Scrutins en RCA: Campagne de sensibilisation sur le bulletin unique
Une campagne d'information sur l'utilisation du bulletin unique lors des élections présidentielle et législatives du 13 mars prochain en Centrafrique devait débuter mercredi à Bangui et se poursuivre dans l'ensemble du pays jusqu'au 26 février, a annoncé la radio nationale. Les Centrafricains voteront pour la première fois le 13 mars avec un bulletin unique pour chacun des deux scrutins. Les noms des onze candidats à la présidentielle seront regroupés sur un seul bulletin qui comportera également leurs photos et le logo de leur parti ou un signe distinctif. Un bulletin similaire, mais sans photos, sera utilisé pour les législatives du même jour. Les électeurs apposeront un cachet en face du nom choisi sur chacun des deux bulletins. Le système des bulletins multiples était jusqu'ici utilisé lors des scrutins en Centrafrique, où près des trois quarts des électeurs sont analphabètes. Organisée par le Bureau de l'Onu en Centrafrique (Bonuca), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), la radio-télévision nationale et la radio privée Ndéké Luka, cette campagne sensibilisera également à l'importance du vote.

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