L'actualité de la Centrafrique

 
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31 JANVIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ÉLECTIONS 
Les adversaires de Bozizé pour la concrétisation des accords de Libreville
L'Union des forces vives de la nation (UFVN), qui regroupe la plupart des adversaires du président centrafricain François Bozizé pour le scrutin présidentiel du 13 mars, s'est prononcée lundi à Bangui pour une application rapide des accords signés le 22 janvier à Libreville. Au regard du nouveau calendrier électoral, les parties prenantes à la médiation de Libreville se doivent de se retrouver dans un bref délai pour traduire dans les faits les résultats obtenus de l'accord de Libreville, a indiqué l'UFVN dans un communiqué. L'Union des forces vives de la nation réaffirme son intention de rester solidaire et de mener des actions unitaires pour aboutir à des élections libres et transparentes, a ajouté la coalition. Les accords signés à Libreville, sous médiation gabonaise, par le président Bozizé et les forces politiques du pays ont autorisé onze des douze candidats affichés à se présenter au scrutin du 13 mars, mettant fin à la crise née de l'invalidation le 30 décembre de sept d'entre eux. Cette nouvelle liste des candidats autorisés à participer à la course présidentielle a été officiellement publiée la semaine dernière par la Commission électorale mixte indépendante (Cémi). Mais les autres points de l'accord, comme le transfert de certaines prérogatives de la Cour constitutionnelle de transition à la Cémi ou la mise en place d'un code de bonne conduite devant régir la vie politique du pays, n'ont pas encore été traduits dans les faits. L'UFVN a été créée le mois dernier par les candidats recalés par la Cour constitutionnelle de transition.

28 JANVIER 2005 -  CENTRAFRIQUE / POLITIQUE / ELECTIONS 
Le Haut conseil de la communication de Centrafrique au complet
Le Haut conseil de la Communication (HCC) centrafricain est désormais au complet après la nomination de deux de ses 9 membres par le chef de l'Etat, d'un autre par le président du Parlement et de l'élection des deux derniers par leurs pairs. Le président François Bozizé a désigné un ex-journaliste de la radio privée Ndéké Luka, Tita Samba Solé, un des actuels responsables de la Convergence nationale Kwa na Kwa qui soutient sa candidature à la présidentielle du 13 mars prochain, et un journaliste de cette même radio, François Fernade Sackanot. Le président du Conseil national de transition, Me Nicolas Tiangaye, a choisi Jérôme Dounian-Doté, journaliste sportif, ancien secrétaire-général du ministère de la Communication et ex-directeur général de Radio centrafrique pour siéger au HCC. Enfin les juristes ont élu Me Jean-Louis Opalégna, avocat, et les ingénieurs en télécommunications, Philippe Manga-Mabada. Les professionnels des médias avaient déjà élus quatre d'entre eux mi-janvier pour les représenter: Delphine Zouta, Joseph Vermont-Tchéndo, Chérubin Raphaël Magba-Totama, et Hilaire Nguitongo. Un décret présidentiel doit confirmer ces nominations avant que les intéressés ne prêtent serment. Le Haut-Conseil de la Communication est chargé d'assurer l'exercice de la liberté d'expression et l'égal accès pour tous aux médias d'Etat dans le respect des textes et lois en vigueur, comme le prévoit la Constitution. Lors de la campagne électorale, il assure la répartition équitable des temps d'antenne à la radio et à la télévision.

27 JANVIER 2005 -  UA / CONFLITS / AFRIQUE 
Thabo Mbeki, incontournable médiateur du continent africain (par Jérôme CARTILLIER)
Le président sud-africain Thabo Mbeki est devenu, depuis son arrivée au pouvoir en 1999, un médiateur quasi-incontournable dans nombre de conflits qui déchirent le continent, y compris hors de sa sous-région, avec sa mission récente en Côte d'Ivoire. La fin de l'année 2004 et le début de l'année 2005 ont, plus que jamais, illustré cette boulimie diplomatique revendiquée haut et fort par Mbeki qui voit dans la résolution des conflits sur le continent africain l'indispensable point d'appui d'une véritable renaissance africaine. Le 30 décembre 2004, il est à Khartoum (Soudan), le 31, il assiste, au Kenya, à la signature des derniers documents précédant la conclusion d'un accord de paix devant mettre fin à 21 ans de guerre dans le sud du Soudan. Après avoir participé le 10 janvier à Libreville au sommet des chefs d'Etat du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), il s'envole pour la Côte d'Ivoire, à Abidjan puis Yamoussoukro, avant de rejoindre Kinshasa deux jours plus tard. C'est sur le dossier ivoirien, où toutes les médiations passées ont échoué, que le successeur de Nelson Mandela est aujourd'hui le plus attendu. Si tous les acteurs soulignent son implication personnelle et sa capacité d'écoute, le dossier semble au point mort, à quelques jours du 4è sommet de l'Union Africaine (UA), les 30 et 31 janvier à Abuja. Pour tenter de sortir de l'impasse, le chef de l'Etat sud-africain a mené, cette semaine à Pretoria, une série de nouvelles consultations avec l'opposition et la rébellion ivoirienne. M. Mbeki est un chef déterminé, véritablement impliqué dans la résolution des conflits dont il a la charge, estimait mercredi l'un des participants, Lambert Kouassi Konan, vice-président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, l'ex-parti au pouvoir). Au coeur de la vision africaine de Mbeki, figure l'idée que l'Afrique du Sud, par son héritage historique récent (transition pacifique du régime raciste de l'apartheid à une démocratie multiraciale) a un rôle central à jouer pour favoriser l'émergence d'un nouvel ordre africain. Nous sommes persuadés que ce que nous avons accompli pendant la première (décennie de démocratie) démontre que nous, Africains, pouvons et allons résoudre nos problèmes, expliquait-il fin avril lors de sa prestation de serment pour un deuxième mandat de cinq ans. En octobre 2004, l'hebdomadaire britannique The Economist suggérait que Thabo Mbeki, qui a joué un rôle décisif pour faire passer la RDC et le Burundi d'un chaos total à une paix précaire, serait un candidat crédible dans la course au Prix Nobel de la Paix. Au-delà du débat sur l'état d'avancement de ses différentes médiations, l'ominprésence de Mbeki sur le continent pourrait constituer un atout de taille pour l'Afrique du Sud dans la course engagée (face au Nigeria en particulier) pour un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU. Dans son pays, où le chômage touche un tiers de la population active, les incessants voyages de Mbeki au-delà de ses frontières sont cependant loin de faire l'unanimité. Je pense que c'est absolument fabuleux que le président essaye d'empêcher les Ivoiriens et les Soudanais de se massacrer entre eux. Nous espérons qu'il réussira. Mais ce n'est pas pour cela que l'avons élu. Son mandat est de diriger le pays, soulignait cette semaine le rédacteur en chef de l'hebdomadaire économique Financial Mail.

26 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / ÉLECTIONS :  
Présidentielle en RCA: publication de la liste définitive des onze candidats
La Commission électorale mixte indépendante (Cémi) de Centrafrique a publié mercredi la liste définitive des 11 candidats à l'élection présidentielle du 13 mars prochain, conformément à l'accord signé le 22 janvier à Libreville. Les onze candidats qui s'affronteront à la présidentielle sont l'actuel président François Bozizé, l'ancien président André Kolingba (1981-1993), l'actuel vice-président Abel Goumba, l'avocat Henri Pouzère et l'ancien ministre Auguste Boukanga, dont les candidatures avaient été retenu en premier lieu par la Cour constitutionnelle. S'y ajoutent le dernier Premier ministre de M. Patassé, Martin Ziguélé, l'ex-ministre Charles Massi, l'ex-Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, le pasteur José Binoua, l'ex-ministre Olivier Gabirault et l'ancien ministre de la Défense de M. Patassé, Jean-Jacques Démafouth.

26 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / ÉLECTIONS :  
Le parti de l'ex-président centrafricain Patassé soutient Martin Ziguélé
Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti de l'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, a annoncé mercredi qu'il soutiendrait l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, jusque-là candidat indépendant, pour le scrutin présidentiel du mois de mars. Le bureau politique du MLPC prend acte de la décision de Libreville, qui a entériné l'invalidation de la candidature de M. Ange-Félix Patassé, bien que non fondée juridiquement. Il décide de soutenir M. Martin Ziguélé, initialement candidat indépendant, a indiqué le premier vice-président du parti, Luc-Apollinaire Dondon. Le bureau politique du MLPC demande aux militantes et militants, ainsi qu'aux sympathisants du parti, de se mobiliser autour de la candidature de Martin Ziguélé, conformément à la décision du Conseil politique national du 11 décembre 2004, ajoute la déclaration de M. Dondon. Ce jour-là, l'instance dirigeante du MLPC avait convenu d'accorder le soutien du parti à M. Ziguélé au cas où la candidature de l'ancien chef de l'Etat, qui vit en exil au Togo et fait l'objet d'un mandat d'arrêt international délivré par la justice centrafricaine, ne serait pas validée. 

26 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / ÉLECTIONS :  
Le président Bozizé se félicite de la réussite de la réunion de Libreville
Le président centrafricain François Bozizé et son gouvernement se sont félicités de la signature, samedi, des accords de Libreville sur l'élection présidentielle du 13 mars, qui a permis de sauver la transition voulue par tout le peuple centrafricain. Le gouvernement et le président tiennent à rendre hommage aux différents participants pour avoir su, au travers des légitimes divergences politiques qui existent dans toute démocratie, sauver la transition voulue par tout le peuple centrafricain, a déclaré le porte-parole du président, Alain Georges N'gatoua, à la radio nationale. Ce succès confirme, s'il en était besoin, que le pire n'est jamais certain et que la bonne volonté, la sagesse et l'esprit de concorde animent toujours les hommes politiques centrafricains, a poursuivi M. N'gatoua. Le porte-parole de M. Bozizé a enfin rendu hommage au président gabonais Omar Bongo Ondimba, qui mérite toute la gratitude de notre peuple pour les efforts qu'il consent pour le renouveau de notre pays.

24 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / ÉLECTIONS :  
L'ex-président Patassé rejette l'accord "arbitraire" de Libreville
L'ex-président centrafricain Ange Félix Patassé a dénoncé l'accord signé à Libreville entre son successeur François Bozizé et les forces politiques du pays, qui l'a définitivement exclu de l'élection présidentielle du 13 mars prochain. M. Patassé rejette avec la dernière vigueur les prétendus accords de Libreville dont est exclu le candidat du grand et très populaire MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), qu'il qualifie de décision purement arbitraire et injuste. Après trois semaines de crise, l'accord signé samedi à Libreville sous la médiation du président gabonais Omar Bongo Ondimba a autorisé onze des douze candidats déclarés à se présenter au scrutin du 13 mars. Seul M. Patassé, en exil au Togo, a été exclu de la course à la présidence, au motif qu'il fait l'objet de poursuites judiciaires devant les juridictions centrafricaines, notamment pour des détournements de fonds. Dans son communiqué, l'ex-chef de l'Etat a dénoncé ces prétendues poursuites judiciaires et affirmé enfin qu'il n'avait pas mandaté pour le représenter à Libreville le vice-président du MLPC, Luc-Apollinaire Dondon, qui a signé les accords en son nom.

24 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / ÉLECTIONS :  
La presse centrafricaine salue l'accord de Libreville
La presse privée centrafricaine a salué lundi dans ses colonnes l'accord signé samedi à Libreville par le président François Bozizé et les forces politiques du pays, mais est restée très dubitative quant à leur capacité à se comporter, à l'avenir, de façon responsable. Un compromis laborieux est là, grâce à la médiation du président Bongo, reconnaît le quotidien Le Citoyen. Reste à savoir si tous les acteurs de la vie politique vont s'en tenir à un code de bonne conduite qui s'impose à toute la classe politique centrafricaine, qui n'a pas fini de surprendre par son infantilisme, ajoute-t-il. Libreville a donc tranché: l'opposition centrafricaine a eu sa part, et le pouvoir s'en est bien tiré. Transportés comme des bébés par un avion spécial, les opposants centrafricains sont rentrés à Bangui comme ils étaient partis, relève pour sa part Le Confident. Mais fallait-il se déplacer-une soixantaine de Centrafricains pour résoudre un seul problème?, s'interroge le journal indépendant. Une chose est de se rendre à Libreville pour aplanir les divergences. Une autre chose est de se montrer sérieux pour la suite des temps, note sur le même ton Le Démocrate. Les voisins, comme les partenaires au développement, affichent les plus grandes inquiétudes face aux comportements de la classe politique centrafricaine qui n'arrive pas à se frayer un chemin dans la mise en oeuvre d'un Etat véritablement démocratique, regrette-t-il. L'accord de Libreville a désamorcé la crise qui agitait le pays depuis la décision de la Cour constitutionnelle, le 30 décembre, d'invalider sept des douze candidats au scrutin présidentiel.

22 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / ÉLECTIONS :  
Accord pour une présidentielle centrafricaine avec onze candidats
Le président centrafricain François Bozizé et les forces politiques du pays ont signé samedi à Libreville, sous la médiation du président gabonais Omar Bongo Ondimba, un accord qui autorise onze candidats à participer au scrutin présidentiel. Cet accord, paraphé par onze candidats au scrutin présidentiel ou leurs représentants ainsi que par les principales institutions centrafricaines, repêche six des sept candidats invalidés par la Cour constitutionnelle de transition le 30 décembre dernier. Cet accord met un terme au bras de fer qui opposait, depuis cette décision, les candidats recalés au camp du président Bozizé, lui aussi candidat au scrutin présidentiel. Aux termes de l'accord dit de Libreville, seul l'ex-président Ange-Félix Patassé, en exil au Togo, est exclu de la course présidentielle. La déclaration finale indique que les participants ont décidé de la validation de toutes les candidatures, à l'exception de l'ancien président Ange Félix Patassé qui fait l'objet de poursuites judiciaires. M. Patassé, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, est poursuivi par la justice centrafricaine pour une série de crimes commis alors qu'il était à la tête de l'Etat, dont des détournements de fonds. Son procès devant la Cour criminelle de Bangui, programmé en décembre dernier, a été reporté sine die. Même s'il s'est déclaré pas satisfait par son contenu, le vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) Luc-Apollinaire Dondon, représentant de M. Patassé, a indiqué avoir signé l'accord pour éviter que tout n'éclate en Centrafrique. S'agissant de Me Jean-Jacques Démafouth (ancien ministre de la Défense du président Patassé), la déclaration ajoute que sa candidature a été retenue sous réserve de l'article 154 du code électoral, qui stipule que les personnes condamnées par la justice deviennent de fait inéligibles. M. Démafouth, qui vit actuellement en France, fait lui aussi l'objet d'un mandat d'arrêt international de la justice centrafricaine. Il est poursuivi pour des crimes commis en 1999 à Kembé (200 km à l'est de Bangui. Son procès devant la Cour criminelle de Bangui a lui aussi été ajourné. L'accord signé samedi soir à Libreville sous la médiation du président Bongo, au terme d'une journée de discussions entre les protagonistes de la crise, prévoit par ailleurs le report au 13 mars du premier tour des scrutins présidentiel et législatifs, initialement prévus le 13 février. Enfin, le texte précise que ses signataires ont décidé la non dissolution de la Cour constitutionnelle, qui était pourtant l'une des principales revendications des candidats recalés. Il souligne toutefois que certaines compétences de la Cour liées à l'organisation du scrutin seront transférées à la Commission électorale mixte indépendante

21 JANVIER 2005 -  AFRIQUE CENTRALE / FORÊT :  
L'Afrique centrale souhaite un accord politique avec les pays du Nord
Les pays d'Afrique centrale membres du bassin du Congo (Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Cameroun, Centrafrique, Guinée équatoriale et Tchad) souhaitent obtenir des pays du Nord un accord sur le mode de financement des actions sur la gestion durable des forêts du Bassin du Congo lors du sommet du 5 février 2005 à Brazzaville. Les coopérations actuelles manquent de transparence et de clarté. Nous allons engager avec les pays du Nord des négociations politiques qui nous permettront d'arrêter le mode de financement des actions dans le cadre du partenariat pour la gestion durable des forêts du bassin du Congo, a déclaré Henri Djombo lors d'une conférence de presse à Brazzaville. Lancé en 2002 lors du sommet mondial sur le développement durable à Johannesbourg, le partenariat international sur le bassin du Congo vise à préserver la gestion durable des forêts de ce bassin qui constitue le deuxième poumon écologique du monde après l'Amazonie. Un sommet des chefs d'Etat du bassin du Congo aura lieu le 5 février à Brazzaville. Il regroupera des responsables des huit pays les plus industrialisés du monde dont le président français Jacques Chirac, le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan et des représentants des organisations internationales et des bailleurs de fonds. 

21 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / ÉLECTIONS LÉGISLATIVES :  
Le tribunal repêche 219 candidats recalés aux législatives centrafricaines
Le tribunal administratif de Bangui a repêché 219 des 261 candidats aux prochaines élections législatives centrafricaines dont les dossiers avaient été invalidés par la Commission électorale mixte indépendante (Cémi). Le président du tribunal, Henri Gbénénoui, a déclaré à la radio nationale que dans une certaine mesure, la Cémi a fait une mauvaise interprétation de certains articles du Code électoral pour rejeter plusieurs dossiers de candidatures. Dans une décision rendue le 10 janvier, la Cémi avait rejeté 261 des 970 candidatures déclarées pour des motifs tels que fausse déclaration ou dossier incomplet. Plusieurs partis politiques avaient alors dénoncé cette décision, estimant anormalement élevé le nombre des candidatures rejetées de certaines formations opposées au président François Bozizé. Ce jugement du tribunal administratif porte à 928 le nombre total de candidats qui brigueront les 105 sièges de la future Assemblée nationale.

20 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / POLITIQUE :  
RCA: les media ont désigné leurs quatre élus au Conseil de la communication
Les quatre représentants des media centrafricains au Haut conseil de la communication (HCC), organe de régulation qui compte neuf membres, ont été élus par leurs pairs. La directrice générale de Radio Centrafrique Delphine Zouta, le chef de cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports Chérubin Raphaël Magba-Totama, le directeur de la presse à la vice-présidence Hilaire Nguitongo-Vounga, ainsi que Joseph-Vermont Tchéndo, chargé de mission au ministère de la Communication, veilleront ainsi à la répartition équitable des temps d'antenne. M. Magba-Totama a également dirigé la radio nationale et occupé divers postes sous le régime de l'ex-président André Kolingba (1981-1993), dont il est l'un des proches. Fondateur de l'hebdomadaire Le Peuple, M. Vermont-Tchéndo est un proche de l'ex-président Ange-Félix Patassé (1993-2003), dont il fut ministre, puis conseiller. M. Nguitongo-Vounga est membre du Front patriotique du progrès (FPP) du vice-président Abel Goumba et fut secrétaire général puis vice-président de l'Union des journalistes de Centrafrique. Les cinq autres membres du HCC restent à désigner: deux seront choisis par le chef de l'Etat et un par le président du Parlement, tandis qu'un juriste et un ingénieur des télécommunications doivent être élus par leurs pairs. Selon la Constitution, le Conseil de la communication devra assurer l'exercice de la liberté d'expression et l'égal accès pour tous aux médias d'Etat dans le respect des textes et lois en vigueur, lors de la campagne électorale pour les législatives et présidentielle.

19 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / POLITIQUE :  
Crise en RCA: la Cour constitutionnelle, partiale, est responsable (Goumba)
Le vice-président centrafricain, Abel Goumba, a attribué à la Cour constitutionnelle la responsabilité de la crise politique née de l'invalidation de sept candidatures à l'élection présidentielle et a dénoncé la partialité manifeste de cette décision. Dans un mémorandum adressé au président François Bozizé, le Pr Goumba écrit: la Cour Constitutionnelle de transition a ouvert la boîte de Pandore et déclenché l'actuel climat de suspicion à son égard. C'est elle qui est à l'origine de l'actuel blocage. Les appels répétés à sa démission sont largement justifiés, surtout lorsqu'ils dénoncent la partialité manifeste avec laquelle quelques dossiers ont été traités. En outre, le Pr Goumba estime surprenant qu'après un tel manquement, la Cour Constitutionnelle de transition ne se rende pas à l'évidence et ne consente guère à s'amender. De plus, la Cour constitutionnelle n'avait pas compétence pour valider les candidatures à la présidentielle. M. Goumba suggère que la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), seule compétente en la matière, réexamine l'intégralité des dossier de candidature, de préférence publiquement, en prenant en compte la moralité comme critère déterminant. Le Front patriotique pour le progrès (FPP), la formation du Pr Goumba dont la candidature a été validée par la Cour, s'est récemment joint aux candidats recalés pour solliciter la médiation du président gabonais Omar Bongo dans cette crise. 

19 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / UNIVERSITÉ :  
Suspension de la grève des enseignants du supérieur en Centrafrique
Les enseignants des universités centrafricaines ont annoncé dans un communiqué qu'ils suspendaient leur grève administrative entamée le 30 décembre après avoir touché un tiers de leurs indemnités. Le gouvernement leur a octroyé 120 millions de francs CFA d'indemnités de vacation et de direction de mémoires pour la période 2002-2003 et leur a promis de faire le même geste dans un délai raisonnable. Ce mouvement a paralysé depuis le 30 décembre les activités à l'Université de Bangui et dans les instituts annexes, exceptée la faculté des sciences de santé (FACSS), pour les soutenances des thèses de Doctorat en médecine.

17 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / ÉGLISE / POLITIQUE :  
Élections: les évêques appellent les politiciens à faire preuve de maturité
Les évêques de Centrafrique ont appelé les hommes politiques centrafricains à faire preuve de maturité en vue du bon déroulement des scrutins présidentiel et législatifs prévus en février. A l'issue d'une réunion à Bangui, les évêques leur ont rappelé que toute la communauté internationale et les partenaires au développement de la Centrafrique comptent sur leur maturité pour un retour effectif à l'ordre constitutionnel. Nous ne pouvons admettre les incitations à la haine, à la violence, ou des manifestations de nature à jeter de l'huile sur le feu. Le peuple a tant souffert qu'il n'aspire qu'à vivre en paix. Évitez donc les propos diffamatoires ou mensongers qui ne vous grandissent pas. La Centrafrique traverse une crise politique consécutive à la décision de la Cour constitutionnelle d'invalider le 30 décembre dernier sept des douze candidatures à la présidentielle. S'adressant aux autorités, les évêques ont également rappelé qu'en cette période électorale, tout le peuple compte sur vous pour assurer sa sécurité, celle des candidats et du matériel électoral.

17 JANVIER 2005 CENTRAFRIQUE / GABON / POLITIQUE :  
RCA: Omar Bongo d'accord pour une médiation si Bozizé le veut bien
Le président gabonais Omar Bongo Ondimba s'est dit disponible pour la médiation réclamée par des candidats à la présidentielle centrafricaine dans la crise liée au rejet de sept candidatures, mais a conditionné son intervention à l'accord de son homologue centrafricain le président François Bozizé. Neuf des douze candidats déclarés à la présidentielle centrafricaine, dont le premier tour est prévu le 13 février, ont demandé la médiation du président Bongo dans le bras de fer qui oppose le pouvoir à sept d'entre eux, dont les candidatures ont été rejetées par la Cour constitutionnelle. 

16 JANVIER 2005 - CENTRAFRIQUE / POLITIQUE : 
Neuf candidats à la présidentielle demandent la médiation d'Omar Bongo
Neuf des douze candidats déclarés à la présidentielle centrafricaine ont demandé dans une lettre la médiation du président gabonais Omar Bongo dans le bras de fer qui oppose le pouvoir à sept d'entre eux. Sont signataires, outre les sept candidats dont les dossiers ont été rejetés le 30 décembre par la Cour constitutionnelle, le Front patriotique pour le progrès (FPP) et le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), partis respectifs du vice-président Abel Goumba et de l'ancien président André Kolingba (1981-1993), dont les candidatures ont été validées. Jusqu'ici, ni le FPP, ni le RDC ne s'étaient mêlés au bras de fer qui oppose depuis deux semaines le camp Bozizé à celui des candidats "recalés" regroupés dans le Front uni des Forces Vives de la Nation. Les signataires, qui disent avoir sollicité l'intervention des Nations unies, de la France et de l'Union européenne pour dénouer cette crise, estiment également que la validation postérieure par le président Bozizé de trois de ces candidatures, en raison du tollé déclenché, jette le discrédit sur la décision de la Cour. Le président Bongo est l'actuel président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac). Il a été médiateur dans plusieurs crises en Centrafrique, notamment lors des mutineries militaires de 1996/1997, et était le parrain du Dialogue national organisé fin 2003. L'ensemble des candidats évincés par la Cour continuent de réclamer l'annulation de sa décision ainsi que sa dissolution.

15 JANVIER 2005 - CENTRAFRIQUE / POLITIQUE : 
Bozizé dénonce la "mauvaise foi" des candidats invalidés

Le président centrafricain, François Bozizé, a vivement critiqué l'attitude des candidats à la présidentielle de février dont les dossiers ont été invalidés par la Cour constitutionnelle et dénoncé leur "mauvaise foi". Sept des douze candidatures à la présidentielle du 13 février 2005 ont été invalidées par la Cour constitutionnelle pour divers motifs. Face au tollé provoqué par cette décision, le président Bozizé avait validé la candidature de trois de ces candidats, "dans l'intérêt supérieur de la Nation" et malgré le fait que les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d'aucun recours. Mais l'ensemble des candidats recalés ont rejeté cette décision et demandent toujours l'annulation de la décision de la Cour et sa dissolution.