Voici un étrange truc que nous annonce RLG, avec un peu de fanfare, pour 2006 : Archivegrid.
Il s'agit de mettre en ligne des ressources archivistiques internationales concernant les personnes, les groupes, les lieux et leur histoire en général, conçu un peu sur le modèle de RedLightGreen.
Comme son nom (et son logo) l'indique, Archivegrid sera quelque chose de plus qu'un portail ou un site fédéré ; un véritable "grid" avec beaucoup de partenaires et une impressionnante interface à facettes (??) dont on se demande ce qu'elle cache comme indexation sujet.
Bref un espèce de méta-inventaire d'archives, apparemment basé sur l'EAD mais pas seulement, qui imite (en mieux ?) les méta-catalogues de bibliothèques. Une future réjouissance pour les historiens. Pour la France on y trouve nos amis de la DAF .
Merci à ResourceShelf.
Par Manue le 24 novembre dans Internet
Le MIT nous propose un tutoriel très complet pour mettre en place un institutional repository, qu'on pourrait traduire imparfaitement par "entrepôt numérique" : LEADIRS (PDF, 134 pages) . On y trouve notamment toute sorte de renseignements utiles sur le plan organisationnel, légal, et budgétaire. Il y a aussi un comparatif des solutions logicielles existantes : Dspace, Fedora, Eprints, Greenstone, etc. Une lecture indispensable pour tout bibliothécaire qui se pépare à mettre en place un système de gestion de documents numériques.
Par Manue le 23 novembre dans Bibliothéconomie
L'imaginaire du livre, très puissant dans notre société, en fait un objet sacralisé ce qui peut expliquer certaines réticences à passer à autre chose . (Je répète que ce pauvre Gutenberg n'a pratiquement rien à voir là-dedans ).
Qu'est-ce qui explique notre attachement viscéral au codex, qu'on pourrait aussi appeler le tourne-page ? Je ne résiste pas à l'envie de vous proposer sur le sujet une petite citation à la manière de Got :
L'essor du livre-cahier de notes et son passage au livre proprement dit, nous le devons d'abord aux chrétiens et d'une manière générale aux mouvements de religion personnelle du début de notre ère (...) De plus, pour les chrétiens, l'usage du codex leur permettait de se distinguer des Juifs dont les textes sacrés étaient présentés sous forme de rouleau. Ils le sont encore : la Torah, la loi juive, est restée un volumen, unique survivance, dans notre monde, du type de livre usuel dans l'antiquité.
C'était dans Les collections de l'Histoire, oct-dec. 2005 : "Du papyrus au papier, l'invention du livre" entretien avec Jean Irigoin de l'Institut de France.
J'espère que Zid dans son nouveau chez lui Médiévizmes aura quelque chose à dire là-dessus ;-)
Par Manue le 18 novembre dans Bibliothéconomie
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Aujourd'hui, les processus itératifs de production et d'assimilation de l'information sur le Web conduisent souvent à biaiser notre perception temporelle des événements : seules les informations les plus récentes surnagent, les plus anciennes sont noyées et oubliées, ce qui fait qu'on peut facilement (et on le fait) dire tout le temps la même chose sans que ça se voie trop. C'est le principe des blogs, le mien par exemple : ça fait plus d'un an que je répète tout le temps la même chose et il y a toujours des gens pour me lire ;-)
Pour se détendre un peu, je vous propose une petite analyse de textes comparée.
En 1998 : Quelle définition pour les métadonnées. De façon simpliste, on pourrait dire c'est un nouvelle redéfinition du catalogage.
En 2005 : We've been managing book metadata basically the same way since Callimachus cataloged the 400,000 scrolls in the Alexandrian Library at the turn of the third century BC.
En 1998 : Ces données qui servent à identifier les documents et à rechercher des informations peuvent être soit créées en tant que telles a priori en
Par Manue le 16 novembre dans Internet
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Ces derniers temps, on m'a demandé à plusieurs reprises de réfléchir à des maquettes de visualisation de documents numériques et j'ai aussi eu l'occasion de donner mon avis sur celle (entre autres) de l'OCA, Open library . Alors je crois qu'il faut que je m'explique sur ce concept d'exemple inquiétant d'un phénomène de résistance des mentalités à la technologie qui n'est sans doute que transitoire - même si Got fait ça déjà si bien dans son Du livre électronique au wiki , que tout le monde a déjà cité mais qu'importe, un peu de pub, ça fait pas de mal.
Donc première chose, un visualiseur se conçoit de manière générique. A moins que la politique documentaire de votre projet de numérisation soit de sélectionner uniquement les in-8° imprimés en Times corps 12, il faut prévoir que vous allez devoir potentiellement donner accès à des trucs aussi affreusement divers que de des journaux (en colonnes et en très petits caractères sur des très grandes feuilles), des manuscrits et des livres anciens (en couleur pour que ce soit joli, et en détail pour que ce soit utilisable), des dictionnaires (écrits tout petit sur du papier tout fin), toutes sortes de feuillets dépliants de tableaux et autres trucs de taille non conventionnelle cachés entre deux pages, et pourquoi pas des photos, des estampes, des objets en 3D et même, horreur suprême, des
Par Manue le 14 novembre dans Bibliothéconomie
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