le 22 avril 2006

Ruri

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Des explosions de forsythia d'un jaune éclatant, même par ce mauvais temps

La pluie est arrivée plus tard que prévue. Je m’étais déjà fait couper les cheveux très courts par le coiffeur ex-militaire du village. Par hasard il y avait aussi l’assemblée annuelle du village, où les habitants ont voté le budget et où l’on a pas mal discuté de l’acquisition possible d’un immeuble à moitié rénové, qui avait été une fonderie au 19e siècle. Je suis allé après au gymnase, où il n’y avait personne au début mais qui se remplissait, le mauvais temps aidant, à chaque minute de beaux athlètes déjà bronzés (ils sont trop doués, ces gens qui vont passer une semaine en Floride en mi-printemps pour devancer les autres qui restent tout pâles).

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Une pelouse d'une couleur un peu particulière près de chez ma mère — c'est un traitement contre ou pour quelque chose, je suppose

Je dîne ce soir avec l’amie écrivain. On avait invité l’amie productrice de film mais elle est allée à Paris, la vilaine, pour voir l’expo Bonnard au Grand Palais (avant d’aller, pour le travail, à Londres). Ah, les cosmopolites parmi nous.

Écrit par Edouard à 06:21 PM | Commentaires (1)

le 21 avril 2006

De maleficiis

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En route vers le restaurant, je traverse l'avenue Lexington

Ça m’a en effet rappelé une scène favorite tirée du grand roman d’Evelyn Waugh Brideshead Revisited où le héros, Charles Ryder, accepte une invitation à dîner de Rex Mottram, riche fiancé vulgaire de la sœur de son ami Sebastian alcoolo. Ce n’était pas un déjeuner d’amis, mais avec deux avocats (le grand chef de cabient et la jeune associée), qui m’avaient invité à les rejoindre au restaurant Four Seasons, pour discuter vraisemblablement d’un procès civil dans lequel ma mère avait été l’une des parties plaignantes contre une société d’extermination d’insectes lorsqu’elle avait habité à Atlanta. Donc, un grand repas follement cher basé sur les termites. Tout s’est assez bien passé — j’ai commandé des asperges blanches en entrée et un filet de sole « de Douvres » meunière comme plat principal. Pas de dessert (faut pas pousser !) surtout quand j’imagine que je me suis vite révélé un invité sans grande valeur légale. On ne peut pas plaire à tout le monde.

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Écrit par Edouard à 10:43 PM | Commentaires (2)

le 19 avril 2006

Mutatio

Le porte-parole démissionne. Le grand vizir change de spécialité. On nomme un nouveau directeur du budget. Mais c’est toujours Bush, le « decider » — mot qui montre à tous combien il est illettré. L’éditorialiste Mark Morford de San-Francisco dépeint un tableau assez ahurissant de ce qui doit se passer maintenant dans les bureaux de la Maison Blanche. Vous avez vu la montée du prix du pétrole aujourd'hui ? 72,14 $ le baril, un nouveau record. Trop malin.

Écrit par Edouard à 07:13 PM | Commentaires (1)

le 18 avril 2006

Picturæ

Encore une impeccable journée de printemps — l’amie marchande de tableaux, qui est en train de conclure une grande affaire pour l'achat d'un tableau important, m’avait demandé de l’accompagner à Chelsea, le quartier des galeries à Manhattan, où elle avait besoin de voir quelques expositions pour des clients à elle — et j’ai accepté avec plaisir.

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On monte la 10e avenue, devant l'Empire Diner de l'autre côté de la rue

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Écrit par Edouard à 08:18 PM | Commentaires (3)

le 17 avril 2006

De oneribus

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Les tulipes roses dans l'avenue du Parc, l'après-midi de Pâques

En général je n’ai pas trop de difficultés, « morales » ou « pécuniaires », à payer mes impôts, mais cette année tout s’est compliqué un peu en raison de la vente de notre maison, histoire de gains en capital sur lesquels chacun demande sa part proportionnelle (la ville de New-York, l’état du New-York, l’état du Connecticut, et le fisc fédéral). Je ne suis pas pourtant de ceux qui détestent irrationnellement les impôts, qui me permettent de mener une vie plutôt tranquille (police, pompiers) dans un environnement assez acceptable (écoles, infrastructure routière, transports en commun) à la recherche d’un bonheur de mon choix. Y a-t-il du gaspillage ou du détournement dans la dépense de ces impôts prélevés ? Mais bien sûr, on n’a qu’à jeter un coup d’œil au cas d’Halliburton (et d’autres approvisionneurs militaires) et les multiples contrats sans offre publique et les primes offertes en Irak et ailleurs. Il y aussi tout ce qu’on appelle ici le « porc » — ces projets locaux favorisés par des sénateurs et des représentants qui ne sont souvent que des subventions déguisées. Mais le principe des impôts ne me gêne nullement.

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Écrit par Edouard à 04:09 PM | Commentaires (2)

le 16 avril 2006

Funus

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Dans le lave-auto automatique — il a fallu nettoyer la bagnole avant de transporter les parents du copain

Un beau jeudi il y a plus d'une semaine, on a quitté Manhattan vers une heure de l’après-midi, après avoir fait escale dans la 66e rue est au logis temporaire des parents du copain, qui nous accompagnaient à la campagne. Il faisait assez frais et en dépit du fait que nous nous trouvions en mi-semaine, la circulation était forte jusqu’à la sortie de Guilford.

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Dans la salle à manger — ma sœur avait apporté les fleurs de Philadelphie

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Écrit par Edouard à 12:02 PM | Commentaires (15)