MatooBlog

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Pectus est quod disertos facit

Jeudi 27 Avril 2006

Matooyage Les yeux noirs

Classé dans: Matooyage — Matoo @ 00:46:22

Ouai, qu’est-ce que ça peut être beau un regard de mec aux yeux noirs, profond et expressif. Deux petites olives d’ébène, brillantes et humectées, qui vous fixent avec un air à la fois souriant mais sérieux, enjôleur mais pas niais, avec un je ne sais quoi d’espiègle et malicieux. De sombres prunelles qui mettent en valeur un visage chaleureux, une mine mutine et des tétons saillants.

Bref, on n’y plonge pour ne pas en ressortir indemne, de ces fanaux félins et féroces. Car il en joue, il scrute, il tourne, il sourit, il parle peu mais juste. C’est qu’il « mate » (de l’espagnol « matar », tuer) le bougre, de ses deux sphères de graphites miroitants, et ne laisse que des garçons pâmés dans son sillage.

Les yeux noirs ont cette première apparence banale qui peut révéler le charme le plus « orphique », car ils composent un regard qui peut alors dégager une singularité inattendue. Et c’est sans se douter, sans se méfier, qu’on peut être ainsi happé au détour d’un battement de cil, d’un clignement de paupière, d’un sourcil relevé et d’un sourire égrillard en coin. Ils en avaient bien tous ces attributs ces yeux noirs…

Ce n’est pas ma faute ! C’est Ron qui a insisté pour que je parle de l’effet que m’a fait son mec, quand j’ai croisé ce mignon petit couple au croisement entre la rue des Rosiers et la rue Vieille du Temple. « Quoi ses yeux ? » qu’il m’a dit. Voilà, c’était ma réponse, les yeux noirs de la (célèbre) Marmotte.

Mercredi 26 Avril 2006

» Evidemment lire ça à trois jours d’une rupture, ça me fout bien les boules. Mais c’est chouette de lire comment Chronomec parle de son Poulé de mari. Chou tout plein même. (2)

» Scoop ! Rose, dans le Titanic, quand elle a laissé tomber Jack dans la flotte, elle était trop conne. Amok nous explique. (4)

» Je n’arrive pas à croire ce qui est arrivé à Indilou lors d’une échographie ! Le médecin lui a lancé : “Ce serait quand même plus facile si vous aviez des rapports hétérosexuels … vous n’avez vraiment QUE des rapports homosexuels ?”. Ah y’en a vraiment qui vivent sur une autre planète… (ou qui pensent que NOUS vivons sur une autre planète). (1)

Cinéphage Un año sin amor

Classé dans: Cinéphage — Matoo @ 00:58:12

Il s’agit du film pédé du moment, et vous me connaissez, moi quand on me prend par les sentiments… En outre, c’est un film argentin, et je me suis donc régalé de cet accent si particulier (et plaisant) des personnages. Il s’agit surtout d’un très bon film, et qui relève l’incroyable challenge de parler de la séropositivité, de l’homosexualité, du SM même, et le tout en suivant la destinée d’un écrivain gay de Buenos Aires de 30 ans en 1996, à ce curieux tournant de l’histoire du SIDA, au moment où les trithérapies commencent à agir. Le défi n’est pas simplement d’évoquer tout cela, mais vraiment de le faire comme cela ne l’a pas été avant, sans mièvrerie ou voyeurisme, sans verser dans le glauque ou l’artiste suicidaire, au contraire avec une histoire simple, linéaire et authentique.

Le film est basé sur un roman autobiographique éponyme de Pablo Pérez, ce qui aide sans doute à rendre l’œuvre si « pure » et digeste malgré tout ce qu’elle véhicule. On suit donc la vie de ce jeune homme, Pablo Pérez, écrivain non publié, qui est séropositif, vit avec sa tante dans un appartement qui appartient à son père. Ses défenses immunitaires vont défaillantes, et il refuse les nouveaux traitements, car il s’en méfie. Il voit ainsi sa vie lui échapper, et il pressent une mort à court terme, qu’il veut transcender dans un roman sous forme de journal intime. C’est ce journal qui narre cette « année sans amour ».

Il tente de trouver l’âme sœur en faisant passer des petites annonces dans les journaux gays, et puis il décide aussi d’explorer le milieu SM cuir qui l’attire énormément. Il y fait la connaissances d’amants, de mentors et essaie de se (re)trouver dans tout cela.

Evidemment on retrouve des scènes de cul, mais ce n’est pas non plus l’objectif du film qui joue des clairs-obscurs plutôt que de la crudité. J’ai vraiment surtout aimé le fait que tout l’histoire soit présenté de manière si réaliste, et sans jugement de valeur aucun. On comprend à la fois le désespoir relatif de l’écrivain qui se sent défaillir, mais aussi sa quête d’amour, ou sa recherche de lui-même dans les relations qu’il entreprend. Le film ne joue pas sur le registre pathétique et non plus sur l’homosexualité « spectacle », mais vraiment sur un homme, Pablo Pérez.

Ce n’est pas non plus le chef d’œuvre des chefs d’œuvre, mais il s’agit là d’un film vraiment novateur, intéressant et stimulant. Cela change des films de tapioles habituels ou des Almodovar, donc ça vaut le coup d’y jeter un œil et de se forger une opinion.

Un año sin amor

Cinéphage L’Iceberg

Classé dans: Cinéphage — Matoo @ 00:25:01

Je parlais de film résolument « différent et pas pareil » avec « The saddest music of the world », ou d’artiste un peu déjanté avec « Moi , toi et tous les autres » ou encore très indépendant et singulier (et charmant) avec le film de Yolande Moreau : « Quand la mer monte ». Mais là ça dépasse encore ce que je croyais être possible et imaginable. Ce film (belge) défie tous les standards, transcende tous les genres et laisse pantois, rigolard, dubitatif, songeur, euphorique.

Une femme qui travaille dans un fast-food fait la fermeture un soir, et par accident (elle coince son écharpe dans la poignée) se retrouve enfermé dans le frigo du restaurant. Elle se retrouve donc à s’emmitoufler dans des sacs isothermes et des cartons pour ne pas mourir frigorifiée, et est retrouvée in extremis le lendemain matin par ses employés. Pendant ce temps là, son mari et ses enfants, dans un morne et lugubre pavillon de banlieue, mènent une vie tellement réglée et mécanisée qu’ils ne se rendent même pas compte de son absence.

Lorsqu’elle rentre, suite à son passage dans le frigo, elle a une révélation (dans son freezer en fait…), elle doit aller à la rencontre d’un iceberg. Elle s’enfuit alors de chez elle, et cherche à rejoindre le nord du pays, puis à prendre la mer avec un marin sourd et muet qu’elle rencontre, et dont elle s’entiche. Mais le mari part la récupérer, et vraiment rien n’est aussi simple qu’il parait.

Le film est minimaliste en terme de dialogue, mais riche en gags à la Buster Keaton qui sont simplement hilarants, tandis que l’intrigue prend parfois les tournants les plus… nihilistes ! Disons que c’est un OVNI, un truc dingue et décalé, rafraîchissant et rassurant sur la créativité de certains auteurs motivés. Malgré tout à certains moments, le film souffre un peu de son aspect patchwork, et de son manque de cohérence. Néanmoins, et malgré quelques moments un peu soporifiques, c’est le genre de film qu’on est super content d’avoir vu une fois qu’il est terminé.

Je crois qu’il faut aller voir ce truc. Oui, oui, vraiment il faut !

L’avis des copines : Niklas et Orphéus.

L’Iceberg

Mardi 25 Avril 2006

Cinéphage Wassup rockers

Classé dans: Cinéphage — Matoo @ 23:03:48

Comme j’avais démarré la critique de « Ken Park », je suis obligé de préciser que j’avais été un aficionado du Larry Clark qui m’avait choqué et bouleversé avec « Kids ». On y retrouvait déjà sa (malsaine ?) fascination pour les corps adolescents lascifs et leur sexualité débridée, mais aussi un regard extraordinaire et singulier sur la jeunesse américaine. Quelque chose de gênant, de fort et de tabou, mais aussi un talent certain dans l’œil du réalisateur et son esprit frondeur.

« Ken Park » m’avait déçu dans son trop-plein de sexe pour le sexe, malgré ses qualités intrinsèques. Avec « Wassup rockers », il a un peu calmé ses plans exhibitionnistes malgré une insistante et persistante facette sexuelle. Ce film est un road movie débridé à skate, sur fond tonitruant de Ramones, qui voit six ados originaires d’Amérique Centrale, et habitant des quartiers pauvres de L.A., South Central, se balader à travers la ville jusqu’aux quartiers les plus huppés, puis s’en retourner au ghetto. Mais sur le chemin, tout au long de cette journée et nuit, un parcours tout initiatique les attend.

Deux des jeunes mecs se font remarqués par les filles car ils sont jolis garçons. Larry Clark esquisse ainsi les personnalités des divers protagonistes, entre un Don Juan de quatorze ans ou frénétique onaniste, l’éveil sexuel reste encore un des gimmicks du réalisateur. Mais ce n’est pas tout, car il arrive aussi à formaliser un discours d’une cohérence qu’on peut saluer, en montrant ces jeunes types fans de punk rock sur un mode aussi documentaire, et en travaillant avec des comédiens qui sont les véritables protagonistes du quartier, et qui jouent leurs propres rôles. Ainsi l’histoire de ces salvadoriens et guatémaltèques, mais très américains, qui collent au look de leur musicos avec leur jeans moule-burnes, leur cheveux longs et leurs skates suscite beaucoup d’intérêt. On les voit opposés aux blacks du ghetto qui ont leurs propres codes, mais aussi aux blancs des quartiers huppés avec qui le choc des cultures est assez flagrant. Finalement, un peu comme dans « Priscilla » avec cette incroyable scène des aborigènes dans le désert, cette bande d’olibrius passe inaperçue dans une réunion de folles modasses de L.A.

On retrouve bien Larry Clark dans cette manière indécente de filmer les adolescents, avec ces gros plans sensuels et sexuels, et ces images qui doivent bien nourrir l’imaginaire des plus pervers (ce sont des mômes de quatorze ans…). Dr Dave résume bien ce que j’en pense chez Oli d’ailleurs. Il y a aussi ce constat assez dingue que toutes les filles du film, du même âge, ne pensent qu’à se faire sauter par à peu près n’importe qui. Et malgré l’approche documentaire qui rend le tout crédible, je me demande vraiment si sincèrement c’est comme cela que ça se passe…

Il n’en reste pas moins que c’est un excellent film, qui a de remarquables qualités de mise en scène. Parfois drôles, parfois tragiques, parfois ironiques, toutes les scènes se découpent comme autant de rencontres inopinées dans le parcours des jeunes skaters dans Los Angeles. La musique omniprésente et bien punk colle bien au rythme du film et à sa facette iconoclaste. Il s’agit vraiment d’un film qui interpelle, et qui m’a plu.

L’avis des copines : Oli et Niklas.

Wassup rockers

Marc-Aurèle Livre 4 - XLVII

Classé dans: Marc-Aurèle — Matoo @ 22:12:05

Si l’un des Dieux te disait : « Tu mourras demain ou, en tout cas, après-demain », tu n’attacherais plus une grande importance à ce que ce soit dans deux jours plutôt que demain.

Pensées pour moi-même, Marc-Aurèle.

Lundi 24 Avril 2006

Exposage Musée des arts et métiers

Classé dans: Exposage — Matoo @ 23:43:29

Il faut que j’avoue. Les engrenages, les rouages, les astrolabes, les abaques, les machines, automates, maquettes architecturales ou de charpentes (et les maquettes tout court en fait), les expériences scientifiques diverses et variées… bref, les machins scientifiques et surtout l’histoire de ces sciences me fait complètement bander. Ainsi, visiter le Musée National des Arts et Métiers fut une aussi judicieuse qu’inattendue idée, et j’ai eu érection sur érection tandis que je passais d’une vitrine à une autre.

Ce musée est une merveille, autant dans le fond que dans la forme, ou bien dans la beauté du bâtiment. Et quelles richesses !! Que de maquettes, de machines originales, de témoins du passé et du « machinisme », de cette évolution extraordinaire de l’histoire des sciences. De ses balbutiements aux révolutions industrielles jusqu’à aujourd’hui, le musée propose des représentations et explications de ces sciences qui « servent ». Aviation, automobile, navigation, urbanisme, téléphone, photographie, mais aussi métiers à tisser, ordinateurs, robotique, mécanismes, horlogerie, architecture, il y a là illustré des milliers de métiers, de talents, de découvertes et de génie humain.

Un grand bravo pour la manière dont le tout est agencé, pour le niveau des explications, la pédagogie des expériences et les équipements du musée. De 7 à 77 ans, on n’a de quoi être fasciné par cet endroit si tant est qu’on s’intéresse un peu à ces « arts et métiers ».

Musée des arts et métiers

» Simplement brillant, ce garçon est une star, une blogstar, et il nous livre ses secrets en exclusivité. Impossible à manquer ! (1)

Matooyage Le Paradigme aux Enfers ?

Classé dans: Matooyage — Matoo @ 18:10:30

Fini avec B.

Je suis juste vide et déçu. Je ne sais plus qui je suis, où je vais et ce que je veux. Je ne sais simplement pas.

Vicissitudes de l’existence ou changement de paradigme sentimental ? Je ne sais pas.

Bientôt trente ans. Achoppement vital, vide abyssal, étape banale, questionnement viscéral ? Je ne sais pas.

Raison et sentiments, raison contre sentiments, raison avec sentiments, raison or sentiments, raison mais sentiments, ni raison ni sentiments, raison car sentiments, sentiments car raisons ? Mais où est donc Ornicar ? Je ne sais pas.

J’assume ce que je ressens, mais cela ne fait qu’ouvrir la boite de Pandore de la partie de moi la plus fucked-up qui soit.

(Pas de commentaire, merci de respecter cela.)

Samedi 22 Avril 2006

Outside Quel est le génie qui a inventé la triple-barre ?

Classé dans: Outside — Matoo @ 15:53:37

Quel est le génie qui a inventé la triple-barre ?

Nan parce que vraiment, moi dès que j’avais vu ce truc là dans la ligne 1, dans les nouvelles rames qui ont déjà quelques années, j’avais halluciné de la simplicité et de l’intelligence qui se trouvait derrière cette innovation. Et pourtant c’est super con comme trouvaille, mais c’est proprement astucieux ! Les barres du métro, qu’on utilise pour se tenir debout quand ça tangue, sont impraticables aux heures d’affluence, avec des dizaines de mains alignées les unes à côté des autres.

Or les rames sont de plus en spacieuses et donc de plus en plus bondées, et pour les nabots comme moi qui ne peuvent pas attraper les poignées au plafond au risque de passer pour un chimpanzé au zoo, il ne reste plus que l’option « je suis un bidibulle » ou alors je me fais encore passer pour un unijambiste et je pique la place à une vieille.

Mais voilà qu’un génie a eut l’idée révolutionnaire de démultiplier une barre en trois, plutôt que d’en distribuer d’autres dans un espace aussi restreint. Et ça fonctionne merveilleusement bien ! Maintenant on peut être quarante-cinq parigots à se piétiner autour des triple-barres mais sans nous engluer les mains, et sans nous péter la gueule (mais bon avec le fameux effet scientifique « boite de sardines » c’est rare). C’est fantastique (et c’est plus folichon que les sièges anti-SDF) !!

Voilà, je pense que ça méritait largement un post, un truc pareil. :-)

Vendredi 21 Avril 2006

Matooyage La maison du bout du monde II

Classé dans: Matooyage — Matoo @ 17:49:37

Un an après le premier épisode de la « Maison du bout du monde », cette petite bicoque au devenir TexAveryesque qui se retrouvait coincée entre deux immeubles de 15 mètres de haut. Eh bien, les travaux sont terminés, et les deux immeubles sont prêts à recevoir leurs hôtes fortunés.

La maison n’a pas bougé. Elle est toujours là, plus engoncée et ombragée que jamais, mais ses occupants ont disparu depuis des mois. Les volets sont irrémédiablement fermés, je me demande s’ils reviendront un jour, ou si le promoteur a finalement gagné son pari à l’usure. En tout cas, elle se tient toujours aussi espiègle, pied de nez manifeste à la spéculation immobilière du quartier.

La maison du bout du monde II

» Moi, ok, j’ai adopté une vache, et je suis ravi. Ma petite Pomme ! Mais il faut avouer que j’envie et je salue les belges qui ont, une fois de plus, une longueur d’avance sur nous. Aujourd’hui tous les citoyens belges sont égaux devant l’adoption. Clap clap clap ! Je ne sais même pas comment nos politiques peuvent continuer à justifier ce décalage. Pfff. (10)

Outside Parking de Pucelle

Classé dans: Outside — Matoo @ 15:41:58

Parking de Pucelle

Il n’y a vraiment qu’à Rouen qu’on voit des choses pareilles. (Souvenir de mon week-end dernier là-bas.)

:mrgreen:

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