( raindrops )

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mardi 25 avril 2006
16:12 :: généralitudes

Interludage

Houlala, c'est que ça va être carrément plus long que je pensais mes petits bidouillages. Ouaip, ça irait sans doute plus vite si je savais exactement ce que je veux faire de mon nouveau chez moi. Et aussi si je pouvais faire plus de trucs depuis le boulot, mais han, il se trouve que j'ai trop de boulot.

Ouatéveur, si tu t'ennuies, tu peux allez lire ma vie de connasse. Et pis en même temps tu pourrais écouter les Dresden Dolls. Ou lire le dernier Coupland traduit en français, Hey, Nostradamus ! Pas envie de le chroniquouiller, pas envie de te dire pourquoi j'ai pas envie. Mais fais-moi confiance un tout petit peu. En plus c'est publié au Diable Vauvert, donc tu deviens propriétaire d'un objet élégant qui provoquera la jalousie de tes amis (mais tu les aime pas en fait, alors c'est pas grave).

lundi 24 avril 2006
09:39 :: généralitudes

En dessous de la mémoire

Finalement. Tout bien réfléchi. Etant bien sûr considéré que. Bien conscient des. C'est avec une profonde tristesse. Nous avons la joie de vous faire part. Survenu dans sa deuxième année.

L'autre jour, j'ai fait piquer intemperies.net. Pour diverses raisons qui ne te regardent pas. Disons que c'était la dernière étape de mon changement de vie. Je bricole un autre truc. Ca sera la même chose mais pas pareil. Pour l'instant c'est pas fini, la déco n'est pas prête, je ne peux pas t'y recevoir à dîner.

Et même, je ne vais pas te dire où c'est. Il y a un indice dans ce billet, on va dire que c'est comme un jeu. Mais tu risques d'avoir du mal, je suis tombé dans l'aberration lexicale néologisante. Si vraiment tu veux venir voir, tu peux m'envoyer un mail où tu sais, quand j'en aurais fini avec le papier peint je te ferai probablement signe. Sinon, hein, tu finiras bien par me tomber dessus un de ces quatre, par hasard.

Bientôt, ici, plus rien. Au même moment, ailleurs, des trucs.

See you (or not).

Dresden Dolls - Missed me
Dresden Dolls - Missed me

jeudi 20 avril 2006
16:37 :: généralitudes

Et à double tour si possible (feat. Dorval)

Je lui ai dit l'autre soir, "ce film n'en vaut pas la peine", il en a eu un rictus lacanien typique et un petit clin d'oeil complice, et là j'ai compris que j'étais amoureux. Evidemment. Ne faites pas attention à cette phrase, elle est juste pour mes petites notes personnelles, because mémoire emmenthal.

Ce matin, je me lavais les cheveux sous la douche (car oui, j'ai depuis quelques semaines une délicieuse chevelure grisonnante à la place de mon crâne amoureusement rasé pendant des années), ce matin donc, en massant langoureusement mes boucles (ahahaha) soyeuses avec du shampooing american crew qui épaissit grave la texture capillaire de l'homme moderne, acheté à prix d'or au séphora rivoli en même temps qu'une crème skinethics fort peu abordable elle-même mais sans paraben à sa mère et qui protège ma peau de tout ce que l'univers connaît comme agression épidermique, ce matin disais-je, alors que l'eau chaude glissait sur ma peau délicatement gommée sur laquelle moussait de l'élancyl à l'extrait de lierre sans savon que ça sent carrément bon toute la journée mais que ça coûte, là encore, la peau des roubignolles, on se demande bien d'où je sors le fric d'ailleurs, et j'ai bien une réponse, mais on est pas vulgaire ici alors je dirai pas de dans ton cul chéri(e), ce matin, en brossant mes dents étincelantes avec cet ustensile colgate qui vibre doucement quand tu appuies sur son petit bouton rose et qui me fait l'émail lumineux et l'haleine mentholée, ce matin, dans la salle de bain, je me répétais comme un mantra "ça n'en vaut pas la peine".

Lavé, séché, coiffé, habillé, équipé, je grimpe dans mon métro, celui que je prends tous les jours pour aller dans mon merveilleux nouveau travail, où j'ai à peine manqué de me faire casser la gueule il y a deux jours par un petit jeune nettement plus costaud que moi et qui n'aimait pas ma façon de lui rappeler comment bien se comporter en société dans une bibliothèque certes de banlieue un-peu-craignos-enfin-faut-voir mais tout ce qu'il y a de plus respectable. Je ressasse cette affaire depuis 48h, parce que j'ai eu peur figure-toi sur le coup, je tenais bon pendant qu'il me disait va t'asseoir à ton bureau connard maintenant et ferme ta gueule en me donnant des coups d'épaule, j'ai eu peur de la seconde où ça bascule vraiment, j'ai eu peur parce que la salle était pleine et que personne ne bougeait plus, j'ai eu peur parce que je sentais mes moyens qui s'évaporaient, j'ai eu peur jusqu'à ce que le gardien arrive par miracle et nous sépare, j'ai eu peur parce que je ne savais pas où j'allais, juste qu'il ne fallait pas le laisser gagner sinon c'est foutu c'est lui le chef jusqu'à la fin des temps, j'avais peur ne pas tenir bon, les poings serrés sur la table. Dans mon métro ce matin, je pensais à ça et j'avais encore peur, et ça va durer quelques temps bien sûr, et je me disais ça n'en vaut pas la peine. Et dans le casque, il y a eu Dorval au même moment, parfois c'est super bien foutu le mode aléatoire, et Dorval elle disait la même chose.

Dorval - Ferme la porte
Dorval - Ferme la porte

Et j'ai pensé que cette chanson était faite pour le dernier billet ici, et que le dernier billet il était pour aujourd'hui, ça fait longtemps que j'y pense, alors autant faire ça vite fait, là, hop, on en parle plus, babaye (raindrops), de toute façon je n'arrive plus à écrire. Sauf que non, je change d'avis toutes les deux minutes (si je veux), et en écrivant le fameux dernier billet, je me suis rendu compte que ça revenait. Et puis, héhé, il y a d'autres solutions, héhé, à ce problème momentané. Héhé.

Dorval - Celle que vous croyez
Dorval - Celle que vous croyez

mercredi 12 avril 2006
14:34 :: généralitudes

J'entends mes synapses qui cliquètent

Gzzz... Tic... Clac...

J'écris si je veux. Je renouvelle intemperies.net si je veux. Je dors si je veux. J'annule si je veux. Je viens quand même si je veux. Je travaille si je veux. Je fais du saumon en papillotes si je veux. Je rentre chez moi si je veux. Je suis en retard si je veux. Je bois trop si je veux. Je pars en vacances si je veux. Je dis la vérité ici si je veux. Je laisse mourir (raindrops) si je veux. J'oublie un peu trop tout si je veux. Je claque du fric si je veux. Je réponds si je veux. Je dis oui, non, faut voir, dans ton cul, sa race si je veux. Je fais des jeux de mots foireux si je veux. Je prends rendez-vous chez un psychanalyste si je veux. Je tombe amoureux si je veux. Je dépasse la date limite d'inscription au concours si je veux. Je me fais hypnotiser si je veux. Je nage si je veux. Je prends du lexo de façon exclusivement récréative si je veux. Je bronze si je veux. Je mets des morceaux qui n'ont rien à voir si je veux.

Jeanne Moreau - La peau Léon
Jeanne Moreau - La peau Léon

(copyright Lapinoupinette pour le titre)

samedi 1 avril 2006
14:23 :: écoutage

Sheila dans le métro (aphone éthique)

Sheila Chandra - Mien
Sheila Chandra - Mien

Pas bien réveillé.
        [mien]

Casque sur les oreilles.
        [india lakpan]

Le métro traîne.
        [braktar angleadar turaman]

Je vais être en retard.
        [busz angleadar]

Mais ce morceau qui passe, écouté en boucle à l'époque, qui ressurgit par hasard. Deux ans, trois ans ?
        [eusimusdun asiarukh]

Je phonétise les paroles (étrangement, mes notions de kazakh sont très limitées. A rien.) Je scande un peu trop fort, vu les regards alentours.
        [medunia tamasda]

Trois minutes ving-six secondes hors de tout. A l'envers, à l'endroit, rapide, lent. Distorsion. Bruits.
        [sektanra trisamus]

Un pas vers la perfection sonore.
Je suis définitivement en retard.

vendredi 31 mars 2006
15:33 :: généralitudes

Des trucs. Un peu. Comme ça vient.

Ca se voit que j'ai pas envie d'écrire ces jours-ci ? Enfin non, c'est autre chose, j'ai envie mais pas le courage. Mes nuits sont aussi belles que mes jours. Je sais, ça t'agace.

Et puis je préfère écouter des chansons niaises.

Emiliana Torrini - Flirt
Emiliana Torrini - Flirt

Ce matin, je lui ai piqué un peu de son eau de toilette. Toute la journée, de-ci de-là, des effluves de lui montent à mon nez. J'en frémis d'aise.

On m'a appris, coup sur coup, que je n'aimais pas les pédés. Ouais. Puis qu'en fait j'étais un pédé à filles. Ouais aussi.

Hier soir, Terminus Nord. On satisfait mon envie d'huîtres. Tellement roaring twenties que j'ai failli ne pas m'en remettre.

mercredi 22 mars 2006
14:08 :: généralitudes

Merci de laisser vos gonades à l'entrée du restaurant

D'accord. Je n'ai pas été aussi honnête que je le voulais. J'avais envoyé un texto, même pas minable, juste pour dire qu'on allait se contenter de prendre un verre et pas dîner (suivant en cela les conseils de l'ultimate lapinou, mon coach définitif).

Mais le jeune homme à l'accent irrésistible voulait manger. Italien. Et hop. Et j'ai senti que je me décomposais progressivement. Parce que j'ai un peu menti hier, et que je n'ai pas passé la nuit à ses côtés juste pour l'hygiène, c'est pas vrai. J'ai dit ça pour faire le malin. Parce qu'il est charmant, et drôle. Et énamouré. Et merde.

Alors on mange. Et je ne dis rien. Je pense vas-y bordel, dis-lui, allez, c'est pas dur, j'ai rencontré quelqu'un d'autre, zou, on paye on s'en va c'est fini, dis-lui, mais dis-lui. Et je ne dis rien. Jusqu'au dessert. Et là je suis minable, parce que je ne peux pas dire la vérité. A la place j'utilise un genre de ça ne marchera pas, on a trop de différence d'âge, moi j'ai besoin de quelqu'un de plus âgé que toi. Et même si c'est un peu vrai, c'est pourri de chez pourri. La vérité était sans appel, ce demi-mensonge laisse la porte ouverte, on peut en discuter, tenter de convaincre, blablabla. Mais je ne peux pas faire mieux, je me suis attaché à toi, pas assez mais un peu.

Il parlemente cinq minute, au cas où. Il est un peu en colère, mais pas assez pour m'en vouloir, je suis trop un mec bien, ah ouais tu m'étonnes, faudrait juste que j'aille me faire greffer une paire de couilles et ça serait parfait. On sort, et il fait une dernière tentative. Discrète, délicate. Je dis non. Je dis on pourrait, oui, mais demain matin ça serait pareil. Il dit je sais, mais t'es vraiment con, et si tu changes d'avis tu me rappelles.

J'envoie un message libidineux en marchant jusqu'au métro. Mais il est pour quelqu'un d'autre.

OmR - Immobilized
OmR - Immobilized

Et ça n'a rien à voir, mais je viens de hurler de rire en lisant ce petit billet délicieux. Du grand art. Remarque, c'est peut-être juste parce que j'ai vécu un peu trop longtemps à Orléans et que j'ai trop bouffé de la Jehanne...

mardi 21 mars 2006
16:56 :: généralitudes

E pericoloso sporgersi (ben tiens)

The Rosebuds - Leaves do fall
The Rosebuds - Leaves do fall

J'ai passé cette nuit là avec toi par désoeuvrement. Et parce que je n'avais pas baisé depuis une semaine. Et parce que ton accent italien dans mes oreilles me donnait des frissons. Et parce que rien, voilà, c'était comme ça.

Je dîne avec toi ce soir, mais j'ai envie de t'envoyer le sms le plus minable de l'univers. Que ce n'est pas la peine, qu'il y a quelqu'un d'autre. Qu'on reste amis, sauf que je ne te rappellerai jamais et toi non plus.

Il y a quelqu'un d'autre. Il va falloir que je te le dise. J'ai envie d'inventer n'importe quoi. De dire que c'est ton âge, tiens. Du coup c'est ta faute, t'as qu'à être plus vieux. Et hop.

J'ai envie que tu n'existes pas. Ca m'éviterait de te faire de la peine. Et puis cette soirée avec toi, les bras m'en tombent d'avance tellement je sais que je vais avoir envie d'être ailleurs. Avec quelqu'un d'autre.

Parce qu'il y a quelqu'un d'autre. Et tu fais pas le poids. Et il va falloir que je t'explique ça avec un minimum d'élégance. Tout en restant un peu sordide, parce que c'est mieux pour toi si tu m'en veux un peu beaucoup vachement.

C'est ma façon de prendre soin de toi : te mettre un gros pain dans la gueule. Te donner la possibilité de me détester. Te laisser être la victime. Les mecs qui te plaquent, souvent, ils cherchent des excuses. Pour se sentir moins minables, pour qu'on leur dise je ne t'en veux pas, je comprends. C'est tout simple du coup. Moi j'ai décidé que j'assumais. Que je disais les choses telles qu'elles sont. J'ai pas envie hein, vraiment pas.

J'ai plusieurs histoires en cours, mais il y en a une qui gagne, alors je nettoie autour. Je me libère.

Je me suis posé moins de cas de conscience avec les autres ces dernières semaines. J'ai juste effacé les numéros. Jamais rappelé. Jamais répondu. Et hop aussi. Vous n'existez pas, je l'ai décidé. Mais il n'y avait pas quelqu'un d'autre, il y avait juste le corps d'après.

Il y a quelqu'un d'autre, et j'ai envie d'explorer. D'arrêter le n'importe quoi. De me concentrer sur lui. C'est peut-être une erreur. C'est peut-être un gros mordage de doigts en perspective. Et après ? J'aime bien prendre des risques maintenant. C'est nouveau, ça aussi.

Et si ça se trouve, tu vas même pas m'en vouloir, t'en auras juste rien à carrer. Je me prends toujours un peu trop au sérieux.