Les traditions culinaires de Noël à travers la France

De nombreuses régions de France perpétuent encore des traditions liées à la fête de
Noël. Certaines tombent en désuetude, mais d'autres sont encore bien vivantes.

Commençons notre petit tour de France par l'Alsace, la fabrication du bérawecka est une coutume bien vivante. Ce gâteau est constitué de fruits confits au kirsh cuit longuement au four. Chaque maison en offre une tranche à l'ami de passage. Le sapin de Noël est originaire d'Alsace où il apparût dans les foyers aisés voici une centaine d'années. La page de Noël de la région d'Alsace.

En Auvergne, les gens d'autrefois donnaient aux célébrations de Noël un caractère uniquement religieux. Dès l'avent, période de préparation qui commence à la Saint-André, le 30 novembre, on chantait les noëls chez soi, après la prière ou dans la rue. Une autre composante des fêtes de Noël est le cycle des douze jours, qui contrairement à son nom durait plus d'un mois dans certaines régions et était consacré à la constellation des saints protecteurs. On leur rendait hommage en terminant par les rois mages, le jour de l'Épiphanie, où l'on prenait plaisir à manger la galette.

En Auvergne, la veillée de Noël était axée sur l'attente de la messe de minuit. Le repas se prend avant la messe et comporte souvent un jambon décoré de verdure et béni à l'église. Pendant la messe, les restes du repas demeurent sur la table à l'intention des absents et des êtres chers disparus. Au retour, les convives partagent une soupe au fromage. Avant de la servir on la bénit en traçant un signe de croix sur une bougie qui devra brûler pendant le souper pour préserver la maisonnée du malheur.

En Bourgogne, les traditions restent aussi bien vivantes. Dans les fermes, on continue à tuer deux porcs par an: l'un pour Pâques, l'autre pour Noël. Autre rite qui se perpétue: on tape la bûche. Le 24 décembre au matin, on met au feu une très longue bûche appelée "suche". Venue d'un arbre fruitier le plus souvent, elle est toujours faite d'un bois très dur assurant une combustion lente. Réunis autour de la cheminée le soir de Noël, les parents, enfants et amis chantent de vieilles chansons. On demande aux enfants de quitter la pièce un instant et l'on dépose de petits paquets à chaque extrémité de la bûche. Lorsque les enfants reviennent, on tape la bûche pour en faire jaillir des étincelles. Ainsi, les enfants émerveillés s'imaginent que la bûche a produit des petits paquets de friandises. Malgré son origine certainement païenne, la bûche de Noël était bénie par l'église. Elle est remplacée aujourd'hui par le gâteau qui porte son nom. (Trouver une recette pour la bûche de Noël: Bûche au chocolat et aux poires sur CuisineAZ)

En Picardie, le pain d'épices est synonyme de fêtes pleines de vie. Le 6 décembre, à la Saint-Nicolas (patron des petits enfants), on s'approvisionne pour Noël et c'est la plus belle de toutes les foires. Dans le Pas-de-Calais, on distribue des sucreries aux passants dans la rue, à partir d'une charrette tirée par un âne.

En Provence, le repas de Noël se mange après la messe de minuit. Sept plats sans viande, en souvenir des septs plaies du Christ, sont suivis par treize desserts, servis en même temps: la pompe à huile ou la fougasse, quatre mendiants (biscuits composés d'amandes, de figues, de raisins secs et de noix), du nougat blanc et noir, des fruits confits et des fruits frais, des confiseries ou pâtisseries locales. Chacun devra goûter de tout. Le souper s'accompagne du pain calendal entouré de douze autres petits pains, symboles du Christ et des douze apôtres.

Pour en savoir plus... visiter le site des Saveurs du monde

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