Yahoo! Actualités Accueil - Dossiers - Mon Yahoo! - Yahoo!
Actualités   Finance   Sport   Météo   Horoscope
AP

mardi 21 novembre 2006  

France
France
· Dépêches d'agences
AFP, Reuters, AP...
· Articles de presse
Yahoo! Search
· Galerie photos
AFP, Reuters, AP...
Utilisation de vos données personnelles*
lundi 13 novembre 2006, 17h20
Le SNES demande à Ségolène Royal de "renoncer" à ses propositions sur le temps de travail des enseignants

PARIS (AP) - Le SNES, principal syndicat des collèges et des lycées, demande à Ségolène Royal de renoncer à ses propositions sur le temps de travail des enseignants, contenues dans une vidéo pirate diffusée vendredi dernier sur internet.

Cette demande, formulée lundi, à trois jours du premier tour de scrutin interne au PS pour désigner le candidat du parti à l'élection présidentielle, pourrait mettre en difficulté Ségolène Royal, tant le monde enseignant est considéré comme un vivier -sur le plan électoral comme militant- pour le Parti socialiste.

Interrogé par l'Associated Press lundi, le PS n'était pas en mesure de dire combien d'enseignants il compte parmi ses militants.

"Après la diffusion de la vidéo (...) des centaines de mails ne cessent d'arriver au SNES, exprimant la colère que suscitent chez les enseignants le ton et les propositions de Ségolène Royal", déclare le Syndicat national des enseignements du second degré (SNES) dans un communiqué diffusé lundi.

"Beaucoup se sentent méprisés, atteints dans leur honneur professionnel et font référence à Claude Allègre", ancien ministre de l'Education de Lionel Jospin. "Tous refusent d'être traités en boucs émissaires de l'échec scolaire contre lequel ils se battent jour après jour", explique le SNES.

"Ils sont choqués par l'argument selon lequel les enseignants auraient le temps d'intervenir dans des entreprises de soutien scolaire payant, comme Acadomia, alors que son président lui-même précise que l'essentiel des interventions est assuré par des étudiants, notamment ceux qui n'ont pas réussi les concours de recrutements, ou par des enseignants vacataires qui n'ont pas retrouvé d'emploi dans le service public", souligne l'organisation syndicale.

Le SNES "considère que l'école doit effectivement pouvoir apporter, elle-même, tout le soutien et l'accompagnement nécessaire aux élèves, en commençant par ceux qui sont les plus en difficulté".

Le syndicat affirme n'avoir "cessé de faire, en vain, des propositions en ce sens aux gouvernements successifs, y compris ceux auxquels participait Ségolène Royal". Le syndicat se dit "prêt à discuter (...) de ces propositions avec le gouvernement qui sera nommé après les élections".

Mais "dans l'immédiat", le SNES "invite Ségolène Royal à sortir sans délai des fausses ambiguïtés qu'elle entretient depuis plusieurs jours en renonçant clairement à sa proposition de contraindre les enseignants de collège à assurer 35 heures de présence dans leur établissement".

Dans cette vidéo enregistrée à Angers en janvier 2006, la candidate à l'investiture socialiste à la présidentielle propose "que les enseignants restent 35 heures au collège", et donc qu'ils "ne quittent pas le collège quand ils ont fini leurs cours".

Elle y fustige un "système absurde", où "on a maintenant des entreprises cotées en bourse de soutien scolaire", et "ceux qui font cours dans ces entreprises, ce sont les profs du secteur public!".

"Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements solaires?", s'interroge-t-elle.

Ségolène Royal propose dans cette vidéo de faire "un pas, y compris pourquoi pas avec les nouvelles générations d'enseignants, si les autres nous disent: ben non, droits acquis, 17 heures de cours et puis on s'en va!". Cette proposition, "je ne vais pas encore la crier sur les toits parce que je veux pas prendre des coups des organisations syndicales enseignantes", précise-t-elle en préambule.

La présidente de la région Poitou-Charentes, revenant lundi sur la polémique créée par cette vidéo, a rappelé que ses "propos ont été tronqués, déformés". Elle a aussi plaidé pour donner des "moyens matériels" aux enseignants "pour qu'ils restent plus longtemps dans les collèges", et insisté sur la nécessité d'un "soutien individuel gratuit" pour tous les enfants. AP

god/sb

 

Envoyer cette page Envoyer cette page - Pages les plus envoyées - Imprimer Imprimer cette page




Dépêches Photos
Accueil À la Une Monde France Éco Multimédia People Insolite Météo Sciences Santé Culture Médias

Suggestions ou critiques sur ce service

Copyright © 2006 Yahoo! Inc. Tous droits réservés.
Yahoo! et vos données personnelles - Conditions d'utilisation
Copyright © 2006 Associated Press. Tous droits réservés. La reproduction ou la distribution de ces écrans sans l'accord express de Associated Press est rigoureusement interdite.
* Informations destinées exclusivement à Yahoo! France SAS dans le cadre de votre abonnement à la lettre d'information "Actualités" de Yahoo! Conformément à la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données vous concernant que vous pouvez exercer auprès de Yahoo! France