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LES DÉBUTS DU CHRISTIANISME

EXPANSION DU CHRISTIANISME

Age apostolique.   De la mort du Christ (30) à celle de St Jean (entre 98 et 117), le dernier apôtre survivant.

1re période (30-42).  Chrétienté de Jérusalem : formée des disciples déjà convertis par Jésus (nombre indéterminé), encadrés par les 12 apôtres et par les 7 diacres, créés vers 32. Persécutée par les Juifs (le diacre Étienne est lapidé par ordre du sanhédrin entre 32 et 36). S'étend en Palestine : Samarie, Jaffa, Lydda, Gaza. 34 conversion de St Paul [Saül, né à Tarse, Cilicie, entre 5 et 15, converti en 34 sur le chemin de Damas où il se rendait avec une troupe pour rechercher les chrétiens. Soudain, ébloui par une lumière aveuglante, il entendit une voix du ciel : « Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ? » Ayant perdu la vue, il la recouvre à Damas après avoir reçu le baptême. Martyr en 67 à Rome, décapité par l'épée (car citoyen romain), il a été assimilé aux apôtres sous le nom de l'Apôtre des Gentils, c.-à-d. des non-Juifs]. 42 les apôtres se dispersent et rejoignent les communautés juives de la Diaspora, dans tout l'Empire [St Pierre fonde la chrétienté d'Antioche, puis se rend (en 42 ou 44) à Rome qui devient la capitale de la chrétienté ; il y meurt martyr en 64].

2e période (42-70).  La tradition veut que St Thomas ait évangélisé Iraq, Iran et se soit rendu jusqu'en Inde. Jusqu'en 49 l'apostolat chrétien se poursuit dans les milieux juifs (pas de rupture avec les obligations religieuses du judaïsme : interdits alimentaires, respect du sabbat, célébration des fêtes). 49 concile de Jérusalem : Paul et Barnabé (délégués pour Antioche, mais ayant fondé aussi des Églises à Chypre et en Asie Mineure) réclament l'évangélisation des « Gentils » (païens). Pierre, qui s'y oppose, est mis en minorité et cède. Paul organise alors les chrétientés d'Asie Mineure et de Grèce, à majorité non juives. [VOYAGES : 49 Phrygie, Galatie, Myrie. 50-52 Macédoine, Athènes, Corinthe, Jérusalem, Antioche. 53-57 Galatie, Phrygie, Éphèse (3 ans), Macédoine, Corinthe, Jérusalem (pour remettre l'argent des collectes). 57-59 captivité à Césarée. 59 Malte (naufrage). 60-64 Rome (semi-captivité).] 64 du 18 au 19-7 : incendie de Rome ; oct. : 1re persécution de Néron († 9-6-68), à Rome : 2 000 ou 3 000 † dont vers 64 ou 67 : St Pierre (le 13-10) puis St Paul ; on a dit que les Juifs non chrétiens auraient demandé l'élimination des Juifs chrétiens par l'intermédiaire de Poppée, épouse de Néron, convertie au judaïsme (selon le Talmud, Néron aurait adopté la religion juive). 70 destruction de Jérusalem par les Romains (Titus, fils de Vespasien) : les chrétiens de la ville, repliés avant le siège, ont survécu. Les Juifs de Palestine sont déportés à travers l'Empire (surtout en Espagne). Le christianisme s'implante dans leurs communautés.

3e période (70-100).  Expansion et stabilisation de l'Église (dont les membres ne sont pas encore distingués des Juifs). La primauté de l'évêque de Rome sur les autres Églises est admise [le pape Clément Ier (88-97) agit comme supérieur de l'évêque de Corinthe en 97]. Les textes sacrés (Évangiles, Épîtres, Actes des Apôtres) sont recueillis et diffusés. Les écrits des « pères apostoliques » (dont la lettre du pape Clément Ier) sont rédigés. Les prières et la liturgie sont unifiées. Les prêtres (« presbytres », traduction grecque du latin seniores, anciens) sont reconnus comme chefs des communautés. 95 persécution de Domitien (51-96, empereur 81) : peu sanglante (quelques exils, dont celui de St Jean à Patmos). Les chrétiens avaient été assimilés aux Juifs du point de vue fiscal, mais avaient refusé de payer le « didrachme » (impôt payé jadis par les Juifs au Temple, et réclamé par le fisc romain depuis 70). Considérés dès lors comme « athées », ils sont punis comme tels.

Raisons de l'expansion chrétienne : 1o) zèle apostolique des disciples ; 2o) extension de la diaspora juive (dans toutes les villes de l'Empire) ; 3o) excellence des moyens de communication (St Paul a traversé plusieurs fois la Méditerranée d'est en ouest, allant jusqu'en Espagne) ; 4o) baisse de la religiosité traditionnelle romaine (les religions orientales sont accueillies avec faveur à cause de leur mysticisme) ; 5o) sympathie des femmes pour les idées de chasteté (la dépravation de la vie sexuelle les abaissait).

Vers 100, à Édesse (langue liturgique syriaque) ; vers 300, conversion de l'Arménie par Grégoire l'Illuminateur ; vers 330, du roi de Géorgie ; IVe s. des Éthiopiens ; 498, baptême de Clovis.

Obstacles à surmonter : 1o) rigidité de la vie sociale romaine : le culte de la famille est lié à celui de la cité ; le culte de la cité à la vie politique et institutionnelle ; 2o) hostilité des Juifs : les communautés juives fournissent les premiers convertis, mais s'allient aux païens pour freiner la défection de leurs membres ; 3o) scepticisme : les intellectuels grecs, maîtres à penser de la société romaine, répugnent à toute doctrine non fondée sur le raisonnement ; 4o) concurrence des religions à mystères : venues d'Asie, certaines remontant aux religions protohistoriques d'Europe, gardent de nombreux adeptes et sont parfois en expansion (culte de Mithra).

Age des martyrs (112-313).   Pendant lequel 123 « années de souffrances » (IIe s. : 86 ; IIIe s. : 24 ; début IVe s. : 13). Sont appelés martyrs (du grec : témoins) les chrétiens qui ont accepté de mourir pour témoigner de leur foi, au cours des deux siècles où a été appliquée, par 8 empereurs romains, une législation antichrétienne avec des intensités différentes selon les régions et les gouverneurs.

Bilan de la période : implantation de la foi chrétienne dans tout l'Empire ; constitution d'évêchés dans les cités importantes ; primauté de l'Église de Rome (interventions contre les déviations de la doctrine ou de la pratique du culte) ; création de la littérature patristique (Justin, Ignace d'Antioche, Cyprien) ; œuvre théologique d'Origène et de Tertullien.

Rescrit de Trajan [Tertullien l'appelle par erreur Institutum neronianum (« décret de Néron »)] : pris en 112 après une demande d'instructions présentée par Pline, gouverneur de Bithynie, il enjoint : de ne pas enquêter sur les croyances ; de condamner ceux qui, accusés régulièrement, se reconnaissent chrétiens ; d'acquitter ceux qui déclarent ne pas l'être ou avoir cessé de l'être (en faisant publiquement un acte religieux païen : mettre de l'encens sur l'autel de Rome). Empereurs l'ayant appliqué : Trajan (98-117), Hadrien (117-138), dans un rescrit de 127, déclare que « le fait d'être chrétien et de l'avouer n'entraîne pas de sanction légale » mais le pape Télesphore, le Romain Alexandre, Ste Symphorose et ses 7 fils furent martyrisés sous son règne ; Marc Aurèle (162-180), Septime Sévère (193-211), Maximin (235), Decius (250), Valérien (257-261), Aurélien (270-275), Dioclétien [303-313 ; persécuté, arrêté en 305 en Occident, en 311 en Orient (édit de Galère)].

Nombre des victimes : inconnu. En 1648, le jésuite espagnol Ildefonso de Flores (1590-1660) a parlé de 11 millions (sans preuves scientifiques). Aujourd'hui, on parle de 5 000 à 10 000. Persécutions les plus sanglantes : sous Septime Sévère en Afr. du Nord ; Dioclétien pendant 10 ans (303-313), notamment en Égypte (selon Eusèbe : 10 000 †). La Gaule n'a connu qu'une seule brève persécution, Decius (250), voir p. 666 c.

Constantin le Grand (270/288-337).   Fils de Ste Hélène (milieu IIIe s.-330 ?), baptisé seulement sur son lit de mort. 306 empereur. 312-12-10 avant la bataille du pont de Milvius, voit dans le ciel un signe chrétien et le fait inscrire sur les boucliers de son armée. 313 reçoit Licinius (empereur d'Orient) à Milan ; édit de Milan (13-6-313) : tolérant christianisme et autres cultes dans tout l'Empire. 318 sacrifices privés, magie, haruspication interdits chez les particuliers. 324 Constantin devient empereur unique d'Occident et d'Orient, en battant Licinius (antichrétien, persécuteur), dans un combat où son armée avait pour emblème le labarum chrétien. Il s'affirme alors le protecteur officiel de l'Église, appliquant les décisions conciliaires et unifiant la date de Pâques (mars). Il décide de mettre sa capitale à Constantinople, ce qui affaiblit l'Église en créant un rival du pape romain. 325 concile de Nicée (voir p. 659 a).


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Pères et docteurs de l'Église.   Noms des principaux maîtres de la doctrine chrétienne. Les plus anciens sont appelés Pères ; les plus admirés parmi les anciens, et tous les grands maîtres récents docteurs.

Pères de l'Église grecque : Justin (vers 100-vers 165). Ignace d'Antioche († vers 107, livré aux bêtes). Athanase (vers 295-373). Basile (329-379). Grégoire de Nazianze (vers 330-vers 390). Grégoire de Nysse (vers 335-395). Jean Chrysostome (vers 340-407). Jean Damascène († vers 749). Latine : Cyprien (vers 200-258, martyr). Hilaire (vers 315-vers 367). Ambroise (vers 340-397). Jérôme (vers 347-420). Augustin (354-430). Grégoire le Grand (540-604). Bède le Vénérable (673-735), le dernier.

Docteurs de l'Église, suivis de leur date de reconnaissance : l'Église romaine en reconnaît officiellement 33 : Albert le Grand, surnommé Doctor Universalis (1193-1280), patron des chimistes naturalistes, bienheureux 1484, saint et docteur 1612, 1931 ; Alphonse de Liguori (1696-1787) 1871 ; Ambroise (340-397) IVe s. ; Anselme (1033-1109) 1720 ; Antoine de Padoue (vers 1195-1231) 1946 ; Athanase (295-373) IVe s. ; Augustin (354-430) IVe s., auteur de « la Cité de Dieu » ; Basile de Césarée (329-379) IVe s. ; Bède le Vénérable (673-735) 1899 ; Bernard de Clairvaux, surnommé Doctor Mellifluus (1090-1153) 1830 ; Bonaventure, surnommé Doctor Seraphicus (1221-74) 1588 ; Catherine de Sienne (1347-80) 1970, seul docteur laïc ; Cyrille d'Alexandrie (380-444) 1893 ; Cyrille de Jérusalem (315-386) 1893 ; Éphrem (306-373) 1920 ; François de Sales (1567-1622) 1877, de langue française ; Grégoire le Grand (540-604) ; Grégoire de Nazianze surnommé le Théologien (vers 330-390) IVe s. ; Hilaire († vers 367) 1851 ; Isidore (560-636) 1722 ; Jean Chrysostome (vers 340-407) IVe s. ; Jean de la Croix (1542-91) 1926 ; Jean Damascène († vers 749) 1893 ; Jérôme (347-420) IVe s. ; Laurent de Brindes (1559-1620) 1959 ; Léon le Grand († 461) 1754 ; Pierre Canisius (1521-97) 1925 ; Pierre Chrysologue (406-450) 1729 ; Pierre Damien (1007-72) 1828 ; Robert Bellarmin (1542-1621) 1931 ; Thérèse d'Ávila (1515-82) 1970 ; Thérèse de l'Enfant Jésus [Thérèse Martin (Alençon, 2-1-1873/Lisieux, 30-9-1897)] 19-10-1997 de langue française ; Thomas d'Aquin, surnommé Doctor Angelicus (1225-74) 1567.

Plusieurs théologiens du Moyen Age, sans porter le titre de docteurs de l'Église, sont parmi les grands docteurs de la foi : Grégoire de Rimini (Doctor Acutus) ; Jean Gerson (1363-1429, Doctor Christianissimus) ; Jean Van Ruysbroek (1293-1381, Doctor Indivicibilis) ; Roger Bacon (vers 1220-92, Doctor Admirabilis) ; John Duns Scot (Écosse, vers 1266-1308, Doctor Subtilis, béatifié 20-3-1993). Surnoms non officiels. En Espagne, Léandre de Séville (vers 510-98), Ildefonse (vers 600-67) et Fulgence d'Écija (vers 580-633) sont considérés comme docteurs de l'Église. Les Églises non catholiques d'Orient ne vénèrent que Basile, Grégoire de Nazianze et Jean Chrysostome.

Conversions célèbres.   Païens : Constantin Ier, empereur (270/288-337), en 311. Clovis, roi des Francs (465-511), en 496. Boris Ier, († 907) khan des Bulgares (852-889). St Vladimir de Russie (vers 956-1015). Confucianistes : les 8 martyrs, béatifiés le 27-5-1900 : Augustin Tchao († 1815), Joseph Juen († 1817), Paul Lieou († 1818), Thaddée Lieou († 1823), Pierre U († 1824), Joachim Ho († 1839), Laurent Pe († 1856), Agnès Tsao († 1856). Juifs : St Paul (vers 10 av. J.-C.-67 apr. J.-C.) : à environ 45 ans (vers 36). David Drach (1791-1865) rabbin, devenu polémiste : à 34 ans ; ses 3 fils seront prêtres. François Libermann (1802-52), fils de rabbin, prêtre. Les frères Ratisbonne (banquiers strasbourgeois) : Théodore (1802-84) converti 1827, prêtre à 28 ans, forme la congrégation de Sion vouée à la conversion des Juifs ; Alphonse (1812-84), converti 20-1-1842, prêtre à 36 ans. Les frères (jumeaux) Lehmann : Achille (1836-1909) et Édouard (1836-1914) baptisés à 18 ans, prêtres à 24 ans, fondateurs de l'Alliance catholique. Max Jacob (1876-1944), poète, peintre : à 39 ans. Gustave Cohen (1879-1958), médiéviste, fondateur des théophiliens : à 64 ans. Edith Stein (1891-1942, † à Auschwitz), philosophe, devenue carmélite (sœur Bénédicte de la Croix) : à 29 ans (sa béatification, 1-5-1987, a créé un incident, car Jean-Paul II a dit : « mise à mort par haine de la foi catholique » et les Juifs estiment « par haine du judaïsme »). Irène Nemirovsky (1903-42, † à Auschwitz), romancière, baptisée 2-2-1929. Cardinal Jean-Marie Lustiger (né 1926), archevêque de Paris (1981-2005) : à 14 ans. Musulmans : Mgr Paul Mulla (1882-1959), Turc crétois, disciple (puis filleul) de Maurice Blondel, baptisé 1905, ordonné 1913, professeur à l'Institut pontifical oriental. Jean Mohammed Abd-el-Jalil (1904-79), Marocain, aide de camp du maréchal Lyautey, converti à 24 ans, prêtre franciscain en 1935. Anglicans : clergymen : Henry Newman (1801-90) : à 44 ans et Henry Manning (1808-92) : à 42 ans ; deviendront cardinaux. Dchesse de Kent (née 22-2-1933), cousine de la reine Elizabeth II : à 61 ans (en 1994). 3 évêques (1994), 240 prêtres (1900-23). Protestants : ÉTATS-UNIS : bienheureuse Elizabeth Seton (1774-1821), fondatrice des sœurs de la Charité de St-Joseph (béatifiée par Jean XXIII en 1963). FRANCE : Henri IV (1553-1610) : 1re abjuration à 19 ans, 2de à 40 ans. Mal de Turenne (1611-75) : à 57 ans. SUÈDE : reine Christine (1626-89) : à 28 ans. Incroyants ou irréligieux : DÉJÀ BAPTISÉS : St Jérôme (347-420) : à 25 ans. St Augustin (354-430) : à 33 ans. St François d'Assise (1182-1226) : à 24 ans. St Ignace de Loyola (1491-1556) : à 31 ans. Armand de Rancé (1626-1700), abbé de la Trappe : à 34 ans. Le père Henri Lacordaire (1802-61), orateur : à 21 ans. Louis Veuillot (1813-83), journaliste : à 25 ans. Léon Bloy (1846-1917), polémiste : à 38 ans. Paul Claudel (1868-1955), écrivain : à 18 ans. BAPTISÉS APRÈS LEUR CONVERSION : Jacques Maritain (1882-1973), philosophe : à 24 ans. André Frossard (1915-95), journaliste : à 24 ans. Thomas Merton (1915-68), écrivain américain, prêtre trappiste : à 28 ans.


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