Mario tout de go

Coach scolaire et catalyseur de communautés d'apprentissage

Je partage

31 janvier 2007

«C’est le projet de ma vie»


On parle ici de la réaction de Jean Piché qui est à l’origine du logiciel musical qui sera offert avec les ordinateurs XO du projet «One Laptop per Child» (source).

«Tamtam» voudrait être un outil permettant d’explorer l’univers musical sans nécessiter de formation préalable en musique. Il se veut le plus convivial possible, permettant autant à un enfant africain qu’à un autre du Brésil ou de Thaïlande de l’utiliser de façon intelligible:

«Music is often described as the purest form of mathematical representation, driven instinctively by the human mind. It connects between people in many ways, and offers ways for expressing non-verbal emotion. In that sense music is related to problem-solving and communication.»



Voilà une autre belle nouvelle à ajouter au compte de ce projet fantastique.
30 janvier 2007

Les blogueurs, «des Don Quichotte»


«Les blogueurs se voient comme des rebelles qui affrontent une société conventionnelle, mais cette rébellion est surtout confinée au cyberespace, ce qui fait des blogueurs des êtres aussi mélancoliques et illusoires de[que] Don Quichotte luttant contre des moulins.»

Source: Michael Keren, auteur de «Blogosphere: The New Political Arena» cité chez Canoë.


Je me disais bien que quelque chose ne tournait pas rond avec mon blogue…

Mise à jour du lendemain soir : Jean-Pierre Cloutier nous offre un traitement complet du contexte de l’article de la Presse Canadienne et Michel nous indique que Technaute l’a aussi publié.


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Mots-Clés: La vie, la vie en société 
30 janvier 2007

Les générations Internet dans «Sociétés de l'information»


Societes.jpg

En partenariat avec le Chapitre français de l’Internet Society, l’agence Tocsin publie régulièrement une revue qui nomme les enjeux des réseaux et d’Internet pour un large public francophone : «Sociétés de l’information». L’édition du mois de février traite abondamment des Onzièmes rencontres de l’Internet d’Autrans et fait largement écho à la présence de notre délégation.


Julien_philippe.jpg Au menu du dossier «Génération Internet» :
  • Dans «Autrans côté court», il est question «des jeunes Canadiens [qui] font forte impression, emportant le titre incontesté de vedettes de la réunion. Tout le monde en convient : leur prestation a bluffé tous les adultes présents. Tout autant que leur maîtrise technique du web, leur aisance à parler devant un public est remarquable !»
  • Dans «Vive le Québec Connecté», Anne-Marie explique MITIC et l’approche du Collège de Montréal, Dominick, Philippe et Julien parlent de leur utilisation des blogues et il est question aussi des autres institutions représentées.
  • Dans «Le jeu, c’est pas pour les enfants», il y a une belle photo de Louis-Étienne et de Philippe; il est aussi question d’un garçon «haut comme trois pommes» qui a gagné un certain tournoi de Wii…
  • Dans «Les maîtres des technologies», il y a une super photo de Julien et de Philippe


Le contenu de l’ensemble du document est très intéressant et mérite le détour… C’est vraiment un beau travail qu’a accompli l’équipe à la tête de la revue autant que les gens qui étaient sur place. Bravo à toute l’équipe! La revue est disponible en ligne en s’abonnant gratuitement; le formulaire est par ici

Groupe.jpg

Quelques membres de la délégation…

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Mots-Clés: Pédagogie et nouvelles technologies Autrans 2007 
29 janvier 2007

La France dont vous rêvez...


Je vous parlais d’un blogue portant sur les élections françaises dernièrement…

«Ce qui se passe c’est qu’on nous formate l’esprit dès la 6ème, je m’explique. La plupart des collégiens se nient, on laisse place au paraître, on s’oublie. Pour cela on nous encourage à nous identifier à d’autres, à nous calquer sur des modèles, à vivre cette culture médiocre qu’est la culture de masse. On jouit faussement de notre jeunesse à travers ce déguisement que l’on a dû revêtir pour croire exister, mais finalement pour se nier! Tout ce processus est rigoureusement calculé afin de rapporter, au détriment de l’épanouissement, un maximum de profits… n’y a-t-il aujourd’hui plus que ça d’important? Plus rien n’est fait pour éveiller l’esprit critique, l’ouverture d’esprit et ça arrangent bien les politiciens! Trouvez-vous ça normal que l’école soit devenue une contrainte? Ne faudrait-il pas redonner goût à l’enseignement, aujourd’hui les jeunes collégiens/lycéens travaillent pour des notes, pour faire plaisir aux parents, est-ce ça le but de l’école??? On se plaint sans cesse, des échecs scolaires, de la délinquance gratuite, de l’attitude des jeunes en général. Cela crée des conflits de génération, etc. Et à cela, l’opinion publique répondra que c’est quelque chose de “normal”, non!! Encore une oeuvre du bourrage de crâne médiatique qui fait des ravages et qui contribue à bon nombre de régressions… Faisons de la vie un art, non une épreuve !»



Ça vient d’Anthony, élève en terminale S à Nantes. Le texte en entier est intéressant à lire, même si quelques fautes risquent de prêter flanc à quelques remontrances…
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Mots-Clés: La vie, la vie en société 
28 janvier 2007

Youtube et Tête à claques mis à l'Index


Interdire est une pratique commune en éducation. Normalement, lorsqu’il y a un interdit, la personne a quand même la possibilité de choisir de qui est défendu. Si elle transgresse l’interdit, il y a des conséquences (réprimandes) et dans certains milieux on travaille sur une façon de réparer quand on a causé un tort. Par exemple, on n’interdira pas à un enfant de toucher un rond de poêle rouge. Un parent responsable va s’arranger pour que ce ne soit pas possible de toucher au rond de poêle brûlant.

Par ce billet de Carl-Frédéric De Celles, j’apprends que le rond de poêle des adolescents de plusieurs écoles de la C.S. de la Riveraine, c’est Tête à claques et YouTube. Depuis décembre, c’est la même chose au Conseil des écoles catholiques de langue française du centre-est, en Ontario. Cet article de Cyberpresse nous précise la position des deux organismes scolaires. Je me souviens qu’en septembre 2004, nous avions eu une belle discussion sur l’à-propos de censurer Google dans les écoles. Je crois que ma réaction sera la même :

«C’est plus dangereux de ne pas éduquer devant la présence de dangers potentiels que de mettre à l’Index et de risquer que les jeunes soient confrontés aux mêmes dangers (hors de l’école) sans les moyens d’y faire face ?»



Je ne suis pas en train de dire que tout ce qui traîne sur YouTube a une valeur éducative. Loin de moi l’idée de croire que les clips des Tête à claques sont les «Passes-Partout» d’aujourd’hui, mais je ne crois pas que l’éducation est bien servie par cette pratique d’empêcher techniquement l’accès aux sites à partir des écoles. Exiger que l’on n’utilise pas l’ordinateur portable pendant une séquence d’enseignement parce qu’on a besoin de l’attention à 100% de chacun se fait tous les jours dans les écoles où de tels outils sont disponibles aux élèves. Demander aux élèves de ne pas aller à tel ou tel endroit à partir des ordinateurs de l’école est pratique courante dans le milieu scolaire. Leur apprendre à réagir convenablement aux «pop-up» incompatibles avec les valeurs d’une école est le lot quotidien de bon nombre d’éducateurs. Je connais une école (il y en a d’autres) qui utilise YouTube avec beaucoup de succès et qui a fait le pari de l’éducation aux nouvelles technologies et je ne suis pas inquiet pour les capacités de discernements des jeunes fréquentant cette école!


Je crois que cette question mérite le débat parce qu’en censurant, on expose les jeunes à bien plus de dangers qu’en éduquant. Qu’est-ce que se montrer responsable dans une école aujourd’hui face à ces sites à la fois populaire et comportant un contenu parfois plus que douteux? CFD va-t-il trop loin en évoquant le parallèle à faire avec le temps de l’Index Librorum Prohibitorum?
26 janvier 2007

StartUP Canada


Petite incursion en dehors de ma sphère de compétences cette P.M.; je dépanne un copain de travail. Je blogue un séminaire très «business» pour «Les bonnes fréquentations»!


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Mots-Clés: La vie, la vie en société 
25 janvier 2007

Se tromper de colère


Deux événements se sont synchronisés récemment et quelques personnes ont vite et bien fait de souligner le caractère inusité et paradoxal du fait que le calendrier les ait lié. Je parle de la mort de l’Abbé Pierre et la rumeur de notre condition de racistes alimentée par un sondage mal foutu. Clément a eu la brillante idée de pointer vers un billet de Michel Vastel et de nous offrir cette citation qui résume tout:

«Un raciste est un homme qui se trompe de colère.»



Mieux encore (si c’est possible), Foglia nous a offert toute une chronique sur le sujet : «Le parcours de l’immigrant». Un texte à lire et à relire…

«Un immigrant est d’abord un émigrant. En dépit des apparences, il n’arrive pas. Il QUITTE. Et il va rester dans cet état «de partance» pendant plusieurs années. Vous ne pouvez pas l’aider. Le temps qu’il mettra à s’intégrer ne dépend pas du «ici», mais du «là-bas», ce là-bas qu’il pensait quitter, mais qui l’a suivi.»


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Mots-Clés: La vie, la vie en société 
22 janvier 2007

Blogueurs de Québec cherchent blogueurs de Québec


Lu chez Brem experience: «À la manière du YULblog à Montréal, des Paris carnets à Paris, une petite rencontre amicale, entre blogueurs, ou lecteurs de blogues, de toutes régions, toute langue, de 18 à 118 ans, mais qui a lieu dans la vieille Capitale.»

Personnellement, j’ai suggéré que le rassemblement porte le nom de «Zap-Blogue» en l’honneur de vous savez quoi!


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Mots-Clés: La vie, la vie en société Zap-Québec 
21 janvier 2007

Quelques nouvelles de Zap-Québec


Le dossier de presse de Zap-Québec ne cesse de s’enrichir depuis quelques mois en proportion quasi corrélative avec la quantité de bénévoles qui joignent le groupe. Bien que le nombre de zones d’accès publics soit restreint (une troisième voit le jour aujourd’hui à la franchise «CORA» de Lévis), la liste des endroits couverts va s’agrandir rapidement dans les prochaines semaines.

Le récent topo diffusé sur Global (vidéo en anglais) témoigne bien de la vitalité du projet. Je demeure impressionné par le chemin parcouru depuis six mois et ce sera un plaisir d’offrir une mise à jour dans le dossier de «Québec, Cité sans fil» que j’avais présenté une première fois à la Chambre de Québec en 2004 et que j’aurai l’occasion de ramener à l’avant-plan lors du prochain Forum économique de la région en mars prochain.

Autant l’outil du Wiki que celui du blogue nous permettent de construire en communauté et c’est ce qui m’emballe le plus dans l’aventure. Le projet est rassembleur!

Bravo à chacune des personnes qui y contribuent…


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Mots-Clés: Zap-Québec 
20 janvier 2007

Bienvenue aux auditeurs de «Ça me dit de prendre le temps»


Aux alentours de 8 h 45 ce matin, nous avons eu l’occasion d’échanger avec Catherine Lachaussée à l’émission «Ça me dit de prendre le temps», moi et deux des étudiants du groupe ayant dernièrement voyagé en France, dans le contexte de la 11e Rencontre d’Autrans. Il est possible d’écouter l’entrevue puisque l’intégrale est publiée sur le Web . Si vous avez envie d’en savoir plus sur cette aventure, je vous suggère de fréquenter les différents lieux où les neuf étudiants et les trois autres accompagnateurs ont publié du contenu :


Je ne voudrais pas oublier le cyberportfolio de Roberto (directeur du Centre d’Apprentissage du Haut-Madawaska au Nouveau-Brunswick) qui s’est avéré un des plus prolifiques blogueurs de l’aventure… Demain, paraîtra un article dans Le Soleil qui devrait fournir un résumé de ce que les jeunes ont vécu à Autrans, mais si jamais vous n’aviez le temps que de lire un billet à propos de cet événement, je vous propose ce résumé de la journée où les étudiants ont fait la conférence d’ouverture du colloque.


N’hésitez pas à apporter vos questionnements et impressions sur les différents espaces Web que vous fréquenterez…
Mise à jour du lendemain: Voici l’article du Soleil.
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Mots-Clés: Pédagogie et nouvelles technologies Autrans 2007 
19 janvier 2007

Le Collège Lasalle ouvre un édifice dans Second Life


De qui d’autres cette nouvelle pouvait venir? De personne d’autre que de celui qui tente de me convaincre que les institutions d’enseignement ont tout à gagner à s’investir dans Second Life

«Michel… J’essaie de voir avec tes lunettes, mais il y a encore trop de brume pour que les apprentissages à faire me sautent aux yeux»!

Je reste ouvert et aux aguets. Mais pour le moment, je ne peux pas dire que sous ma gouverne, Opossum est prêt à se lancer dans cette aventure. Je ne demande qu’à y croire par contre. Ce ne serait pas la première fois que je n’aurais pas été le premier à sauter sur un autre moyen de faire apprendre… Dans ce cas, il y a quelque chose qui me dit que l’ampleur de la perte d’inhibition manifeste sur Second Life ne va pas vraiment dans le sens de ce que je recherche, mais bon…

Peut-être que le reportage de Dominic Arpin nous en dira davantage*.

Quelqu’un a une opinion pour m’aider à percevoir ce qui ne me semble que poudre aux yeux?


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Mots-Clés: Pédagogie et nouvelles technologies 
18 janvier 2007

Le blog 15-25 des élections 2007


Lors de mon dernier séjour en France, je devais voir Emmanuel Davidenkoff, l’animateur du défunt Carnet de correspondance qu’il me faisait grand plaisir de fréquenter. L’abondance de mes activités avec les jeunes a fait que je n’ai pu le rencontrer. Nous avions convenu d’échanger sur nos projets respectifs touchant l’engagement des 15-25 dans les campagnes électorales à venir au Québec et en France…

Même si le rendez-vous n’a pas eu lieu, je suis très heureux d’avoir eu des nouvelles d’Emmanuel qui m’a quand même acheminé l’information sur son dernier bébé : «Le blog 15-25 des élections 2007».

Fruit d’un partenariat entre Phosphore et Le Mouv’ (une radio syntonisée par les jeunes, filiale de Radio France), l’initiative se veut un moyen de donner la parole aux jeunes dans le cadre des élections présidentielles 2007. Voici trois particularités de ce projet :
  • Les journalistes lycéens et étudiants en sont les auteurs, grâce à un partenariat avec le Clemi (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information) et les discussions que déclenchera le blogue seront nourries par les 15-25 ans, idéalement;
  • Les liens qu’il offre vers la blogosphère sont orientés vers les sites et blogues politiques animés par des jeunes (via une sélection de blogues faisant remonter les fils de nouvelles, autant que faire se peut), tout en privilégiant l’intervention des leaders jeunes (politiques, syndicaux, associatifs, etc.);
  • Un grand désir de ne pas évacuer l’humour ou la polémique, mais avant tout, un blogue qui prend au sérieux la politique dans le contexte où les jeunes, glissent un bulletin dans l’urne pour la première (ou la deuxième) fois. Le projet prend pour appui que voter est un acte important, peut-être un des derniers rites de passage que leur offre la société…


Le blogue possède une Charte éditoriale très bien construite ce qui contribue à lui donner l’allure d’un projet de grande qualité. Inutile de dire que le fil de nouvelles du Blogue fait déjà partie de mon agrégateur…


Bravo à Emmanuel et à toute son équipe pour ce projet en droite ligne avec les valeurs d’éducation à la citoyenneté que je lui connaissais!
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Mots-Clés: 
18 janvier 2007

Retour de LA grande rousse


Elle nous manquait terriblement. Elle est de retour. Ceux qui ne l’ont pas connue pourraient commencer par lire ce billet qui annonce ses couleurs…

Carnetiers, à vos agrégateurs!


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Mots-Clés: La vie, la vie en société 
17 janvier 2007

En entrevue au Café Pédagogique sur le sujet de la réforme scolaire au Québec


Lors de mon passage en Tunisie en décembre dernier, Monique Royer avait été mandatée pour me poser des questions sur ce qui se passait au Québec en matière de débats éducatifs. Je me suis prêté au jeu… ce qui a donné lieu à un dialogue, à bâtons rompus, où je me suis exprimé en mon nom personnel. L’entretien vient d’être publié sur le site du Café. Sous l’hyperlien plus bas, je reproduis l’intégrale de ce qui a été publié, offrant ici une occasion de poursuivre la discussion (et de garder la trace des propos), s’il y a lieu…


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Mots-Clés: Administration scolaire 
13 janvier 2007

La déclaration finale d'Autrans 2007


Extrait de la déclaration finale d’Autrans 2007 :
«Au nom des générations Internet. À l’adresse des candidats aux élections présidentielles et législatives de 2007. Nous, réunis à Autrans, rappelons aux candidats que :

Internet est en train de changer la société, à l’échelle planétaire. Le monde va connaître des difficultés climatiques, énergétiques, économiques que seule une communication fluide laissant place aux libres initiatives des citoyens de tous pays permettra de surmonter. Pour que la France redevienne un pays à la fois performant et démocratique, des obstacles doivent être levés, plus précisément :

1- (…)
2- (…)
3- L’accès pour les jeunes
  • Il faut mettre à disposition de chaque jeune, au moins dès l’âge de 10 ans, gratuitement, un ordinateur portable personnel.
  • Il faut généraliser l’accès hertzien libre et gratuit aux débits moyens, y compris dans les banlieues et en zone rurale.
  • L’enseignement doit entraîner les jeunes à devenir, non plus seulement des récepteurs de connaissances, mais des producteurs de contenus sur Internet.
  • Les compétences acquises par des démarches personnelles créatives sur Internet doivent être reconnues et validées.
4- (…)
5- (…)


Autrans, le 14 janvier 2007
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Mots-Clés: Autrans 2007 
13 janvier 2007

Déjà la onzième rencontre d'Autrans se termine


Nous abordons la dernière journée des Rencontres d’Autrans. Notre groupe se prépare pour le dernier atelier. Je n’ai pas beaucoup publié et je n’ai pas eu beaucoup de temps pour lire ce qui s’est publié non-plus. Le fait d’accompagner des jeunes change complètement ma perspective de la rencontre. Il faut dire aussi qu’hier, je me suis esquivé quelques heures à Chambéry pour une rencontre dont je reparlerai plus tard. Des projets… encore.

Je voudrais prendre le temps d’hyperlier quelques billets qui m’ont été rapporté :

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Mots-Clés: Autrans 2007 
11 janvier 2007

De toute beauté...


Nous sommes arrivés à Autrans. Arrivés vers le début de la soirée, nous constatons que les procédures d’accueil étaient bien planifiées. Nous revenons de dîner du Tilleuls, un restaurant du coin, et il est déjà le temps de penser à se coucher puisque nous «ouvrons le colloque» demain. Pendant que Roberto termine un podcast en cette fin de soirée, d’autres répètent la façon dont ils comptent passer leur message. Certains rédigent un billet qu’ils ne manqueront pas de publier aux premières heures de connexion Internet. Vraiment fascinant de voir deux jeunes du primaire écouter un autre de deuxième secondaire et lui donner des conseils sur la façon dont il devrait dire telle ou telle chose! À ce stade-ci de l’expérience, c’est la camaraderie qui me chavire… De toute beauté! Ça égale le paysage du Vercors…


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Mots-Clés: Autrans 2007 
8 janvier 2007

De l'aéroport...


Les treize membres du groupe attendent patiemment le départ pour Paris. L’avion est à l’heure; nous partons dans quelques minutes. Les garçons jouent aux cartes et se gavent de bouchées sucrées… Chocolat Rolo pour les filles… La «chimie est bonne»; déjà, nous sentons que nous allons former un bon groupe… Ceux qui n’ont jamais pris l’avion ont les yeux vers la piste et les avions; les autres ont hâte de savoir quel sera le menu du souper! Nous nous souhaitons un bon vol!

N.B. Info pour les parents des jeunes et les familles des accompagnateurs: à Autrans nous serons logés à la résidence Odalys en appartements de cinq personnes. Trois appartements nous seront réservés.


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Mots-Clés: Autrans 2007 
6 janvier 2007

Ça fait trois jours...


Michel m’a donné la tague voilà maintenant trois jours et je crois que la meilleure attitude à adopter avec cette tare est celle de Martine et de Burp/Épicure : tu joues, mais tu ne la donnes pas à d’autres. D’ailleurs, c’est la révélation de Burp au show de Nuance qui m’a convaincu de passer à l’acte…
  • J’ai chanté sur la scène du Vieux Clocher de Magog pendant cinq ou six années consécutives et j’y ai pris grand plaisir!
  • Rodger Brulotte m’a foutu la peur de ma vie lors d’une entrevue au Stade Olympique au milieu des années 90.
  • J’ai été menacé de poursuite en libelle diffamatoire en 1983 et j’ai obtenu mon diplôme de bachelier trois ans après l’avoir terminé parce que le département d’éducation physique de l’Université Laval n’a pas vraiment apprécié qu’en tant que président de l’association étudiante, je m’oppose à la séparation du département de la Faculté d’éducation.
  • Il y a un de mes anciens étudiants qui peut se vanter d’avoir été expédié au bout de mes bras avant d’aller se coucher tout en ayant perdu son «t-shirt» resté dans mes mains; j’ai dû payer le «t-shirt», il y avait des témoins ;-)
  • Il m’est arrivé d’acheter trop de billets pour un concert de Pat Metheny à Toronto et j’ai dû faire le «scalper» pendant quarante minutes aux portes du «Hummingbird Centre for Performing Arts».

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3 janvier 2007

Que prévoir en 2007 au sujet de l'intégration des TIC dans les écoles québécoises


Gilles Jobin commence l’année en force avec un billet où il pose de bonnes questions et nous offre ses réponses. Ça se nomme «2007, l’école et les TIC» et ça ne passe pas par quatre chemins pour nommer les choses.

Voilà qui lance de façon admirable le débat sur le défi de l’intégration des TIC à l’école du Québec de 2007. Hyperlier le billet est une chose, mais l’exercice mérite plus que ça. La suite dans les prochains jours et de préférence chez Gilles par respect pour le «guts» d’avoir écrit ça en ce début d’année.


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Je réfléchis

27 janvier 2007

Le business


Je ne suis pas allé au séminaire StartUp Canada ce matin; Michael a pris le relais. Voici d’abord le contexte, histoire de nommer ce que j’ai compris ainsi que de faire une sorte de «déclaration d’intérêts». iXmédia est un des partenaires de diffusion (l’autre étant Technaute) de l’événement. Par l’entremise de Zengo dont Michael et iX partagent l’actionnariat, nous avons comme client Pôle Québec Chaudière-Appalaches qui est co-organisateur de cette rencontre qui s’adresse aux chefs de la direction et aux cadres supérieurs de jeunes entreprises en pleine expansion. Je suis actionnaire de iXmédia. J’imagine que j’ai tout intérêt à ce que cet événement soit un grand succès!

Ce matin, j’ai préféré me lever doucement, passer du temps en famille, lire les journaux (particulièrement intéressants ce matin) et faire quelques courses. Je suis allé voir du côté de Michael qui lui a blogué ce matin et j’ai pris quelques minutes pour parcourir attentivement le gros cartable que les organisateurs ont remis à chaque participant. Hier j’avais été frappé par le contenu des deux présentations à laquelle j’ai assisté (1 et 2). Un contenu plutôt convenu (quelques clichés même), un mode de présentation plutôt conventionnel (ils parlent et on écoute), des répétitions quasi exactes de ce qui étaient dans le cartable et sur les sites Web des individus ou des corporations en cause et un parterre d’une centaine d’individus assez réceptifs, mais plus ou moins intéressés à interagir lors des quelques tentatives des présentateurs de provoquer un peu de conversation. Carl-Frédéric était assis à côté de moi et il a pondu de courts billets que j’ai enviés une fois l’après-midi terminée. Celui sur ce qu’on ne veut pas copié des Américains en terme de «American way of style» vaut à lui seul une mention, mais ceux portant sur les pauses café et l’influence de la Silicon Valley ne sont pas vilains non plus. Mon confrère qui a l’habitude d’écrire de très courts billets ne comportant qu’un mot en titre a davantage marqué le coup en matière de conversation que je n’ai su le faire sur le site des bonnes fréquentations. Je ne le prendrai pas personnel…

Il reste que ce matin, j’ai choisi de rester chez nous plutôt que d’aller bloguer, chose assez rare pour moi. Influence de mon C.A. virtuel de janvier dernier ou reflet de mon intérêt moyen pour ce volet du «business» inhérent à mon «nouveau» cadre professionnel? Allez savoir… D’une part, je sais que je dois connaître les règles du jeu de ce beau monde des «V.C.», des «sales force», et des «elevator pitch», mais ce que j’ai vu hier (et entendu) ne m’a pas convaincu d’opérer un changement brusque dans mes lectures quotidiennes.

Je ne voudrais pas donner l’air de regarder de haut le contenu des présentations d’hier. Le cartable est super bien fait et contient d’excellents principes centrés sur «l’approche client» et «l’innovation par la valeur». J’ai encore un gros tas de trucs à apprendre avant de pouvoir tenir le genre de discours du paragraphe précédent, mais je suis resté bouche bée du dix minutes passé à entendre une sommité du MIT discourir sur les grands soins à prendre dans ses relations avec la secrétaire ou l’adjointe administrative d’un important décideur. Vrai que le séminaire s’adresse aux jeunes cadres et vrai aussi que trop de gens passent à côté de ces règles élémentaires de bonne conduite, mais bon…

J’aime l’aspect business de l’environnement dans lequel je travaille actuellement et j’ai beaucoup de plaisir à échanger avec mes clients, partenaires d’affaires et collaborateurs. J’apprends beaucoup d’eux et j’ai beaucoup à apprendre. J’aurais voulu lever la main hier et montrer les deux livres (1, 2) que j’avais dans mon sac (références de copains qui m’ont refilé ces tuyaux gratuitement). Mais je n’ai rien dit. Je n’ai même pas essayé de socialiser avec ces gens avec qui je ne me sentais aucune affinité.

Suis-je normal? ;-)


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Mots-Clés: ... à qui je suis 
25 janvier 2007

«Le policier est dans l'école, pour faire de la police»


En m’en venant travailler ce matin, j’ai entendu cette entrevue de Claude Bernatchez (Radio de R-C.) où «un sociocom» venait expliquer son point de vue sur le phénomène de la consommation de drogue à l’école. Je sais qu’un groupe de sages a déjà produit un document sur la présence policière dans les établissements d’enseignement. Je me souviens aussi d’avoir lu chez François Guité un billet qui traitait de la question

Je vais devoir écrire un billet ce soir sur cette entrevue parce que depuis ce matin, les paroles de mon fils assis à côté de moi dans l’auto me reviennent constamment en tête. Il y a de ces moments dans l’auto le matin où la radio nous anime.

Une chose pour le moment. Ce que le policier a dit à 4 min 45 de l’entrevue n’est aucunement conciliable avec ma vision de l’école. Quand je me fais demander par mon gars de douze ans «Ça ressemble à quoi une école où une police comme elle travaille?», j’aime mieux être sur le point d’arriver à destination.

Ça me donne la journée pour prépare une réponse…

Mise à jour, plus tard en soirée: Voir sous l’hyperlien plus bas…


21 janvier 2007

L'immense défi que pose l'intégration des TIC aux apprentissages scolaires


L’année 2007 démarre sur des chapeaux de roues sur la question de l’intégration des TIC aux apprentissages scolaires. Plusieurs billets. Plusieurs conversations. C’est fascinant…

À mon sens, ça commence le 2 janvier par le cri du coeur de Gilles Jobin, mais il faut d’abord évoquer le blogue de Bruno Devauchelle qui explique comment est importante l’annonce de l’arrivée de meilleures conditions pour les personnes-ressources TIC chez nos cousins; en même temps, il a un peu peur que les coupures ailleurs viennent miner cet effort. «Les TIC qui sont déjà si encombrantes dans les établissements», explique-t-il. Bruno nous invitait à un questionnement de fond juste avant de quitter l’année 2006; faudra d’ailleurs que je lui demande de me dire qui sont les «ces nouveaux zélateurs du web»…

Ensuite ce même jour du 8 janvier paraît chez François Guité un schéma qui a fait beaucoup de bruit. Dans son billet qui contient le schéma, il évoque le billet de Gilles et affirme tout comme lui qu’il est grand temps de passer de «l’utilisation ustensile de l’informatique», aux technologies de la communication. François insiste pour dire qu’une des pistes de solution devrait être de supporter les «professeurs motivés à former des communautés de pratiques et à étendre leur réseau d’entraide».

S’ensuit une réaction de Pierre Lachance qui questionne l’approche de former les profs sur des logiciels tout en insistant sur le fait qu’on devrait plutôt partir d’un besoin des enseignants-apprenants. La réflexion de Pierre n’est pas terminée puisqu’il nous annonce qu’un autre billet est à venir dans une optique de continuer à objectiver ses stratégies de formateur TIC. Martin Bérubé enchaîne avec deux billets dans le prolongement de celui de son confrère, «La réplication» et «Les conditions gagnantes». Contrairement à la liste «plan-école» qui nous proposait le 15 janvier un débat à partir du fameux texte de Gilles, il semble que sur les blogues, on soit disposé à échanger quelques points de vue puisque les deux billets de Martin suscitent quelques commentaires. Gilles persiste et signe… «La solution, pour moi, est “simple” : donner une machine au prof, donner une machine aux élèves et ACCOMPAGNER les enseignants directement en salle de classe dans le concret. (…) Je suis convaincu que l’intégration des TIC ne se fait pas… il y a des beaux projets dans la province, mais c’est quantitativement fort peu. C’est TOUS les enfants qui doivent développer la compétence TIC.»

Tout ce récapitulatif pour arriver à écrire que je trouve extrêmement sain que nous questionnions notre modèle d’intervention menant à une meilleure intégration des nouvelles technologies en classe et à l’école. Martin part de la perspective que lui offre une visite faite en décembre au Centre d’Apprentissage du Haut-Madawaska et identifie que le leadership de la direction d’école est une des clés de l’énigme; «elle permet de tracer la route et d’établir un plan». On peut facilement déduire que je serai en accord avec ce point ayant moi-même occupé cette fonction de directeur dans une école où l’intégration des TIC a représenté un bon défi (et représente encore un gros défi; rien n’est jamais gagné sur ce point). Mais je crois aussi que nous devons remettre en question les choix trop administratifs, pas assez pédagogiques de certains outils ou de certaines façons d’implanter ces outils. Bien sûr la question des budgets doit aussi être abordé, mais notre façon d’approcher les enseignants mérite un regard critique, car il n’est pas normal que si peu de résultats soient visibles en matière d’intégration de ces beaux outils pour faire apprendre dans les écoles du Québec.

J’aurai l’occasion d’occuper quelques tribunes dans les prochaines semaines, dans les prochains mois et je compte bien discuter de cet immense défi que pose l’intégration des TIC aux apprentissages scolaires à ces occasions. Le 29 janvier prochain, «Méchant Contraste» propose d’aborder la question du retard quant aux manières d’intégrer les technologies de l’information et j’ai participé au tournage de l’émission. Je sais que d’autres personnes parmi celles nommées ci-haut ont participé aussi et ce sera intéressant de continuer à réfléchir sur ce qui pourrait être fait pour aller plus loin. Je reviens d’une expérience très intense à travers laquelle les témoignages des jeunes m’ont beaucoup fait réfléchir. Entre aujourd’hui et ce moment du mois d’avril où je serai en présence de plusieurs enseignants du Québec et C.P. préoccupés par le sujet, j’espère garnir mon coffre à outils des meilleures stratégies pour pister les gens sans complaisance ni effronterie.

J’aime bien l’idée de continuer la réflexion au contact de la communauté des édublogueurs puisque les blogues semblent constituer un lieu prisé pour avancer. Cela me suggère une autre question. Comment intégrer les élèves (les quelques blogueurs parmi eux entre autres) et les autres enseignants dans les discussions sur ces espaces pour ne pas trop rester qu’entre nous non plus?


19 janvier 2007

Des écoles où l'organisation du travail prend d'abord en compte les besoins des élèves?


Quoi? Ai-je bien lu? Est-ce qu’on commencerait à se soucier des vrais problèmes à la CSDM?

Voici un billet qui manque de nuance de façon flagrante, mais qui rapporte l’existence d’un article qui vaut la peine d’être lu pour le débat qu’il va provoquer :

«La CSDM veut s’attaquer à l’ancienneté»



N.B. Complément d’information chez Cyberpresse.
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Mots-Clés: Administration scolaire ... à ce qui me fait plaisir 
15 janvier 2007

De jeunes Opossums


J’ai passé les huit derniers jours en compagnie de trois autres éducateurs et de neuf élèves qui proviennent de cinq écoles différentes. Collectivement, nous avons beaucoup blogué. Personnellement, j’ai moins blogué que lors de mes précédents voyages. Je constate, c’est tout. Néanmoins, je reviens enchanté de ce périple et pour plusieurs raisons. D’abord, il y a l’atmosphère générale dans le groupe pendant tous ces transports, toutes ces visites et ces périodes où nous étions en présence les uns des autres. Jeunes et adultes poursuivaient le même but: celui de témoigner de nos apprentissages et de la force des communautés tout en découvrant un peu mieux la France. J’agissais en tant que «responsable» du groupe assisté de trois personnes vraiment co-responsables et excellents copains de voyage. Je suis surpris de voir que ça n’a pas été lourd de voyager avec tout ce beau monde. Des décisions qui se prennent rondement, des consensus assez faciles à établir, quelques changements de programme et surtout, un dialogue constant entre chacun: voilà ce qui a caractérisé notre séjour.

Et puis, que dire de toute cette énergie reliée au fait d’avoir réussi notre mission. Je suis porté à pensée que tout part de la présentation des jeunes, le jeudi matin à Autrans. Il faut reconnaître que depuis plusieurs jours j’étais centré sur cette présentation. Avant de partir, dans les jours et les heures qui ont précédé, je me suis employé à réunir les conditions pour que les jeunes soient capables de bien exprimer ce qu’ils pensaient de la thématique de cette onzième édition des rencontres d’Autrans. Si je me réfère aux retours que nous avons eus, les principales qualités de leur exposé résidaient dans le fait qu’ils étaient à l’aise, qu’ils s’exprimaient très bien et que le contenu de leur propos était crédible et cohérent. Je crois en effet que l’encadrement que nous leur avons procuré a permis à chacun de bien nommer ce qu’il ressentait par rapport à l’utilisation des nouvelles technologies pour apprendre, en contexte scolaire et en dehors. Les exemples choisis pour illustrer comment les outils qu’ils utilisent changent leur rapport aux savoirs et les motivent à mieux apprendre étaient très parlants. Il fallait voir de jeune en jeune comment l’audience était «scotchée» (terme «français» ici;-)). Pendant la durée de notre présence à Autrans, le regard des adultes et des autres jeunes présents témoignaient qu’ils avaient fortement impressionné. Suffisamment en tout cas, pour que leur témoignage reste dans la mémoire de chacun même sur le parvis de la gare à Grenoble où des participants continuaient de nous dire à quel point ils avaient apprécié.

Il faut parler aussi de toute cette conversation sur les espaces Web animés par les neuf étudiants (sans nous oublier, nous les adultes membres de la délégation). Les parents ont constitué les moteurs de cette animation davantage que les gens des écoles, sauf dans le cas de l’Institut St-Joseph et du Centre d’Apprentissage du Haut-Madawaska qui ont quand même plus de trois ans d’expérience de la communauté d’apprentissage. Chaque commentaire était accueilli avec beaucoup de ravissement par les jeunes et j’ai entendu de nombreux témoignages à l’effet qu’il était important de pouvoir visualiser comment les outils de publication Web permettaient de sentir l’adéquation entre le propos des jeunes et ce qui était publié dans les espaces des écoles. Au moment d’écrire ces lignes, force est d’admettre que peu de gens de l’extérieur ont osé se joindre à la conversation sur le Web. Par les outils de statistiques, on peut facilement voir que les sites ont enregistré des records de fréquentation, mais en dehors de Clément, des profs de trois des écoles (merci en particulier à François Guité qui s’est investi au-delà de son institution et des familles, peu d’adultes (edublogueurs ou autres) ont posté de commentaire ou de billet évoquant notre voyage. Il me faudra aussi rassembler tous les endroits où il a été question de la prestation des jeunes. Ils ont beaucoup été interviewés…

Je ne sais pas s’il faut réfléchir longtemps à cette question ( du peu de commentaires de l’extérieur à la communauté proche) puisqu’il n’y avait aucune attente de ce côté. Comprenons-nous bien; nous étions sur un «high» vraiment fort pendant toute la durée du séjour vécu à Autrans. Le courant passait super bien autant sur le Net qu’à Maeva. Comme je n’ai à peu près pas eu le temps de regarder mon agrégateur, ça ne m’a pas effleuré l’esprit de savoir comment les autres percevaient ce qui se passait. J’ai interprété le silence des gens qui viennent commenter sur mon blogue habituellement par le fait que l’action ne se passait pas vraiment sur «Mario tout de go». Maintenant que je suis dans l’avion et que j’ai pu faire le tour de l’agrégateur (gorgé de billets ce matin avant de partir), je me dis que nous étions peut-être sur une grosse baloune. Et qu’elle pourrait retomber bien vite parce que l’expérience peut être perçue comme étant encore locale et anecdotique, malgré cette forme de reconnaissance internationale. Autrement dit, c’est probablement aussi que l’abondance de la réaction des parents et de la communauté locale faisait en sorte qu’on ne se sentait pas vraiment à l’aise de venir s’immiscer dans ce dialogue peut-être un peu beaucoup «autocongratulant». Quelqu’un a aussi avancé l’hypothèse qu’aucun billet ne donnait vraiment l’occasion de commenter sur l’ensemble de l’expérience décrite.

Toute cette réflexion pour dire que j’ai l’impression d’avoir contribué à mettre la lumière sur tout plein de petits Opossums en devenir… et sur une façon originale d’utiliser les technologies pour apprendre. Je me souviendrai de ces nombreux moments où nous étions tous munis de nos portables à Maeva pendant que les participants esquissaient un sourire en regardant ces jeunes pousses en train de bloguer entre deux ateliers. C’était intéressant de pouvoir compter sur des jeunes qui pouvaient bien s’exprimer, mais s’aurait été bien éphémère s’ils n’avaient été que de bons orateurs. C’est probablement par leurs usages que les jeunes nous ont le plus éblouis. Ils ont vraiment démontré comment ils peuvent apprendre quand on leur permet de devenir producteurs de contenu… Au bout du compte, c’est l’interaction qui semble beaucoup les mobiliser et les rejoindre. C’est ce qu’il me faut méditer davantage dans les prochains jours.


12 janvier 2007

Une grosse journée


Étrange sentiment que celui qui m’habitait ce matin en me trouvant dans la grande salle de Maeva puisque j’étais ici, au même endroit, voilà maintenant trois ans jour pour jour. Que de choses se sont passées entre ces deux dates. Plusieurs personnes que j’avais déjà rencontrées lors de l’édition 2004 sont ici ce matin et c’est bon de les revoir. Surtout, je suis accompagné de douze personnes que je suis fier de présenter au groupe de personnes présentes ici. Je parle de fierté parce que la présence de ces gens des écoles signifie que l’expérience d’utilisation des logiciels sociaux pour apprendre a fait des petits. Assez pour que neuf étudiants représentant cinq écoles viennent livrer des témoignages. C’était le défi que m’avait lancé Bruno Oudet lors de mon passage à Ludovia en juillet dernier. Notre tâche consistait donc à expliquer la nature de nos projets, en quoi est-ce qu’ils changent nos rapports avec les savoirs et comment ils peuvent servir les apprentissages.

Le moins qu’on puisse dire est que chacune des présentations a beaucoup marqué l’auditoire. La seule chose que j’ai pu faire après les interventions a été d’écrire un très court message aux parents, plusieurs heures après que le tourbillon ait ralenti. Le plus drôle étant que nous avons dû couper mon temps de parole où je devais commenter les propos de Mats Lindgren; je préférais de beaucoup que les jeunes aient tout l’espace requis pour s’expliquer, car c’était l’essentiel de ce qui pouvait être dit, en ce qui me concerne. Commentaires de participants, désirs d’en savoir plus, questions de gens qui voulaient mieux comprendre comment on était arrivé à monter ces projets et plusieurs entrevues avec des journalistes de la presse locale, régionale et nationale (Libération et Radio-France); voilà ce qui m’a occupé presque toute la journée. L’internaute de passage pourra apprécier les allocutions par ce podcast sur le carnet de Roberto qui rapporte l’intégral des interventions. Il faut absolument lire les commentaires au bas de ce billet pour apprécier l’intensité avec laquelle notre communauté rapprochée vit ces moments où nous sommes si loin et si proche les uns des autres…

C’est vraiment intéressant de pouvoir revivre cette expérience des rencontres d’Autrans dans une dynamique de groupe où chacun prend une part à l’aventure. Les autres accompagnateurs contribuent à la richesse de l’expérience en soutenant les élèves et en faisant en sorte que chacun puisse bien jouer son rôle. Plusieurs contributions sur le blogue d’Autrans témoignent de ce désir de donner toutes les chances à chacun de se faire valoir. (1, 2 ,3, 4).

Ce soir je repensais aux commentaires formulés par les participants et ça faisait plaisir à entendre. Les jeunes ont vraiment bien mis en mots leur démarche et leur communication orale était vraiment de haut niveau. Je crois vraiment que leurs capacités à échanger par leurs environnements de publication Web y est pour beaucoup dans ce résultat. Ce soir, nous leur avons posé quelques questions et certains ont bien voulu répondre sous forme de podcast. Cette façon d’objectiver leur préparation en amont permet d’apprécier leur regard critique. À l’écoute de ces témoignages, on comprend mieux que chacun a vraiment pris à coeur de bien représenter son école.

Il est tard et il est grand temps de se coucher. Les jeunes viennent à peine de se laisser prendre par les bras de Morphée. Nous n’avons que trois journées de notre séjour de complétées et déjà, il y a plein de beau matériel à ramasser. Les anecdotes rassemblées par Louis-Étienne, les belles photos de Roberto, mais surtout, les sourires de contentement de nos jeunes valent vraiment le coup. En plus, nous sentons les membres de nos communautés à l’affût de ce qui se publie sur nos espaces Web ce qui contribue à motiver les jeunes à poster un contenu de qualité. Demain sera sûrement plus relaxe et nous pourrons mieux apprécier la conférence elle-même. En écrivant ça, je pense à cette invitation que nous avons reçue d’aller en Savoie pour quelques heures et je me dis qu’il est bien possible que d’autres journées aussi intenses meublent notre quotidien des prochains jours. Allez hop! Au dodo…


9 janvier 2007

Place aux jeunes


Je m’étais dit que je laisserais les jeunes écrire et qu’après, plus tard en soirée, j’écrirais à mon tour. Comme il n’y avait que des connexions sécurisées à l’hôtel, j’ai payé pour celle «en service» et les jeunes sont venus postés tour à tour à ma chambre et à celle de Roberto. C’est quand même incroyable. Ils ont dormi deux heures dans l’avion (moins pour certains), ils ont résisté toute la journée à la tentation de faire un p’tit somme, ils nous ont fait leur présentation ce soir, il est rendu 22 h et ils trouvent encore les ressources pour écrire un texte et faire la file dans ma chambre pour poster… Wow!

Le pire, c’est que quand c’est venu mon tour, je n’étais plus capable. J’ai dormi du sommeil du juste!

Je viens de me réveiller. C’est le petit petit matin. Je viens de lire ce qu’ils ont écrit. Ouf! C’est bon en plus. Roberto a hyperlié ici. Il y a le texte de Megan aussi. Déjà huit commentaires… Je viens d’écrire aux parents et je me disais avant d’essayer deux autres petites heures de sommeil qu’il fallait bien que je me ramasse un peu. Ah oui; il faut aussi que j’aille lire au Café Pédagogique le compte-rendu de ma conversation à «bâtons rompus» avec Monique sur le sujet de notre réforme scolaire au Québec et de certains liens à faire avec les blogues. Cette jasette a eu lieu en décembre à Tunis. On m’avise que ça vient juste d’être publié sur le site du Café. J’ai hâte de voir ce qui en ressort…

Si je reviens au séjour présent, je réalise que c’est une expérience très forte que de voyager avec des jeunes. Je suis bien content de vivre ça parce que ce n’est pas une expérience qu’on a souvent l’occasion de faire. Neuf jeunes viennent témoigner de comment ces nouveaux outils que sont les blogues, les wikis et toutes ces NTIC changent leur rapport aux savoirs et à l’apprentissage. Pour les avoir entendus ce soir, ils ont vraiment beaucoup de choses à nous dire. Nous sommes privilégiés de pouvoir entendre ces précurseurs nous raconter comment ils défrichent ce territoire des nouveaux usages et surtout, comment il comptent prendre leur place dans notre société en utilisant ces outils. C’est vraiment spécial de vivre cette expérience en lisant sur leur blogue ce qui retient leur attention, en prenant connaissance des conversations que ça créent et en y participant. J’ai bien hâte à demain. Ce n’est vraiment pas un voyage ordinaire!


5 janvier 2007

L'art de la rencontre: Autrans


Un ami m’appelle. Il est vendredi soir, 10 h. Oui, pour me parler, pour me souhaiter bon voyage, mais surtout pour me dire d’aller faire un tour au Canal Savoir, pour écouter Albert Jacquard nous raconter une «Cité où tout serait école». J’y vais. Je prends les derniers instants et la période des questions. J’ai le temps de capter deux idées fortes parmi la dizaine que je l’entends nous raconter.
  • Le but ultime d’un système éducatif, devrait être d’enseigner l’art de la rencontre.
  • Vous n’enseignez pas ce que vous savez, vous enseignez ce que vous êtes.

Cette dernière citation est de Jean Jaurès. Je ferme la télévision. J’avais prévu d’écrire un billet ce soir pour me mettre dans l’atmosphère d’Autrans. Je médite plutôt sur cet art de la rencontre…

Je pars lundi avec neuf jeunes étudiants et trois collègues des écoles qui composent le groupe. Je sais maintenant que ce sera une grande aventure parce que j’ai eu l’occasion ces derniers jours de mieux connaître ces jeunes et leur famille d’où ils proviennent. Des jeunes allumés qui ont une expérience d’apprendre au contact des nouvelles technologies. Expérience dont ils vont témoigner du haut de leurs douze, treize ou quatorze ans :

Ces jeunes vont publier des billets racontant leur voyage et se promettent de créer de la conversation avec leur monde d’ici et les autres internautes de passage. Ils s’en vont à la rencontre des autres en France, mais ils garderont contact, de cette façon, avec leur communauté respective. Roberto et moi allons faire pareil et sans doute qu’Anne-Marie et Michel trouveront le moyen eux aussi de se glisser dans les conversations. Je suis fasciné par cette boucle qui se referme en quelque sorte pour moi parce que beaucoup d’événements vécus dans les derniers mois découlent de ma première visite à Autrans en janvier 2004. Ces RENCONTRES d’Autrans m’ont appris le wiki, la reconnaissance avant la connaissance et l’importance des réseaux. Entre les deux, mon chemin a été parsemé de moments magiques où j’ai observé comment les nouvelles technologies pouvaient devenir de fameux outils pour faire apprendre. J’ai quitté mon rôle de directeur d’école, j’ai choisi de devenir coach et j’accompagne de nombreux éducateurs dans leur démarche appropriation des TIC pour faire apprendre. Le réseau des personnes avec lesquels je construis s’est joyeusement agrandi et je ressens à chaque jour que les blogues et les wikis nous permettent un partage aussi nourricier que stimulant. Et maintenant, je m’en retourne puiser dans le Vercors pour écouter ces jeunes et vivre un autre départ, en quelque sorte.

Je ne m’attendais pas à cette déclaration de M. Jacquard sur les visées que devraient poursuivre un système éducatif digne de ce nom. L’art de la rencontre, celle de l’autre, celles des autres est une mission de toute une vie qui s’apprend au fil du temps, petit à petit. Et bien ce soir, je sais sur quoi je dois focuser comme guide à partir de lundi. Cette onzième édition des Rencontres d’Autrans sera l’occasion de participer à cet apprentissage de l’art de la rencontre.

Je nous en souhaite de bien belles, de bien bonnes. Je souhaite ici comme chez Roberto et partout où il sera question de cette aventure (comme sur le site Web du CAHM, par exemple) que nous témoignerons moins de ce que nous savons que de ce que nous sommes devenus au contact de ces merveilleux moyens de communication que favorise Internet. Merci d’avance à chacun de ceux qui se joindront à la conversation.

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Mots-Clés: ... à où je m'en vais Autrans 2007 
5 janvier 2007

«The perfect storm»


Ce sont les mots qu’utilisent Todd Richmond pour qualifier la rafale qui s’en vient en éducation :
«In his presentation on October 19, Richmond compared the future technology-triggered transformation of educational institutions to the “perfect storm” that hit the music industry when several different factors intersected to disrupt the existing institutions for making, distributing, and monetizing music: millions of people acquired broadband connections and used sufficiently powerful personal computers, the MP3 format made it easy to encode, transmit, and decode music via the Internet, digital tools for capturing and editing audiovisual content made “studio quality” production widely available, online social networking made p2p and viral distribution possible.» (source)

Tout comme le rappelle Jacques Cool, ce sont les avancées spectaculaires en matière de stockage d’informations digitales qui permettent en partie au ras de marée de se construire. L’école s’est maintenue à l’abri des secousses parce qu’elle persiste à s’asseoir sur les mêmes vieilles prémisses :

«Alarmingly, there may be no sector of society where technology has had less impact. That’s because K12 education persists in operating on the premise that to have school, you must physically co-locate teachers, students and curriculum materials. Teachers and students are assigned to stand-alone, self-contained school buildings that house paltry collections of mostly outdated curriculum materials. With rare exceptions, digital technologies and interactive communications are still largely peripheral to the primary activities of the typical school day.» (source)

Au Québec, nous n’entendons que de petits sifflements. L’ordinateur du MIT débarquera sous peu en Thaïlande, en Libye et dans beaucoup d’autres pays, mais pas question de voir des manivelles avant longtemps chez nous. L’utilisation des logiciels sociaux demeure un phénomène anecdotique et comme le disait Gilles dans le billet que je citais hier, nous nous contentons plus souvent qu’autrement «d’une utilisation ustensile de l’informatique.» Et je ne parle pas de Wikipédia que tout le monde connaît en dehors des écoles, mais qui représente probablement un outil beaucoup trop explosif pour nos salles de classe. «The perfect storm» n’est pas encore à nos portes. Pourtant «Low-cost laptop could transform learning», selon plusieurs!

Mais ce cher Will est sur le bon filon; d’ailleurs, c’est sur son billet, «The “Perfect Storm” for Education» que j’ai piqué l’expression :

«As more and more learning, powerful, passion-based learning becomes available outside the classroom, will the “perfect storm” (as Richmond calls it) for education finally arrive, forcing us, finally, to consider some radical re-envisioning of our classrooms?»

Le vent touche d’abord les espaces éloignés des classes au Québec. La tempête risque fort d’influencer en premier les zones plus sensibles aux manières différentes d’apprendre. Les milieux qui ont moins à perdre (ou tout à gagner, c’est selon) n’ayant pas tout investi dans les hierarchies procédurales et dans le «tu dois toujours faire comme cela». L’école risque de se croire bien protégée par ses murs érigés en habitudes, à l’abri de ces bourrasques qui finissent toujours par s’arrêter un jour. C’est bien connu, «le vent passe, mais les crayons demeurent» (ou c’est plutôt «les réformes passent, mais les questions demeurent», je ne sais plus!?!).

J’ai l’air amer ce soir en tenant ces propos, mais le plus drôle, c’est que je suis assez optimiste. Je fais confiance aux jeunes qui acceptent de moins en moins qu’on nie que le crayon d’aujourd’hui ne puisse pas servir un peu plus pour échanger de l’information, pour publier du contenu et pour travailler en réseau. Ils sont encore bien malhabiles dans leurs usages souvent débridés des nouvelles technologies qui confortent ceux qui croient que tout cela n’est que mirage. Mais ils apprennent… vite et bien. C’est beau de les voir aller. En dehors de l’école, on s’adapte drôlement vite et ça finira bien par bousculer les certitudes et les errances, car il n’y a pas que résistance; il y a aussi manque de moyens, d’assurance et de constance dans l’effort de réapprendre quand on croyait bien ne plus avoir à passer par là. Attendre que le vent passe est une stratégie qui a déjà fait ses preuves, qui a bien servi; mais nous sommes à l’ère du réchauffement, des collisions. Les certitudes d’hier commencent à être moins certaines; il n’y a qu’à regarder dehors en ce 5 janvier 2007… «The perfect storm is comming.»

«So far so good». Pour le moment. Mais ça ne sera plus vrai encore bien longtemps. Encore un peu de patience. Ça n’empêche personne de préparer le terrain pendant ce temps-là…


1 janvier 2007

Réunion #2 de mon C.A. virtuel


Contexte
J’ai publié la première partie de ce billet (ce qui est visible sur la page d’accueil de mon blogue) quelques jours avant le premier janvier 2007. Cette première version est à peu de choses près, la même que celle-ci, mais contient maintenant le compte-rendu de la deuxième rencontre de mon C.A. virtuel…
Composition
Je débutais en août 2005 la réflexion menant à la formation de mon conseil d’administration virtuel. Le premier janvier 2006, avait lieu la première réunion où il était principalement question du bilan de mon année et des projets à venir. Étaient présents et forment le groupe :
  • Alphonse Desjardins, Président
  • Jeannine Guindon, Vice-Présidente
  • Andrew
  • Henri-Paul Papillon
  • Antoine de Saint-Exupéry
  • Walt Disney
  • Lucille Teasdale

La deuxième réunion aura lieu le 1er janvier 2007. Je prépare actuellement ce C.A. avec beaucoup d’enthousiasme puisque c’est un moment privilégié d’objectivation et de prospective. Je publierai sous l’hyperlien plus bas le compte-rendu de cette réunion virtuelle. Je recommande la lecture de ce billet à tous ceux qui débarquent ici depuis peu et qui se demandent chez quel «zouin-zouin» ils ont atterri…
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