Mercredi 14 mars 2007 - No. 16092

Consultez
Les archives
de l'express

Vous êtes ici: Accueil  > Recherche

Au quotidien

Sommaire

La Une

Editorial

Actualités

Sports


Cette semaine

l'express Nord

l'express Est

l'express Sud

l'express Ouest

l'express Outlook

l'express Rodrigues

Culture

Economie & Business

Porte-monnaie

Apartés

Cinéma

Tribune


Services

Avis de décès
Bourse
Horoscope
Météo
Petites Annonces
Programme TV
Publicité
Taux de change
la sentinelle

Article publié le Mercredi 13 août 2003.


TECHNOLOGIE INFORMATIQUE
Intérêt confirmé pour les ‘Open Source’




Les logiciels ouverts (open source software) sont désormais un candidat inévitable aux futurs gros chantiers informatiques du gouvernement. Les applications open source ont fait l’objet, jeudi dernier, d’un atelier organisé par le National Computer Board (NCB). C’était à l’hôtel Le Labourdonnais à Port-Louis.

Le principal intervenant, Atul Chitnis, directeur de la firme Exocore Consulting (India) avait choisi de faire un exposé sur les solutions qu’offrent les systèmes ouverts aux projets de e-governance (gouvernement en ligne).

Même si l’utilisation des technologies ouvertes pour les programmes d’informatisation des services gouvernementaux est relativement récente, elle est en train d’acquérir une assise internationale, estime le conférencier. Plusieurs pays dont l’Allemagne, l’Angleterre, les Etats-Unis, l’Inde et le Pakistan ont adopté des technologies aux normes communes dans leurs initiatives de e-governance.

Atul Chitnis a évoqué les nombreux avantages des systèmes ouverts. Les logiciels ne sont pas l’otage des distributeurs. Les améliorations et autres modifications peuvent se faire librement car les source codes sont accessibles à tous les utilisateurs. Cela rend aussi le processus de développement très efficient. L’utilisation se fait tout en respectant les règles de l’éthique car elle exclut toute possibilité de piratage.

La migration des données et des applications, à partir d’un système commercial vers un système ouvert, ne représente pas un problème technique conséquent. Rien ne change d’ailleurs du point de vue de l’utilisateur. Très souvent il ne s’agit simplement que d’un transfert des données d’un type de base de données à un autre. La sécurité est d’un niveau appréciable. Pour preuve, l’intervenant cite le fait que plusieurs gouvernements ont accepté de déployer certaines de leurs missions critiques sur des logiciels ouverts.

Peut-on parler de Linux Socialism versus Microsoft Corporation capitalism ? Atul Chitnis n’est pas de cet avis. “Je sais qu’il y a beaucoup de débats idéologiques autour des logiciels ouverts. Il ne s’agit que d’une question technologique. Les personnes qui contribuent au développement de Linux, par exemple, le font uniquement par amour de l’informatique.”

La question de faire de la concurrence aux produits de Microsoft n’est pas à l’agenda, non plus, au sein des différentes communautés de développeurs des systèmes ouverts, soutient-il. “La perception de la concurrence émane des producteurs et distributeurs des logiciels commerciaux.”

Intervenant à son tour, le ministre de la Technologie de l’information et des télécommunications, Pradeep Jeeha, a affirmé que le gouvernement n’a pas position arrêtée en termes de choix technologique concernant ses projets informatiques futurs. “Nous avons permis aux logiciels ouverts de concurrencer sur le même pied d’égalité les proprietary software. C’est l’approche que nous avons préconisée par rapport au School IT Project.”

De son côté, directeur de Information Management Services (IMS), Donald Lim Fat, a parlé du projet du National Productivity and Competitiveness Council (NPCC) d’introduire Linux (le plus populaire des logiciels ouverts dans le monde) dans les écoles sur une base pilote.

Le programme consiste essentiellement à former les enseignants et les élèves sur la technologie Linux. Le but est de permettre aux utilisateurs la possibilité de se servir à la fois des logiciels ouverts et des marques déposées. “Le débat ne sera pas de choisir entre les systèmes développés à partir des normes communes et les proprietary software, mais plutôt entre des systèmes qui marchent convenablement.”

L’utilisation des logiciels ouverts dans le secteur éducatif était aussi le thème principal de l’intervention d’Andy Kiloh, le Chief Executive Officer de DireqLearn, une société sud-africaine. Il a expliqué le concept d’OpenLab, une initiative de sa société dans le domaine des logiciels ouverts en faveur des établissements scolaires en Afrique du Sud et dans d’autres pays africains.



Akilesh ROOPUN

envoyer l'article

imprimer l'article

Notre Partenaire


Nous contacter
| Publicité | Abonnez-vous | Webmaster
© Copyright La Sentinelle
Designed and Hosted by Telecom Plus Ltd