Affaires. Majidi dans l'oeil du cyclone
Politique. Les imams interdits de Parlement
Torture. A-t-on vraiment tourné la page ?
Renseignement. Le commando économique de la DGED
Élections. La foire aux programmes
Société. Amours au pied du minaret
États-Unis. Hillary, la prétendante
France. La dream team de Sarkozy
Marché automobile. Sur les chapeaux de roue
Festival. Essaouira l'Africaine
Musique. Beyrouth Underground
Tournage. Sur les traces de Kherboucha
N° 279
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

La princesse Lalla Salma et
Larbi Belkheir, ambassadeur
d’Algérie au Maroc.
(MAP)

Evènement. Lalla Salma chez les Algériens


“C’est un signe exceptionnel de Sa Majesté, hautement significatif, et auquel nous avons été très très sensibles”. C’est en ces termes mesurés que Larbi Belkheir, ambassadeur algérien au Maroc (et un des hommes forts de la nomenklatura politico-militaire de son pays) a commenté la présence de la princesse Lalla Salma au dîner de gala offert à Casablanca, mardi 26 juin, en marge de la semaine de l’Algérie au Maroc. Outre l’épouse du roi, étaient également présents sa sœur Lalla Asmaa, ainsi que le premier ministre Driss Jettou (et Madame),
les conseillers royaux Zoulikha Nasri, Mohamed Moâtassim et André Azoulay (à noter que la première était à la table d’honneur, contrairement aux deux autres), et une flopée de VIP : de grands hommes d’affaires (Othman Benjelloun, Miloud Chaâbi, Moulay Hafid Elalamy), des chefs de parti, des ministres… Mais il fallait surtout relever la présence du ministre délégué aux Affaires étrangères, Taïb Fassi Fihri, tout juste rentré de New York où il avait participé au premier round des négociations (serrées et infructueuses) entre le Maroc et le Polisario. Il était installé à la table d’honneur (quoiqu’au bout) et sa présence était, pour les connaisseurs des tumultueuses relations maroco-algériennes, tout aussi “significative” que celle de la princesse Lalla Salma. Détente tactique en période de tension ? La suite des négociations le dira. Après gastronomie, chants et danses algériens, la soirée s’est achevée par cette note d’humour sans doute involontaire : invitée sur l’estrade pour chanter la fraternité maghrébine, une poétesse algérienne a ouvert son speech par un savoureux “Madame la princesse”…


Rochdi Chraïbi. Comme son ombre…

Après une période d’éclipse, l’ancien directeur du cabinet royal, Mohamed Rochdi Chraïbi, semble reprendre du poil de la bête. L’ancien compagnon de classe de Mohammed VI ne quitte plus d’une semelle le monarque, puisqu’il assiste désormais à toutes les réunions royales. Même la séance de travail tenue à Agadir, avec la délégation marocaine qui a participé au premier round des négociations sur le Sahara, a vu la participation d’un Rochdi Chraïbi parfaitement à l’aise, aux côtés d’autres anciens copains de classe : Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur, et Mohamed Yassine Mansouri, patron des renseignements extérieurs (DGED).


Drogue. Echeeri l’insaisissable

Mohamed Echeeri, célèbre baron de la drogue (et frère aîné de Tahona), a réussi encore une fois à fausser compagnie à une armada de policiers qui étaient sur le point de l’arrêter dans l’une de ses résidences près de Marina Smir, station balnéaire du nord du pays. Cela s’est passé dimanche dernier et l’homme, qui se serait enfui à bord d’une vedette rapide en direction de l’Espagne, était pourtant traqué et mis sur écoute depuis quelques semaines. Détenteur de la nationalité espagnole, Mohamed Echeeri était rentré discrètement à Tétouan en novembre 2006, où il allait et venait à sa guise, faisant croire à tout le monde qu’il a toujours bénéficié de parapluies sécuritaires hauts placés.


Soufisme. Touche pas à mon Tijani !

Les Fassis ont reçu cette semaine des touristes très spéciaux : enturbannés, qechaba blanche et chapelet à la main. Près de 1400 cheikhs tidjanes ont en effet visité la ville pour assister au forum de la Zaouiya Tijania, qui a pris cette année l’allure d’un événement international. Message royal aux pèlerins, promotions sur les billets de la RAM, clôture en apothéose sur la place Bab El Makina… “Le Maroc commence à jouer la carte des zaouiyas pour conforter sa position africaine et encourager son tourisme spirituel”, note un observateur. Une niche juteuse lorsqu’on sait que les cheikhs de la confrérie font et défont la politique dans certains pays d’Afrique subsaharienne. Petit bémol : l’évènement a été boycotté par l’Algérie, qui revendique la paternité de cette zaouiya, puisque son fondateur, Ahmed Tijani, est né sur son sol.


Télévision. Hjira, bête de scène

Le parti de l’Istiqlal a eu raison de désigner Taoufiq Hjira pour présenter son programme sur l’émission Moubacharatane Maâkoum, de Jamaâ Goulahsen. Alerte et décontracté, le jeune ministre a répondu à toutes les attaques… avec le sourire. Il a expliqué, le plus sérieusement du monde, comment l’Istiqlal compte créer 1 300 000 nouveaux emplois entre 2008 et 2012 ! “Le gouvernement sortant a créé un million d’emplois en cinq ans. Notre objectif est donc réaliste. 40 % de ces nouveaux postes proviendront des grands chantiers (équipement, logement) que nous comptons lancer. Les 60% restants seront créés par le secteur privé, parce que nous proposons un allégement fiscal qui permettra aux entreprises de recruter plus de monde”, a notamment expliqué Hjira. Mythe ou réalité ? Une chose reste sûre, ce passage télé nous a drôlement changé du Oustad Abbas !


AMDH. Ça plainte pour moi

L’AMDH a décidé de porter plainte suite au tabassage de ses membres par des mroud, lors du sit-in organisé devant le Parlement courant juin. “Nos avocats réunissent à l’heure actuelle les preuves matérielles”, explique Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH et l’une des victimes de cette bastonnade en règle. De plus, le bureau central de l’association, qui doit se réunir ce dimanche, a inscrit à l’ordre du jour la question de la responsabilité pénale de chacun des rouages de l’autorité publique dans la répression subie devant le Parlement. L’AMDH ne sait pas encore si elle portera plainte contre Hamidou Laânigri, chef des Forces auxiliaires, le ministère de l’Intérieur ou, plus au sommet encore, contre l’Etat directement. Affaire à suivre.


Femmes. Opération coups de poing

L’Association démocratique des femmes du Maroc vient d’annoncer une hausse de 30% des plaintes déposées auprès d’Anaruz, un réseau national de centres d’écoute des femmes victimes de violences. “Cela veut dire, d’abord, que le tabou (du silence) se brise, mais faute d’enquête nationale, on ne peut avoir d’estimation sur le nombre précis de femmes violentées”, déclare la présidente de l’Association. La principale revendication de l’ADFM reste la mise en place d’une loi-cadre pour lutter contre le fléau de la violence contre les femmes, car “le nouveau Code de la famille, lorsqu’il est appliqué, comporte toujours des inégalités”. Les coups et les douleurs ne se discutent pas…


Arriyadia. Le match promis

Plusieurs fois reportée “pour des raisons techniques”, la rediffusion du fameux Maroc-Algérie (1-5) de 1979 a finalement été programmée pour le 9 décembre prochain, date anniversaire de cet authentique drame national. C’est du moins ce que vient d’annoncer le patron d’Arriyadia, Younès Alami, qui nous apprend par la même occasion que “d’autres matches d’anthologie sont prévus au programme, comme le Maroc-Guinée (1-1) de 1976 qui a permis, cette année-là, au Maroc de remporter son unique titre de champion d’Afrique”. Espérons que, cette fois-ci, les promesses seront tenues.


Elections. Le face-à-face !

Les résultats du débat sur les élections, lancé sur le site marocelections.com par le journaliste Driss Ksikes et la Fondation Frederich Ebert, seront annoncés le 30 juin à Rabat, dans le cadre de deux panels qui réuniront partis politiques, ONG et chercheurs. Des politiciens de différentes tendances devront répondre aux commentaires des citoyens à propos de thèmes à succès, particulièrement “la monarchie exécutive et le vote utile”. Près de 106 commentaires ont été enregistrés rien que pour ce sujet, qui pose la question de savoir “si un système politique entièrement contrôlé par le Palais permet aux représentants du peuple de prendre part au paysage politique”. La suite du menu : alliances électorales, identité partisane, mode de gouvernance, etc. Ça promet.


Anecdote. Benzekri toujours vivant

Se rendant la semaine dernière au siège du Conseil consultatif des droits de l’homme à Rabat, un survivant du coup d’Etat de Skhirat (1971) en est reparti avec un chèque d’indemnisation daté du 18 juin… et signé par un certain Driss Benzekri, pourtant décédé le 20 mai. “Cela n’a rien d’extraordinaire, objecte cette source au sein du CCDH. Et l’explication est très simple : beaucoup de chèques ont été signés par le défunt Driss Benzekri avant son décès”. Que comprendre alors : que les chèques étaient post-datés ?


Prénoms. Mohamed Superstar !

Selon une enquête publiée par le journal britannique The Times, Mohamed arrive en deuxième place sur la liste des prénoms les plus attribués au Royaume-Uni. L’enquête nous apprend que le prénom, dans ses différentes déclinaisons (Mahomet, Mohamad, Mehmet, Muhammad), aurait été donné à quelque 5991 nouveau-nés de nationalité britannique durant l’année 2006. Soit un peu moins que le très british Jack, qui a été choisi pour 6928 bébés. Mais, selon The Times, les Jack ne tarderont pas à se faire détrôner par les petits Mohamed, dont le nombre est appelé à augmenter durant l’année 2007. Rappelons qu’en Belgique, le prénom Mohamed caracole depuis 2000 en tête de liste des prénoms les plus populaires… Qui a dit que les Européens étaient islamophobes ?


Salafistes. Les faux barbouzes

La DGST est sur les dents. Et pour cause : des inconnus, se faisant passer pour des agents des services secrets marocains, ont pris l’habitude… de débarquer inopinément dans les domiciles des salafistes avant de les emmener, de force, vers des destinations inconnues. Même si l’information demande confirmation, on soupçonne les faussaires, qui choisissent des islamistes de préférence jeunes et vigoureux, de convoyer ces nouvelles recrues vers les camps d’entraînement d’Al Qaïda Fi Bilad Al Maghrib (ex-GSPC), dans le maquis algérien. D’après nos informations, ce curieux phénomène aurait déjà eu lieu dans plusieurs villes du royaume, sans qu’aucun faussaire ne soit arrêté !


Sahara. Lbabor, ya mon amour !

La semaine dernière a vu l’organisation d’une semaine du Maroc aux Iles Canaries. Parmi les exposants dans cette manifestation, des artisans et commerçants originaires du Sahara. “Depuis plusieurs années, nous travaillons pour l’établissement de relations économiques entre les Îles Canaries et le Sahara. En plus des échanges économiques, c’est politiquement important”, explique une source du Centre régional d’investissement de Laâyoune. Problème : cinq exposants (originaires de Laâyoune et de Guelmim) ont choisi de rester à Las Palmas, d’une manière tout à fait illégale. Ce qui fait dire à cet observateur, sur le ton de l’ironie : “Si le référendum donnait le choix entre le Maroc, le Polisario et l’Espagne, beaucoup n’hésiteront pas longtemps. Les gens veulent de meilleures conditions de vie, c’est tout !”. À méditer.



3 questions à Mehdi Qotbi
[Peintre et lobbyiste]


Vous avez signé un appel pour mettre en doute la capacité de l'Afrique du Sud à organiser la prochaine Coupe du monde de football. Quel est le but de cette démarche ?
C'est une démarche normale et responsable, qui m'a été inspirée par les problèmes d'insécurité qui règnent dans ce pays. Des problèmes qui ont été constatés de visu par quelque 2000 patrons de presse invités au Cap au début du mois de juin. En tant que citoyen d'un pays africain, je crains que l'Afrique ne soit privée de Mondial à cause de cette insécurité. Un problème que les pouvoirs publics sud-africains ne parviennent pas à juguler.

Ne serait-ce pas plutôt une tentative de mauvais perdant, visant à récupérer l'organisation de la Coupe du monde au profit du Maroc ?
Les Marocains ne sont pas de mauvais perdants. Au jour d'aujourd'hui, l'Afrique du Sud ne peut pas organiser la Coupe du monde. C'est un avis largement partagé dans les milieux footballistiques internationaux et qui a été évoqué dans des journaux aussi sérieux que le Courrier International. Ce n'est d'ailleurs nullement un hasard qu'un écrivain aussi célèbre que Marc Dugain se soit d'emblée joint à mon appel. D'autres vont suivre et, au cas où l'Afrique du Sud serait écartée, j'estime que le Maroc a toutes les chances d'hériter de l'organisation de cet événement.

Les Sud-africains peuvent eux aussi mettre en avant nos problèmes avec les intégristes et les kamikazes qui se font exploser de temps à autre…
Ecoutez, jusqu'à présent, ceux que vous appelez des kamikazes se font exploser eux-mêmes. En Afrique du Sud en revanche, c'est quasiment le Far West. De l'aveu même du vice-président de ce pays, le nombre de morts violentes se rapproche de celui de l’Irak…


Foot. Le TAS boit la tasse

Le couperet est tombé sur les espoirs du TAS de rejoindre le GNF 2, dernière marche avant la remontée en 1ere Division du club de foot emblématique des Carrières centrales. L’équipe du Hay Mohammadi a été battue, en match de barrages, aux tirs aux but par la formation de Chez Ali, le club sans passé du célèbre restaurant touristique marrakchi. “C’est un signe des temps, la fin d’une époque dont le premier acte s’est joué avec la descente en 2ème Division du TAS dans les années 90”, se lamente le journaliste sportif Najib Salmi. Il est désormais bien loin le temps où Mohammed Bouassa, ex-joueur du TAS, était qualifié de “prodige marocain” par France Football, suite à sa prestation avec l’Olympique lyonnais, victorieux du FC Tottenham en 1968 lors des 8ème de finale de la coupe de l’UEFA. S.V.P, une prière pour le défunt TAS…


Sécurité routière. Un bulletin pour le dire

Avec sa 14ème édition du bulletin de la sécurité routière, le ministère de l’Equipement et des Transports joue la carte de la communication. Awlawiyate (Priorités) - c’est son nom - recense les actions du ministère de Karim Ghellab, ainsi que les statistiques, arrêtées au mois d’avril, en termes d’accidents de la route. On y apprend ainsi que le nombre de décès a augmenté de manière palpable par rapport au premier trimestre de l’année 2006 (+7,12% pour les accidents de la route, +6,94% pour le nombre de tués). Les régions les plus concernées sont Guelmim-Smara, Rabat-Salé, Laâyoune-Boujdour ou encore Taza-Al Hoceïma. La route est encore longue…


Sortie. Un traité de philo, svp !

Après plusieurs années d’absence, la philosophie est revenue au programme de l’enseignement supérieur. Et c’est tant mieux. Fraîchement licenciés en philosophie, les lauréats de la faculté de Ben M’Sick de Casablanca ont créé un café “philosophique” dans le quartier Aïn Chock. Ce n’est pas leur premier fait d’armes. Nos philosophes en herbe, alors étudiants en première année, avaient créé l’association Agora, un espace d’échanges “pour faire contrepoids aux lieux investis par les salafistes”, nous explique l’un des jeunes lauréats. Aujourd’hui, c’est dans un café, ouvert au public, qu’étudiants et enseignants sirotent leurs jus d’orange en assistant à des conférences et débats philosophiques. Vous ne pourrez plus dire que la philo n’est pas votre tasse de thé.


Amazighs. Nos amis les juifs

Après une première tentative avortée en 2006 à Casablanca, une association d’amitié amazigho-juive est en cours de création, cette fois-ci à Agadir. En plus de quelques militants de la cause amazighe, d’importants acteurs économiques de la capitale du Souss, une ONG aux Pays-bas et trois personnalités juives de premier rang soutiendraient cette initiative. “Nous ne souhaitons pas divulguer leurs noms pour ne pas les jeter en pâture aux islamistes”, explique Hassan Belyazid, le coordonnateur du projet, ajoutant que l’objectif est “non seulement de réhabiliter les juifs dans leur pays d’origine, mais aussi de les inciter à y investir comme le font les MRE musulmans”.


Procès. Choc Hebdo sur le gril

La publication, le mois dernier, par le magazine Choc Hebdo d’un dossier consacré à Marrakech connaît des suites. Vendredi s’est ouvert, au Tribunal de première instance de Paris, le procès intenté contre le magazine français par une jeune Casablancaise qui a figuré, sans son consentement, sur la couverture du fameux numéro. “Les responsables du magazine ont contacté mon avocat pour régler le litige à l’amiable, me proposant une indemnisation. Mais je préfère que la justice se prononce sur cette question qui m’a causé beaucoup de tort”, nous a expliqué la plaignante. En attendant le verdict, attendu le 4 juillet, le magazine a choisi de “flouter” la couv’ du numéro en question sur son site Internet. Une précaution que le magazine aurait dû prendre sur la version papier…


Tamek. Le bac, enfin !

Mais où était passé Ali Salem Tamek ? Etrangement absent de la scène depuis plusieurs mois, le trublion sahraoui n’était ni en prison, ni en campagne. Il était tout simplement absorbé par la préparation… du baccalauréat, qu’il vient de décrocher. Et avec la mention Bien, s’il vous plaît ! Déjà en 2003, alors qu’il croupissait en prison, Tamek avait postulé pour le bac en tant que candidat libre. Mais son transfert de la prison de Salé vers celle d’Aït Melloul, ainsi que les conditions difficiles de sa détention, l’ont empêché de se présenter aux examens. Aujourd’hui, avec son baccalauréat Lettres modernes en poche, le militant indépendantiste compte pousser plus loin ses études. “Mais je ne sais pas si ça va être le droit ou la philosophie”. La différence est de taille, en effet !



Humeur. 30 ans

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

J’ai très envie de dire tout le bien que je pense de l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Cette ONG rappelle un peu, toutes proportions gardées, ce qu’était l’UMT à l’indépendance ou l’Istiqlal bien avant Abbas : une toile d’araignée tissée sur tout le territoire marocain. En plus simple : une bénédiction. Vous êtes tombé en panne dans un patelin perdu entre Jerada et Ahfir, Safi et Jemaât S’haim ? Vous êtes en quête désespérée d’une information, d’une aide quelconque ? Ne cherchez plus, appelez le bureau ou le représentant de l’AMDH “le plus proche”, comme susurrait la voix off du fameux spot publicitaire. Bien sûr, les camarades ne sont pas toujours très drôles. Mais qu’est-ce qu’ils sont braves. Je sais, il est à peu près impossible d’arracher un sourire à un Abderrahmane Benameur ou à un Abdelhamid Amine, anciens présidents de l’Association. Je sais, Khadija Riyadi, Madame l’actuelle présidente, n’est pas le genre de femme que l’on a envie de kidnapper pour un week-end en tête-à-tête sur une île déserte. Mais ces hommes, cette femme, comme des dizaines et des centaines d’autres à l’AMDH, ont un cœur. Et beaucoup de courage. On peut reprocher ce qu’on veut à l’AMDH, mais pas d’être les seuls à avoir la capacité d’écouter, aider, fédérer, invariablement, un islamiste ou un jeune “égaré” de l’underground casablancais, un Sahraoui ou un Fassi, un nabab ou un fils de pauvre. Voilà pourquoi je lève mon grand verre de lait à la santé de cette Association vieille de 30 ans, raide comme une barre de fer, un peu triste et austère comme une chanson de Brel. Et comme pour Brel, oui, j’aime même quand ce n’est ni le jour, ni l’heure.



VITES !

Le secrétariat particulier du Palais aurait entamé les démarches en vue de la vente du château d'Armainvilliers, en France. Acquis par Hassan II, grâce à l'intermédiation des Rotschild, la demeure compte plus de 200 pièces et son domaine s'étend sur 400 hectares. L'été dernier, une visite de Mohammed VI au château avait été annulée au dernier moment.


L’information a été relayée par notre confrère Al Ahdat Al Maghribiya dans son édition du 28 juin : en l’espace de quelques mois seulement, deux hommes désespérés ont tenté… de se sectionner le sexe dans la région de Fès-Taounate. Le premier se croyait impuissant et le second stérile…


La fièvre “Hmar ou bikheer” gagne même des milieux non marocains. Lors de la soirée de fin d’année, organisée par l’un des collèges français de Casablanca, le proviseur et son adjoint ont terminé leur discours en retroussant leur habit, dévoilant tous deux leur T-shirts, estampillés du fameux logo !


Mardi, la Cour d’appel d’Agadir a confirmé les jugements de deux ans de prison ferme à l’encontre des deux militants de l’AMDH, Abderrahim Kherrad et Mehdi Barbouchi, accusés d’avoir scandé des slogans antimonarchiques lors des manifestations du 1er mai.


372 sit-in ont été enregistrés à Rabat au cours des trois derniers mois. La palme revient aux manifs des diplômés chômeurs (202 sit-in). Le ministère de l’Intérieur compte placer des caméras fixes dans les artères de la capitale pour permettre le suivi de ces manifs. C’est ce que vient de déclarer Chakib Benmoussa au Parlement.
 
 
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