Vous êtes ici : Collections > Histoire d'objets

Collections

Histoire d'objets

La légende


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, 2003 / DR

Le Tour de France devient rapidement pour les industriels du cycle le moyen sans précédent d'acquérir une renommée et de multiplier les ventes. Un million trois-cent mille bicyclettes circulent en 1903, 3,5 millions en 1914, 6 millions en 1924, près de 9 millions en 1938. La machinerie commerciale du tour de France est en marche ! En 1903, la bicyclette a intégré toutes les possibilités techniques : transmission par chaîne, pédalier central, roulement à billes, roue libre, roue à rayons croisés, pneumatique démontable : il lui manque seulement le changement de vitesses et le dérailleur.

La route et la montagne


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv.D.III.386.

La route est l'élément incontournable de la course. Serpentant au travers des paysages français, elle est le fil conducteur de l'épreuve sportive. C'est par ce dédale que passe l'engouement des foules, la souffrance et l'héroïsation des engagés, chevaliers des temps modernes.
Les épreuves de montagne sont introduites dès 1905 pour renouveler l'intérêt du tour de France, « donner du relief à l'épreuve ». Elles sont certainement les plus difficiles à franchir, celles qui réclament le plus d'effort physique et de résistance. Elles véhiculent les images les plus marquantes du tour de France et hantent la mémoire collective des Français. Le tour leur doit son prestige.

Les forçats de la route


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv.D.V.17

« J'ai appris à discerner le courage de l'arrière, celui des attardés qui se battent pour ne pas sombrer et le courage de l'avant, celui des gagneurs qui luttent pour émerger ». (Jean Bobet)
A l'origine, le Tour constitue un test d'endurance ; les coureurs trapus et costauds, genre Lambot ou Scieur, sont les coureurs types du Tour. Véritables « forçats de la route » (Antoine Blondin), ils triomphent des embûches et des fraudes, du froid, de la pluie, de la neige et de la canicule. La morphologie des grimpeurs est différente selon leur spécialité : grimpeurs, sprinteurs ou routiers. Néanmoins, les coureurs de 1903 et 2003 ne se ressemblent vraiment pas. Le maillot, initialement en laine est dorénavant en lycra, la paire de chaussures en cuir lacée a été remplacée par une paire en matière synthétique fermée par bandes velcro, le casque en cuir par un casque profilé en carbone et mousse époxy.

L'arrivée et la fête


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv.77.35.19

Trois lieux se sont partagés les fastes des arrivées : le vélodrome du Parc des Princes précédé par une arrivée officielle à Ville-d'Avray jusqu'en 1908, le vélodrome de la Cipale à Vincennes de 1968 à 1975 et enfin, depuis 1975, les Champs-Elysées. En 1930, l'arrivée de la caravane publicitaire et de ses voitures avec haut-parleur correspond au moment où les chansons et la musique consacrées au Tour de France commencent à proliférer. Elles sont jouées pendant le trajet de la caravane, à l'arrivée, dans la ville étape et le soir au bal. Les grands noms du show-biz de l'époque sont présents : Annie Cordy, Yvette Horner, les Compagnons de la chanson, etc.

La fourche de Christophe


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv.MS 6964

Eugéne Christophe, « le vieux gaulois », le premier à revêtir le maillot jaune lors de la dixième étape du Tour de France 1919, avait course gagnée lorsqu'à la sortie de Valenciennes, à Raismes (14ème étape d'un Tour qui en comptait 15), il rompit sa fourche, comme 6 ans auparavant. De nouveau, il dût réparer lui-même, en raison du règlement et sous l'œil des commissaires de course. Il repartit, course perdue et termina finalement 3ème au Parc des Princes, derrière Lambot et Alavoine.
Le coureur avait fait don de cet objet au journal l'Auto. L'Equipe l'exposa dans une vitrine mythique dans ses anciens locaux rue du Faubourg Montmartre, avec entre autres le dossard de Mimoun, un bâton de ski de Vuarnet, le ballon du match France-Galles, un étrier d'Oriola, un casque de Périllat, la raquette de Cochet de 1927 ...toutes merveilles données au musée national du Sport lors du déménagement du quotidien à Issy les Moulineaux.

Maquette du monument commémoratif, dédié à Jacques Anquetil, par Milko Stack, 1988


© Coll. musée national du Sport, Paris, N°inv.1989.123.11

Le style de Jacques Anquetil en compétition était d'une extrême pureté, alliant élégance et harmonie. Aussi, le sculpteur Milcko Stack, lui même ancien coureur cycliste, avait songé à la forme de l'œuf, symbole de la perfection, afin de rendre hommage à la mémoire d'un champion qui réfléchissait sur l 'aérodynamisme. Stack rechercha une grande sobriété pour cette stèle haute de plusieurs mètres, et une parfaite intégration dans le site choisi, en l'occurrence le plateau de Chateaufort, situé à la sortie de la vallée de Chevreuse, témoin des premiers grands succès et des performances les plus retentissantes du quintuple vainqueur du Tour. En 1989, ce haut lieu du vélo, abandonné par le Critérium national, le Grand Prix des Nations et Bordeaux-Paris, retrouva un certain lustre, avec la création d'une course intitulée la Jacques Anquetil. Pendant l'épreuve, le monument fut inauguré en présence de la famille, de ses anciens co-équipiers, mais aussi de Bernard Hinault et de l'éternel Raymond Poulidor. L'œuvre a malheureusement été dérobée, probablement par des amateurs passionnés mais peu scrupuleux. Ne subsiste désormais que cette maquette en bronze, offerte par l auteur au musée national du Sport.

« la montée » ou « rouleau compresseur pour petites côtes » par Piem, XXème siècle


© Coll. musée national du Sport, Paris, N°inv.81.56.6

Les forçats de la route, telle était l'expression utilisée par Albert Londres en 1924, suivi d'un fameux dessin de Jack de Plunkett, pour décrire la souffrance des coureurs... parfois sur des pentes enneigées ou écrasées de soleil, avec des supporters hurlant leur passion au passage du champion, au mépris de la sécurité de tous. Les Alpes ou les Pyrénées, dans un ordre ou un autre, rythment les Tours de France et décident souvent des vainqueurs. Les sprinteurs y voient des moments dantesques à venir, les grimpeurs les attendent avec délectation... et les dessinateurs ne se privent pas pour croquer avec irrévérence ces journées de folie.
PIEM (P comme Prodigieux, I comme Irrésistible, E comme Extraordinaire, M comme Modeste), élève du célèbre affichiste Paul Colin déroule un trait clair qui guide l'essentiel de sa pensée.
Parmi les multiples et talentueux dessinateurs et caricaturistes du fait sportif (Pellos, Déro, REM, Ordner, Galland et autres Laborne, Blachon, Serre ou Sempé...), le musée national du Sport n'a pas oublié cet artiste dans la longue liste, toujours à enrichir, de ses acquisitions.

Clé à molette et tournevis de François Faber , années 1910


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv. MS 6965 et MS 6966.

Ces petits outils de réparation, ni lourd, ni encombrants, datent du temps où le coureur ne pouvait ni changer de machine, ni bénéficier d'une assistance technique. Il emmenait donc avec lui un maximum de matériel de rechange, suffisant pour pouvoir réparer de suite en cas d'incident. Glissés dans la poche arrière de son maillot ou dans sa sacoche de guidon, c'est avec ceux-ci que « le bon géant de Colombes », François Faber, couvrit les parcours de ses grandes courses, et tout particulièrement le Tour 1909, dont il sortit vainqueur… avant de tomber dans l'enfer de Lorette en 1915, parmi les rangs de la Légion étrangère. Luxembourgeois, il fut le premier lauréat étranger de la Grande Boucle, vainqueur de cinq étapes consécutives (Roubaix–Metz / Metz-Belfort / Belfort–Lyon / Lyon–Grenoble et Grenoble–Nice), à nouveau vainqueur de la 10 ème étape Bayonne-Bordeaux, dans un Tour qui en comptait 14.
André Leducq (coqueluche des foules et double vainqueur en 1930 et 32) permit au musée national du Sport d'entrer en contact avec la veuve de Faber et de récupérer ces outils. Elle fit également don du dossard portant le N° 107, correspondant à la victoire du luxembourgeois dans Paris-Roubaix en 1913.

Selle d'Ottavio Bottechia, années 1920


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv. 63.1.1

Il est symbolique, et révélateur, presque amusant, que ce soit la selle d'un double vainqueur du Tour de France qui constitue le premier objet, le point matriciel d'une collection désormais riche de près de 100.000 « items », celle du musée national du Sport.
C'est Louis Melzassard, industriel à Monaco, ami de Maurice Goddet (frère aîné de Jacques), qui offrit cette relique en 1963 à Jean Durry, passionné de vélo et jeune chargé de mission d'un musée embryonnaire et balbutiant.
L'italien Ottavio Bottechia, vainqueur en 1924 et 25, était comme beaucoup d'autres déjà obsédé par les problèmes de poids de sa machine : il imagina de percer de trous sa selle en cuir, afin de l'alléger. On peut penser qu'il utilisa cette selle durant toutes ses années de compétition. A cette époque où le matériel était encore artisanal, le coureur cherchait avant tout à se sentir à l'aise lors de ces épreuves de plusieurs heures, et réutilisait de course en course, parfois d'années en années, certaines parties de son engin. D'autres trésors du Musée, tel le guidon de Léon Scieur, en témoignent.

Vélo de Bernard Hinault (prototype utilisé en 1979)


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv. 80.6.1

Des entreprises et d'anciens coureurs cherchent souvent à s'entendre pour faire évoluer un matériel de pointe dans le domaine sportif, permettant à un engin d'atteindre une forme de perfection. Les cycles Gitane (alors sous le contrôle de la Régie Renault), engagèrent de coûteuses recherches fondées sur des études poussées d'aérodynamisme, dans la soufflerie de Saint-Cyr l'Ecole, afin de mettre au point une machine de haute compétition baptisée Profil , présentée à la presse en avril 1979 . Lors du prologue du Tour, à Fleurance, puis dans la première étape (contre la montre par équipes) Captieux-Bordeaux, Bernard Hinault utilisera ce superbe prototype, et cette expérience entraînera bien sûr, par la suite, de multiples et bien normales rectifications et améliorations. C'est par l'intermédiaire de Cyrille Guimard, alors directeur sportif de Gitane, puis grâce à la compréhension de Christian Loeillet, président de l'entreprise, que le musée national du Sport a pu se porter acquéreur de cette machine «telle qu'en elle-même », remontée avec tous ses éléments d'origine (tubes profilés, câbles invisibles, jantes annonçant les futures roues pleines ...)

Souffrance, et fair play : maillot vert (de Merckx ) en 1972 et maillot jaune (d'Ocana) en 1971


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv. MS 624 et © Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv. 1989.129.1

Deux maillots liés au « cannibale » Eddy Merckx : le jaune, déchiré ou plutôt découpé, de Luis Ocana, leader de l'équipe Bic, portant au verso le dossard 98 et les marques du Coq Sportif et du Parisien. Moments dramatiques de larmes et de douleur du leader foudroyé le 12 juillet près du col de Mente dans un Tour 1971 qu'il était en passe de remporter face au belge ; paletot mythique offert par l'espagnol bien des années plus tard au directeur du musée national du Sport, reçu personnellement à son domicile par le champion. Maillot vert du meilleur sprinter, promis à Cyrille Guimard en ce Tour 1972, abandonné par le français à deux jours de l'arrivée, victime d'une tendinite au genou ; mais maillot remis symboliquement par Eddy Merckx à ce vainqueur moral sur le podium d'arrivée ; maillot dédicacé ensuite et offert au musée national du Sport par Guimard pour que le témoignage de ce geste généreux accède à l'éternité sportive en entrant dans d'inestimables collections nationales, aux côtés des objets de tous les grands champions.
Le musée du Sport, en cette année du Centenaire du Tour à rencontré des entreprises, des champions et a collecté produits de marketing et objets de mémoire du phénomène sportif, ainsi que, des équipements portés au cours d'épreuves et lors de victoires.

« La descente », par Sempé en 1967


© Coll. musée national du Sport, Paris, N°inv. 77.27.12

Les descentes vertigineuses ont scellé des victoires, été le témoin d'abandons dramatiques, montré des détresses, et des coureurs funambules, capables de se transcender au mépris du danger, malgré des revêtements glissants devenus très dangereux. Les exemples sont nombreux de descentes trop prudentes qui ont coûté des minutes à l'arrivée, mais aussi de glissades achevées dans le ravin. Le décès du champion italien Fabio Casartelli, alors équipier d'Armstrong, mort un 18 juillet 1995, avait déjà montré qu'un casque aurait, peut-être, sauvé le coureur. Dans des temps plus anciens, des photographies montrent un Robic en pleine ascension, mais obsédé qu'il était par la sécurité, toujours porteur d'un célèbre casque en cuir.. que possède le musée national du Sport. D'autres images, de télévision cette fois-ci, témoignent que Fausto Coppi ôtait son casque en cuir et le glissait dans sa poche arrière... une fois revenue en plaine !

Télégramme de Louis Garin envoyé à son épouse lors du Tour 1903


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv.MS 1578

Il est des pièces du musée national du Sport qui tiennent de la relique et sont empreintes d'émotion, tant par leur contenu que par la manière dont elles ont été acquises.
Il s'agit ici d'un des 5 télégrammes adressés au fur et à mesure par l'Auto à Lens, à la famille de Garin, qui vivait alors dans le Nord. Ils reproduisaient le texte des dépêches des correspondants locaux envoyés sur la rédaction parisienne, début juillet 1903. C'est dans une simple boîte à chaussures qu'étaient conservés ces précieux témoignages de course, et une enquête minutieuse permit au musée national du Sport d'entrer en contact avec... Madame Danet, la sœur de la cinquième épouse de Garin, lequel finit sa vie en tenant un garage à Lens.
En 1974, Madame Danet donna également au Musée d'autres objets et en particulier un médaillier qui, sur fonds de velours cramoisi, contient de nombreuses médailles du premier vainqueur du Tour et double vainqueur de Paris-Roubaix en 1897 et 1898.

« La mort bleue » par Henri Taverner, 1983


© Coll. musée national du Sport, Paris, N°inv. 83.30.1

Le Tour est souvent le témoin de drames sportifs (chutes souvent suivies d'un abandon pour blessure, arrivées hors délais dues à la fatigue ou à la maladie …). Peu de morts ont eu lieu sur la Grande Boucle depuis 1903, mais le décès du britannique Tom Simpson, ivre de fatigue et … d'amphétamines, sur les pentes du Ventoux en 1967, marqua les esprits.
Henri Taverner, dans les années 1983-1984, a réalisé une série de cinq toiles autour des cinq couleurs qui, pour lui, rythment la détresse alors que chaque coureur voit à travers elles un but à atteindre : porter le maillot arc en ciel de champion du monde.
La détresse (autour de l'abandon du belge Rik Van Looy, en maillot de champion du monde - après sa violente chute lors de l'étape Bayonne- Pau, -tons de noir ),
La Crevaison (celle du suisse Ferdinand Kubler, dans les Alpes lors du Tour 49, tons de vert) , Le rouge est mis (le belge Armand Desmet, à terre dans le Ballon d'Alsace) ,
Le désert jaune (où un coureur, dans la solitude d'un univers éclatant d'une couleur uniforme est concentré dans l'effort de l'ascension ; des spectateurs au bord de la route courent pour lui tendre une bouteille).
La mort bleue, montrant Tom Simpson; constitue le dernier volet de ce quintet dramatique conservé au musée national du Sport.

Allez Maertens, peinture de Jean Maerten (1976)


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv.78.13.1

L'arrivée du Tour de France a longtemps été jugée sur le vélodrome du Parc des Princes, où 20 000 personnes attendaient les coureurs. En 1938, André Leducq et Antonin Magne y franchirent ensemble, se tenant par l'épaule, la ligne d'arrivée. De 1968 à 1975, le vélodrome de la Cipale prend le relais et Eddy Merckx remporte quatre des huit arrivées qui eurent pour cadre le bois de Vincennes. A partir de 1975, le Tour termine sa course au cœur de Paris. Il franchit enfin le boulevard périphérique pour une communication à la fois sportive et festive sur les Champs Elysées. C'est l'année suivante qu'a été peint ce tableau de Jean Maerten, Freddy… Maertens enlève alors le premier de ses trois maillots verts. Le champion belge réalise d'ailleurs une saison 1976 exceptionnelle, s'adjugeant le titre mondial, celui de champion de Belgique, 4 classiques, 8 étapes du Tour de France, 2 au Tour de Suisse, 6 au Paris-Nice... Il exerce une domination sans partage sur le domaine du sprint.

La France embrasse Poulidor, par Déro, 1972.


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv.D.I.1233

S'il est un artiste témoin de son sport, Robert Décremps qui signe Déro – est celui-là. La guerre s'achevait quand il se mit à croquer d'un crayon vif et déjà plein d'humour tout ce que la scène et l'écran parisien comptaient de gloires. Mais la vraie passion de Déro, depuis toujours, est le sport. Dans sa caricature « La France embrasse Poulidor », il illustre la prodigieuse popularité du coureur, doté d'un physique d'acteur. Ce qui tombe plutôt bien puisque, pendant près de vingt ans, il allait tenir le rôle de l'éternel second, au premier plan, aux côtés de Jacques anquetil et d'Eddy Merckx. Chanceux dans la vie, « Poupou » l'était moins sur le Tour, dont il ne porta jamais le maillot jaune. Mais sa plus grande chance c'était « d'avoir de la malchance » ! Sa cote de popularité augmentait en effet à chacun de ses échecs. Exemple de longevité, en 1976, à 40 ans, il participe à sa 14 ème et dernière Grande Boucle. Aujourd'hui, sa popularité reste intacte, aussi bien dans le cœur des grands – il a reçu en janvier 2003 le grade d'officier de la Légion d'honneur, au côté de Laurent Jalabert – que dans celui du pays, qui le célèbre au départ de randonnée cyclo-sportives comme "la Raymond Poulidor" et "la Poupou".

Le maillot jaune par André Galland


© Coll. musée national du Sport, Paris, N°inv.

Ce dessin d'André Galland, talentueux dessinateur publicitaire et fondateur de l'Union des artistes et des dessinateurs français, véhicule la dimension sacrée attribuée au maillot jaune, une sorte de quête du Graal. Né pendant une journée de repos entre la 10ème et la 11ème étape sur le Tour de 1919, ce maillot permet d'aider les journalistes et commissaires de courses à distinguer le coureur de tête. Pourquoi jaune ?
L'organisateur Henri Desgrange a choisi la même couleur que les pages de son journal L'Auto. Eugène Christophe, appelé « le vieux gaulois » (il avait déjà 34 ans), a eu l'honneur d'être le premier à porter le maillot jaune officiel du Tour au départ de la 11 ème étape Grenoble-Genève le 18 juillet 1919.

Les lunettes d'Octave Lapize, XXème siècle


© Coll. musée national du Sport, Paris, N°inv.

Ces lunettes, évitant aux coureurs poussières et escarbilles, appartenaient à Octave Lapize, dit « le frisé » un « géant de la route » qui chaussait un petit 40, qui pesait 65 kilos et mesurait 1,65 m ! Médaillé olympique du 100 kilomètres sur piste à l'âge de 19 ans, à Londres en 1908, vainqueur du Tour de France deux années plus tard, il ne fut pas épargné par l'hécatombe de la guerre de 1914-1918. Comme Louis Mazan, dit Petit-Breton, il tomba au champ d'honneur, le 14 juillet 1917. En 1976, Eric Lambert, petit fils d'Octave Lapize, contacte le musée national du Sport. Ces lunettes font partie d'une donation réunissant porte-bidons, clé anglaise et tournevis (de rigueur à l'époque), agendas, carnets de route et contrats. On y trouve aussi un célèbre diplôme de pilote moniteur décerné en 1915 au sergent Lapize.

Sculpture : le peloton de Michel Larralde, 1985


© Coll. musée national du Sport, Paris, N°inv.1990.120.1

Peloton en un mot ? Les réponses fusent : tricot, vélo, vitesse, Tour de France… enfin on y arrive. Vues lointaines d'hélicoptère ou plans serrés d'un cameraman embarqué, cette image du peloton multinational, international retransmis et suivi, est indissociable de l'imaginaire du Tour. Maillot jaune, vert, à pois, arc-en-ciel, du champion de son pays…, des équipes..., ce groupe compact de concurrents, formant un glorieux arc en ciel de lycra aux couleurs vives, passe à vive allure et progresse sur certaines étapes du Tour de France chaque année à la même époque. Michel Larralde s'intéresse à l'esthétisme des disciplines sportives et aux corps des athlètes pour traduire dans ses sculptures comment s'extériorisent les forces : sumotoris, judokas, lanceurs de poids, cyclistes... Il parvient à mêler deux dynamiques d'origines différentes qui convergent sans se confondre : l'animation d'un groupe en mouvement et l'action individuelle.

Affiche du Tour 1903, A.Davoust, 1903


© Coll. musée national du Sport, Paris, N°inv.84.5.4

Le musée national du Sport conserve la maquette originale de cette affiche. Sur fond du tracé de la course (avec une France amputée de l'Alsace-Lorraine), le dessinateur A. Davoust positionne la photographie de Maurice Garin, petit ramoneur savoyard (donc italien) acceptant de devenir français, vainqueur des 5 étapes (Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes puis Paris, 2 500 km en 94 heures). Il donne place, dans des médaillons, aux quatre suivants du classement : Pothier, de Sens, 2ème (à 2 h 49 !), Augereau 3ème, Müller 4ème et Jean Fischer « le grimpeur » 5ème. Davoust mentionne également les diverses productions de la société de cycles La Française, marque Diamant, que sont la bicyclette à guidon de tourisme et la motocyclette. D'abord support des marques, le « Tour de France », troisième compétition sportive de la planète, est devenu aujourd'hui une véritable « marque », qui développe de multiple produits dérivés.

Partition de musique d'Yvette Horner, années 1950


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv.1991.72.1

L'apparition sur le Tour de voitures avec haut-parleur et, dès 1930 de la caravane publicitaire correspond au moment où des chansons cocardières et des musiques consacrées au Tour de France commencent à proliférer. Elles sont jouées pendant le trajet de la caravane, à l'arrivée dans la ville étape et le soir au bal. L'accordéon, qui est un orchestre à lui tout seul, tient une place prépondérante avec des artistes comme Fredo Gardoni, André Vercshuren, Raymond Boisserie et la « Reine du Tour de France » Yvette Horner. Talent à fleur de doigts, sombrero vissé sur la tête même les jours de pluie, habillée d'une robe bleue blanc rouge, elle n'en était pas encore aux tenues de Jean-Paul Gaultier ! Performance à souligner : n'accomplissaient-ils pas tout le parcours juchés sur le toit d'un véhicule aménagé spécialement, avec en guise d'épilogue, un mini-concert sur la ligne d'arrivée ! Images magiques, images éternelles des Tours de France d'antan.

Vélo type de Petit--Breton en 1903


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv.MS 6962.

En 1903, seule la marque de cycles La Française soutient officiellement les premiers participants au Tour de France. De multiples autres fabricants s'y engageront par la suite : Alcyon, Armor, Labor, J.B. Louvet, Le Globe, Automoto, Biguet ou Thomann. Dès 1930, des vélos marqués L'Auto seront même remis à chaque concurrent. Le musée national du Sport possède ainsi celui d'Antonin Magne du Tour 1936.
Un cycliste amateur et collectionneur, a fait don de l'objet présenté au musée.
Amoureusement rénové par ses soins (selle, pneumatique…), dans le respect de l'esprit original, il semble avoir appartenu à un réparateur de vélos de Corbeil qui avait participé au Tour en 1906 avec cet engin, dit de « type » 1903. D'un poids oscillant entre 13 et 16 kg, ces vélos ont un guidon et un cadre en acier, des poignées en bois, un pignon fixe, pas de dérailleur, donc un unique développement de m environ. Les coureurs étaient dans l'obligation de tourner constamment les jambes. Comme ils ne pouvaient changer de machine, il y eut, dès 1904, de véritables cérémonies de poinçonnage des engins dans la cour du jour l' Auto, avant le départ.

Une lettre manuscrite d'Emile Zola


© Coll. musée national du Sport, Paris. N°inv. MS 1576

L'apparition du sport dans la littérature constitue sans nul doute un indice révélateur de son « statut social ». Ainsi le cyclisme prit place dans l'existence ou l'œuvre de certains grands écrivains. Cette lettre est envoyée de Médan par Emile Zola pour faire transférer à son adresse parisienne le service que lui fournissait le quotidien sportif Le Vélo. Paraissant sur papier vert, cette publication fut lancée le 1er décembre 1892 par Pierre Giffard et Paul rousseau. Il portait sur sa manchette la phrase Giffard : « La vélocipédie est plus qu'un sport, c'est un bienfait social ». Le Vélo était en 1901à son apogée. Son rival, L'Auto-Vélo, sur papier jaune, paru le 16 octobre 1900 et dirigé par Henri Desgranges, allait en 1903 créer le Tour de France et s'imposer.

Un porte-voix... doté d'une


© Coll. musée national du Sport, Paris. N°inv. 64.2.1

Faire entendre les commentaires d'une manifestation sportive dans le brouhaha ambiant...
Avant la première guerre mondiale, les "aboyeurs" des réunions de lutte ou de boxe utilisaient souvent des entonnoirs en cuivre pesants, mais courts, pour amplifier leurs voix.
Entre les deux guerres, Georges Berretrot eut l'idée de fabriquer des porte-voix en aluminium, plus légers et plus longs, bénéficiant ainsi d'une surface... à vendre à ceux que l'on n'appelait pas encore les "sponsors" : "Au grand air sports", magasins de vêtements et accessoires sportifs, fut sensible à cette trouvaille...
Pendant près de 40 ans, Berretrot, "aboyeur" inséparable de toutes les réunions cyclistes (au Vel d'Hiv' et au Palais des Sports), excellait à susciter l'octroi de primes, notamment lors des "Six Jours".
En 1964, sa veuve fit don au Musée national du Sport de plusieurs objets de ce type, témoins d'une époque... avant la sonorisation.
Longueur : 1,20 m. Diam : 50 cm. - 2 kg.

Raquette d'Henri Cochet, finaliste de la Coupe Davis de 1927


© Coll. musée national du Sport, Paris. N°inv. MS 6982

Lors du Challenge-round de 1927 et après une lutte acharnée contre l'américain William Johnston alias Little Big, le lyonnais Henri Cochet dit le Magicien donne le point décisif à la France et lui offre ainsi sa première « coupe Davis ». Avec ses compagnons, René Lacoste alias le Crocodile, Jean Borotra alias le Basque bondissant et Jacques Brugnon alias Toto, Henri Cochet formaient ceux qu'on appelait les quatre mousquetaires. La force d'Henri Cochet résidait dans un bon de jeu de jambes, une excellente volée, et de surcroît une vision supérieure à la moyenne. Armé de sa raquette, il frappait des smashes puissants malgré sa petite taille (1m70). La courte préparation de son coup droit lui permettait de varier les effets et de masquer ses coupes. Donnée au musée par le journal sportif L'Equipe en 1978, la raquette faisait partie de la vitrine « mythique » du quotidien, dans ses locaux historiques du 10 de la rue du Faubourg Montmartre.

Le blouson de l'équipage du Défi français


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv. 2002.92.1

La Waikato Jacket, pièce de référence de l'équipementier MURPHY & NYE, fait l'objet d'une perpétuelle mise à jour technique depuis 1992, afin d'offrir un confort maximum. La version réalisée pour « Le DEFI AREVA » est en BBX8 (matière composée de fils de Cordura 180 traités en polimer. Ce blouson anti-transpirant détient des performances exceptionnelles au niveau de l'imperméabilité. Avec sa fermeture éclair, sa protection anti-vent, ses poignées velcro réglables et ses poches sécurisées, il est parfaitement étanche.
L'équipage du Défi français engagé dans la Coupe Louis Vuitton (qualificative pour l'America's Cup) a pu apprécier cette technologie. Parrainé par AREVA, leader mondial de l'énergie nucléaire et de la connectique, l'équipe du Class America tricolore s'est hissée (lors des régates disputées à l'automne 2002 dans la baie d'Auckland/Nouvelle-Zélande) jusqu'en quart de finale de cette prestigieuse compétition. Ils ont rendu les armes face au Suédois de Victory Challenge.
Ce blouson de haute compétition vient d'être offert par le AREVA au musée national du Sport.

Ecusson en forme de coq, devenu emblème national


© Coll. musée national du Sport, Paris. N°inv. MS 25719

C'est vers 1910 que l'équipe de France de football adopte pour emblème le coq gaulois, associant des connotations de sentiment national aux vertus d'un animal réputé pour sa combativité et sa fierté. Connaissant un vif succès, ce symbole gagne rapidement les autres sports et figure sur le maillot des délégations françaises aux Jeux Olympiques depuis Anvers en 1920.
Le coq tricolore perché sur les cinq anneaux olympiques devient ensuite le logo du CNOSF, car les règlements imposent aux équipes d'adopter un emblème avec un symbole national, les couleurs du drapeau et les anneaux olympiques.
Cet écusson en laine, orné d'un coq brodé, fut porté par Marcel Communeau, capitaine du XV tricolore de 1907 à 1911. Il dirigea la première équipe française à remporter une victoire contre l'Ecosse dans le tout jeune Tournoi des cinq nations, initié en 1910.

Affiche du championnat du monde de tennis de table


© Coll. musée national du Sport, Paris. N°inv. MS 5493

Le musée national du Sport possède une remarquable collection de plus de 15000 affiches, liées à tous les sports, à de nombreux fabricants, à de multiples événements. Ces documents intègrent le patrimoine national par achats (ventes publiques, achats à des particuliers ou des marchands), mais aussi grâce à des dons ( de particuliers, de fédérations...). Le service des collections joue également un rôle de « veille documentaire » auprès des réseaux de création que sont les afficheurs, les agences de création, les artistes...
Cette affiche a été éditée à Pékin en 1961 lors des 26ème championnats du monde. Selon toute vraisemblance, elle a été ramenée de Chine par la Fédération française de tennis de table.

Assiette représentant des joueurs de paume, sport ancêtre du tennis


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv. 2002.96.1

Le jeu de paume apparaît dès le 14eme siècle en France, et conquiert tous les publics, du petit peuple aux moines et aux rois. D'abord joué à la main, il se pratique ensuite avec une raquette. Les salles apparaissent. On en compte plus de 200 à Paris à la fin XVIème siècle, mais une douzaine seulement à la veille de la Révolution. Trois subsistent encore en France : celle près de Bordeaux, rue Lauriston à Paris et au château de Fontainebleau.
Ce sport a légué au tennis une bonne partie de son vocabulaire et la langue française en conserve des expressions telles épater la galerie, rester sur le carreau, prendre la balle au bond...
Le Musée National du Sport a acheté en 2002 en vente publique cette très rare assiette de Nevers à décor polychrome, qui porte l'inscription « Caré 1757 ». Moins d'une dizaine sont actuellement répertoriées dans le monde : dans les musées (Carnavalet, Lawn Tennis Musem de Wimbledon, The Bowes Museum, le Musée de Sèvres, de Clamecy à Nevers) ou dans des collections privées...

Une exposition : Maillot jaune, centenaire du Tour de France


© Coll. musée national du Sport, Paris. N°inv.

En 2003, deux institutions patrimoniales, Le musée national du Sport, chargé de la mémoire du phénomène sportif pour l'Etat, dépositaire à ce titre de très nombreuses collections qui concernent le Tour de France, et le Musée Auto Moto Vélo de Châtellerault, spécialisé dans l'étude et la conservation des moyens de transport, ont souhaité s'associer pour présenter une vaste exposition de synthèse au moment du centenaire du Tour. La présentation de l'exposition est une véritable « mise en scène » qui donne vie aux objets. L'atmosphère est créée par des jeux de lumière, d'images, de sons... afin de retrouver toutes les facettes de la plus populaire des manifestations sportives hexagonales. Après une évocation de l'organisation du Tour et de ses directeurs, la variété de La Grande Boucle est évoquée… avec la découverte des richesses des provinces françaises traversées. Visuellement, l'évocation des épreuves de montagne se déroule dans un environnement blanc à pois rouge. L'arrivée au village-étape, signe de la fête, de la musique et du bal, est placé dans un environnement vert. Après avoir rendu hommage aux « forçats de la route », où le champion doit aller parfois au bout de lui-même (évocations de l'homme, des machines et de leurs évolutions techniques), le visiteur ressort par un tunnel jaune, qui l'appelle à encourager avec ferveur le vainqueur, depuis le ramoneur Maurice Garin en 1903 jusqu'à Lance Armstrong l'année dernière.

Athlétisme


© Coll. musée national du Sport, Paris. N°inv.1994.51.1 et © Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv. 1991.92.2 et © Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet, N°inv. MS 738

Depuis sa création, le musée national du Sport a le souci que l'athlétisme soit fortement présent dans les collections nationales : dons d'équipements de sportifs mais aussi d'œuvres d'art telles que peintures, sculptures, dessins... créées par des artistes particulièrement sensibles à mettre en valeur ces moments d'efforts. Chaque olympiade y est représentée.
Mais « l'équipement » le plus constamment utilisé depuis un siècle, celui qui a rythmé des décennies de performances, qui s'est amélioré de dates en dates, chaussé aussi bien par des champions que des coureurs moins accomplis, ce sont les chaussures de sport d'athlétisme, les « pointes ».
Gaston Ragueneau, six fois vainqueur du cross-country de Montrouge, recordman de l'heure en 1905, fut l'inventeur des lanières, afin de ne pas perdre ses pointes dans la gadoue des parcours détrempés. La chaussure de Jacques Madubost, champion d'Europe de saut en hauteur en 1966, porte encore la trace, à l'arrière, de pointes destinées à prendre un bon appui avant un rouleau ventral, en vigueur à l'époque … et déjà le sigle d'une marque. Quant aux véritables «chaussons » de Maryse Ewange-Epée,victorieuse du 100 m haies du Championnat du monde universitaire de Duisbourg en 1989, ils appartiennent à l'époque des pointes « vissées », chaussures totalement individualisées selon le type d'épreuves (saut, lancers, course...)
L'affiche de Provens, en 1911, rend hommage à Jean Bouin, futur vice champion olympique l'année suivante à Stockholm ; Jean Messagier, dans ce mélange de graphisme et de formalisme, capte l'arrivée du coureur de demi-fond John Walker. Pierre Toulgouat, en 1929, saisit le franchissement de la haie et Louis de Fleurac l'effort du saut en ciseau de Pierre Lewden aux JO de 1924.

Le casque de vice-championne olympique de slalom Laure Péquegnot à Salt Lake City en 2002.


© Coll. musée national du Sport, Paris. Photo G.Poncet. N°inv.2003.91.1

A la suite des nombreux succès français obtenus aux Jeux olympiques d'hiver de Salt Lake City en février 2002, le musée national du Sport n'a pas manqué de solliciter les champions, afin que les collections s'enrichissent d'équipements liés à leurs victoires, mais aussi de souvenirs personnels ou d'équipements de leurs débuts d'athlètes. Le patineur Gwendal Peizerat, avec sa tenue d'entraînement de danse et celle de sa partenaire championne olympique Marina Animissa, a offert au Musée sa première paire de patins. Karine Ruby, outre ses équipements, n'a pas hésité à céder aussi son premier dossier de recherche de sponsors. Carole Montillet, Laure Péquegnot, Sébastien Amiez, Jean-Pierre Vidal, Raphaël Poirée, Richard Gay n'ont pas manqué de répondre à l'appel lancé. Des contacts avec les champions handisport sont pris également.
Les équipementiers et sponsors ont, eux aussi, pleinement joué le jeu pour que cette récolte soit complète et significative, comme elle l'a été lors du centenaire du Tour de France.

Affiche d'Orsi lors des Jeux Olympiques de 1924


© Coll. musée national du Sport, Paris. N°inv.MS 7856

Si les Jeux Olympiques de 1900 furent noyés dans le déroulement de l'Exposition Universelle, ceux de la VIIIème olympiade, en 1924, permirent à la capitale française d'attirer les foules. L'athlète Géo André prêta le serment olympique au stade de Colombes. Ce stade, construit pour l'occasion, attira aussi bien les amateurs que le Tout Paris littéraire et artistique : Erik Satie, Jean Giraudoux, Arthur Honegger, Maurice Ravel, Jean Cocteau, la Comtesse de Noailles, Henri de Montherlant, Foujita participèrent aussi aux concours de littérature, de peinture ou de musique qui avaient été créés depuis Stockholm, en 1912.
3092 concurrents participèrent à ces Jeux, dont 132 femmes, et 44 pays furent représentés. 150 projets d'affiche furent proposés au Comité Olympique français. Deux seulement furent choisies et tirées à 10 000 exemplaires, dont 6000 à destination de l'étranger. Celle de Jean Droit représentait les athlètes passant torse nu devant la tribune officielle, effectuant bras levé le salut olympique et celle du niçois Orsi rendait hommage à un geste sportif, avec Paris en arrière plan.

Fanion


© Coll. musée national du Sport, Paris. . N° inv. 2001.91.1

En novembre 2002, pour la première fois, l'ancienne Equipe de France victorieuse de la Coupe du monde de football organisée en France en 1998, a été à nouveau réunie à Nîmes. A l'initiative de l'ancien capitaine Laurent Blanc, tous les joueurs disponibles (pour certains plus en activité), ont répondu présent pour un match symbolique et de bienfaisance au profit des victimes de fortes inondations survenues en automne dans la région nîmoise. Le match a surtout valu par la forte émotion présente ce soir là. Et le réplicat du fanion offert par France 98 à l'équipe de Marseille a enrichi les collections du musée.

Combinaison de Schumacher


© Coll. musée national du Sport, Paris. N° inv. 2002.101.1

Le Musée national du Sport posséde depuis 1985 la combinaison d'Alain Prost, à cette époque pilote de la Scuderia comme Michael Schumacher l'est actuellement. La combinaison donnée récemment est le fait de Jean Todt, directeur technique depuis plusieurs années de l'écurie italienne. La technique a peu changé entre les deux équipements, mais la taille du logo du sponsor principal, le même, s'est agrandie.

Petit paumier


© Coll. musée national du Sport, Paris. . N° inv. 2002.95.1

Cette statuette en émail ou verre filé de Nevers, qui date de 1770 environ, a été acquise par préemption de l'Etat en 2002. Elle représente probablement l'un des plus grand paumiers de l'époque, Antoine Henri Masson. (paumier de Louis XV et Louis XVI, de Monsieur, du Duc de Chartres, du Prince de Condé. Cette œuvre, achetée en même temps qu'une assiette en céramique de Nevers du XVIIIème siècle permet ainsi au musée de disposer de deux pièces de grande qualité, qui viennent compléter les raquettes et gravures possédées sur ce sport.

Le rameur


© Coll. musée national du Sport, Paris. . N° inv. 2003.9.70 .

Cette sculpture en bronze (30 cm de haut pour 51 cm de profondeur) rejoint en 2003 une autre œuvre d'Edouard Drouot (1889-1945), acquise en 1975 par le musée national du Sport, et intitulée Les Coureurs. Elève de Thomas Moreau, Drouot participa à l'Exposition Universelle de 1900, où il obtint une mention honorable avec L'Amateur.

Escrimeurs


© Coll. musée national du Sport, Paris. . N° inv. 2003.9.25 et 26 .

Ces statuettes en régule (alliage à base de plomb ou d'étain) sont l'œuvre du sculpteur Joseph-François Belin, artiste mort en 1902 qui prit part aux expositions de la Société des Artistes Français. Elles permettent de saisir le geste des escrimeurs en position d'attente avant les assauts. Le musée national du Sport possède de nombreux régules représentant la plupart des disciplines sportives.

Tenue athletisme Adidas 2003


© Coll. musée national du Sport, Paris. . N° inv. 2003.103.3.

L'équipementier Adidas a fourni toutes les tenues officielles de l'Equipe de France d'athlétisme pour les Championnats du monde qui se sont déroulés au Stade de France en août 2003. Les athlètes ont reçu des maillots, shorts, joggings d'échauffement et autres tenues de survêtements, assortis de consignes d'usage assez strictes selon les zones et les moments où elles étaient portées. Un jeu complet de cet équipement est entré au musée national du Sport, témoignant des recherches technologiques actuelles dans le domaine de l'habillement sportif de haut niveau en athlétisme.

Maillot jaune


© Coll. musée national du Sport, Paris. . N° inv. 2002.105.2.

ASO (Amaury Sport Communication), la société organisatrice du Tour de France, a permis au Musée national du Sport d'établir un contact privilégié avec bon nombre des partenaires officiels de cette édition Centenaire. Les maillots des quatre vainqueurs (jaune, vert, à pois et blanc correspondant aux 4 classements : final, montagne et meilleur espoir) ont été dédicacés par les champions à l'arrivée de l'étape finale sur les Champs Elysées puis remis au Musée. Des maillots d'années précédentes ont complété ce don, et de multiples objets de marketing donnant une vision de la stratégie de communication des entreprises pour un événement à la couverture médiatique planétaire.

Combinaison de Jean Pierre Vidal


© Coll. musée national du Sport, Paris. . N° inv. 2003.90.1.

Cette combinaison du champion olympique de slalom Jean Pierre Vidal, a été portée par l'athlète lors de son slalom victorieux aux Jeux olympiques de Salt Lake City en février 2002. Dessinée par l'équipementier Ellesse, comme toutes les tenues de l'équipe de France, elle a été offerte au Musée national du Sport en même temps qu'une série de dons importants reçus au cours de l'hiver 2003 de la part des médaillés français (Carole Montillet, Laure Péquenot, Karine Ruby, Gwendal Peizerat et Marina Anissina, entre autres). Le Musée ajoute des équipements récents et prestigieux aux souvenirs, tenues, skis, chaussures, casques ou dossards donnés par des prédecesseurs, tels Jean-Claude Killy, Marielle Goitschel ou Alain Calmat.



Copyright - musée national du Sport. 2006. - Tous droits réservés.

Valid XHTML 1.0 Strict

Valid CSS!