M I N O R I T É S . O R G
INDEX
ARTICLES
ENTRETIENS
ANALYSES
DOCUMENTS
HUMEURS
CONTACT
RECHERCHE
NEWSLETTER
AUTEURS
PUBLICATIONS
France Mission de l'ONU en France et conclusions sévères
Birmanie Birmanie, une histoire sanglante
Arabie Saoudite Arabie: le mufti critique les jihadistes saoudiens opérant à l'étranger
Islam / Monde musulman Le théologien Youssef al-Qaradaoui reprend sa chronique sur Al-Jazira
Italie L'archevêque ferme le couvent car les soeurs en sont venues aux mains
Syrie Syrie: assassinat d'un imam d'Alep, connu pour ses appels au jihad en Irak
Afrique Mozambique: 24 ans de prison pour trois accusés du meurtre de missionnaires
Afrique Erythrée : les chrétiens fêtent la Sainte-Croix
Pays-Bas La députée d'origine somalienne Hirsi ex-Ali de retour aux Pays-Bas
Etats-Unis USA: les salariés des Eglises peuvent se faire rembourser la pilule
France Lyon: des menus sans viande proposés dans les cantines scolaires en 2008
Brésil Crise du catholicisme: une paroisse du Brésil écrit ses doléances au pape
Norvège Les évêques luthériens de Norvège favorables à l'ordination d'homosexuels
France L'UEJF demande la suppression du mot "race" dans le texte d'un amendement
France Gîte fermé à deux femmes voilées: délibéré le 9 octobre à Epinal
Espagne La Catalogne autorise une fillette de 9 ans à venir voilée à l'école
Afrique Les évêques anglicans de 25 pays africains réunis à Maurice
Italie Italie: L'Osservatore Romano dénonce la libération d'un ex-Brigadiste
Turquie Turquie: La sentence contre le tueur d'un prêtre italien confirmée en appel
Vatican Le pape Jean Paul II a refusé l'acharnement thérapeutique (cardinal)
Italie Benoît XVI: l'Eglise ne cherche pas de privilèges ni d'avantages économiques
France La faculté catholique de Paris crée un cycle de formation destinée aux imams
France "Mosquée" de Champs-sur-Marne: les travaux bloqués par la mairie
Espagne Béatification massive de "martyrs" religieux espagnols le 28 Octobre à Rome
Allemagne Les musulmans d'Allemagne condamnent mariages forcés et crimes d'honneur
LES 100 DERNIERS ARTICLES
Algérie Vendredi 18 Mars 2005 proposé par Abu Dabi
S'il est vrai que le gouvernement algérien a des comptes à rendre sur sa façon de traiter les Marocains vivant en Algérie (que l'on songe simplement aux dizaines de milliers de Marocains expulsés manu militari sous Boumedienne, en 1975-76, suite au différend maroco-algérien au sujet du Sahara ex-espagnol) (1), le gouvernement marocain n'a pas non plus la conscience tout à fait tranquille.

Il suffit de se rappeler des conditions dans lesquelles le visa d'entrée fut imposé aux Algériens suite aux attentats terroristes de Marrakech en 1994, et ce, sans phase de transition pour les Algériens se trouvant dèjà au Maroc au moment où cette décision fut prise. Certains Algériens, étant entrés au Maroc tout à fait légalement, et sans visa, se virent arrêter par la police, détenus et expulsés sans autre forme de procès. Ceci n'a cependant pas touché les Algériens résidant au Maroc, ceux-ci étant détenteurs d'une carte de séjour.

Karim Kettani
Version imprimable de l'article
Envoyer cet article à un ami
La mal-vie des Marocains d'Algérie

Omar DAHBI
Aujourd’hui Le Maroc 17-3-2005
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details32147.html

Alors que les Algériens vivant au Maroc bénéficient des mêmes droits que leurs frères marocains, la communauté marocaine résidant en Algérie,elle, est privée de droits aussi élémentaires que ceux de la propriété ou d’accès à l’emploi.

Le pouvoir algérien essaye, depuis l’arrivée au pouvoir du président Abdelaziz Bouteflika, de maquiller l’image de l’Algérie pour la présenter comme un pays moderne, ouvert et prospère. Orchestrée par les autorités et exécutée par les médias publics algériens et la presse écrite aux ordres du pouvoir, une opération de propagande a pour objectif de convaincre les Algériens qu’ils vivent dans un pays démocratique où les libertés sont garanties et qui est un exemple à suivre dans la région maghrébine.
Toutefois, outre le fait que les Algériens ne gobent certainement pas ce que le pouvoir en place essaye de leur faire croire, puisqu’ils vivent dans une situation totalement différente de cette image paradisiaque prétendue par les patrons d’Alger, les restrictions des libertés à la fois politiques et économiques sont tellement flagrantes qu’elles dépassent les frontières et se font connaître au-delà de l’Algérie de Bouteflika. Des restrictions qui violent les principes élémentaires des droits de l’Homme comme le droit à la propriété et au travail. Car aucun Etat qui se veut démocratique, libéral et respectueux d’un minimum des droits humains, ne peut tolérer qu’il y ait sur son sol des pratiques aussi injustes que l’interdiction d’accès à la propriété ou à l’emploi pour des raisons d’origine ethnique, raciale ou tout simplement de nationalité.
Or, en Algérie, ces pratiques existent encore et le pouvoir algérien manque de courage voire de bonne volonté pour les abolir. Il s’agit du cas, entre autres, des citoyens de nationalité marocaine résidant en terre algérienne. Une communauté qui s’y est installée depuis plusieurs décennies pour des raisons familiales, puisqu’il existe des milliers de couples mixtes maroco-algériens, ou politiques, puisque des milliers de Marocains avaient rejoint les rangs de l’armée de libération algérienne pour soutenir le combat de leurs frères pour l’indépendance et avaient fini par s’y installer après la fin de la guerre.
Cette communauté vit une situation des plus difficiles au point que, pour les spatialités des phénomènes migratoires de la société marocaine, elle est considérée comme "la plus misérable des communautés marocaines à l’étranger".
Un citoyen marocain vivant en situation régulière en Algérie n’a même pas le droit de travailler ou d’acheter un appartement. S’il désire travailler, c’est dans la clandestinité qu’il doit le faire. Et s’il veut acheter une maison, c’est au nom de son conjoint algérien qu’il doit le faire. Pour ceux qui ne sont pas mariés à des algériennes, pas la peine d’en rêver. Pour ceux qui ont fait des études universitaires, leurs diplômes ne leur sont d’aucune utilité, puisqu’ils sont interdits d’exercer les métiers pour lesquels ils ont été formés. C’est le cas des médecins, par exemple, qui, une fois leurs études terminées et le diplôme de doctorat en médecine obtenu, ils ne peuvent aspirer à intégrer les services hospitaliers de la Santé publique, puisque la loi algérienne interdit leur intégration dans la fonction publique. Aussi, doivent-ils se contenter, dans le meilleur des cas, d’un contrat d’emploi de droit privé, qui n’est autorisé que très rarement par les autorités algériennes.
Pour ceux qui ont choisi une profession libérale, leur situation n’est pas meilleure. L’exercice du commerce par un Marocain en Algérie est soumis à des conditions très restrictives et à l’accomplissement de procédures très compliquées. Ainsi, pour être autorisé à faire du commerce en Algérie, un citoyen marocain doit formuler une demande et l’adresser au wali de la région où il réside. Et, si, au bout d’un calvaire administratif fastidieux, il arrive à obtenir l’autorisation escomptée, celle-ci n’est valable que pour deux ans seulement. Il sera donc obligé, au bout de deux ans, de tout recommencer à zéro. Ce qui est décourageant pour toute initiative d’investissement de la part des Marocains résidant dans ce pays. S’agissant du droit à la propriété, pourtant garanti par toutes les conventions internationales en matière des droits de l’Homme, il est à signaler qu’en lacerie, les Marocains n’ont pas le droit d’acheter une propriété immobilière. Ceux qui sont mariés à des Algériennes ont la possibilité d’inscrire leur propriété au nom de leur épouse. Sans oublier, évidemment, le cas des Marocains dont les propriétés avaient été expropriées au lendemain de l’expulsion massive des ressortissants marocains résidant en Algérie, après la récupération par le Maroc de ses provinces du Sud. Ces victimes, qui se comptent par milliers, n’ont jamais pu récupérer leurs biens, puisque le pouvoir algérien refuse toujours de les indemniser pour les préjudices qu’il leur a causés.
Contrairement à la situation de la communauté marocaine résidant en Algérie, les citoyens algériens vivant au Maroc bénéficient des mêmes droits que leurs frères marocains. Et nul ne peut prétendre le contraire. Aussi, le gouvernement algérien doit-il remédier à cette situation car, au-delà du fait qu’elle constitue une violation des droits de l’Homme, elle porte atteinte aux relations fraternelles entre les deux peuples et à leur histoire commune.









El-Idrissi : "Les Marocains d'Algérie livrés à eux-mêmes"
Abdelmohsin EL HASSOUNI
Aujourd’hui Le Maroc 17-3-2005
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details32149.html

L'universitaire Ali el-Idrissi (Faculté des Lettres de Rabat), marocain, ancien professeur à l'Université d'Alger et fin connaisseur des réalités algéro-marocaines, estime que la communauté marocaine en Algérie mérite de l'attention. Entretien.

ALM : Que représente à vos yeux la visite que le Souverain compte effectuer en Algérie, dans les prochains jours?
Ali el-Idrissi : A mon avis, cette visite a deux aspects. Le premier est officiel. Il s'agit pour le Souverain de participer à un Sommet arabe, loin des relations bilatérales entre les deux pays. Quant au deuxième aspect, il est à mon sens beaucoup plus important. Il ne faut pas oublier que c'est le premier déplacement royal en Algérie, depuis que SM Mohammed VI a été intronisé et dans un contexte politique difficile, puisque les relations entre le Maroc et l'Algérie sont tendues depuis une trentaine d'années.
Pour l'opinion publique internationale, la visite royale est un cas d'école, puisque le Souverain se rend en Algérie au moment où ce pays refuse la réouverture des frontières terrestres. A mon avis, SM le Roi fait preuve d'un courage politique qu'il faut absolument souligner. Il veut faire avancer les choses malgré toutes les réticences.

Quel impact cette visite aura-t-elle, à votre avis, sur la communauté marocaine?
Vu ma profonde connaissance des réalités algériennes, je peux clairement vous assurer que l'impact sera totalement positif, non seulement sur les Marocains résidents en Algérie, mais sur les citoyens algériens eux-mêmes. Et ce, malgré ce qu'avance une certaine littérature médiatique, au Maroc comme en Algérie, qui défend les intérêts des adversaires du rapprochement maroco-algérien.

Comment se porte la communauté marocaine en Algérie ?
A travers l'histoire, les Marocains en Algérie étaient très nombreux. Ils venaient essentiellement du Rif et de la région de l'Oriental. Dans les années 1920, je vous rappelle qu'il y avait trois bateaux par semaine qui transportaient des travailleurs marocains de Melilla vers Oran. Ils opéraient essentiellement dans le secteur agricole. Toutefois, depuis l'indépendance de l'Algérie, la communauté marocaine en Algérie a diminué comme une peau de chagrin.

Pour quelles raisons?
Il y a tout d'abord, le socialisme, le régime adopté en Algérie. Il consistait à appliquer le principe de l'autogestion. En d'autres termes, à chasser tous les étrangers et ne compter que sur la main, d'œuvre nationale. A cause de cela, énormément de Marocains et d'autres nationalités ont été contraints de quitter l'Algérie. Certains sont revenus à leur pays, d'autres se sont dirigés vers l'Europe.
Il y a également la Guerre des Sables de 1963, entre le Maroc et l'Algérie. Il y a enfin l'affaire du Sahara. Après la Marche Verte, le président Houari Boumedienne a expulsé de son pays pas moins de 45.000 Marocains. Il espérait créer chez nous une grave crise sociale. Ceci, sans oublier que beaucoup d'Algériens, qui étaient considérés comme des Français au moment de l'indépendance du Maroc, ont été carrément dépossédés de leurs terres par l'Etat marocains.

Mais aujourd'hui, le président Boumedienne n'est plus. Quel sort est réservé aux Marocains?
Les lois en Algérie n'ont pas subi de grands changements. Aujourd'hui, un étranger, quelle que soit sa nationalité, ne peut pas posséder un bien immobilier, ni travailler dans la fonction publique ou dans les sociétés étatiques. Même les sociétés privées ne peuvent recruter un étranger si sa tâche est réalisable par un Algérien. En gros, à part quelques professions libérales, comme le métier d'avocat qui symbolise l'intégration des Marocains en Algérie, les Marocains se sont contentés de petits métiers.

Qu'en est-il des naturalisations?
Justement, le régime algérien a toujours été allergique à la naturalisation des Marocains. Boumediene a promulgué des lois en 1963 qui interdisent l'octroi de la nationalité à des citoyens marocains, même ceux qui ont participé à la guerre de libération de l'Algérie. Des historiens algériens vont plus loin en affirmant que Boumediene considérait les travailleurs marocains comme de potentiels agents infiltrés en Algérie.

Quelle a été la conséquence de cela?
En un mot, les Marocains d'Algérie ont sombré, non pas dans la pauvreté, mais dans une misère totale. Ils se considèrent comme des oubliés par leur pays d'origine et des opprimés par leur pays d'accueil. A titre d'exemple, quand le gouvernement marocain a décidé de supprimer la bouse d'étude pour les enfants des MRE, sous prétexte que ces derniers étaient riches, cela a été reçu comme une catastrophe par les Marocains résidents en Algérie.

Aujourd'hui, quelles sont les attentes des Marocains d'Algérie?
Ils attendent des mesures concrètes, dignes de la nouvelle ère. Depuis février 2005, une nouvelle loi permet aux enfants de mère algérienne d'obtenir la nationalité. C'est un début intéressant qui a réglé énormément de problèmes surtout aux commerçants. Maintenant, le gouvernement marocain doit faire un geste à leur égard.



Zakia Benmimoun ou l’intégration à l’algérienne
Tarik QATTAB
Aujourd’hui Le Maroc 17-3-2005
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details32150.html

Avocate de nationalité marocaine et exerçant en Algérie depuis des années, Zakia Benmimoun s’est retrouvé du jour au lendemain au banc des accusés.

Comment du jour au lendemain, une avocate marocaine, à la réputation et compétence irréprochables peut-elle se muer en falcificatrice de document, et donc coupable aux yeux de la loi. Si un tel scénario est des plus improbables, il arrive cependant que le mode d’intégration façon Abdelaziz Bouteflika puisse le permettre. Et c’est déjà arrivé. Et ALM en avait raconté le récit dans son numéro 837 du 16-2-05. Cela fait trois ans que Zakia Benmimoun, née en Algérie, mais marocaine de nationalité, se bat pour son innocence, sans réussir à se faire entendre. Source de ses malheurs, sa nationalité dans une Algérie où il ne fait pas, apparemment, bon être marocain. Agée de 35 ans, elle était prédestinée à une grande carrière d’avocate, entamée depuis déjà neuf ans. Mais c’était compter sans la hargne vindicative d’un de ses clients, et la complicité de tout un système. Tout a commencé en 2001 quand ledit client, Sidi Mohamed Bousaïd, a obtenu gain de cause dans une affaire civile qui l’opposait à son père. Maître Benmimoun, qui se chargeait de l’affaire, s’en était bien sortie. «Mais quand le moment de toucher mes honoraires est venu, j’ai été confrontée au chantage de celui-même dont j’avais défendu la cause», nous avait-elle raconté. La plainte qu’elle dépose se solde par six mois de sursis, en plus d’une somme considérable de dommages et intérêts, à l’encontre de Bousaïd. Il se trouve que ce dernier était également poursuivi par la justice algérienne dans une autre affaire de faux et usage de faux, plus précisément la falsification d’un acte de mariage. Dans une situation peu enviable, ce dernier ne tardera pas à trouver la parade, faisant d’une pierre deux coups. «Sur le conseil de son avocat, et encouragé par le vice-commissaire principal de la wilaya de Tlemçen, l’accusé se meut en accusateur», nous avait-t-elle précisé. N’ayant rien à voir dans une affaire où elle n’était pas partie prenante, Mme Benmimoun est accusée d’avoir été l’auteur de la falsification. Rien de moins. Une enquête judiciaire est enclenchée, mais pas avant que l’avocate ne soit suspendue le 25 avril 2001, pendant plus de cinq mois. Quelques mois passent, l’investigation judiciaire conclut à la non-responsabilité de l’accusée. Maître Benmimoun n’est pas pour autant au bout de ses peines. Son nom figure toujours dans un dossier où les principaux accusés vont être innocentés par le président de la Cour de Tlemcen. « Je ne comprends pas comment est-ce qu’on peut continuer à endosser la responsabilité d’un acte, alors que trois jugements ont été prononcés, affirmant totalement le contraire?». «Je suis persuadée que si on a osé me faire tout cela, c’est bien parce que je suis marocaine. Jamais aucune injustice de ce genre n’a visé un confrère algérien. Ce qu’on recherche derrière cette histoire abracadabrante, c’est m’humilier», s’écrie-t-elle. Le pire, d’après elle, c’est qu’elle ne peut pas déposer de recours. Du point de vue de la loi, elle n’est pas partie prenante du jugement. Kafkaïen. Cette femme a peur de voir son cas s’aggraver et se compliquer davantange. Elle craint que le syndicat algérien des avocats ne soit saisi, à son tour, de son dossier. C’est le pire qui attend Me Belmimoun. Ce sera la radiation pure et simple de la profession.




Éditorial : Etre Marocain en Algérie
Abdellah CHANKOU
Aujourd’hui Le Maroc 17-3-2005
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details32148.html

S’il est un secteur où la coopération entre le Maroc et l’Algérie ne s’est jamais interrompue malgré la constance de la tension des rapports politiques, c’est bien celui du barreau. Les avocats des deux Etats, liés par une convention en la matière, peuvent en effet exercer leur métier dans l’un ou l’autre pays sans problème aucun.


S’il est un secteur où la coopération entre le Maroc et l’Algérie ne s’est jamais interrompue malgré la constance de la tension des rapports politiques, c’est bien celui du barreau. Les avocats des deux Etats, liés par une convention en la matière, peuvent en effet exercer leur métier dans l’un ou l’autre pays sans problème aucun. Dans ce domaine, l’intégration semble assez bien fonctionner, contrairement à d’autres où les Marocains établis en Algérie sont confrontés à de nombreuses difficultés et restrictions. Ainsi par exemple, sauf certaines dérogations, du droit de propriété qui leur est interdit ou d’exercice d’activités comme le commerce, alors que ces droits ne sont assujettis au Maroc à aucune condition. N’importe quel étranger, de n’importe quelle nationalité, est libre d’y posséder des biens et d’y investir dans tous les secteurs.
Le Maroc plus libéral que l’Algérie ? Cela est un fait. Les Algériens vivant dans le Royaume sont heureux puisqu’ils peuvent s’épanouir et s’intégrer chez nous sans aucune forme de contrainte. Ils peuvent acheter ce qu’ils veulent et fructifier leur capital. Ce qui est loin d’être le cas des Marocains installés en Algérie, enferrés, eux, dans un statut étriqué. De quelle logique relève le fait de les traiter comme des parias, en les maintenant dans un certain carcan social ? Peut-être que cela a-t-il un lien avec l’affaire du Sahara marocain fabriquée de toutes pièces par Alger, en vue de gêner la marche de son voisin ! La souveraineté version algérienne se mesure-t-elle à l’aune du traitement restrictif réservé aux Marocains ? être un pays souverain proclamant en plus sa défense de l’autodétermination des peuples jusqu’à l’obsession signifie-t-il la dénégation des droits des ressortissants du pays voisin ? Est-ce cela la fraternité des peuples marocain et algérien régulièrement invoquée par les responsables d’Alger ? Les Marocains d’Algérie, nés là-bas et ayant choisi d’y faire leur vie, ne sont pas des citoyens de seconde zone. Et pourtant, force est de reconnaître qu’ils sont considérés comme tels par les autorités de ce pays. Tout le monde se souvient de l’expulsion en 1977 de plus de 40.000 Marocains installés sur le sol algérien. C’est dire…
En fait, c’est la mentalité des dirigeants algériens qui est en cause. Une mentalité qui reconnaît très peu de droits aux étrangers en général et aux Marocains en particulier au nom de l’on ne sait quelle idéologie. C’est cette même mentalité qui a conduit à la paupérisation des masses sur fond d’émeutes régulières, alors que l’Algérie est un pays riche en hydrocarbures. C’est cette même mentalité qui a poussé l’Algérie à tourner le dos au Maroc, en nourrissant une inimitié fidèle envers son intégrité territoriale. C’est cette même mentalité qui a empêché jusqu’ici la construction de l’UMA et l’émergence d’un marché économique régional intégré. Le monde a changé de fond en comble. Pas l’Algérie dont l’autisme des responsables, qui a battu tous les records, devient dangereux.










Notes:
(1) A titre anecdotique, il semblerait qu'un nombre important de ces Marocains expulsés d'Algérie se soit installé en Belgique, et particulièrement à Bruxelles
Index - Contact - Recherche
.