Plan du site
Technique Sesam-Vitale Logiciels médicaux Fulmédico e-santé e-outils DMP        
23 / 11 / 2007

Accueil >> Logiciels médicaux >> Bases médicamenteuses >>   Vers la certification des LAP [9/19]

TOP 10 :

articles les plus lus :
 
25 février 2005 :
LiveBox et réseau mixte (Ethernet et Wifi)
108357 visites

3 avril 2005 :
LiveBox : Enlever la couche "sécurité" du réseau sans fil
30233 visites

1er juin 2005 :
Comment sécuriser le Wifi médical ?
23131 visites

21 avril 2005 :
LiveBox : Jouer à Warcraft 3 : the frozen throne
20772 visites

16 juillet 2004 :
Prise RJ45 et câble réseau
19990 visites

19 février 2005 :
Banc d’essai des lecteurs Sesam-Vitale de bureau 3.0
17660 visites

5 avril 2005 :
LiveBox : Configurer le firewall de Windows XP SP2 pour les dossiers partagés
13523 visites

9 novembre 2007 :
Roselyne Bachelot n’avait pas lu le rapport sur le DMP qui circulait depuis 15 jours !
13208 visites

16 août 2004 :
Amortissement d’un ordinateur ou d’un logiciel
12822 visites

24 avril 2005 :
Windows XP : Le partage ne marche toujours pas ?
12736 visites

Vers la certification des LAP [9/19]

Gestion des interactions médicamenteuses

 

mercredi 14 novembre 2007.
 
 
La gestion des interactions médicamenteuses ne pose actuellement que peu de problèmes. Ils sont mineurs au sein des logiciels d’aide à la prescription (LAP) actuels, et la certification n’apportera pas beaucoup d’amélioration à cette fonctionnalité bien conçue aujourd’hui.

En effet, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a réalisé elle-même un thésaurus complet facile à consulter, il est mis à jour régulièrement, tout est recopié dans les résumés des caractéristiques produit (RCP) ; cette « brique élémentaire » de la base de données médicamenteuse (BDM) étant de bonne qualité, l’information ne pouvant pas non plus venir d’ailleurs, il faudrait être particulièrement incompétent pour proposer aux professionnels de santé un outil ne répondant pas aux attentes de chacun.

Il existe deux critères et un test dans ce cadre des interactions médicamenteuses

Critère 35 - test 79 : « Les contrôles de sécurité de la prescription produisent un signal d’information en cas d’interaction médicamenteuse d’après les données de référence disponibles sur l’ensemble des traitements médicamenteux en cours chez le patient. Le LAP donne accès au(x) mécanisme(s) biologique(s) et à la conduite à tenir dans le thésaurus des interactions de l’Afssaps. Les niveaux de sévérité sont ceux mentionnés dans le référentiel des interactions médicamenteuses de l’Afssaps si l’interaction concernée y est référencée ».

Critère 33 - pas de test : « Les contrôles de qualité et de sécurité de la prescription décrits au paragraphe 5.2 déclenchent des alertes ou des signaux d’information. L’opportunité du déclenchement d’une alerte ou d’un signal d’information peut éventuellement être paramétrée par l’utilisateur. Cependant dans ce cas tout changement de paramétrage qui aboutit à un niveau de sécurité moindre que celui utilisé pour les tests de certification entraîne une alerte qui signale à l’utilisateur que le paramétrage choisi est inférieur au niveau recommandé par la certification ».

L’Afssaps a défini quatre niveaux de contrainte

Sur le site de l’Afssaps, à la page « interactions médicamenteuses » (IAM), sont énumérés les contraintes et les libellés que l’on doit retrouver dans tout RCP à la rubrique « interactions médicamenteuses ».

Quatre niveaux de contrainte sont définis :
-  contre-indication : elle revêt un caractère absolu et ne doit pas être transgressée ;
-  association déconseillée : elle doit être le plus souvent évitée, sauf après examen approfondi du rapport bénéfice/risque, et impose une surveillance étroite du patient ;
-  précaution d’emploi : c’est le cas le plus fréquent. L’association est possible dès lors que sont respectées, notamment en début de traitement, les recommandations simples permettant d’éviter la survenue de l’interaction (adaptation posologique, renforcement de la surveillance clinique, biologique, ECG, etc.) ;
-  à prendre en compte : le risque d’interaction médicamenteuse existe, et correspond le plus souvent à une addition d’effets indésirables ; aucune recommandation pratique ne peut être proposée. Il revient au médecin d’évaluer l’opportunité de l’association.

Le libellé d’une interaction se décline de la façon suivante :
-  nature du risque mécanisme d’action succinct, lorsqu’il est connu ;
-  niveau de contrainte (contre-indication, association déconseillée, cf. supra...) ;
-  conduite à tenir : se résume le plus souvent au seul niveau de contrainte, dans le cas d’une "contre-indication" ou d’une "association déconseillée". Dans le cas d’une "récaution d’emploi", des recommandations souvent simples à mettre en œuvre sont proposées pour éviter la survenue de l’interaction (adaptation posologique, contrôles biologiques, etc.) Le niveau "à prendre en compte" est dépourvu de recommandation pratique car il signale surtout une addition d’effets indésirables que seul le recours à d’autres thérapeutiques pourra permettre d’éviter.

Sur cette page, on trouve aussi les dernières modifications 2007, qu’il est intéressant de lire [1]. Ainsi que le dernier thésaurus lui-même [2].

Ces publications permettent à chacun de vérifier la rapidité de mise à jour de sa BDM ; par exemple, on peut lire une nouvelle précaution d’emploi en date de juin 2007, concernant l’association paracetamol - anticoagulant.
A la date du 1er novembre 2007, la version de BCB du 24 septembre 2007 comporte déjà cette actualisation.

Analyse d’une IAM : SINTROM - ASPIRINE avec VIDAL Expert

Le niveau de contrainte (ou seuil de détection d’interactions) est pris correctement en compte. Le/s libellé/s de l’interaction correspond/ent aussi aux attentes de l’Afssaps.

Avec VIDAL Expert, on peut également paramétrer le niveau de sécurité à un niveau moindre (critère 33).

Il est dommage, dans un objectif d’unicité, que les couleurs choisies par VIDAL ne soit pas en concordance avec celles choisies par l’Afssaps dans le cadre des contre-indications en cours de grossesse comme ci-dessous... 3 et 4 sont inversées... car cela aurait une incidence positive au niveau de la gestion des alertes dans leur globalité.

Curiosité AFSSAPS dépendante : pour la même association médicamenteuse, il existe deux niveaux de contraintes « contre-indication » et « A prendre en compte » pour un même risque hémorragique « majoré » ou « augmenté ». Il existe donc des redondances d’alertes inutiles qui pourrait inciter à tort certains à élever le seuil des contraintes pour ne pas être alerté inutilement.

La deuxième curiosité est au niveau de la conduite à tenir en cas de « contre-indication » :

Il existe une dose anti-inflammatoire « >= 1gr/prise et/ou >=3gr/jour », et une dose antalgique ou anti-pyrétique « >= 500mg/prise et/ou < 3gr/jour. Vous arrivez à traduire ? en prenant seulement « ou < 3gr/jour »... 100mg/j entre dans ce cadre et le reste n’a plus aucun sens... il doit y avoir une erreur de mathématicien...
Et si la dose seuil de contre-indication n’est pas dépassée, on se retrouve dans quel cadre : « association déconseillée » ? ou d’un niveau encore inférieur « Précaution d’emploi » ? comme le suggère la deuxième alerte.

Mais VIDAL ne sait que traduire, puisque pour une dose faible, on a la même double alerte... et à vous de vous débrouiller avec ce casse-tête d’IAM messieurs les prescripteurs. Alors, que signifie l’alerte « jaune » ? A moins que ce soit « au choix »...

Au niveau de mon LAP, on retrouve les deux alertes l’une dessous l’autre, ce qui fait assez curieux, et mon LAP ne permet pas de paramétrage inférieur au niveau recommandé par la future certification .

Bref, un effort de relecture et de tests informatiques est à faire de la part de l’AFSSAPS, car cet exemple n’est pas unique.

Analyse d’une IAM : SINTROM - ASPIRINE avec BCB

Sous BCB, il n’existe plus qu’une seule IAM (ce qui n’est pas en accord avec le critère 35 - même s’ils n’ont pas tort dans leur démarche) , et la présentation est différente, sans possibilité de paramétrage du niveau des alertes de niveau de contrainte.

Et pas plus que chez VIDAL, il n’y a de réflexion sur les faibles doses d’aspirine...

Et en ce qui concerne les couleurs des niveaux de contrainte, BCB n’a pas eu plus d’imagination que VIDAL, même si l’ordre est respecté.

Commentaires

La gestion des IAM ne pose pas beaucoup de problèmes actuellement, et la certification ne changera rien à ce niveau. Cependant, un effort de l’Afssaps concernant la redondance de certaines IAM et des conduites à tenir des libellés mal interprétables serait le bienvenu. L’Afssaps aurait pu, à l’occasion de la certification, imposer une unicité dans les couleurs utilisées tant dans les contre-indications que dans les IAM. Enfin, la liberté laissée aux BDM de permettre une baisse du niveau d’alerte recommandé fera qu’il persistera une différence importante de présentation entre VIDAL et BCB.

83 affichages






 

 Vers la certification des LAP [9/19]



Untitled Document
 
© 2004-2006 MediaMed pour FULMEDICO
Gab - design © 06/2003 - Template Spip sous licence GPL