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Un patrimoine naturel unique au monde

La Guyane française s'inscrit dans l'ensemble géographique dit du "plateau des Guyanes", qui s'étend sur environ 1,5 millions de km² au centre-nord du continent latino-américain, à cheval sur le Brésil, le Venezuela, la Guyana (ancienne Guyane britannique, indépendante depuis 1966) et le Surinam (ancienne Guyane néerlandaise, indépendante depuis 1975).

Cette situation place le chef-lieu, Cayenne, à 800 km de Belém au Brésil, 1 500 km de Fort-de-France en Martinique, 5 000 km de Rio de Janeiro et de New York, et 7 100 km de Paris.Les pays frontaliers de la Guyane française sont le Brésil (et notamment l'Etat d'Amapa, dont la capitale est la ville de Macapa, et avec lequel la coopération décentralisée se développe) à l'Est et au Sud (700 km de frontières), et le Surinam à l'Ouest (520 km de frontières) ; c'est une convention de 1938 qui a fixé le point de trijonction entre ces pays, en plein cœur de la forêt primaire.

Les frontières sont constituées, à l'Est, par le fleuve Oyapock, au Sud, par la chaîne des mythiques "Monts Tumuc Humac" (dont l'altitude ne dépasse pourtant guère les 500 mètres, et dont le sommet constitue la ligne de partage des eaux entre le bassin des fleuves côtiers et celui de l'Amazone), et à l'Ouest par le majestueux fleuve Maroni. Située à quelques degrés de latitude au nord de l'équateur (ce qui a notamment motivé, entre autres facteurs favorables, l'installation du Centre spatial guyanais, "port spatial de l'Europe", à Kourou), la Guyane bénéficie d'un climat de type équatorial, avec des températures presque constantes tout au long de l'année (autour de 28° en moyenne). A la saison sèche (d'août à décembre) succède une saison de pluies abondantes, interrompues par le " petit été de mars ". L'humidité relative moyenne est élevée, variant entre 80 et 90 % selon la saison. Pour autant, ce climat est loin d'être aussi éprouvant qu'on le dit souvent.

La plaine côtière (où l'écrasante majorité de la population est concentrée) bénéficie des alizés du secteur Est, que l'architecture créole traditionnelle a su apprivoiser pour ventiler agréablement les habitations (utilisation de volets à claire voie, choix de l'orientation des maisons en fonction du sens du vent dominant,…).

Dans l'intérieur, l'omniprésence de la forêt équatoriale, qui ne laisse passer qu'une faible partie des rayons solaires, entretient une certaine fraîcheur (sensible surtout la nuit). Enfin, les cyclones, si redoutés dans la Caraïbe, sont inconnus en Guyane.

Les presque 90 000 km² de ce département grand comme le Portugal sont couverts à plus de 90 % par la forêt équatoriale : c'est, avec 7,5 millions d'hectares, la plus grande forêt de l'Union européenne. D'une apparence impénétrable, offrant à l'œil l'image d'un océan vert s'étendant à perte de vue, elle est parcourue par un réseau hydrographique très dense de criques (nom donné localement aux petits cours d'eau), rivières et fleuves, dont les trois plus importants sont, d'Ouest en Est, le Maroni, l'Approuague et l'Oyapock.

Seul moyen, en dehors de l'avion, d'accès aux sites isolés, véritables épines dorsales du peuplement humain de l'intérieur (notamment dans le cas du bassin du Maroni), ces cours d'eau ne sont pourtant que difficilement navigables, l'affleurement fréquent des roches du " bouclier guyanais ", passée l'étroite plaine côtière, les hachant de nombreux rapides (localement appelés " sauts ") que seules des pirogues conduites par d'habiles "motoristes" peuvent franchir, et que la venue de la saison sèche rend parfois tout à fait impraticables.

Malgré les apparences, cependant, la forêt humide ne constitue pas le seul écosystème de la Guyane. Il faut y ajouter les nombreuses formations de la plaine côtière alluviale, qui forme une bande d'une dizaine de kilomètres en moyenne le long des 350 km de littoral : mangroves, lagunes, marais subcôtiers, savanes, sans compter l'exceptionnelle richesse des fonds marins sur le vaste et peu profond plateau continental, particulièrement propice à la pêche (la crevette étant l'une des principales ressources d'exportation pour la Guyane).

Ces différents milieux recèlent un grand nombre d'espèces végétales (plus de 5 500, dont environ un millier d'essences d'arbres, parfois très rares) et animales (700 espèces d'oiseaux, 177 espèces de mammifères, 430 espèces de poissons et 109 espèces d'amphibiens, dont certaines en voie de disparition comme les tortues luths qui viennent pondre sur la plage des Hattes à Awala-Yalimapo, les ibis rouges de l'estuaire du Sinnamary, les grands caïmans noirs des marais de Kaw, ou encore les lamentins).

L'ensemble constitue un patrimoine naturel unique au monde.

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