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Maires Ile-de-France n° 58, décembre 2007
Les architectes de l’urgence : Tsunami : le bilan
La solidarité, ça se construit. Et quoi de mieux que des architectes pour en dessiner les « plans » ? Depuis toujours, la Fondation mobilise plus de 1200 architectes et ingénieurs de 23 nationalités, qui, ensemble, sont intervenus auprès de 20 pays auprès des populations en difficultés à la suite de catastrophes naturelles (Tsunamis, Séismes). Une initiative que soutient, activement, l’AMIF, grâce à la solidarité des maires de l’Ile-de-France.

Indonésie : Reconstruire Sigli

26 décembre 2004, un violent séisme provoque, au large de l’île de Sumatra, un Tsunami qui ravage la côte et, plus précisément, la province d’Aceh. En Indonésie, toute la côte du Nord de Sumatra est touchée, causant plus de 160 000 morts. Une tragédie qui n’a pas laissé « de marbre » les architectes de l’urgence qui ont immédiatement décidé de se rendre su place pour aider les populations à se reconstruire. La ville de Sigli, à deux heures de route de Bandah Aceh, compte 13 965 habitants répartis sur 5,9 km² a été détruite à 30 %.

Le bilan est lourd : on parle de 1065 morts et disparus, soit 7,6 % de la population avant le Tsunami. Les dégâts sont considérables et les logements de « fortune » commencent à fleurir en attendant la reconstruction. 7 campements provisoires sont installés. Dès le 7 janvier 2005, les Architectes de l’Urgence arrivent sur place et commencent leurs interventions. La région de Sigli fait figure de priorité. Après avoir dispensé les premiers secours et avoir contribué à fournir des abris temporaires aux victimes, la Fondation met en place une mission d’évaluation pour déterminer les actions à entreprendre. On ne bâtit rien sans planifier ! Les architectes de l’urgence restent des architectes avant tout !

Le bilan est lourd : on parle de 1065 morts et disparus, soit 7,6% de la population avant le tsunami.

Dans des conditions de travail particulièrement difficiles, la méthode reste « l’instrument » le plus important » dans la boîte à outils des opérateurs.

Trois axes ont, ensuite, été définis : la remise en état de l’outil économique, l’aide au retour à la scolarisation des enfants et le relogement des sinistrés. Concernant les logements, la démarche a été plus complexe. On ne construit pas le même logement à Paris et à Sigli. Beaucoup de facteurs climatiques, culturels et financiers sont à prendre en compte ! Les équipes mobilisées ont donc identifié les typologies constructives des habitations selon une charte tenant compte des sensibilités locales et des matériaux utilisés. Un projet qui s’inscrit dans la continuité. Les Architectes de l’urgence sont présents depuis janvier 2005 et ont, depuis, entrepris diverses actions d’aide aux populations. Le programme de reconstruction a débuté en avril 2005 et, aujourd’hui, ont été construits 40 petits bateaux de pêche motorisés, et ont été réparés 12 grosses unités de pêche, une route menant au port, de nombreuses infrastructures portuaires, un entrepôt de conditionnement, un atelier et un magasin, une maison de gardien et 15 écoles ont été achevées. Car, plus que des logements et des infrastructures, les Architectes de l’urgence reconstruisent l’activité économique. Une perspective inscrite pleinement dans la démarche de la Fondation : aider intelligemment ! Il ne s’agit pas de les assister, mais de les accompagner afin qu’ils recouvrent toute leur autonomie.

Plus que des logements et des infrastructures, les Architectes de l’urgence reconstruisent l’activité économique !

Les populations locales ont d’ailleurs participé à la reconstruction de leurs équipements. Aujourd’hui, 275 logements ont été construits, 201 maisons sont en cours de construction et 80 sont à venir.

Les projets soutenus par l’AMIF.

Les fonds attribués par l’AMIF aux Architectes de l’urgence ont été destinés à un programme de reconstruction dans la région de Trincomalee, à Muthur, au nord du Sri Lanka. Les objectifs d’Architectes de l’urgence étaient le relogement des sinistrés, la reconstruction de l’outil économique, et la construction d’un centre communautiare et d’un shopping complex. Aujourd’hui 63 maisons sont construites et 37 maisons sont en projet. De même, 38 fish wadies ont été reconstruits et terminés.

Le Shopping Complex, qui comprend 8 espaces commerciaux, est finalisé. La construction d’un Centre communautaire, qui comprend un centre social, une halte garderie et des lieux d’échange est en cours de construction.

Rapport de la Cour des Comptes sur l’utilisation des fonds pour le tsunami

Le rapport de la Cour des Comptes sur l’utilisation des fonds consacrés au tsunami, après une enquête auprès de 32 organismes humanitaires est sorti le 3 janvier 2007. Les Architectes de l’urgence fait partie de ces 32 organisations contrôlées. Il en ressort que la Fondation a dépensé, à la fin octobre 2006, près de 74 % des fonds collectés pour les victimes du tsunami. Les 26% restants étant déjà engagés sur les différents programmes en Indonésie ou au Sri Lanka dans la continuité et la finalisation de ces projets qui se poursuivent sur 2007. Sur la globalité des fonds reçus pour le tsunami depuis janvier 2005, soit 3 555 121 euros, et conformément aux souhaits des différents donateurs qui choisissent le projet qu’ils souhaitent financer :

-  61% des fonds collectés ont été affectés à l’Indonésie
-  39% des fonds collectés ont été affectés au Sri Lanka.

Sri Lanka : Continuer l’assistance malgré le danger

Le Sri Lanka, non plus, n’a pas été épargné par le tsunami. Là, le programme des Architectes de l’urgence a été mis en place dans la région de Trincomalee à Muthur, au nord-est du Sri Lanka. Cette zone a toujours été particulièrement exposée aux conflits entre l’armée gouvernementale et les Tigres Tamouls. Des affrontements qui avaient poussé certaines ONG à interrompre temporairement leurs interventions dans cette région.

Les Architectes de l’urgence ont éprouvé également quelques difficultés pour poursuivre leur programme, mais l’organisation n’a jamais cessé ses activités, car les besoins y étaient importants. La situation s’étant améliorée en novembre 2006, les Architectes de l’urgence ont repris une progression normale de leur programme de reconstruction.

Une reconstruction sociale et économique.

Sur place, les opérateurs ont déjà construit 63 maisons ; ce qui a permis à de nombreuses familles d’être relogées. Actuellement, 37 maisons sont en projet de construction. Sur le plan économique, 38 wadies (infrastructures d’entreposage et de conditionnement du poisson pour pêcheurs) ont été reconstruits et terminés.

De même, un programme de mise en place d’un Centre communautaire et d’un Shopping complex a été conçu pour répondre aux besoins et donner une vie sociale à l’ensemble de la population. Il ne s’agit pas de construire des habitations les unes à côté des autres, mais de concevoir de véritables quartiers, avec de l’activité économique. Aujourd’hui, le Complex est finalisé. Il comprend 8 espaces commerciaux. Quant à la construction du centre communautaire, qui comprend un centre social, une halte-garderie et des lieux d’échanges, il demeure en cours de construction.

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