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Introduction - Mobilité des travailleurs [FR][en][de

Publié: mardi 6 juin 2006    | Mis à jour: lundi 29 janvier 2007   

Pouvoir changer d'emploi et se déplacer d'un pays à un autre est considéré comme essentiel pour résoudre le problème du chômage en Europe. La mobilité des travailleurs nécessite non seulement la prédisposition de ces derniers, mais également des systèmes de sécurité sociale adaptés, une sérieuse préparation et des employeurs responsables. 

A lire aussi:

Prochaines étapes:

Sommaire Liens

La mobilité des travailleurs est un élément essentiel de l'agenda de l'UE visant à rendre l'économie européenne plus compétitive. Aujourd'hui, seul 1,5% des citoyens européens vivent et travaillent dans un Etat membre autre que leur pays d'origine, un chiffre qui n'a pas évolué depuis 30 ans, malgré des démarches de plus en plus simples pour s'installer à l'étranger.

L'année européenne de la mobilité des travailleursexternal a pour objectif d'augmenter cette proportion et d'encourage la mobilité des travailleurs au sein des pays. Il s'agit en effet d'une façon idéale d'acquérir de nouvelles compétences et connaissances sur un marché européen du travail caractérisé par son taux de chômage élevé.

Enjeux:

Restrictions légales à la mobilité

Souhaitant tenir compte des implications complexes de l'élargissement de l'UE en 2004, plusieurs Etats membres de l'UE des 15 ont instauré des "restrictions transitoires" à la circulation des travailleurs en provenance des nouveaux Etats membres. A l'issue d'une période transitoire de deux ans (le 1er mai 2006), les anciens Etats membres n'ont pas pris la même décision concernant l'ouverture de leur marché du travail aux Européens de l'Est : les 'anciens' Etats membres les plus importants et les plus riches ont décidé de maintenir ces restrictions et seuls sept Etats sur les 15 ont décidé d'ouvrir leurs frontières.

Pour plus d'informations, voir le LinksDossier d'EurActiv sur la ' Libre circulation des travailleurs dans l'UE à 25' .

 

Mobilité des chercheurs

La recherche est un moteur essentiel du développement économique et social. Cependant, les chercheurs ne peuvent développer pleinement leur potentiel que s'ils ont accès aux meilleures formations et opportunités professionnelles à tous les stades de leur vie professionnelle. Ainsi, la mobilité et la collaboration des chercheurs sont indispensables au succès de la recherche. Multiplier les opportunités de se déplacer au sein des frontières de l'UE pourrait également ralentir la 'fuite des cerveaux' de scientifiques européens émigrant aux Etats-Unis pour faire de la recherche là-bas.

L'UE s'est donc efforcée d'encourager la mobilité des scientifiques et des étudiants depuis longtemps. Elle a ainsi été définie comme l'un des principaux objectifs de l'espace européen de la recherche (EER), qui, dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, vise à améliorer les performances de l'Europe dans le domaine de la recherche. 

  • Le Sixième programme cadre de recherche : 1,580 milliards d'euros (environ 9% du budget total du 6ème PC) sont alloués aux ressources humaines et à la mobilité, dans le cadre des initiatives visant à créer l'EER.
  • Ces efforts seront renforcésexternal par les  actions Marie Curie external du septième programme-cadre de recherche, qui ont pour objectif de renforcer la formation, les perspectives de carrière et la mobilité des chercheurs européens. Il s'agira notamment de développer les carrières et les compétences, d'accroître la mobilité entre les universités et l'industrie et de renforcer les liens avec les systèmes nationaux.

Pour plus d'informations, voir les LinksDossier d'EurActiv sur l'Espace européen de la recherche, le 6ème PC et le 7ème PC.

 

Education et formation

Les scientifiques ne sont pas les seuls à pouvoir profiter de formations à l'étranger : les étudiants, les élèves et les professionnels bénéficient également de programmes de mobilité. Avec 437 000 étudiants à l'étranger en 2004, les étudiants sont la proportion la plus mobile géographiquement de la population européenne.

Dans deux communications intitulées 'La nouvelle génération de programmes communautaires d'éducation et de formation post 2006" et "La citoyenneté en action", ainsi que sa proposition d'un nouveau programme dans le domaine de l'éducation et de la formation tout au long de la vie, la Commission a défini les lignes directrices des futurs programmes d'éducation et de formation pour la période 2007-2013. L'objectif est qu'au moins 50 000 adultes bénéficient de programmes d'éducation et de formation à l'étranger chaque année d'ici 2013. Parmi les autres intiatives spécifiques figurent les programmes suivants :

  • Le Processus de Bologne a pour objectif de créer un espace européen de l'enseignement supérieur d'ici 2010. Pour atteindre cet objectif, il est essentiel de surmonter les obstacles à l'exercice effectif de la libre circulation afin d'encourager la mobilité. Les démarches des étudiants pour suivre des formations et des études à l'étranger doivent être simplifiées. Les professeurs, les chercheurs et le personnel administratif doivent obtenir la reconnaissance et la valorisation des périodes passées dans un contexte européen de recherche, d'enseignement et de formation sans nuire à leurs droits statutaires. 
  • Le programme Erasmus "vise à améliorer la qualité et à renforcer la dimension européenne de l'enseignement supérieur en encourageant la coopération transnationale entre les universités, en stimulant la mobilité européenne et en améliorant la transparence et la reconnaissance académique des études et des qualifications dans l'ensemble de l'Union". Trois millions d'étudiants doivent profiter du programme Erasmus d'ici 2010, ce qui correspondrait au triple du nombre actuel d'étudiants (120 000) participant au programme tous les ans.
  • Le programme Leonardo soutient des projets transnationaux fondés sur la coopération entre les différents acteurs du domaine de la formation professionnelle - organismes de formation, écoles de formation, universités, entreprises et chambres de commerce. Au moins 150 000 personnes devraient avoir accès chaque année au programme Leonardo d'ici 2013.

  • COMENIUS : au moins 10% des élèves de l'Union et de leurs professeurs (par rapport à 3% aujourd'hui) doivent participer à ce programme sur la coopération européenne dans le secteur de l'enseignement scolaire.

Pour plus d'informations, voir les LinksDossiers d'EurActiv sur le Processus de Bologne,, sur L'apprentissage tout au long de la vie et sur les .

 

L'opinion publique sur la mobilité

Selon une enquête Eurobaromètre sur les Européens et la mobilitéPdf external , plus l'économie d'un pays est compétitive et plus les changements d'emploi dans ce pays sont fréquents, plus ses citoyens ont tendance à être positifs sur la mobilité à longue distance. L'étude a ainsi constaté les opinions les plus positives sur la mobilité des travailleurs au Danemark, en Suède et en Irlande, tandis que les Grecs, les Chypriotes et les Belges sont les plus négatifs à son sujet. Cependant, même s'ils se montrent sceptiques à l'égard de la mobilité, les citoyens considèrent toujours "la liberté de circuler et de travailler dans l'UE" comme le principal avantage de l'UE, loin devant la "paix" et l'"euro".

 

Soutien à la mobilité

2006 a été désignée Année européenne de la mobilité des travailleursexternal . L'objectif étant de créer un marché européen du travail, la Commission encourage des débatsexternal sur le droit de chercher un emploi dans un autre Etat membre, le droit d'y résider et le droit d'y rester. Elle traite des travailleurs frontaliers et des dispositions transitoires imposées aux travailleurs d'Europe centrale et orientale après l'élargissement et de nombreuses autres questions, comme les ressortissants de pays tiers et les droits à des régimes complémentaires de pension.

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