Plan du site
Technique Sesam-Vitale Logiciels médicaux Fulmédico e-santé e-outils DMP        
27 / 02 / 2009

Accueil >> Logiciels médicaux >> Bases médicamenteuses >>   Vers la certification des LAP [12/19] - première partie

TOP 10 :

articles les plus lus :
 
25 février 2005 :
LiveBox et réseau mixte (Ethernet et Wifi)
132181 visites

3 avril 2005 :
LiveBox : Enlever la couche "sécurité" du réseau sans fil
37546 visites

16 juillet 2004 :
Prise RJ45 et câble réseau
28623 visites

1er juin 2005 :
Comment sécuriser le Wifi médical ?
26941 visites

21 avril 2005 :
LiveBox : Jouer à Warcraft 3 : the frozen throne
26024 visites

19 février 2005 :
Banc d’essai des lecteurs Sesam-Vitale de bureau 3.0
24938 visites

16 août 2004 :
Amortissement d’un ordinateur ou d’un logiciel
17747 visites

5 décembre 2007 :
Après le pifomètre, le GIP DMP publie enfin son premier baromètre.
16665 visites

5 avril 2005 :
LiveBox : Configurer le firewall de Windows XP SP2 pour les dossiers partagés
16507 visites

24 avril 2005 :
Windows XP : Le partage ne marche toujours pas ?
15818 visites

Vers la certification des LAP [12/19] - première partie

Présentation des posologies

 

jeudi 29 novembre 2007.
 
 
La présentation de posologies est une fonction qui part d’un bon sentiment. Mais s’il s’agit de faire programmer par l’éditeur de logiciel d’aide à la prescription les posologies pour des médicaments n’ayant qu’une indication et qu’une posologie, cela ne présente pas beaucoup d’intérêt. Ce qui est intéressant, c’est quand la détermination de la posologie n’est pas simple, du fait d’une nécessité de calcul en fonction de l’indication, du poids, de l’âge, de la surface corporelle, de la créatininémie et de l’état hépatique...

Critère 30 - test 17 : « Pour un médicament, le LAP présente les choix de posologies et, si présentes dans l’AMM, les différentes modalités de traitement incluant les durées de traitement. »

Critère 40 - tests 30/39 : « Les contrôles de sécurité de la prescription produisent un signal d’information lorsqu’une posologie journalière se situe au-dessus de la posologie la plus importante ou en dessous de la posologie la plus faible de celles prévues par l’information sur le médicament. Un signal d’information différent est produit lorsque la dose prescrite dépasse la dose maximale recommandée. »

Le critère 40 a déjà été étudié dans l’article 11 [1], nous n’y reviendrons pas.

Critère 41 - test 20 : « Les contrôles de sécurité de la prescription produisent un signal d’information lorsque la durée inscrite par l’utilisateur pour une ligne de prescription se situe en dessous de la plus courte durée de traitement prévue par l’information sur le médicament ou au-dessus de la plus longue durée de traitement prévue par l’information sur le médicament. Ce contrôle n’est obligatoire que lorsque l’information sur le médicament comporte des bornes de durées pour toutes les indications de la spécialité. »

Critère 49 - tests 62/63/82 : « Tous les médicaments prescrits par le praticien figurent sur l’ordonnance imprimée. L’impression respecte l’éventuel caractère bizone de l’ordonnance puis l’ordre des prescriptions choisi par l’utilisateur.
Le LAP imprime une ordonnance précisant la dénomination du médicament, la posologie en unité de prise en lettres ou en chiffres, le mode et les conditions d’administration pour chaque médicament non soumis à la réglementation des stupéfiants.
Le LAP imprime une ordonnance précisant la dénomination du médicament, la posologie en unité de prise en lettres, le mode et les conditions d’administration pour chaque médicament soumis à la réglementation des stupéfiants.

Etat des lieux

Une fois de plus, ce sera vite fait pour VIDAL Expert qui ne propose pas du tout cette fonctionnalité. Comment va s’y prendre VIDAL pour proposer d’ici 2008 toutes les posologies de tous les médicaments, afin de pouvoir permettre aux logiciels d’aide à la prescription (LAP) de se lancer dans la course à la certification ? Même si VIDAL n’a pas dans ses cartons secrets un thesaurus de posologies personnalisées, il lui suffira de faire un moteur pour les 20 médicaments à tester dans ce domaine pour prétendre à la certification de la Haute autorité de santé (HAS)... alors, pas de panique.

Tournons-nous vers BCB qui propose donc cette fonctionnalité, elle-même déjà intégrée dans nos LAP

A titre d’exemple, voici les posologies présentées par mon LAP pour un patient de 50 kg pour DEPAKINE CHRONO 500.

Et les mêmes posologies pour un patient de 80 kg, poids inscrit dans le dossier du patient.

BCB permet donc la présentation des posologies en tenant compte du poids du patient (nous l’avions déjà vu dans l’article 11 [2])

Avec un produit comme ENDOXAN cp, on peut aussi constater la prise en compte de la surface corporelle pour la présentation des posologies.

En revanche, il n’y a pas toujours calcul automatique en cas d’insuffisance rénale, il faut alors se référer à la posologie spécifique quand elle a été mise à disposition (cf. article 11).

Mais présenté comme cela, est-ce utilisable ?

« 800 à 1200 mg » ; il serait bien que le prescripteur sache que cela correspond à 20 à 30 mg/kg, et s’il retient 800 mg, comment fait le patient pour prendre 1 + 3/5 de comprimé ?
« 3 à 5 comprimés par jour » : si le prescripteur choisit 3 comprimés par jour, il va devoir corriger sur chaque ordonnance, y compris en renouvellement, avec le risque de se tromper par oubli, car « 3 à 5 comprimés » sur une ordonnance, ce n’est pas acceptable.

Prenons un autre exemple, CLAMOXYL. Il est possible de choisir un affichage des posologies « par indications ». Mais on ne peut pas dire que cette présentation par indication soit sécurisante : il faut une confiance aveugle, surtout qu’entre 30 mois et 6 ans, c’est une posologie unique ! Et puis, le rôle de l’informatique est-il de remplacer complètement le prescripteur, de remplacer sa réflexion, de lui imposer toutes les informations même celles qui ne lui sont pas utiles, ou seulement de l’aider dans une tache de calcul de posologie, dans une présentation bien structurée permettant un minimum de clics, sans avoir besoin de faire des retouches permanentes sur l’ordonnance finale ?

Quant au mode des posologies affichées... Tout est également en double, mais une ligne en milligrammes, l’autre en comprimés, en « arrondissant » plus ou moins largement les doses.

Moi, j’aime particulièrement la première ligne : 375 mg matin et soir soit 0,375 comprimés matin et soir...

Même en arrondissant à 0,5 comprimé par prise, cela fait 1 comprimé par jour pendant 6 jours, soit 6 comprimés à utiliser dans une boite de 14...

Certes, le logiciel propose une alternative (la ligne en dessous) avec remplacement des 375 mg par un comprimé... mais dosé à 1 000 mg ! Je pense qu’il existe des formes économiquement plus adaptées, avec moins de risque iatrogénique...

Pour comprendre un peu mieux, il faut aller voir ce que propose BCB en autonome

= L’enfant a 5 ans : les posologies disponibles « enfants » sont précédées d’une diode verte.

= L’enfant fait 15 kg : BCB calcule correctement une posologie de 375 mg matin et soir (que l’on retrouve proposée dans mon LAP), mais propose ce qui est disponible...un comprimé de 1gr matin et soir...

= BCB propose le mode d’administration qui est coché, ou modifiable par « autre spécifications de prise ».

= Et la durée correcte pour une angine streptococcique : 6 jours.

En fait, il s’agit d’un masque de saisie, modifiable au coup par coup à chaque ordonnance réalisée, mais non modifiable, ni dans BCB, encore moins au niveau du LAP, et permettant une prescription non adaptée au cas présent malgré toutes les sécurités imposées par le référentiel HAS. On voit bien les limites de cette méthodologie proposée : aussi BCB propose d’« enregistrer comme posologie personnelle », mode de travail préféré des utilisateurs, mais avec un gros inconvénient : il y a perte de ce que peut apporter l’informatique, c’est à dire le calcul des doses de façon automatique...

Le critère 49 impose l’inscription des posologies en unité de prise en lettres pour chaque médicament soumis à la réglementation des stupéfiants. Le critère 41 impose un signal d’alerte en cas de durée trop courte ou trop longue.

Pour le « 41 », qui n’est pas encore effectif, le référentiel testera des somnifères pour vérifier, par exemple que le ROHYPNOL ne sera pas prescrit plus de 14 jours sur la même ordonnance. Sans doute, mais c’est pas dans l’esprit du prescripteur qui préférerait avoir une alerte, s’il prescrit par exemple 3 ou 10 jours d’AMOXICILLINE pour une angine streptococcique. Mais la fonction est sans doute trop difficile à mettre en œuvre, alors on la crée, mais sans réelle utilité, car elle n’ira sans doute jamais au-delà de la vérification de la durée médico-légale de prescription sur un masque fourni.

Quand au « 49 », le bidouillage pour arriver à cette exigence d’inscription en lettres ne produit pas un résultat très esthétique, et n’est pas très satisfaisant pour l’utilisateur... mais le critère est respecté, alors...

Par exemple, avec SUBUTEX, j’obtiens un résultat qui ne me satisfait pas, car je veux deux comprimés par prise et non un (posologie non fournie par BCB), je veux écrit « un comprimé » et non « un(e) (1) comprimé » que je trouve inesthétique au possible, je veux « pendant vingt huit jours » et non « pendant sept (7) à vingt-huit (28) jours ». Bref, il faut que je corrige tout sur l’ordonnance finalisée, sur toutes les ordonnances que je ferais, sauf à refaire moi-même ma liste de posologies utilisables avec un minimum de correctifs.

Au moment de la prescription, j’ai la ligne posologique suivante.

Et si je veux modifier mon « masque » posologique livré par BCB, j’obtiens au minimum cela, c’est-à-dire que je perds tout ce qui concerne le critère « 49 » réglementaire : les valeurs « 7 » et « 14 » étant obligatoire pour les contrôles informatiques...

Bref, la posologie livrée est inutilisable, il faut tout recommencer soi-même.

(à suivre)

[1] Gestion des sexe, âge, poids, taille, créatininémie, Posologies - première partie.

[2] Gestion des poids, sexe, âge... - deuxième partie.

1260 affichages




 

 Vers la certification des LAP [12/19] - première partie



Untitled Document
 
© 2004-2006 MediaMed pour FULMEDICO
Gab - design © 06/2003 - Template Spip sous licence GPL