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Vers la certification des LAP [19/19]

Dernières fonctionnalités et derniers commentaires

 

dimanche 2 décembre 2007.
 
 
Nous voici au terme de cette étude sur le référentiel de certification des LAP, made in HAS. Nous allons aborder ce jour quelques critères restants qui présente un certain intérêt pour l’utilisateur, puis faire un commentaire général sur la révolution au sujet des LAP que l’on nous propose.

Critère 5 - test 89 : Par défaut, le LAP enregistre systématiquement toutes les données que l’utilisateur saisit ou importe à propos d’un patient.

Systématiquement ? cela veut-il dire qu’une ordonnance réalisée sera obligatoirement enregistrée après impression papier ? que l’on ne pourra pas la supprimer, ni la modifier à posteriori ? (pour des raisons médico-légales) le « par défaut » semble aller dans un sens différent. Une traçabilité des modifications apposées sur une ordonnance à posteriori sera t’elle imposée ?


Critère 14 - test 18 : Lorsque le dossier patient permet l’enregistrement d’informations qui ne peuvent être utilisées par le logiciel pour les contrôles de sécurité de la prescription, par exemple par manque de structuration ou de codification :

-   soit le logiciel présente de façon clairement différente les informations qui peuvent être utilisées pour les contrôles de sécurité de la prescription et celles qui ne peuvent pas l’être .
-   soit le logiciel met à disposition de l’utilisateur, au plus tard lors de la demande d’impression de l’ordonnance, une fonction qui lui permet de visualiser clairement, en français, les données du dossier patient que le LAP soumet à la base de données médicamenteuses lorsqu’il requiert l’analyse de la prescription.

Ex : test 18 : Prescrire à Monsieur AA A en spécialité pharmaceutique NOCTAMIDE® comprimé 1mg un au coucher pendant 3 semaines. Au plus tard lors de la demande d’impression de l’ordonnance, soit l’aspect de la notion d’"allergie à la farine de sarazin" diffère de la notion d’"apnées du sommeil", soit une fonction est disponible qui permet de distinguer la différence de niveau de codification de ces deux notions.

Dans nos LAP actuels, il est possible de renseigner des informations utilisables avec comme objectif la pharmacovigilance, soit sous forme codifiée, avec prise en compte lors de la réalisation d’une prescription par la BDM, soit sous forme de texte libre, non utilisable par la BDM. Il est demandé aux éditeurs de présenter ces deux types d’information de façon différentes à l’utilisateur, afin de stimuler son attention au moment de la prescription, en cas d’informations non prises en compte par le LAP.

Se pose à nouveau le problème de l’interopérabilité des BDM : en cas de changement de BDM, les données codifiées auront toujours l’apparence du codifié, mais ne le seront plus en réalité...


Critère 29 - test 74 : Le LAP permet à l’utilisateur qui le souhaite, d’élaborer complètement une ordonnance en Dénomination Commune (DC) en partant des DC dans le cas de spécialités qui ne comportent pas plus de trois principes actifs.

C’est une nouveauté importante, réclamée de longue date par les utilisateurs. Cela veut dire que l’on pourra prescrire directement CLOPIDOGREL DCI sans passer par PLAVIX. Cela va nécessiter d’adjoindre à la DCI un code CIP qui sera celui de PLAVIX... ou un autre qui devra être crée, afin que les IAM et les CI soient bien prises en compte. Sans doute aussi, faudra-t-il permettre l’affichage d’une pharmacie uniquement en DCI, pour ne pas être importuné par les noms de fantaisie...


Critère 63 - test 44 : Le LAP met à disposition du prescripteur un lien web vers le formulaire de signalement de pharmacovigilance que propose l’Afssaps sur son site pour la déclaration d’effets indésirables.

Ce critère n’apporte pas beaucoup de commentaires... Si seulement le formulaire pouvait être rempli sur ordinateur, en récupérant les données pertinentes directement dans le dossier du patient, au moins pour l’état civil, l’adresse du CRPV, le tampon, afin de pouvoir le garder dans le dossier du patient... comme le fait déjà CERFADOC associé à mon logiciel... mais c’est sans doute trop demander.

Voilà, nous avons fait le tour des quelques 60 critères du référentiel (nous n’avons pas fait mention de ceux à visée administrative) proposé par la HAS. Fort de cette lecture parfois indigeste, parfois triste ou hilarante, dès la première certification annoncée, vous risquez d’abandonner votre BDM actuelle pour l’autre, afin d’être en possession d’un LAP certifié, donc haut de gamme. Mais attention ! vous risquez de perdre toutes vos alertes de contre-indication et d’allergie du fait de la non interopérabilité de ces deux bases, interopérabilité que nous avons étudié dans un article précédent. Alors, vous risquez de ne pas être content du tout, vous risquez de vouloir porter plainte, pour absence de respect d’un ou plusieurs critères du référentiel qui ont fait l’objet de tests pendant l’essai de type, au sujet du critère 14 en l’occurrence ci-dessus évoqué, ce que le référentiel vous autorise à faire.

En cas de contestation

Le référentiel de certification par essai de type des logiciels d’aide à la prescription en médecine ambulatoire - version d’août 2007 consacre les paragraphes 2.8 et 2.9 à la gestion des plaintes relatives à un LAP certifié.

Extrait :

Les plaintes contestant la certification d’un LAP peuvent être déposées par courrier auprès de l’organisme certificateur. Dans un premier temps, l’organisme certificateur informe par courrier l’éditeur de LAP concerné de la teneur de la plainte. L’éditeur a 15 jours ouvrables, à partir de la date de réception du courrier, pour apporter une réponse et en informer l’organisme certificateur. Si, à l’issue de ce délai, le plaignant estime que la plainte n’a plus d’être, la procédure s’arrête. S’il estime que le motif de la plainte persiste, celle-ci est instruite.

L’instruction de la plainte est menée sous la responsabilité de l’organisme certificateur.

Cette instruction a pour but de répondre indépendamment à quatre questions.

-   La communication de l’éditeur sur la certification est-elle trompeuse, déloyale ou confuse quant à la signification de la certification ?
-   Y a-t-il rupture d’au moins un critère d’engagement éditeur ?
-   Y a-t-il suspicion de rupture d’engagement de la BdM vis-à-vis de la charte de qualité ?
-   Y a-t-il absence de respect d’un ou plusieurs critères du référentiel qui ont fait l’objet de tests pendant l’essai de type ?

Commentaire sur les LAP certifiés de demain

Cette fois, c’est vraiment fini, nous avons fait le tour complet de ce que l’on nous propose en terme de LAP certifié.

J’espère que ces 19 textes vous aurons permis de comparer les différences VIDAL /BCB, de leur niveau d’avancement dans les fonctionnalités qu’il proposent, de leurs qualités propres et de leurs défauts.

De cette étude, il ne ressort pas qu’il y ait eu une nouvelle réflexion générale tant sur les qualités des RCP, des BDM ou des LAP, que sur les besoins d’ergonomie réclamés par les utilisateurs, mais seulement une juxtaposition de ce qui a déjà été réalisé chez BCB ou chez VIDAL. Sans doute, chacun en a rajouté pour mettre en difficulté l’autre, ce qui sera sans doute préjudiciable à la date de sortie du premier LAP certifié.

Rappelons deux grandes fonctionnalités de pharmacovigilance passées aux oubliettes : la gestion des effets secondaires et la gestion des précautions d’emploi exception faite des « déconseillé » qui risque d’être mise en difficulté de part la mauvaise structuration des RCP.

Aussi, la prise en compte de la créatinine au moment de la prescription, demande très ancienne des utilisateurs, est une fonctionnalité qui me semble totalement bâclée, et qui ne sera donc absolument pas testée par le référentiel de certification hormis le fait que la créatinine sera bien inscrite dans une case. Certes, sous l’apparence de la simplicité de la demande se cache un besoin important de calcul et de présentation par l’ordinateur, mais n’est-ce pas le devoir des informaticiens et des éditeurs de proposer une solution valable ?

Rappelons deux fonctionnalités importantes pour faciliter le travail du prescripteur : la présentation des posologies et la gestion des alarmes ; une discussion importante aurait pu avoir lieu, elle n’a pas eu, ou ça me semble raté.

Parmi les nouvelles fonctionnalités, saluons celle du retour d’informations sur ses prescriptions : intéressante, mais sans doute très difficile à réaliser dans l’état actuel de nos LAP

Rappelons, cela de façon chronique, les erreurs liées aux RCP mal écrit, que BCB sait néanmoins le plus souvent corriger.

Cette étude donne aussi l’impression que la priorité était d’aller vite pour faire des économies de prescription ; l’impression que l’on va nous livrer des fonctionnalités non finies pour aller plus vite et pour pouvoir dire que ça existe, avec comme conséquence un manque de confiance de ces fonctionnalités par les utilisateurs.

2000 a été la date d’un premier jugement des lecteurs de FULMEDICO sur les bases médicamenteuses de l’époque. 7 ans déjà ! Un retour sur les réponses au questionnaire 2000 permettra à chacun de juger s’il y a eu évolution significative depuis cette époque, et si les demandes des utilisateurs ont été prises en compte.

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