Leipzig

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51° 20′ 25″ N 12° 22′ 29″ E / 51.3403, 12.3748

Leipzig
Blason de Leipzig
Localisation de Leipzig en Allemagne
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Données générales
Toponyme officiel ?
Pays Allemagne Allemagne
Land Drapeau du Land de Saxe Saxe
District
(Regierungsbezirk)
Leipzig
Arrondissement
(Landkreis)
Leipzig (ville-arrondissement)
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
14 3 65 000
Code postal 04003–04357
Indicatif téléphonique +49-341
Immatriculation L
Latitude
Longitude
51° 20′ 25″ Nord
       12° 22′ 29″ Est
/ 51.3403, 12.3748
Altitude (NN) 113 m
Superficie 297,4 km²
Population 515 765 hab. (31 mars 2009)
Densité 1733 hab./km²
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
63
Site web www.leipzig.de
Politique 2004-2009
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Burkhard Jung SPD
Partis au pouvoir SPD

Leipzig Leipzig(Lipsk en sorabe ; parfois Leipsick en français, dans un contexte historique) est une ville-arrondissement d'Allemagne, du nord-ouest du Land de Saxe. Avec plus de 515 000 habitants (les Lipsiens), elle est la première ville de la Saxe, dépassant de peu Dresde, la capitale politique de l'État libre.

Sommaire

[modifier] Géographie

Elle est située au confluent de la Pleisse, de la Elster blanche et de la Parthe. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, sa population atteignait 750 000 habitants, elle en compte exactement 500 000 en 2006.

Elle est voisine d'autres grandes villes allemandes comme Halle (30 km au nord-ouest), Chemnitz (environ 70 km au sud), Dresde (environ 100 km au sud-est), Erfurt (environ 100 km au sud-ouest), Magdebourg (environ 100 km au nord-ouest) et Berlin (environ 145 km au nord). Leipzig se situe à équidistance de trois capitales régionales, Erfurt, Magdebourg et Dresde, qu'elle dépasse pourtant en population. Leipzig tend à s'imposer comme une capitale économique suprarégionale.

Le point culminant de la ville est le mont Monarchenhügel (159m). Dans la partie sud de la ville, c'est le Fockeberg (153m), mont artificiel du quartier sud de la ville, créé par l'accumulation des gravats des édifices détruits par les bombardements alliés pendant la seconde guerre mondiale.

[modifier] Histoire

Article détaillé : Histoire de Leipzig.

[modifier] Histoire médiévale et moderne

Les origines de la ville remontent vers 900 et l'installation d'une colonie slave sur les rives de la Parthe. C'est en 1015 que Leipzig est mentionnée pour la première fois dans la chronique de Dithmar, évêque de Mersebourg. Mais la fondation de la ville en tant que telle est en 1065 lorsque le margrave Otto le riche de Meißen lui octroya le privilège d'organiser deux marchés annuels (Jahrmärkte) : le premier à Pâques, et le second à la saint-Michel.

Le nom Leipzig est issu du toponyme sorabe Lipsk qui signifie « le lieu près des tilleuls ». Pour les peuples slaves auxquels on attribue la fondation de la ville, le tilleul était un arbre sacré. L'équivalent latin du toponyme est lipsia ; ce qui explique qu'en français, les habitants de Leipzig sont les Lipsiens.

Année VIIe siècleIXe siècle 1015 1165 1220 1232 1402 1459 1494 1507
Modification du toponyme Lipsk Libzi Lipz Liptzick Lipzic Leiptzgk Leipczigk Lips Leipzig

En 1409 fut fondée l'université de Leipzig, l’Alma Mater Lipsiensis, une des plus anciennes universités d'Allemagne.

En 1497, l'empereur Maximilien Ier étend les privilèges des (désormais trois) marchés annuels, en en faisant des foires impériales; concrètement, aucune ville dans un rayon d'environ 115 km n'avait le droit d'organiser des foires. Fortes de ce droit, les trois foires de Leipzig se développèrent considérablement jusqu'à devenir les plus importantes d'Allemagne au XVIIIe siècle devançant celles de Francfort-sur-le-Main. Il s'agissait des foires du Nouvel An, de Pâques, et de la Saint-Michel. Au XVIIIe siècle, les foires de Leipzig constituaient une véritable plateforme commerciale où s'échangeaient des marchandises de l'Europe occidentale, centrale, et orientale, de l'empire russe et même jusqu'à la Perse (par l'intermédiaire des marchands juifs de la Pologne-Lituanie). Au XIXe siècle, des marchands des États-Unis visitèrent régulièrement les foires. Le caractère international du commerce à Leipzig explique la présence (aujourd'hui encore) de nombreux consulats (États-Unis, Russie, France, Italie…).

Leipzig fut le théâtre de la bataille des Nations en 1813. Elle fut une des plus grandes confrontations des guerres napoléoniennes, (opposant 190 000 Français et Saxons aux 330 000 Prussiens, Russes, Suédois, Autrichiens) et une défaite pour l’empereur des Français.

La gare centrale

[modifier] Histoire contemporaine

Carrefour de communication, elle fut pionnière lors de l'avènement du chemin de fer, avec l'édification, en 1839, d'une première ligne jusqu'à Dresde alors la plus longue en Allemagne et la construction de la gare Bayrischer Bahnhof, la plus ancienne en Europe, terminus de la liaison avec la Bavière. Leipzig est aujourd'hui l'un des nœuds ferroviaires les plus importants en Europe, sa gare de voyageurs, du début du XXe siècle, est l'une des plus importantes d'Europe.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Leipzig subit plusieurs bombardements aériens, plus de 60 % du centre ville fut détruit et on dénombra 6 000 victimes. Le 18 avril 1945, les troupes américaines atteignirent la ville avant de se retirer au profit de l'Armée rouge conformément aux accords passés.

Après la Seconde Guerre mondiale, Leipzig se retrouva donc en zone d'occupation soviétique, puis dans la RDA dont elle était la deuxième ville, après Berlin. En 1989, depuis l'église Saint-Nicolas, les manifestations du lundi, aux cris de « Nous sommes un peuple », précipitèrent la fin de la RDA. Après la réunification, Leipzig devint une ville de l'État libre (Freistaat) de Saxe.

Le 12 avril 1996 furent inaugurées les nouvelles foires de Leipzig, le pôle d'exposition et de congrès le plus moderne d'Europe. Aujourd'hui, Leipzig est une ville universitaire. Convaincante, elle fut désignée ville-candidate de l'Allemagne, pour l'organisation des JO de 2012. En 2006, le Zentralstadion accueillit des matchs de la Coupe du monde de football de 2006 dont un opposant la France et la Corée du Sud.

[modifier] Administration

[modifier] Les quartiers

  • Stadtmitte : historique, commerçant, vivant (la journée)
  • Südvorstadt et Connewitz : quartiers étudiant et alternatif autour de la « Karli », la « Karl-Liebknecht-Strasse », axe nord-sud bordé de cafés, boutiques, petits restaurants et kebabs.
  • Plagwitz, Schleussig et Lindenau : quartiers occidentaux. Anciens quartiers industriels reconvertis. Résidentiels.
  • Gohlis : le quartier des magnifiques villas, pour la grande majorité d'entre elles, récemment restaurées.
  • Reudnitz et ouest
  • Grünau : le quartier champignon à l'extrémité ouest de la ville. Marqué par les barres d'immeubles.

[modifier] La vie politique municipale

Depuis 1994, le maire, Oberbürgermeister, préside le Stadtrat, conseil municipal. Il est élu directement par les citoyens (deux tours). Il faut donc distinguer l'élection du maire et celle du conseil municipal, qui n'ont pas lieu en même temps.

En avril 2005, Wolfgang Tiefensee est réélu maire SPD dès le premier tour avec 67 % des voix. Pourtant, en novembre 2005, il accepte d'entrer au gouvernement de grande coalition d'Angela Merkel, où il était ministre fédéral des Transports, de la Construction et du Développement urbain.

Les nouvelles élections en février 2006 voient la victoire de Burkhard Jung (SPD), élu au second tour avec 51,6 %. Il lui faut pourtant composer avec un conseil municipal original : 19 sièges au SPD, 19 au PDS, 19 à la CDU, 7 aux die Grünen.

[modifier] Politique nationale

La ville de Leipzig couvre deux circonscriptions électorales : la 153e, Leipzig I, et la 154e, Leipzig II. Actuellement, les deux députés lipsiens du Bundestag sont issus du SPD.

Wolfgang Tiefensee, qui fut maire de Leipzig, est depuis 2005, un ministre fédéral du gouvernement Merkel. Il avait en 2002 décliné une première fois un poste ministériel dans le gouvernement de Gerhard Schröder. Il est actuellement également responsable des questions relatives aux nouveaux Länder, c'est-à-dire ceux issus de l'ancienne Allemagne de l’Est.

Lors des dernières élections (communales et européennes de 2004, régionales et législatives en 2005), les circonscriptions de Leipzig ont majoritairement voté pour des candidats issus des partis du SPD ou du Parti de gauche (Allemagne) (ex-PDS) ; alors que la quasi-totalité de la Saxe restait ancrée dans le camp des conservateurs.

[modifier] Organismes fédéraux

Depuis 2002, Lepizig abrite le siège du Tribunal administratif fédéral, instance suprême des juridictions administratives en Allemagne.

Le Tribunal administratif fédéral

[modifier] Jumelage

La ville de Leipzig est jumelée avec :[1]

[modifier] Économie

[modifier] Le renouveau économique

L'activité économique de Leipzig a retrouvé son dynamisme avec l’installation récente d'entreprises comme Siemens, Porsche ou BMW. À côté de Francfort-sur-le-Main, Munich, et Stuttgart, Leipzig tend à devenir un important centre bancaire et financier. À l'automne 2006, Amazon y construit son plus grand centre logistique allemand anticipant ainsi le déménagement du hub intercontinental de l'entreprise postale DHL qui quittera l'aéroport de Bruxelles en 2008. Cela devrait, selon DHL, aboutir à la création de trois mille cinq cents emplois directs sur l'aéroport de Leipzig-Halle. Son industrie est dominée par le secteur de la construction automobile (BMW) et électrique.

En outre, les foires, qui font partie de l'histoire et de l'identité de la ville, participent à ce renouveau économique. Les foires de Leipzig, confrontées à une vive concurrence nationale (foires de Hanovre, Francfort et Düsseldorf), organisent avec succès le salon international de l'automobile, la Games Convention (le plus grand salon européen de jeux vidéo ouvert au public), et la foire du livre (au printemps), un événement qui donne lieu à de nombreuses lectures publiques et autres manifestations culturelles en ville.

[modifier] Les médias

MDR est l'une des neuf stations du groupement public de télé-radiodiffuseur allemand ARD. Son siège et les plateaux de télévision se situent dans une Média-city du sud-est de la ville. La MDR, associée aux Länder de la Saxe, Saxe-Anhalt et de la Thuringe crée et diffuse des programmes télés, radios et a son propre orchestre symphonique et un chœur.

Le Leipziger Volkszeitung était un journal d'importance nationale pour le mouvement ouvrier. Il est aujourd'hui le seul quotidien local de Leipzig. Le Kreuzer est un mensuel spécialiste de la culture, des festivités et de l'art à Leipzig.

Plusieurs radios privées émettent aussi depuis Leipzig, entre autres PSR, NRJ Sachsen, Mephisto 97,6, la radio universitaire...

[modifier] Les infrastructures

La gare de Leipzig, inaugurée en 1915, est un important nœud dans le transport de passagers. Des départs d'InterCityExpress toutes les heures pour Hambourg en passant par Berlin, pour Munich via Nuremberg, pour Francfort-sur-le-Main via Erfurt, et pour Dresde.

L'aéroport international Leipzig/Halle se situe au nord-ouest de la ville, directement relié aux réseaux autoroutier et ferroviaire régional (et à partir de 2015 aux lignes grande vitesse du InterCityExpress)

Plusieurs autoroutes passent près de Leipzig. Au Nord l'A14, à l'ouest l'A9, et au sud l'A38. Les trois autoroutes forment un triangle autour de Leipzig et Halle.

Les transports en commun sont assurés depuis 1917 par la société LVB. Ils représentent aujourd'hui 14 lignes de tramway, 30 lignes régulières de bus (dont la plus longue fait 22 km), ainsi que 4 lignes de S-Bahn.

Le City-Tunnel (en travaux jusqu'en 2011) va créer un axe ferroviaire nord-sud sous le centre ville, évitant ainsi aux trains régionaux en direction de Plauen et de Bitterfeld d'avoir à contourner la ville. Il est aussi question de faire emprunter ce tunnel au ICE en direction de Munich. Quatre stations : Hauptbahnhof, Markt, Wilhelm-Leuschner-Platz, Bayrischer Bahnhof.

[modifier] Éducation et Culture

[modifier] Université

Article détaillé : Université de Leipzig.
Sceau de l'Université de Leipzig

Fondée en 1409, l’Alma Mater Lipsiensis est considérée comme la deuxième plus ancienne université de langue allemande (après Vienne) qui ait fonctionné sans discontinuité. En 1953, dans la RDA, elle prit le nom d'Université Karl Marx qu'elle perdit en 1991.

Elle compte aujourd'hui 14 facultés et plus institut pour près de 35 000 étudiants. Y étudièrent des Prix Nobel comme Werner Heisenberg, Gustav Hertz, Nathan Söderblom et Wilhelm Wundt.

Parmi les autres célèbres étudiants, on peut relever Johann Gottlieb Fichte, Goethe, Erich Kästner, Gottfried Wilhelm von Leibniz, Karl Liebknecht, Friedrich Nietzsche, Richard Wagner...

Les bâtiments principaux de l'université sont actuellement en travaux selon le projet de l'architecte néerlandais Erick van Egeraat. L'inauguration coïncidera avec le jubilé de l'Alma Mater Lipsiensis (automne 2009) (voir architecture)

La bibliothèque universitaire est antérieure à l'université elle-même puisqu'elle fut fondée en 1274. Elle a retrouvé son site exceptionnel de l'Albertina, et possède plus de 6 millions d'ouvrages, une collection de 173 000 pièces et médailles, de nombreux portraits et cartes, ainsi que quelques trésors comme une des 4 parties du Codex Sinaiticus et une Bible imprimée par Gutenberg.

[modifier] Grandes écoles

(nous nommons ici « grande école » une Hochschule, c'est-à-dire un établissement de rang universitaire)

L'école de musique et de théâtre « Felix Mendelssohn Bartholdy », fondée en 1843, est la première grande institution musicale allemande.

L'école de commerce de Leipzig (HHL) fondée le 25 avril 1898, est aussi la plus ancienne grande école de commerce d'Allemagne.

L'école de graphisme et d'art du livre (HGB) est la troisième grande école de Leipzig, fondée en 1764. Aujourd'hui 450 étudiants sont répartis entre quatre parcours universitaires : peinture/graphisme, art du livre/design, photographie, et art des médias.

[modifier] Ville de l'édition

C'est une ville à grande tradition culturelle ; la création, dès 1409, de l'université va y catalyser l'essor de l'industrie de l'édition, consacrée en 1912 par l'installation de la Bibliothèque allemande. Cette dernière sera intégrée après la réunification à l'institution Les Bibliothèques allemandes (depuis 2007 Bibliothèque nationale allemande -DNB- ) l'équivalent de la Bibliothèque nationale de France. Une Bibliothèque nationale allemande sur trois sites : Leipzig, Francfort et Berlin pour les archives musicales. En 1894, c'était la Bibliothèque Centrale allemande à l'attention des aveugles qui s'était installée en ville.

La bibliothèque nationale allemande

Leipzig était le centre traditionnel de nombreuses grandes maisons d'édition en Allemagne. Toutefois, malgré la chute du mur, Leipzig a perdu cet atout majeur qui participait à sa renommée internationale comme l'illustre le cas de l'éditeur Reclam-Verlag. Cette maison fondée à Leipzig en 1828 fut divisée en deux entités en 1947, avec une refondation à Stuttgart en zone d'occupation américaine. Après la réunification, la maison de Leipzig continua d'éditer sous le nom de « Reclam-Leipzig » jusqu'au début de l'année 2006 lorsque l'intégration à la maison de Stuttgart fut complète. Le nom de « Reclam-Leipzig » est désormais une marque de Reclam-Verlag.

Depuis 1959, la ville remet tous les deux ans le Prix Gutenberg.

[modifier] Ville de la musique

Jean-Sébastien Bach compose la majorité de ses œuvres sacrées à Leipzig alors qu'il est cantor à l'église Saint-Thomas, de 1723 à sa mort en 1750. À ce poste, il écrit plus de 200 cantates, dont 126 nous sont parvenues. Son tombeau se trouve dans le chœur de l'église.

L'orchestre du Gewandhaus, une autre institution musicale de cette ville, est un orchestre symphonique qui a vu se succéder les chefs les plus illustres, Félix Mendelssohn, Arthur Nikisch et Kurt Masur, chef d'orchestre contemporain de renommée internationale.

En 1843, Félix Mendelssohn et Robert Schumann fondent le conservatoire de musique.

L'Opéra est inauguré en 1960 et le Gewandhaus, le 3e du nom, en 1981.

Orchestre de la MDR

[modifier] Musées de la ville

Le musée des Beaux-Arts, fondé en 1837, s'est installé en décembre 2004 dans le Musée des arts visuels (Museum der bildenden Künste).

Le forum d'histoire contemporaine (histoire de la RDA et expositions temporaires)

Le musée de l'histoire de la ville

Ainsi que le Musée Bach, les Maisons Musées de Schiller, Felix Mendelssohn-Bartholdy, Robert Schumann, le musée égyptien, le musée des instruments de musique...

[modifier] Centres de recherche scientifique

L'Académie des Sciences de Saxe est fondée à Leipzig en 1846.

Société Max-Planck d'anthropologie évolutionnaire.

Institut Fraunhofer.

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Édifices religieux

Dans le centre ville de Leipzig se trouvent deux églises connues en Allemagne, La Thomaskirche et la Nikolaïkirche.

Eglise saint Thomas

L’église Saint-Thomas était l'église de Jean Sébastien Bach. Il y composa la plus grande partie de son œuvre sacrée. Ses restes reposent depuis la seconde guerre mondiale dans le chœur de l'église et deux monuments à sa mémoire ont été érigés près de Saint-Thomas. Le chœur des Thomaner, une chorale d'une centaine de jeunes garçons, dont l'histoire remonte au XIIIe siècle, est l'un des plus connus d'Allemagne. Les thomaner, âgés de 8 à 18 ans, fréquentent un lycée-internat où ils suivent un enseignement orienté vers la musique et les langues étrangères. La plus grande partie de l'édifice est dans un style néogothique du XVe siècle. Depuis 1993 on y retrouve le retable gothique de l'église Saint Paul détruite par le régime communiste en 1968. [1]

L’église Saint-Nicolas fut le théâtre de la révolution pacifique d'Automne 1989 qui précipita la chute du régime est-allemand. Tous les lundis, après la traditionnelle prière pour la paix, elle était le point de départ de manifestations qui gagnèrent rapidement en ampleur, débordant les autorités. Un monument reprenant la forme d'une colonne de l'église rappelle ces moments historiques. [2]

L'église orthodoxe russe du souvenir fut érigée en 1913, à l'occasion des festivités célébrant la victoire sur Napoléon lors de la bataille des Nations de 1813. Elle célèbre les soldats russes tombés lors de cette bataille.

La synagogue (monument) : Au coin des rues Zentralstrasse et Gottschedstrasse, le site de l'ancienne synagogue, détruite lors de la nuit de cristal, a été aménagée en monument.

L'église Saint Pierre (Peterskirche) était autrefois située dans le centre ville, à l'extrémité sud de la Peterstrasse. Suite à une ambitieuse politique d'urbanisme au XIXe siècle, l'église fut détruite et une nouvelle église Saint Pierre, de style néogothique, fut érigée plus au sud. L'église subit actuellement d'importants travaux. La rénovation de l'église sera longue car seulement financée par les dons des fidèles.

[modifier] Édifices historiques

L'ancien hôtel de ville, l'Altes Rathaus sur la place du marché, de style renaissance allemande, érigé en 1556-1557 dans un temps record (9 mois) par Hieronymus Lotter, Architecte et maire de la ville. L'asymétrie qu'il présente (de par sa tour) en fait pour l'époque un bâtiment avant-gardiste. [3]

Hieronymus Lotter, de la famille des Lotter, était le maire mais aussi un architecte de Leipzig. Il fit construire également l'Ancienne Balance (Alte Waage) (1555) sur la place du marché, où, lors des foires de Leipzig, les produits soumis aux droits de douanes étaient déclarés, et éventuellement pesés. Il est également l'architecte du Bastion dit Moritzbastei, un chef d'œuvre réputé imprenable. Une réputation mise à mal lorsque les troupes suédoises s'emparèrent de la ville lors de la guerre de Trente Ans. Dans ses galeries remises à jour dans les années 1970 s'est installé un haut lieu de la vie étudiante de l'université voisine (soirées, concerts, expos, lectures…).

Le nouvel hôtel de ville (1905), le Neues Rathaus, du début du XXe siècle sur le site de l'ancienne forteresse le Pleissenburg. Sa tour, avec 114 mètres, est la plus haute tour d'hôtel de ville d'Allemagne. Il devait symboliser, en 1905, la puissance de la quatrième ville d'Allemagne. [4]

Les passages du centre ville : [5]

La Vieille Bourse (1678-1687) sur la place Naschmarkt, dans un style baroque, abritait les réunions des marchands de Leipzig. Reconstruite après les bombardements de la deuxième guerre mondiale, elle accueille aujourd'hui lectures, concerts, expositions.

Les maisons bourgeoises baroques : Au coin des rues Brühl et Katharinenstrasse se situe la Romanushaus, autrefois maison bourgeoise, aujourd'hui abritant appartements et commerces, elle fut construite entre 1701 et 1703 par Johann Gregor Fuchs pour Franz Conrad Romanus (1671-1756), maire de Leipzig depuis 1701. Pour faire construire cette somptueuse maison baroque, il utilisa des fonds publics. Le scandale éclata, et Romanus fut condamné à 45 ans de prison.

Dans le nouvellement fondé Empire allemand, Leipzig accueillit la plus haute instance juridique, le Reichsgericht, dans un palais érigé à la fin du XIXe siècle au sud-ouest du centre ville. C'est dans cet édifice qu'eut lieu le procès de l'incendie du Reichstag. Aujourd'hui, il est le siège du Tribunal fédéral administratif, une des cinq hautes cours de justice de l'État fédéral. [6]

L'Albertina abrite depuis 1891 la bibliothèque universitaire. Détruite par les bombardements (mais la grande majorité des volumes avait été déplacée), l'Albertina fut reconstruite dans les années 1990. Ce véritable palais dédié aux livres présente une architecture et une décoration intérieure étonnantes pour une bibliothèque universitaire.

Johanna Park

[modifier] Architecture du XXe siècle

L'Augustusplatz est une des plus vastes places d'Allemagne (40 000 m² c’est-à-dire plus que l'Alexanderplatz à Berlin). Située à l'extrémité est du centre ville, elle n'était encore à l'époque moderne, qu'un simple terrain où patientaient parfois les marchands qui se rendaient aux foires de Leipzig en entrant par la porte de Grimma. Elle est aujourd'hui une place centrale par les institutions qui la bordent (université, poste, opéra, orchestre du Gewandhaus…) et en tant que nœud de communication (parking souterrain, boulevard, lignes de tramway). Nommée ainsi en l'honneur d'Auguste le Fort, elle fut la Karl-Marx Platz pendant le régime de la RDA qui voulait en faire une vitrine régionale du régime. Les autorités décident de ne pas reconstruire les bâtiments à l'identique comme ce fut le cas pour le forum de Berlin (Université - Opéra - Bibliothèque) et à Dresde (Opéra Semper - Zwinger) ; et même de faire sauter l'église Saint Paul (église de l'université) où Jean-sébastien Bach jouait de l'orgue. C'est pourquoi, mis à part le Krochhochhaus (antérieur), les bâtiments présentent encore la marque de l'architecture socialiste.

Le Krochhochhaus, érigé en 1928, il était à l'époque le bâtiment le plus haut de la région. Si bien qu'en 1927, de nombreuses s'élevèrent contre la construction de ce « gratte-ciel ». Pour les 4 derniers étages, l'architecte n'eut le droit que d'ériger la façade, en attendant que leur utilité fût prouvée. Le Krochhochhaus est couronné d'une cloche que martèlent les deux sonneurs (selon le modèle de celle de la place Saint Marc à Venise). La tour est ainsi nommée d'après le banquier Hans Kroch, qui en avait fait la commande. [7]

La tour de la ville (anciennement tour de l'université, aujourd’hui : City-Hochhaus). Composante de l'université, elle accueillait les séminaires de différentes facultés. Il s'agit aujourd'hui d'une tour de bureaux, bien intégrée à la silhouette de la ville. Du dernier étage (où se trouve un restaurant) on accède à la terrasse qui offre la meilleure vue sur le centre de Leipzig. On la désigne souvent à tort comme le siège de la MDR à cause du logo qui en coiffe le sommet. [8]

L'Opéra construit de 1956 à 1960 à l'emplacement même de l'opéra détruit par les bombardements alliés. L'édifice se veut alors un trait d'union entre la tradition et le moderne, et est considéré aujourd'hui comme un exemple de l'architecture est-allemande de son temps. [9]

Le Nouveau Gewandhaus, élevé en 1981, face à l'opéra, à la place de l'ancien musée, abrite une institution musicale allemande : l'orchestre homonyme (voir à ce nom). Le bâtiment résolument moderne resplendit surtout les soirs de concert quand, illuminé, il dévoile aux passants, à travers son front vitré, l'immense fresque intérieure.

L'université aujourd'hui et demain : le site central de l'université est, depuis 2005, l'objet d'importants travaux. En 2009, seront inaugurés les nouveaux bâtiments ; une nouvelle Mensa (restaurant universitaire), les bâtiments abritant les amphis ont été entièrement repensés, et les nouveaux bâtiments donnant sur l'Augustusplatz offriront aux passants une étonnante façade. Un nouveau bâtiment reprendra aussi les dimensions de l'ancienne église Saint Paul, l'église de l'université dynamitée en 1968 sur décision de Walter Ulbricht. La reconstruction de cette église est une question polémique qui continue aujourd'hui d'alimenter les débats. Le projet architectural est désormais définitif : les dimensions du bâtiment et sa façade évoqueront celles d'une église [10]. La polémique porte aujourd'hui sur la décoration intérieure : doit-on y réinstaller les sculptures, objets sacrés qui ont été sauvés en 1968 ? La structure intérieure du bâtiment doit-elle être dominée par des colonnes et nefs ? (le dernier rebondissement de l’« affaire » prévoit des colonnes qui se « dématérialiseraient » étant composées, du plafond au sol, de pierre, puis de verre, et enfin de lumière ; ses détracteurs les ont déjà surnommées les « stalactites »). (de) Site sur les travaux

[modifier] Infrastructures et bâtiments industriels

La gare de Leipzig.

Le portique de la gare bavaroise.

Les bâtiments industriels de Plagwitz.

[modifier] Monuments

Mémorial de la Bataille des nations

Le Monument à la Bataille des Nations (Völkerschlachtdenkmal) au sud-est de la ville commémore cette bataille. Ce monument colossal fut utilisé à des fins idéologiques tour à tour par les nazis (lieu d'une grande victoire du peuple allemand, les nazis y ont organisé des démonstrations visuelles) et par le régime du SED (idéal du rapprochement avec la Russie, de l'amitié germano-soviétique). En 2013, pour son bicentenaire, le monument aura perdu la noirceur de sa façade : une vaste opération de nettoyage au laser a commencé en juillet 2005.

Le Nouveau monument à Jean-Sébastien Bach érigé en 1908 près de l'église saint Thomas. Sur une socle de 3,20m ; la statue de bronze de 2,45m représente le maître et son orgue. [11]

Le Goerdelerdenkmal, le monument à Goerdeler, maire de Leipzig et Résistant, exécuté en 1945 par les autorités du Reich. Ce monument situé à proximité du Nouvel hôtel de ville est un puits de cinq mètres, an fond duquel se trouve une cloche qui sonne plusieurs fois par jour. La nuit, une colonne de lumière jaillit du puit.

Sur le Naschmarkt, la place située derrière l’Ancien hôtel de ville, et devant la Vieille Bourse, on peut admirer le monument à Goethe, statue de bronze sur un socle de granit, dévoilé en 1903, il rappelle que Goethe fut étudiant à Leipzig. [12]

[modifier] Sport et loisirs

En 2003, Leipzig est désignée par le Comité olympique allemand pour être la ville candidate à l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2012. Les autres villes concurrentes étaient Hambourg, Francfort-sur-le-Main, Stuttgart, et Düsseldorf.

En 2006, le Zentralstadion accueille plusieurs matchs de la Coupe du monde de football de 2006.

[modifier] Équipements collectifs

2004, Inauguration du Zentralstadion sur le site de l'ancien stade central qui avait une capacité de 100 000 spectateurs. Le nouveau à une capacité de 45 000 places assises couvertes.

2002, Inauguration de l'ARENA Leipzig, salle omnisports.

En outre, Leipzig compte plus de 400 centres sportifs (23 piscines et 14 complexes de sports aquatiques, 128 salles de sport, 4 stades, plusieurs trajets d'inlineskate, 71 terrains de sport...), 300 clubs sportifs, un lycée et une faculté de sciences sportives.

[modifier] Sports collectifs

La ville compte plusieurs clubs de football, mais ceux-ci n'évoluent pas dans l'élite du football allemand. On peut notamment citer le Lokomotive Leipzig, finaliste de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de football en 1987 et 3 fois champion d'Allemagne, ainsi que le Sachsen Leipzig qui évolue en quatrième division.Red Bull à créé un nouveau club:le Red Bull Leipzig

[modifier] Parcs, lacs et canaux

La ceinture verte de la ville :

Le Neuseenland Sous ce terme se cache un ambitieux projet de l'État libre de Saxe, qui vise à revaloriser les anciens sites de mines à ciel ouvert de charbon qui caractérisaient le paysage du sud de Leipzig il y a encore quelques années. Les gigantesques cuves naturelles ainsi créées, ont été remplies d'eau. Les 18 nouveaux lacs représentent une superficie de 70 km². Des équipements sportifs, de détente, des places de camping sont autant d'atouts touristiques. Le plus grand (436 ha), le plus proche et le plus fréquenté est le Cospudener See. Notons enfin que 4 de ses lacs sont destinés à protéger la ville d'une éventuelle inondation.[13]

[modifier] Zoo

Le zoo de Leipzig :

[modifier] Personnages connus

Depuis 1832, 82 personnalités reçurent le titre de « citoyen d'honneur de la ville de Leipzig » (Das Ehrenbürgerrecht). Il fut retiré à 4 personnes dont Adolf Hitler et Walter Ulbricht.

[modifier] Notes et Références

  1. Jumelages

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • (fr) La ville de Leipzig en Allemagne, Agence nationale de l'habitat, Caisse des dépôts, 2008, 171 p.
  • (fr) Michel Besnier, Leipzig, Champ Vallon, Seyssel, 1990, 103 p.(ISBN 2-87673-108-8)
  • (fr) Elisa Goudin, Les inflexions de la politique culturelle allemande après l'unification à l'exemple de la ville de Leipzig (1990-1998), Université de la Sorbonne nouvelle, Paris 3, 2002 (thèse de doctorat d'Études germaniques)
  • (fr) Herwig Guratzsch et al., Le Musée des beaux-arts, Leipzig, Fondation Paribas, Paris, 1994, 127 p. (ISBN 90-6153-326-0)
  • (fr) Caroline Moine, Le cinéma en RDA, entre autarcie culturelle et dialogue international : une histoire du festival international de films documentaires de Leipzig : 1949-1990, Université Panthéon-Sorbonne, Paris 1, 2005, 591 p. (thèse de doctorat d'Histoire)
  • (fr) Richard Petzoldt, Le Thomanerchor de Leipzig, VEB éd., Leipzig, 1962, 94 p.
  • (fr) Anne Sommerlat, Les relations est-allemandes et soviétiques à l'Université de Leipzig : présence et images du russe (1945-1970), Université de Paris 8, 1998, 124 p. (mémoire de DEA d'd'Études germaniques)

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