Le blog d’Hadrien Klent

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lundi 4 octobre 2010

Deux critiques

J'ai tendance à délaisser ce blog, la vie du livre étant déjà un peu derrière moi... J'ai cependant repéré deux critiques intéressantes sur internet.

D'abord celle de Cafard cosmique, plutôt négative, et qui liste à nouveau les points faibles du livre (je n'y reviens pas: la bluette, trop rapide, etc.). Sa conclusion redresse un peu la barre:

En dépit des choix narratifs de Hadrien Klent et des quelques faiblesses signalées ci-dessus, Et qu’advienne le chaos est un premier roman accrocheur qui tient toutes ses promesses.

À lire ici: http://www.cafardcosmique.com/Et-qu-advienne-le-chaos-de-Hadrien

Ensuite celle de La librairie le Feu rouge, nettement plus sympathique, qui me traite de futé et d'érudit... Moi? On ne doit pas parler du même... Cela dit, j'aime bien la conclusion:

Et qu’advienne le chaos est construit comme un thriller, pensé comme un film populaire (tendance hollywoodien), se lit d’une traite avec beaucoup de plaisir. Un bon feu d’artifice, qui pourrait faire un best-seller tout à fait honorable. Mais il est publié chez un bon éditeur indépendant, avec une maquette impeccable, ce qui réduit ses chances de succès mondial en 2010 et repousse sans doute d’un ou deux ans le délai d’adaptation en blockbuster. Le monde étant ce qu’il est, … ce qui est mieux que rien, conclurons nous après lecture.

Ça se lit là: http://www.flblb.com/Et-qu-advienne-le-chaos.html

Avant de cesser de tenir ce blog, je viendrai raconter un dernier secret: les fins alternatives. Ensuite, je dois me consacrer à mon deuxième livre, qui est bien avancé, et qui devrait sortir en 2011...

samedi 7 août 2010

Trois nouvelles critiques

Le temps que je tourne un peu le dos à mon ordinateur, voici trois nouvelles critiques parues ici et là sur internet:

- d'abord une librairie de Biarritz, Le Festin Nu, qui écrit:

Ce premier roman est une pépite d'efficacité, irrésistible et étonnant. Livre de l'entre-deux réalités, aux personnages et aux sens polyphoniques, Et qu'advienne le chaos est une machine absorbante, nous mettant face une vision de fin de monde oppressante et magnétique.

(Texte intégral ici).

- ensuite une longue analyse parue sur le site Fluctuat. Il y a du gentil et du moins gentil, du bien vu et du moins bien vu, du bien dit et du moins bien dit:

Et qu'advienne le chaos fait un joli roman pour l'été et un scénario en béton pour un ami américain (Oyez, Oyez !), un pilote maousse de série pour HBO. Cela aurait pu être plus sombre, plus long et sûrement plus consistant (délayé, romanesque, écrit) mais il ne faut pas gâcher son plaisir. Le roman est bon, digeste et ne laisse pas de sable dans le slip. Il y a même un happy end gluant et pas débile qui descend bien avec un verre de rosé. Le Klent est un excellent primeur qui conviendra à de nombreux lecteurs, à l'apéritif ou en plat de résistance.

(Texte intégral ici).

- enfin une critique pointue et précise:

C'est dans ce théâtre des ombres que le grand talent d'Hadrien Klent s'exprime, sous le haut patronnage de William Shakespeare et de son Timon d'Athènes, souvent cité. On a connu pire référence: cette pièce du grand dramaturge, écornée, inachevée, délaissée sert d'azimut littéraire au romancier, qui en a "calqué" le bruit, la fureur et la misanthropie. Avec comme addendum moderne, un système de narration très élaboré, à base de va-et-vients dans l'espace et le temps d'ailleurs indiqués avec une précision de greffier ("Phoenix, Arizona, 10h59"), comme c'est la mode depuis X-Files. Tout se plie et se déplie comme un diagramme d'astrophysicien un peu fou, où deux points éloignés se retrouvent collés l'un à l'autre. En bon observateur de son temps, Hadrien Klent a bien compris la synchronicité était la nouvelle modernité et en joue avec maestria. Les occasions de voyager aussi vite que la lumière en plein été ne sont pas si fréquentes... Profitez-en.

(Texte intégral ici).

Pas de quoi se plaindre, donc...

P.S. (Rajout, quelques heures plus tard.) J'avais un onglet qui traînait dans mon Firefox, avec une quatrième critique, un peu plus ancienne. Celle d'un lecteur, Pierre Faverolle:

J’ai trouvé ce livre angoissant, étouffant, oppressant, mais bigrement attachant. Ce fut pour moi une bonne découverte d’un auteur sacrément particulier par le sujet, par sa façon de mener son histoire et par son style définitivement personnel. Car l’auteur est allé au bout de son œuvre sans concession, ni dans sa façon de mener son histoire, ni dans son style. On retrouve dans ce roman complexe et foisonnant l’opposition entre un savant fou et des personnages humains voire humanistes. Le seul conseil que je donnerais, c’est qu’il faut lire la première moitié du livre d’une traite pour entrer dans l’histoire et être aspiré par la spirale infernale de l’intrigue. Hadrien Klent a réussi un sacré roman chaudement recommandé pour tous ceux qui aiment les livres au sujet original traité de façon très personnelle. Un OVNI.

(Texte intégral ici).

mardi 20 juillet 2010

Le chaos enfin

Moi aussi j'ai envie de dire enfin, comme Jean-Pierre Dionnet sur lequel je sais deux ou trois choses (voir sa notice Wikipedia), enfin une référence à Jean-Patrick Manchette, ce qui ne pouvait évidemment ne me faire que plaisir.

Donc:

Hadrien Klent dont je ne sais rien et dont je ne veux rien savoir est publié par un tout jeune éditeur dont c’est le premier livre, les éditions Attila.

(Euh, bon, c'est bien mon premier livre, mais mes éditeurs ont déjà quelques livres, dont des succès, à leur actif, cf. leur site.)

Le roman s’appelle « Et qu’advienne le chaos », à la Brunner mais avec un ton parfois manchettien, ce qui est évidemment un immense compliment

En ce qui concerne le compliment, on est bien d'accord (en revanche je n'ai pas compris la référence à Brunner, le seul Brunner que je connaisse, hormis Pascal bien sûr qui animait Fa si la chanter quand j'habitais encore en France, c'est le nazi Aloïs, je ne suis pas sûr que ce soit celui à qui pense Dionnet, en soupçonnant une faute de frappe ce pourrait être le psychologue américain, à moins bien sûr qu'il ne s'agisse du grand Yul Brynner qui s'écrit lui avec un «y»).

Je suis en train de reprendre le dos de couverture qui pour une fois ne ment pas. Sinon qu’ils n’osent pas dire que ce premier livre est formidable. (On ne les croirait pas).

Les lecteurs assidus de ce blog doivent se souvenir que j'avais précisé, il y a longtemps, que mon contrat stipulait que la 4° de couverture se faisait en accord avec l'éditeur et moi: j'ai donc spécifiquement demandé à ce qu'il n'y ait aucune mention de la qualité éventuelle du livre.

L’auteur est désormais à suivre et entre polar et science fiction, ce bouquin m’a scotché, il est pour l’instant la grande révélation d’auteurs nouveaux pour l’année en cours en ce qui me concerne.

La note complète est ici: http://www.humano.com/blog/l-ange-du-bizarre/id/2292 et elle m'a fait bien plaisir.

jeudi 15 juillet 2010

Secret de fabrication, 5: Maria, la mexicaine

Ce secret de fabrication a failli être dans le livre, pas de façon explicite mais de façon implicite. On a envisagé, avec mes éditeurs, d'ajouter une page de citations bibliques, à la fin du livre. (On a y finalement renoncé, parce que ça coupait un peu l'émotion de la fin.)

Pourquoi? Tout simplement parce que chaque épisode que vit Maria, la Mexicaine qui, dès le début du livre, voit son calque «planter», est en réalité inspiré d'un passage de la Bible. Voici le détail:

Page 75:

Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Matthieu, 27:46)

Page 95:

Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb ; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. (Exode, 17:6)

Page 128:

En ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s’ouvrirent. La pluie tomba sur la terre quarante jours et quarante nuits. (Genèse, 7:11 - l'arche de Noé)

Page 140:

Et ils cessèrent de bâtir la ville. C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est là que l’Éternel confondit le langage de toute la terre. (Genèse, 11:8 - la Tour de Babel)

Page 174:

Qui met en liberté l’âne sauvage, et l’affranchit de tout lien ? J’ai fait du désert son habitation, de la terre salée sa demeure. Il se rit du tumulte des villes, il n’entend pas les cris d’un maître. (Job, 39:8)

Page 194:

L’un d’eux courut remplir une éponge de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire. (Marc, 15:36)

Page 212:

Car il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. (Luc, 18:25)

Page 220:

(Il manquait une citation pour ce passage, qui a été rajouté pour des questions de rythme...)

Page 224:

Depuis longtemps un bûcher est préparé, il est préparé pour le roi, il est profond, il est vaste ; son bûcher, c’est du feu et du bois en abondance ; le souffle de l’Éternel l’enflamme, comme un torrent de soufre. (Esaïe, 30:33)

Page 247:

Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit : j’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel. (Genèse, 4:1)

mercredi 14 juillet 2010

Un couac involontaire...

Ce n'est même plus de la fleur bleue. C'est carrément du Marc Lévy:

Ça se présente bien. Ecrit dans une langue très moderne, influençant le récit au moyen de césures, de mise en page et de ponctuations, Hadrien Klent nous virevolte plaisamment dans ce chaos que l'on sent venir dans une ignorance élective. Et puis voilà.

Voilà le noeud du récit : la love story. Ecrit comme du Levy (ils font l'amour comme jamais et ça alors ils n'avaient jamais ressenti la même chose avec personne auparavant sans compter que lui sort d'une histoire compliquée et que elle vit seule avec son secret et l'incompréhension des politiques sur ses découvertes blablablablablahhhh...).

ET Hadrien Klent ruina son effort. Malgré sa prose, malgré son envie et son improbable histoire secouée. Exactement le genre de récit que Kurt Vonnegut aurait explosé dans un artifice d'anecdotes et de trouvailles délirantes. Comme John Brunner aurait fait du monde un énorme serpent politique qui ne sait que faire de cette découverte et nous aurait emmené dans des perspectives insoupçonnées. Il n'y aura donc pas de Chaos, juste un gros ratage au deux tiers du livre qui nous laisse pantois et déçu. Gardons cependant une tendresse pour l'échec : il vaut toujours mieux un film raté qu'un mauvais film.

"Et qu'advienne le chaos" vient de prendre la tête de ma play list des couacs involontaires.

(J'ai coupé le début de la critique, encore d'un libraire, avec un beau moment sur Shakespeare et les profs de français auquel je ne peux qu'acquiescer: http://magpresse.blogspot.com/2010/07/et-quadvienne-le-chaos-hadrien-klent.html).

Bon. C'est le moment de vous dire, Benoît Coquant, que Marc Lévy est mon idole littéraire, qu'il écrase William Shakespeare comme jamais aucun écrivain ne l'a écrasé, et que d'ailleurs j'ai failli lui dédier mon roman.

Ou alors: mais non, la love story n'est pas le noeud du récit, elle est là parce que... parce que... un jour il faudrait que je vous fasse le secret de fabrication qui vous expliquerait l'origine de cette histoire d'amour, certes banale mais pas aussi gnangnan qu'on veut bien le dire (lui ne sort pas du tout d'une histoire compliquée, il était avec une fille sans intérêt, et elle ne vit pas seule, elle plaque un second rôle qui s'appelle Joshua et qui est, à mon sens, un personnage tout à fait réussi du livre). Du coup, je suis un peu déçu: on dirait que Benoît Coquant n'a pas vraiment lu le livre, je veux dire même avant cette scène d'amour qui, toute ratée qu'elle soit, ne représente qu'une page et demi sur 257.

Allez, je suis de mauvaises humeur et foi, et je vous promets dans mon prochain livre, que toutes les histoires d'amour seront complexes, pesantes, pénibles, et certainement pas au premier degré.

mercredi 7 juillet 2010

Toujours des libraires...

De là où je suis, je maîtrise mal l'état des médias français: toujours est-il qu'à ma connaissance, aucun article, dans la presse papier, n'a évoqué mon livre. À l'inverse, de nombreux libraires (et blogueurs-lecteurs) en parlent, souvent avec enthousiasme. Faut-il en tirer des conclusions négatives sur la presse ou positives sur les libraires? Je vous laisse juges.

Aujourd'hui c'est de Niort que vient la critique d'Anne-Marie, qui travaille à la librairie des Halles. Extrait:

L'urgence mène la danse ! Des chapitres courts, rythmés entre Phoenix, Londres, Paris, et qui peu à peu prennent de l'épaisseur entre ces allers et retours Amérique - Europe... en passant par les quatre coins de la planète, et bien sûr par la toile… les machines et moteurs de recherche turbinent, et nous aussi !

Si je vous dis que tout est question de calques, et que ceux-ci permettent de se glisser dans un isolement total, un monde à côté du monde… Vous me trouvez confuse ? Oui, sûrement ! Et je vous donnerai juste quelques pistes !

Petit a… Les ingrédients :

un doigt de science, deux doigts d'histoire d'amour ou désamour (et oui !), un doigt de social, un doigt d'histoire de famille, un doigt de psychanalyse, un doigt de théâtre Shakespearien... La vie me direz-vous... oui sauf que l'on glisse sur trois doigts d'iridologie et que l'on se retrouve les deux pieds dans un monde virtuel...

L'intégralité se trouve sur cette page: http://lalibrairieniort.hautetfort.com/list/juillet-2010-nos-lectures/et-qu-advienne-le-chaos.html

samedi 3 juillet 2010

La bouche ouverte

Encore un blog qui aime bien le livre, et qui, ayant lu ce blog, m'adresse une petite blague:

ça c'est pour le côté fleur bleue de l'auteur, mais ce sujet le chatouille un peu, alors je n'insisterai pas ...

Petit extrait de la critique:

C'est là que je trouve Hadrien Klent très fort, parce qu'il parvient à nous mener par le bout du nez exactement là où il veut qu'on aille, et pas ailleurs, et on le suit (la bouche ouverte), mis en appétit par ces morceaux choisis, ces snapshots, mais sans avoir encore aucune idée de ce qui peut bien se tramer.

Le lecteur est déjà bien avancé dans le roman quand on daigne lui expliquer la théorie des calques, et là, pour l'idée, chapeau.

Ce court roman dont je trouve l'idée géniale est en plus servi dans un style impeccable (ne vous arrêtez au style télégraphique/script des premières pages, vous vous rendrez compte par la suite qu'il sert parfaitement l'histoire).

Et qu'advienne le chaos est le genre de livres (et ils ne sont pas si nombreux) qu'on ouvre, et qu'on ne referme plus avant d'avoir tourné la dernière page. Et encore celle d'après, parce que oui, les mots, l'histoire, la valse des points et des virgules, c'est déjà très bien, mais c'est encore mieux quand l'emballage est chouette.

L'ensemble est à lire sur cette page: http://lalibrairiepossible.over-blog.com/article-et-qu-advienne-le-chaos-hadrien-klent-52985114.html

Quand j'étais plus jeune, j'aimais beaucoup les livres des éditions Fata Morgana. C'est le pseudo choisi par l'auteur de ce blog, mais je pense que ça n'a rien à voir...

Il me reste, sauf oubli, deux secrets de fabrication à vous révéler: la Mexicaine perdue, et la fin (ça c'est un gros morceau, parce qu'il y a eu un nombre incalculable de versions). Ensuite, je mettrais sans doute ce blog en sommeil: il est temps que je me mette à écrire le deuxième livre d'Hadrien Klent...

lundi 28 juin 2010

Secret de fabrication, 4: l'iridologie

L'irodologie est venue se greffer à la notion de calques dans un second temps. J'avais d'abord imaginé le fait que les individus étaient classés par groupe (cf. les deux premiers secrets de fabrication: un et deux). Puis il m'a fallu déterminer un marqueur qui ne soit pas le sang ou l'ADN. L'idée des yeux m'est vite apparue comme évidente, d'autant qu'elle permet de lier les apparitions/disparitions au fait d'être vu ou pas vu. D'où l'usage de la reconnaissance biométrique par les iris, qui existe bien entendu vraiment:

En ce qui concerne l'iris, l'individu se place en face du capteur (caméra CCD/CMOS) qui scanne son iris. Celui-ci représente quelquechose de très intéressant pour la biométrie car il est à la fois toujours différent (même entre jumeaux, entre l'oeil gauche et le droit, etc...), indépendant du code génétique de l'individu, et très difficilement falsifiable.

(Source: je ne me souviens plus, j'ai dû trouver ça sur internet, c'est dans mes notes).

Et c'est alors que quelqu'un à qui je racontais l'histoire du livre me parle de l'iridologie (pour la petite histoire, il me dit même que sa propre mère se fait soigner comme ça). Je fais quelques recherches sur cette pseudo-science assez farfelue, et je trouve notamment ça:

L'iridologie (parfois appelée diagnostic par l'iris) est basée sur l'hypothèse étrange suivant laquelle chaque partie du corps est représentée par une zone correspondante dans l'iris de l'oeil (la partie colorée autour de la pupille). Selon cette idée, l'état de santé ou la maladie peut être diagnostiquée à partir de la couleur, de la texture, et de la location de taches de pigment dans l'oeil.

(Même problème de source.)

Et puis:

Le père de l'iridologie moderne est Ignaz von Peczely, Hongrois né en 1826 qui eut l'inspiration en soignant une chouette victime d'une fracture de patte, du moins c'est ce que dit l'hagiographie du personnage. Von Peczely remarqua une tache dans l'iris de l'animal lorsque sa patte se cassa et théorisa sur le rapport de la fracture et de la marque irienne; les fondements de l'iridologie étaient posés avec toute la cartographie de l'iris."Découverte dans le domaine de la thérapeutique et du naturisme. Introduction à l'étude du diagnostique par les yeux" fut son premier ouvrage publié en 1880 qui lui servit de tremplin pour propager sa doctrine.

(Idem.)

Et enfin:

Les différents signes iridiens ( anomalies chromatiques, tâches, cavités, reliefs.) ne sont pas la conséquence des maladies mais les précèdent, c'est-à-dire qu'ils sont présents au moment de la naissance et persistent jusqu'à la mort. On peut assimiler ces signes iridiens à des empreintes "génétiques" des points faibles de l'organisme et donc à des prédispositions à certaines maladies.

Avec l'iridologie on peut découvrir l'organe à probleme avant que le sujet ne tombe malade, car certains signes iridiens se manifestent avant les maladies. L'iridologie joue un rôle de prévention dans la thérapeutique naturelle.

(Idem.)

Vous voyez que je n'ai pas inventé grand-chose, mais en revanche je me suis bien amusé pour la scène où l'iridologue, Nicholas Bourbaky (vous aurez noté le clin d'oeil, c'est le cas de le dire, au groupe Bourbaki) apprend tout ça à Vincent (pages 100 à 105).

dimanche 27 juin 2010

Encore deux critiques

Vu sur internet ces jours-ci.

Chez Le Livraire:

Derrière une quatrième de couverture qui peut s’avérer déconcertante, se cache un roman entraînant, à mi-chemin entre la science-fiction et le policier (si tant est qu’il faille absolument classer les livres).

L’histoire est écrite avec un style précis et nerveux où chaque détail a son importance, agissant comme des didascalies, alternant une multitude de volets aux époques, personnages et lieux distincts. Si l’intrigue en elle-même peut être réduite à une équation très simple : un homme veut éliminer tous les autres, qui va l’en empêcher ? tout le brio de ce roman repose sur cette surprenante théorie scientifique brillamment développée au fil des pages (la théorie des calques) et sur le subtil traitement des personnages et de leurs sentiments. Loin de cette mode qui consiste à utiliser une fin ouverte et à laisser le lecteur imaginer la fin qu’il désire, Hadrien Klent va jusqu’au bout de ses théories et dénoue toutes les tensions qui sont venues s’ajouter les unes aux autres (même s’il est vrai qu’on aimerait en savoir un peu plus sur le devenir de certains personnages).

On peut éventuellement lui reprocher l’utilisation d’un fameux couple qui, hop miraculeusement se forme et veut sauver le monde, mais en même temps à mes yeux, le propre d’un roman n’est pas de nous présenter quelque chose qui soit la copie conforme du quotidien, et en tant que lecteur, on peut accepter de partir d’une réalité R pour arriver à une réalité de fiction, c’est-à-dire quelque chose comme R+1. L’important n’étant pas vraiment la formation ex-nihilo de ce couple, mais plutôt le fait qu’il agisse avec cohésion par rapport à l’histoire, ce qui est le cas.

En parallèle avec cette mort annoncée de l’humanité, la pièce de Shakespeare Timon d’Athènes résonne comme un écho. Régulièrement citée en exergue des différentes parties du roman et au cours de certains dialogues, la pièce raconte le destin de Timon, riche athénien qui organise de fastueux banquets pour ses amis jusqu’au jour où, ruiné, il les voit se détourner de lui. Il se retire alors à l’écart du monde et devient profondément misanthrope.

Roman à l’intrigue prenante et à l’écriture vive, Et qu’advienne le chaos est un livre étonnant.

Et chez La Soif de lire:

Une découverte scientifique aussi révolutionnaire que la théorie de la relativité, un chercheur misanthrope atteint d'une tumeur qui voudrait être le dernier des hommes, un psychanalyste qui lèche les choses, un tueur à gages, une femme de ménage mexicaine prise au piège de ses yeux, un dentiste qui analyse des mâchoires ... Et un couple improvisé qui, dans ce chaos, va tenter de sauver l'humanité. 'Et qu'advienne le chaos', ce sont toutes ces histoires qui se téléscopent pour former une intrigue dévorante !

Hadrien Klent aligne des chapitres courts, des instantanés, comme autant d'appâts pour le lecteur. Le roman parvient à nous plonger dans une science-fiction débridée. Evoluant sur cet entre-deux délicieux de l'anticipation, qui arrive à rendre crédible la fantaisie la plus délurée, 'Et qu'advienne le chaos' multiplie les personnages pour mieux alimenter la tension qui ne cesse de croître au fil des lignes. Quelques mots suffisent pour dépeindre le désarroi d'un humain perdu sur une planète déserte ou mettre en scène une fin du monde silencieuse et oppressante. Impossible de reprendre son souffle, impossible de ne pas tourner la page. Un premier roman remarquable de maîtrise et d'efficacité. Vous ne le lâcherez pas ... jusqu'à la dernière ligne

Ces deux textes émanent à nouveau de libraires, qui se révèlent à mon sens, bien meilleurs lecteurs que les «journalistes» (en tout cas pour ce type d'ouvrage).

lundi 14 juin 2010

Mon calque n'a pas planté

Désolé de ce long silence, qui n'a d'autres raisons que la banalité des contraintes d'une vie «normale».

Je n'oublie pas que je vous dois encore plusieurs secrets de fabrication (l'iridologie, ce que cachent les épisodes vécus par Maria, la fin).

En attendant, deux nouvelles critiques sur le livre:

- Sur le portail culturel Evene: http://www.evene.fr/livres/livre/hadrien-klent-et-qu-advienne-le-chaos-43603.php:

'Et qu'advienne le chaos' est une formidable machine. Un engrenage maléfique, irrésistible, si bien huilé qu'il attrape le lecteur par la manche pour ne plus le lâcher jusqu'à la dernière ligne. Hadrien Klent s'ingénie à aligner les chapitres courts, les scènes lapidaires, comme autant d'appâts que le lecteur vient gober avidement. Cousu avec une infinie légèreté, le roman parvient à se plonger dans une science-fiction débridée tout en évitant les écueils du genre et les tirades lénifiantes à la morale pataude. Evoluant sur cet entre-deux délicieux de l'anticipation, qui arrive à rendre crédible la fantaisie la plus délurée, 'Et qu'advienne le chaos' multiplie les personnages pour mieux alimenter la tension qui ne cesse de croître au fil des lignes. Quelques mots suffisent à Klent pour dépeindre le désarroi d'un humain perdu sur une planète déserte ou mettre en scène une fin du monde silencieuse et oppressante. Impossible de reprendre son souffle, impossible de ne pas tourner la page. Seul bémol, l'écriture, qui a parfois tendance à relâcher sa géniale économie et à délivrer des passages moins tranchants, moins incisifs – surtout lors des scènes romantiques. Heureusement, le tempo et le suspense sont tels que l'on n'a pas vraiment le temps de s'arrêter sur ces quelques approximations. Un texte dévorant, 250 pages d’apnée ; un premier roman remarquable de maîtrise et d'efficacité.

- Et sur le site de la librairie la Soif de lire, à Strasbourg: http://soifdelire.blogspot.com/2010/06/et-quadvienne-le-chaos-dhadrien-klent.html:

Hadrien Klent aligne des chapitres courts, des instantanés, comme autant d'appâts pour le lecteur. Le roman parvient à nous plonger dans une science-fiction débridée. Evoluant sur cet entre-deux délicieux de l'anticipation, qui arrive à rendre crédible la fantaisie la plus délurée, 'Et qu'advienne le chaos' multiplie les personnages pour mieux alimenter la tension qui ne cesse de croître au fil des lignes. Quelques mots suffisent pour dépeindre le désarroi d'un humain perdu sur une planète déserte ou mettre en scène une fin du monde silencieuse et oppressante. Impossible de reprendre son souffle, impossible de ne pas tourner la page. Un premier roman remarquable de maîtrise et d'efficacité.

Vous ne le lâcherez pas ... jusqu'à la dernière ligne !

mercredi 26 mai 2010

Mystère jazz

Mystère jazz, c'est le nom du blog de Paul Maugendre: pour qui aime le mystère et le jazz, comme moi, il y a de quoi se réjouir.

Critique détaillée et un peu touffue du livre, dont voici la fin:

Placé sous le patronage de Shakespeare et de sa pièce Timon d’Athènes, ce roman mi thriller mi science fiction, est ponctué de courts chapitres dans lesquels évoluent tous ces protagonistes. L’écriture est comme sculptée au scalpel. L’on est en droit de se demander jusqu’où la recherche scientifique et médicale pourra aller et quels seront les effets pervers qui en découleront. Les savants fous sont légion dans le roman dit populaire, mais dans la réalité aussi. Et notre quotidien est ponctué par l’annonce d’avancées médicales qui parfois font froid dans le dos. Et sans vouloir m’amuser à effectuer un mauvais jeu de mot, je pourrais dire qu’il faut garder un œil sur Hadrien Klent.

Version complète ici: http://mysterejazz.over-blog.com/article-hadrien-klent-et-qu-advienne-le-chaos-51081887.html.

Je prépare une note «Secrets de fabrication» sur l'iridologie...

vendredi 21 mai 2010

Un peu fleur bleue...

Intéressante critique sur le blog de Yann Le Tumelin (voir cette page):

Il a repère de nombreuses choses qui me semblent en effet importantes dans le livre:

L'histoire de Timon ... offre d'ailleurs une intéressante mise en abîme.

Oui.

nous interrogeant notamment sur notre altérité, notre nature d'individus sociables et inter-dépendants, ou évoquant au passage cette pseudo-science farfelue qu'est l'iridologie.

Tout à fait. D'ailleurs j'écrirai un billet sur l'iridologie un de ces jours...

Sans être exceptionnelle, l'écriture plutôt sèche sert habilement une intrigue très rythmée

Ok (si j'avais une écriture exceptionnelle, je n'écrirais pas des polars!)

je me demandais quel dénouement avait imaginé l'auteur. Comment éviter le grotesque, le conventionnel ou la pirouette ? Hadrien Klent a dû y réfléchir un bon moment et il s'en sort plutôt bien.

Là aussi, je vous raconterai comment la fin a parfois été grotesque, conventionnelle, voire pirouetteuse, avant de trouver cette bonne façon de finir.

Hélas, l'auteur - tenté par les figures allégoriques d'Adam et Eve ? - n'a pu s'empêcher d'introduire une histoire d'amour entre ces deux personnages, une amourette plutôt convenue et exagérément "fleur bleue" (enfin, à mon goût).

Bon, c'est la deuxième fois qu'on me fait ce reproche... Soit les lecteurs de polar n'aiment pas du tout les histoires d'amour, soit c'est moi qui suis vraiment fleur bleue... Devinez pour quelle option je penche...

Blague à part, il y a quelque chose que les critiques à propos de cette histoire d'amour ne semblent pas avoir remarqué: il y a une opposition entre la notion d'amitié et la notion d'amour dans ce qui arrive au personnage de Vincent. Message de l'auteur? Message de l'auteur? Je n'en dis pas plus (faut pas être irrévérencieux...)

Cela dit, j'ai bien aimé la lecture de Yann Le Tumelin...

Secret de fabrication, 3: le début

Pendant longtemps, le livre a commencé par la longue scène en temps réel (tiens, le 21 mai 2009, il y a un an!), celle qui à la fois présente tous les protagonistes et celle durant laquelle, pour la première fois, on découvre ce que la théorie des calques (sans la connaître) peut engendrer.

Mais ce début un peu maximaliste était un peu rude pour le lecteur: autant au cinéma une scène en temps réel est parfaite pour commencer un film, autant on ne rentre pas aussi vite dans un livre (il n'y a pas le noir qui se fait dans la salle et qui permet de plonger d'un seul coup dans l'histoire). En même temps, je n'imaginais mettre une ou plusieurs scènes banales avant ce moment qui pour moi devait réellement ouvrir l'histoire. J'ai finalement trouvé cette idée d'un déroulé chronologique autour de la vie de Korta qui a deux avantages: d'une part, ça permet de faire comprendre d'où vient ce personnage. Et comme je déteste le côté très hollywoodien d'une fêlure d'enfance qui engendre derrière l'intégralité d'un caractère (souvenir cauchemardesque de Aviator de Scorsese et de son flash-back avec la maman qui lave son enfant + voix d'écho "les microbes c'est terrrrrible!" et, hop, un névrosé!), j'ai préféré cette succession d'épisodes qui montrent, petit à petit, comment Korta devient Korta.

D'autre part, ce déroulé chronologique, de 1954 à aujourd'hui, permet de balayer une histoire de la reconnaissance biométrique. 1954: bracelet en papier à la naissance. 1965: groupe sanguin. 1976: empreintes digitales. 1987: test de paternité avec les débuts de l'ADN. 1998: empreinte ADN pour retrouver l'auteur d'un viol. Autant de façons de classifier les individus, jusqu'à celle exposée dans le livre avec les iris...

lundi 17 mai 2010

Comme quoi...

Comme quoi, tout est possible en termes de lecteur. Vu sur un blog (celui-ci), ce texte, pour lequel un (sic) global suffira:

ce livre a été écrit part Hafrien Klent.

mon avis

ce livre est un petit bijoux , plongé dans les années 1954 se livre nous berce avec une tel poésie entre les différents personnages , le livre se lis avec une tel facilitée surtout si on n'est comme moi est que l'ont a hâte de savoir la fin (^___^) .

je conseil se livre a tout le monde

compter 16 euro (je me suis jeté dessus quand je les vue )

Je sais qu'il existe des agences, payées par les éditeurs (ou les producteurs de film, ou tout autre vendeur de produit culturel) qui ont des blogs censément «jeunes» et en réalité factices, pour faire de la publicité fantôme. Je me demande si les Attila n'ont pas succombé à cette subtile stratégie marketing... Enfin j'adore cette présentation du livre, et connaissant mes éditeurs, elle se retrouvera peut-être en 4° de couverture d'un retirage ;-)

vendredi 14 mai 2010

Secret de fabrication, 2: une théorie globale

Dès le tout premier jet (cf. le premier secret de fabrication), j'avais envie de lier la «théorie des calques» à d'autres grands récits, histoire de montrer une séries de plagiats par anticipation. L'idée était que Le Prisonnier, Matrix, mais aussi d'autres (je ne me souviens plus!) préfiguraient les calques, qu'ils les pressentaient sans l'avoir vraiment compris.

Voici l'extrait que j'avais écrit:

— J’ai une nouvelle théorie.

C’est Clotaire : il a une nouvelle théorie.

— C’est pas une théorie. C’est plutôt une certitude. J’ai eu un éclair cette nuit.

— Un coup de génie ?

— Encore un.

Ce n’est pas forcément possible de faire de l’ironie, avec Clotaire, quand il s’agit de lui. Je pose mon petit couteau pliable au manche en bois tout plat, et le petit morceau de bois que je suis en train de tailler sans passion (comme ça, je le montre bien, que cela m’intéresse, quand même, on ne sait jamais avec lui).

— Je t’écoute.

— Ma théorie, c’est un axiome. Cela ne se démontre pas : c’est vrai par définition.

— Eh bien merci de laisser une petite place au doute.

— Mon pote tu doutes trop, tu n’iras pas loin. Voilà mon axiome : la théorie des calques n’est pas survenu à l’humanité brutalement, comme ça, l’an dernier. Cela fait des années qu’on s’en approche. Cela fait des années que c’est dans l’air du temps.

— Tu veux dire, des scientifiques ?

— Je veux dire : des hommes. Pas spécialement les scientifiques. Je veux dire : la conscience humaine – telle qu’elle est façonnée dans toutes les formes de représentation. Il y a un petit fil, qu’on peut aller chercher très loin (tu sais que je ne suis pas assez cultivé, donc je n’ai pas beaucoup encore de références, tu m’aideras). Et tout au bout de ce fil : la théorie des calques. Nous, on est au bout du fil – demain, le monde entier ; pour l’instant, nous.

— Je ne suis pas sûr de voir la portée de ton axiome.

Where am I ? In the village. You are you ? The new number two. Who’s number one ? You’re number six. I’m not a number, I’m a free man.

Il faut le voir, hurler ça vers la vallée, avec son grand air dégingandé un rien ridicule.

— Tout est déjà dans Le Prisonnier, Vincent : tout. C’est l’histoire d’un homme qui se réveille en apprenant qu’il est un numéro. Ce numéro est arbitrairement fixé, et il croit que c’est le numéro un qui le lui a imposé. Toute la série joue sur cette idée qu’il veut échapper à ce numéro, et en même temps découvrir qui est le numéro un. Or, à la fin, il y parvient : il découvre que le numéro un, celui qui a fixé son numéro, c’est lui. Parce que c’est en lui, sur son propre code génétique, qu’est fixé le numéro. Lorsqu’il quitte le Village, qu’il revient à Londres, tu te souviens ?

— Mais non je ne me souviens pas, je l’ai vu il y a au moins cinq ans.

— Il rentre chez lui, et la porte fait le bruit caractéristique de son cottage dans le Village (il prononce cottage à la française et ça rime avec Village). Cela veut dire ça : maintenant qu’il sait que le numéro qu’il porte ne vient que de lui, il est prisonnier à vie.

Je fais moins le malin, car ce n’est pas si sot.

— C’est pour ça, je dirais, que Mac Goohan, ensuite, a sombré dans une forme de dépression : de cette intuition que pouvait-il faire ? C’était en 1969, mon pote : l’ADN – tu me suis ? – personne n’en avait juste l’idée.

— Admettons pour le Prisonnier. Quoi d’autre ?

— Pour l’instant, je n’ai qu’un seul autre exemple. Mais je te rappelle que j’ai lu quatre livres dans ma vie, donc. L’autre exemple, c’est Matrix. Juste le 1, hein. Ensuite, ça n’a plus d’intérêt, c’est de la machine à fric.

Je n'ai jamais réussi à replacer cette idée dans la nouvelle version du livre; sans doute parce que le fait de se référer à d'autres fictions a plutôt tendance à faire sortir de la fiction. J'aimais bien l'idée, pourtant. Et je pense qu'on pourrait facilement trouver d'autres livres ou films qui pressentent la théorie des calques, sans vraiment pouvoir l'expliquer (puisqu'il a fallu attendre le Chaos pour qu'elle soit enfin rendue publique!).

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