LE FONDS MONDIAL

Accroître les ressources pour lutter contre le sida et protéger les mères et les enfants

Le Fonds mondial est un partenariat sans équivalent entre le public, le privé et une institution financière internationale dont la mission est d’attirer et de décaisser des fonds supplémentaires pour la prévention et le traitement du sida, de la tuberculose et du paludisme.

Ce partenariat entre gouvernements, société civile, secteur privé et communautés affectées s’inscrit dans une démarche novatrice de financement international consacré à la santé. Le modèle du Fonds mondial s’appuie sur les notions d’appropriation par les pays et de financement selon les résultats, ce qui signifie que les pays mettent en oeuvre leurs propres programmes en fonction de leurs priorités et que le Fonds mondial en assure le financement pour autant qu’ils donnent des résultats susceptibles d’être vérifiés.

Depuis sa création en 2002, Le Fonds mondial est devenu la principale source de financement des programmes de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, pour un montant total de subventions de 21,7 milliards de dollars US alloués à plus de 600 programmes dans 150 pays (au 31 décembre 2010). À ce jour, les programmes soutenus par le Fonds mondial ont sauvé 6,5 millions de vies en apportant un traitement antisida à 3 millions de personnes et antituberculeux à 7,7 millions de personnes et en distribuant 160 millions de moustiquaires imprégnées dans le cadre de la prévention du paludisme.

Premier bailleur de fonds multilatéral de programmes de prévention de la transmission de la mère à l’enfant, le Fonds mondial contribue aux progrès réalisés. Depuis 2002, il a soutenu l’accès à une prophylaxie antirétrovirale dans le cadre de la prévention de la transmission d’un million de femmes enceintes vivant avec le VIH. Il y a un an et demi, le Fonds mondial a lancé une initiative visant à améliorer la qualité et la couverture des programmes de prévention de la transmission du VIH.

En collaboration avec 20 pays d’Afrique subsaharienne ainsi qu’avec l’Inde, le Fonds mondial a investi plus d’un demi milliard de dollars afin de renforcer les services de prévention pour les femmes et leurs enfants. Ces pays adoptent des schémas thérapeutiques plus efficaces et s’attachent à garantir qu’aucun enfant ne naisse avec le VIH.

ONUSIDA

Définir une stratégie pour éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant

—– Une vision :
Le Sida : 0 nouvelle infection – 0 discrimination – 0 décès.

—– Une mission :
L’ONUSIDA est un partenariat innovant des Nations Unies qui guide et mobilise le monde pour mettre en place un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH.

L’ONUSIDA agit pour :
—– Unir les efforts des co-parrainants des Nations Unies, de la société civile, des gouvernements nationaux, du secteur privé, des institutions mondiales ainsi que des personnes vivant avec le VIH et les plus affectées par ce virus ;
—– Exprimer haut et fort sa solidarité avec les personnes les plus affectées par le VIH en vue de défendre la dignité humaine, les droits de l’homme et l’égalité entre les sexes ;
—– Mobiliser des ressources politiques, techniques, scientifiques et financières et rendre chacun responsable des résultats ;
—– Communiquer aux agents du changement des informations et des éléments stratégiques pour les influencer et s’assurer que les ressources sont allouées là où elles auront le plus d’impact ;
—– Soutenir un leadership participatif des pays en vue de ripostes complètes et pérennes combinées aux efforts nationaux en matière de santé et de développement dont elles font partie intégrante.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a appelé à l’élimination des nouvelles infections au VIH parmi les enfants pour l’horizon 2015. En avril 2011, l’ONUSIDA et ses partenaires ont lancé une Cellule internationale de réflexion sur l’élimination des nouvelles infections au VIH parmi les enfants, pour l’horizon 2015, et le maintien en vie de leurs mères. Cette cellule de réflexion remettra son plan mondial sur les moyens d’atteindre l’objectif de zéro nouvelle infection au VIH parmi les enfants lors de la Réunion de haut niveau de l’ONU sur le sida, qui aura lieu à New York, en juin 2011.

UNICEF

Lutter sur le terrain pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant et protéger leur vie

Depuis 2005, l’UNICEF met l’enfant au centre de ses priorités dans ses actions contre le VIH au niveau mondial. Il associe les efforts de ses programmes d’intervention contre le VIH et le sida aux objectifs plus larges des États membres des Nations Unies et agit en tant que défenseur principal de la cause des enfants infectés par le virus.

Concernant la Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, les objectifs de l’UNICEF sont :
—– Établir au niveau national des objectifs et des cibles en matière de PTME(1).
—– Réaliser une analyse des goulets d’étranglement orientée sur l’équité au niveau des populations et au niveau national.
—– Concentrer les efforts là où les besoins sont les plus importants.
—– Supprimer les barrières financières, géographiques et sociales qui sont un frein aux services de PTME.
—– Décentraliser les services afin d’accélérer la montée en puissance des interventions.
—– Innover pour améliorer la qualité des interventions et en augmenter la portée.
—– Garantir la fiabilité du système d’achat et d’approvisionnement.
—– Travailler avec les particuliers, les ménages et les communautés afin d’augmenter la demande et le recours aux services.

Avec ses partenaires, l’UNICEF est à l’oeuvre pour éliminer toutes les nouvelles infections infantiles par le VIH d’ici à 2015 et préserver la vie des mères. Cet axe est prioritaire en matière d’avancées pour la santé maternelle, néonatale et pédiatrique et vise à parvenir à une génération sans sida. Éliminer la TME(2) d’ici à 2015 est essentiel et représente une intervention efficace pour améliorer la santé et la survie maternelle et infantile : les nourrissons qui naissent séronégatifs au VIH ne nécessitent pas de soins coûteux ultérieurs. De même, les mères qui bénéficient d’une thérapie antirétrovirale ont plus de chance de rester en bonne santé et donc de pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles. Si elles meurent, la société tout entière doit endosser une plus grande responsabilité pour prendre soin des orphelins et leur venir en aide.

On estime à environ 5 milliards de dollars l’investissement nécessaire entre 2011 et 2015 pour éliminer les nouvelles infections chez les jeunes enfants dans 22 pays sévèrement touchés. Les besoins annuels varient de 800 millions en 2011 à 1,2 milliard en 2015.

(1) Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant.
(2) Transmission de la Mère à l’Enfant