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Vers la certification des LAP [8/19]

Incompatibilités physico-chimiques

 

lundi 12 novembre 2007.
 
 
Le référentiel de certification des logiciels d’aide à la prescription va imposer aux éditeurs la réalisation d’une fonction d’alerte pour les « incompatibilités physico-chimiques » des prescriptions, en cas de mélanges de traitements parentéraux ou topiques.

Critère 42 - test 66 : "Les contrôles de sécurité de la prescription produisent un signal d’information en cas d’incompatibilité physico-chimique résultant d’un éventuel mélange de traitements parentéraux ou topiques en cours."

Etat des lieux

Pour sûr, ce n’est pas VIDAL qui a demandé cette fonctionnalité, car VIDAL ne propose rien dans ce domaine... et pour cause : VIDAL Expert tire ses informations des RCP, et les RCP ne contiennent pratiquement rien en la matière...

La recherche sur Internet n’est pas très fructueuse en ce domaine, mais ramène une information importante (mais ancienne) sur le site de Jussieu on peut lire : « Des extraits des fichiers de THERIAQUE sont cédés à la demande des utilisateurs pour être intégrés dans des logiciels d’aide à la prescription ou à la dispensation....Quant aux "Incompatibilités", THERIAQUE offre la seule synthèse française sur ce sujet. »

Fin 1988, il existait dans la banque 2 900 fiches d’incompatibilités et 31 000 couples d’incompatibilités.

Ce module permet :

¤ de s’assurer de la compatibilité physico-chimique des médicaments prescrits dans une même perfusion ou en aérosol (médicament- médicament ou association-soluté vecteur) ;

¤ d’obtenir la liste, pour un médicament donné, des solutés vecteurs (in)compatibles, des contenants (in)compatibles, des principes actifs (in)compatibles dans un soluté vecteur ou mélangés dans une seringue.

La fiche signalétique décrivant l’incompatibilité renseigne aussi, sur les conditions expérimentales : t°, pH, durée, nature, concentrations des médicaments. Là encore, un texte explicatif référencé complète la fiche. L’interrogation peut se faire par dénomination commune internationale (DCI) ou nom de marque.

On est fixé d’emblée sur ce que l’on pourra tirer des RCP. Mais pour aider l’utilisateur, le référentiel HAS prévoit que l’éditeur donne les sources de son information, façon élégante de dire que l’on impose une fonction, mais qu’on laisse aux autres non seulement la réalisation de la fonction, mais aussi la recherche des informations qui seront délivrées par cette fonction...

BCB s’est lancé dans la compétition, et a donc sans doute proposé les médicaments à tester dans le référentiel

Exemple : scénario 2 du test 66

« Prescrire en spécialité pharmaceutique à Monsieur EE B sur une seconde ordonnance comportant de SPASFON® 1 ampoule 3 fois par jour et de AVAFORTAN® 1 ampoule 4 fois par jour par voie intraveineuse. Le LAP informe le prescripteur de l’incompatibilité physico-chimique entre les deux produits au plus tard lors de la demande d’impression de cette ordonnance »

Cela donne le résultat suivant.

Vraiment pas de chance pour un premier test ! Sans tenir compte du fait qu’AVAFORTAN injectable est réservé à l’usage hospitalier, et que la certification concerne les LAP de médecine ambulatoire...

Heureusement pour BCB, les quatre autres scénarii valident le test... mais pour des médicaments pas vraiment de ville non plus...

Scénario 5 : TOTAPEN 1gr IV + DALACINE 600mg IV

Scénario 1 : HYDROCORTISONE UPJOHN® 100 + BLEOMYCINE BELLON® 15 IV

Scénario 3 : GENTALLINE160 IV + ROCEPHINE 2gr IV.

Scénario 4 : OFLOCET IV + HEPARINE CHOAY IV

Sur le site de l’AFSSAPS on peut lire sur cette lettre d’information.

C’est l’occasion de tester une fois de plus nos logiciels d’aide à la prescription

Sur le RCP des CEFTRIAXONE Aguettant ou autre on lit :

Outre le fait que le "cf incompatibilités" renvoie nulle part, sauf si on a l’idée d’aller sur le RCP de ROCEPHINE, la co-prescription de calcium IV + CEFTRIAXONE ne provoque aucune alerte chez VIDAL Expert.

Chez BCB, ce n’est guère mieux

(mais cela doit être dû à un bug du logiciel, puisqu’il est possible d’afficher l’alerte en rajoutant un autre produit incompatible).

Cependant, il existe chez BCB, dans leurs monographies, une rubrique « incompatibilité physico-chimique », avec indication des sources réglementaires pour une future certification.

Exemple avec Pentamidine DCI

Alerte convenable en rapport avec cette incompatibilité ... Faisons toutefois abstraction de l’erreur de mode d’administration (IM) sur l’alerte du fait de l’effort important fait par BCB en ce domaine :

Tout cela est bien joli, mais ce n’est pas de la médecine de ville, et les logiciels d’aide à la prescription seront certifiés pour un usage de médecine ambulatoire...

Ce qui intéresse la médecine ambulatoire, ce sont les mélanges de médecine de ville : perfusion, aérosol, préparations magistrales, ou mésothérapie ; mais par qui ont-ils été étudiés ? Mais aussi, le logiciel d’aide à la prescription devrait être capable d’indiquer si le mélange à été testé de façon sûre, ou d’indiquer si le mélange n’a pas été testé... Je me souviens d’une prescription de bains de bouche réalisée par un ORL, et le flacon avait explosé dans la pharmacie cinq minutes avant que le patient vienne le chercher... Hors indication de ce type, le prescripteur pourrait croire que son mélange est valide. Malheureusement, ce mode de fonctionnement n’est pas prévu par les logiciels d’aide à la prescription (LAP), donc encore moins testé.

J’ai quand même trouvé un site indiquant un mélange non compatible en médecine de ville :

Malheureusement, on ne retrouve pas cela chez BCB.

Ce qui prouve que la recherche d’informations valides est laissée à la discrétion des éditeurs de BDM, ce qui me semble assez cavalier de la part de l’AFSSAPS.

Commentaires

La fonction de détection d’incompatibilités physico-chimiques est certes louable, mais ce qui va être réalisé semble peu adapté à la pratique de médecine ambulatoire. Un produit injecté dans une fesse et un deuxième proposé en aérosol vont provoquer une alerte inutile car le mode d’injection n’est pas pris en compte, il n’existera pas de fonction permettant d’isoler au sein d’une même ordonnance produit injecté + vecteur + contenant + matériau comme le propose THERIAQUE.

« Primum non nocere » : un mélange non testé par l’éditeur de BDM, puisque cette charge lui revient, nécessite au minimum un avertissement de danger potentiel.
Une fois de plus, on va imposer dans la précipitation une fonctionnalité mal conçue, dont le résultat aura certes une valeur en cas d’alerte, mais aucune en l’absence.

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