Bon, désolé, billet en retard, pardon aux familles, tout ça.
Encore une fois, je blog pour Noël pour diverses raisons (l’une d’elles est qu’on m’a officiellement forcé à le faire). Le projet a été lancé par nyo, après qu’on lui a un peu forcé la main. Les explications sont . En gros, 14 personnes, chacune pose une question par blogueur aux autres. Ensuite, on répond aux 13 questions reçues et on se fait taper dessus parce qu’on est à la bourre. D’ailleurs, je vais publier ce billet presque brut de décoffrage, tel le Tetho et ses copybon du c82. Je le modifierai dans la journée.
NB : Pour chaque participant, vous pourrez cliquer sur leur pseudo pour voir le billet qu’il a pondu.

FFenril :
Alors on va commencer par la question qui m’a pris le plus de temps, vu que j’ai consacré le plus clair de mon temps de matage d’anime cette année à Precure.

J’ai pas d’idées moi ;_;
… Je t’aurais bien demandé de parler d’Umasô mais tu l’as déjà fait… Mind Game aussi…

Hmmm… Tu es actuellement en plein milieu d’un gigantesque marathon de 7 séries Precure. Tu nous ferais un résumé de tes impressions sur chacune de tes séries et la franchise en générale ? Et de ton état, à quasiment un épisode de Precure par jour depuis près d’un an ? :)

Pour explications, déjà, Precure est un ensemble de séries et films animés de la Toei sur des mahô shôjo qui castagnent du méchant en mettant des pains dans ce qui leur sert de gueule. La production tourne à une série et maintenant 2 films par an. C’est pour les gamines de moins de douze ans, certes. Mais ça n’empêche pas que c’est un plaisir à voir.
Je me fais actuellement un marathon sur les 7 « équipes » de Precure : Futari wa, Splash Star, Yes! 5, Fresh, Heartcatch, Suite et Smile. Une semaine étant constituée de 7 jours, je regarde donc cette année à raison d’un épisode par jour toutes les séries de cette franchise exceptées Max Heart et Go! Go!, suites respectives de Futari wa et Yes 5.
Ce que j’en pense à moins de 70 épisodes de la fin, c’est que je me suis rarement autant enthousiasmé pour une franchise d’anime. Malgré un âge ayant dépassé le double de l’âge max du public visé, je regarde ça sans complexe et attends pour certaines séries avec impatience l’épisode suivant… au point d’avoir du mal à ne pas y passer, celui-ci étant à portée de clic. La franchise est dotée d’un esprit vraiment marqué dans l’univers des anime du genre mahô shôjo. Difficile de se tromper en voyant un extrait, malgré les différences de l’une à l’autre, Precure est reconnaissable.
Les séries sont toutefois assez différentes pour ne pas avoir l’impression de perdre du temps à se retaper la même chose (à quelques exceptions près). Elles sont aussi de qualité inégale et on a chacun nos préférences, même si de ce que j’ai entendus, il y a peu d’avis vraiment divergents. Il en va de même des miens :
- Futari wa Pretty Cure : LA première série. L’ORIGINELLE. CELLE qui pose les bases. Trop s’en éloigner, c’est ne plus faire du Precure. À moins d’être trop tatillon sur les graphismes et l’animation de l’époque (à part quelques moments à chaque épisode), on ne peut que s’enthousiasmer pour les aventures de Nagisa et Honoka. Ou alors Precure n’est vraiment pas fait pour vous et je vous conseille d’éviter les histoires qui traitent d’amitiés indestructibles, qui incluent des bastons bien chorégraphiées, ou dont les personnages sont nombreux et colorés. J’en conviens, ces derniers sont à la limite du caricatural, c’est pour un public très jeune après tout. Mais ils sont malgré tout attachants. Tout particulièrement les méchants qui se renouvellent et évoluent assez pour qu’on ne se dise pas « Encore eux ?! ». Et pourtant, j’avais fortement appréhendé le milieu de la série, alors qu’on remettait le couvert avec de nouveaux antagonistes. Mais ceux-ci se sont révélés plus travaillés que les précédents, régulièrement drôles sans tomber dans le ridicule et je me retrouve parfois à les encourager, telle la petite japonaise, la miracle light à la main. Ils en deviennent par moments les véritables héros de l’histoire. Si j’ai des reproches à effectuer concernant cette série, ce serait pour les quelques défauts graphiques, pour la direction musicale (bonnes musiques mais pas toujours utilisées correctement), et surtout pour les mascottes. Elles sont au nombre de 3 : Mepple, Mipple et Porun. Autant Mipple est somme toutes sympathique sur la première moitié, contrebalançant le caractériel Mepple, autant ce dernier devient la voix de la raison à l’arrivée de Porun, le dieu des enfants pourris gâtés, Mipple le défendant dès que possible. Je hais Porun. Presque autant que FFenril hait Vivio (si c’était au même point, ça deviendrait de l’amour paternel). Et on me dit que Lurun sera pire dans Max Heart. J’en tremble.
- Futari wa Pretty Cure Splash Star : j’avoue que la série ne m’enchantait guère au début. Une jolie repompe de la première avec des situations, des dialogues et des personnages similaires (à part les mascottes qui sont tout à fait supportables). L’animation avait légèrement baissé en qualité au profit d’une quantité astronomique de paillettes pendant les combats. Quant aux ennemis, mis à part Michiru et Kaoru, il a fallu attendre Ms. Shitataare (après Karehan, Moerumba et Dorodoron) pour que je trouve les méchants vraiment amusants, voire attachants (j’ai beaucoup aimé Kintoleski). Toutefois, je préfère pour l’instant les personnages de cette série à la première. Le stéréotypage est moins marqué, particulièrement chez Mai, le pendant de Honoka qui elle était la fille parfaite… trop parfaite. Il y a aussi les sœurs Kiryû qui sont très bien exploitées, l’excellente recette utilisée pour Kiriya dans Futari wa ayant été améliorée. Leurs apparitions sont rarement inutiles et on est souvent impatient de les revoir. Il y a cependant quelques loooongs moments de vide dans l’histoire où se tape simplement le monstre de la semaine, c’est le cas pour chaque méchant. Heureusement, il semble que le dernier arc en soit exempt, ce que j’ai pu constater pour les quelques épisodes que j’ai vus. Dans l’ensemble j’ai quand même plus d’enthousiasme à commencer un épisode de Splash Star qu’un épisode de Futari wa, même si je ne boude pas mon plaisir pour l’anime d’origine, loin de là.
- Yes! Precure 5 : DIEU-QUE-C’EST-CHIANT ! J’adore les 2 titres cités avant mais celui-là est un beau gâchis. Les Precure sont au nombre de 5, ce qui donne potentiellement une bonne diversité. Les méchants sont froids et organisés tels des salarymen sans vergogne. On aurait pu s’attendre à un gros sentai bien fun. On a au final un anime insipide, moyen au possible, tout juste bon en faire-valoir des autres Precure. Techniquement, c’est clairement en-dessous de tout ce qu’on vu de Precure avant, à croire qu’après l’excellente animation des derniers épisodes de Splash Star, y avait plus un rond pour Yes ! 5. Le rythme est lent et monotone. Les scénarios sont basés sur de bonnes idées mais leur développement est pauvre et la réalisation à désirer les achève. Les personnages sont eux sans reliefs : les méchants se différencient peu les uns des autres, les Cures sont descriptibles en une phrase chacune et les mascottes à QI variables sont oubliables tellement leur rôle est inutile et leurs apparitions anecdotiques. Il y a quelques bons moments, quelques-uns qui me font dire que je ne regrette pas de voir cette série. Mais dans l’ensemble, je ne la conseille qu’aux fans de Precure complétistes.
- Fresh Pretty Cure! : les héroïnes sont des lycéennes nunuches qui ne jurent que par la danse. Et je trouve ça étonnamment fun. Le contraste avec leurs combats bien bourrins et l’autre avec les jouets en plastique presque dignes du premier film de Donjons et Dragons, ça donne un côté décalé qui n’est pas pour me déplaire. L’esthétique change beaucoup : l’animation est plus fluide, les graphismes plus nets et les couleurs plus vives. Par contre, le côté commercial de la franchise est plus présent qu’avant. Je vois ça d’un œil amusé mais je doute que ce soit le cas de tout le monde. Un autre point négatif est le nombre important de gags qui ne décollent pas, surtout avec Westar, le méchant au rôle de bouffon qui revient malheureusement plus d’un épisode sur deux. Ce qui est assez surprenant, c’est qu’on se rattrape sur les mascottes : Tarte est drôle, très drôle, et il ne finit pas toutes ses phrases par un suffixe à la con (j’en ai assez soupé des mepo/mipo/popo/lapi/chopi/mupu/fupu/coco/natsu/miru) ; Chiffon est un bon apport scénaristique, surtout en tant que Tamagochi, et il faut l’avouer, y a de quoi devenir gaga devant elle. Au final, c’est une série avec ses charmes mais qui ne se renouvelle pas assez.
- Heartcatch Precure! : si les dessins animés de mahô shôjo pour gamines pré pubères étaient de la pornographie, cette série serait un objet de jouissance constante. Elle a quelques-uns des défauts habituels des Precure, comme ce côté commercial renforcé depuis Fresh ou encore quelques longueurs dans les « monstres de la semaine ». Son défaut propre est surtout dû aux monstres emos au possible, doublés par une voix à hérisser le poil d’un épilé total. Du reste, c’est un florilège de tout ce que j’attendais de Precure et plus encore. C’est techniquement au top, les combats sont dynamiques, ingénieux et originaux, et les thèmes precuriens sont exploités à fond, jusque dans les scènes de transformation (on n’avait pas eu droit à une vraie scène de transformation à plusieurs depuis Splash Star). C’est d’ailleurs très tôt dans Heartcatch qu’on a ce que je considère comme la meilleure transformation de toutes les séries Precure : celle de Blossom et Marine. Si elle manque lors d’un épisode, j’en reprends un ancien pour la mater une fois de plus. Quant aux méchants, ils sont aussi cools que les Cures sauf Moonlight parce que… Moonlight, quoi. Scénaristiquement parlant, je ne sais pas si on peut dire qu’on a quelque chose de plus fouillé que d’habitude, mais c’est sur le plan de l’univers dans lequel se déroule l’histoire qu’il y a un vrai plus. Tout ce qui entoure les Precures et leur histoire est plus travaillé, ce qui donne une véritable mine d’or pour les scénaristes. Bref, j’hésite encore à me prononcer sur Heartcatch pour dire si c’est ma préférée mais elle a toutes ses chances.
- Suite Precure♪ : passons les qualités techniques tout à fait correctes, c’est l’histoire qui pêche, ici. Je m’ennuie devant cette série. Et c’est pas faute d’avoir une mascotte très fun, surtout à côté de certaines oubliables de Heartcatch. Mais ces héroïnes aussi bornées qu’elles ont mauvais caractère n’arrangent pas les choses. L’histoire est monotone (et c’est un comble pour un Precure basé sur la musique). Mon intérêt pour Suite est quasiment au même niveau que celui pour Yes! 5, c’est-à-dire assez bas. Et c’est bien dommage parce qu’il y avait un bon potentiel et de bonnes idées qui ressortent par-ci par-là.
- Smile Precure! : quand je parlais d’hésiter pour Heartcatch, c’est parce que Smile vaut tout autant le coup d’œil. Ceux qui ont vu Yes! 5 pourrait appréhender Smile avec beaucoup de doutes, mais il n’y a pas à tergiverser. Smile est une série à voir tout autant que Heartcatch, mêmes si les raisons sont différentes. C’est drôle, c’est touchant, c’est attachant. Des reproches à faire ? Ça manque de combat par moments. Est-ce que c’est ce que je cherche dans Smile ? Plus maintenant. Je guette les actions de chaque personnage avec avidité. Entre les bêtises de la mascotte conne comme ses couettes et les ultra happy à répétitions de Miyuki, la Cure centrale, y de quoi me faire rire. Les moments émouvants sont en bonne quantité sans tirer sur le pathos bien gras (faudrait pas traumatiser les téléspectatrices). Et j’ai ma dose d’action, pas toujours sous forme de combats, pour péter la forme et réclamer un encore à la fin de chaque épisode. Smile, c’est du bon, mangez-en, y a de quoi se resservir pendant une cinquantaine d’épisodes.
« Trop long ; pas lu »
Precure, ça a ses hauts, ses bas. Ça utilise régulièrement les mêmes ficelles. Mais qu’est-ce que ces ficelles sont efficaces : ses thèmes sont forts et souvent bien utilisés. La franchise n’a pas volé sa réputation. Je conseille à toute personne qui ne soit pas allergiques aux mahô shôjo de s’y mettre, dans l’ordre qu’on souhaite, ça n’a que peu d’importance, à part si vous êtes maniaques des références.
Par contre… Ne faites pas comme moi. Je ne sature pas encore de Precure (quoique j’ai parfois failli), mais ne comptez pas regarder grand-chose de plus que de la mahô shôjo. C’est pas forcément une bonne chose pour un cerveau encore en bon état. Et de toute façon, il fallait en profiter tant qu’il y avait encore 7 groupes différents de Cures.


Polymetrica :
Is Touhou moe? Tell me why, or why not. Complaining way too much, maybe I overlooked something fatal for me.

No. Touhou is not moe. But its characters can be. The thing with Touhou is that everything depends on what the fandom makes. When Silver Forest plays Tsurupettan, it creates a moe Suika. When tohonifun draws Kaguya and Mokou killing each other, he’s not creating moe characters. And if you were asking about the canon, then yes and no. Yes, there are moe characters, especially in mangas. And no, most of the characters aren’t developed enough to be qualified as moe. And that’s what’s marvelous about Touhou: it’s not entirely up to ZUN to make a character like this or like that. Some characters have traits that would perfectly make them moe if exploited that way but you can decide that it won’t the case in your doujin. So, yes, Touhou characters can be moe, but I can’t indeed assert that they are.


Smankh :
- As a sportsman yourself, what do you feel about the depiction of physical activity in manga, especially those aimed at young adolescents, boys, and girls? Is your interest in sports related to manga and anime? Why do people (including myself) even like Suzuka?
- Because I have never belonged to any sports association, I am ignorant about the proportion of otaku in this socio-economic population. Did you meet any athlete who liked anime and manga? Are there many of them? Do they tend to form a group? Are they less good at sports than pure riajuu?

Ça fait sept questions, sale tricheur !
Bon, j’ai le temps d’y répondre… enfin, je crois.
- Le temps où j’étais bon sportif date d’il y a plus de 10 ans. Les quelques trophées que j’ai remportés sont tous dans une demeure parentale, de sorte à ne pas me rappeler cette époque illuminée de ma vie, quand je n’avais pas de carences en vitamine D, à vivre sans vergogne à la lumière du Soleil. J’ai arrêté complètement le sport en 2006, à peu près 5 ans après être tombé dans l’otakisme. Et sur 3 de ces années, le seul sport que je faisais de manière régulière était le billard (français la plupart du temps). Mais soit, je vais tenter de répondre malgré le flou de mes souvenirs.
Honnêtement, je me fous royalement de la représentation d’un sport dans les manga, tant que j’y trouve ce que j’y cherche. Si le sport n’a pas une place primordiale dans le manga, alors la seule chose qui m’importe est que cette représentation corresponde à la réalité pour ne pas gêner le récit avec des incohérences à la con, genre des chronos de 11 secondes au 100 mètres chez des lycéennes japonaises. Mon avis est tout autre pour les manga où le sport est central. Quand un lycéen lance une balle à 160km/h chez Adachi, je me moque que ce soit improbable. J’ai juste envie qu’il réussisse, tant pis pour les statistiques. Quand Sakuragi fait des sauts à répétition plus haut et à une fréquence plus grande que tout le monde, même si c’est impossible, je ne souhaite que le voir faire des prouesses qui relèvent presque du divin. Quand Saki sort un cinquième rinshan, je veux qu’elle en sorte un sixième, qu’elle gagne avec des règles obscures et au diable les probabilités. Ces manga ne se veulent pas réalistes et je n’y cherche pas une représentation vraisemblable des performances et des règles. Je veux juste des sensations fortes, des qui supplantent celles que je voyais quand je passais mes journées devant Eurosport et Sport+, des qui fassent rêver. Et c’est ce qu’on cherche plutôt dans la lecture pour adolescents. Captain Tsubasa n’aurait pas été aussi captivant sans ses coups spéciaux et ses formations excentriques. Au contraire, je ne veux surtout pas voir ça dans un manga comme All-rounder Meguru qui s’éloigne peu voire pas de ce qu’on peut voir en combat libre. Je cherche dedans l’ingéniosité des personnages dans un cadre bien défini. C’était, aussi surprenant que cela puisse être, l’une des choses que j’avais aimées dans Hikaru no go, une fois que j’ai pu mettre la main sur les kifu des parties.
- Question suivante : comme on peut le lire plus haut, j’ai passé beaucoup de temps à faire du sport de canapé. Le fait que je tournais au 56K à l’époque, consommation payable à la minute, n’aidait pas particulièrement… Et j’avais trop la flemme d’entamer la bibliothèque familiale. Restait l’activité de la loque : la TV sportive (j’ai aussi bousillé mes neurones avec de la TV musicale type mcm/MTV et j’en suis pas fier). J’ai passé pas mal de temps à suivre des sports en tous genres. Ce qui fait qu’actuellement, je suis loin de rechigner à commencer un nouveau manga sportif, pas en tant qu’ancien pratiquant ce ces activités, mais en tant qu’ancien spectateur assidu.
- Troisième question : dans ton cas, je doute que tu aimes Suzuka pour le sport. À la limite, ça ne m’étonnerait que l’aspect sportif y soit le cadet de tes soucis. Pour les autres, je dirais que ma réponse se trouve plus haut.
- Quatrième et cinquième : des athlètes parmi les otaku ? Il y en a. Peu, mais il y en a. Les otaku étant ce qu’on peut considérer comme des geek du manga et des anime, ils ont les mêmes problèmes : une passion à l’excès qui les empêchent souvent de se consacrer suffisamment à une autre activité peu compatible pour qu’elle soit autre chose qu’anecdotique. À la rigueur, c’est possible pour les sports type go ou mahjong, surtout qu’on peut les pratiquer les fesses au chaud sur son ordinateur.
- Sixième : j’en ai pas vus former de groupes axés autour du sport donc par expérience je dirais non.
- Dernière question : aussi glauque qu’il puisse être, il y a un bon exemple de bon sportif otaku : Yuichirô Nagashima. Dans l’ensemble, je ne m’intéresse pas aux performances sportives de mes congénères.


Amo :
Tu es le dieu des éditeurs de manga et tu peux donner à un dessinateur de hentai de ton choix la possibilité de redessiner l’intégralité de n’importe quel manga issu du Shonen Jump (terminé ou non). Quel manga serait redessiné et par QUI ?

Si je n’avais le choix que pour un seul, je dirais To-love ru par Nagare Ippon. Parce que CE TROU DU C’ DE RITO MÉRITE DE SE FAIRE NTR !!! J’aurais pu choisir Carn ou MTSP mais je trouvais que le dessin de Nagare Ippon s’adapterait mieux au chara-design de Yabuki.
Maintenant, si je peux en choisir d’autres :
- Dr. Slump par Kon-Kit, les personnages ayant oublié d’allumer leurs neurones étant nombreux chez les deux, surtout dans la gente féminine, ça me paraît être une bonne combo
- Cat’s Eye par Yamatogawa, et ceux qui ne connaissent pas Yamatogawa, y a Taifu qui sort 2 de ses manga bientôt. Prenez-les, c’est du bon
- Kimengumi par Tuna Empire, ce qu’on comprendra après avoir lu les délires de Viva Freedom
- Saint Seiya par Takemura Sesshu, histoire que le dessin devienne potable
- Jojo no kimyô na bôken par Tsunken, les dôjin de ce dernier se terminant quasiment tout le temps sur du pseudo Jojo. À voir ce que ça donnerait en version hentai.
- Bastard!! par l’auteur lui-même, mais je crois qu’il a déjà commencé…
- I''s par Sameda Koban, histoire que ça dure pas trois plombes et que ça reste un plaisir pour les yeux
- Sexy commando gaiden Sugoiyo Masaru-san par Shiwasu no Okina… pour avoir un art martial à base de bites détachables afin de combattre des idols démoniaques
- Bobobobobobobo par Sakazaki Freddie, parce que ce dernier a déjà versé dans la scatologie
- Pretty Face par Distance, pour que Masashi change vraiment de sexe.
- Medaka Box par l’auteur lui-même, vu qu’il a déjà fait du hentai. Medaka en bête de sexe qui épuise tous ses adversaires via des joutes libidinales, ça doit valoir le coup d’œil.
- Bleach par Uziga Waita. Ils sont déjà morts ça devrait pas leur faire de mal, non ?


Jevanni :
Tu soulignes à juste titre que le but de Yuasa dans ce film (Mind Game) est avant tout de faire passer un message : « Profiter de la vie ». Cette caractéristique toute particulière est en fait très représentative de l’ensemble des animés de ce réalisateur. Ma réponse peut se subdiviser en plusieurs sous-questions, en fonction de comment tu souhaites y répondre : Penses-tu que l’animation est avant tout faite pour faire passer des messages/morales ou plutôt pour être uniquement un divertissement ? On a déjà vu des animés, comme RedLine qui sont des purs divertissements sans véritable message, du coup ont-ils un véritable intérêt ?

Non, je ne considère pas que l’animation soit forcément des véhicules de messages ou de morales. Chacun en fait ce qu’il veut. C’est simplement un outil. S’il chante à son utilisateur de transmettre tout une dissertation philosophique, soit. Toutefois, ça ne le rend pas automatiquement plus intéressant qu’un autre (voir ma réponse à Darksoul). Redline fait partie des films que j’ai le plus regardés, et il n’y a clairement aucun message transmis volontairement par ses créateurs. On peut y voir ce qu’on veut mais je me refuserai à penser que c’est plus que l’un des meilleurs films de divertissement de 2009. En quoi était-il intéressant ? Tout comme Mind Game, c’est un film à sensations, et dans son rôle de véhicules à sensations, cet anime y est allé par camions australiens entiers. L’intérêt est là : s’amuser, faire des montagnes russes chez soi ou au cinéma devant un long-métrage qui tue l’ennui en l’écrasant avec un avion-baleine rempli de sensations fortes. Et c’est déjà un exploit en soi. Nombreux sont les anime devant lesquels on s’ennuie. On perd son temps parce qu’ils ne sont ni assez bons, ni assez mauvais pour être mémorables. Si un anime, quel que fut son but, n’avait pas de message qui te fasse un minimum réfléchir ou qui n’a pas réussi à tromper ton ennui, c’est là qu’il y a un vide d’intérêt.


mt-i :
Le jeu de rôle semble s’inspirer plus souvent de la medfan anglosaxonne que des fictions japonaise (en tout cas aux yeux du non-roliste que je suis), mais verrais-tu un anime dont l’univers se prêterait particulièrement bien au jdr? Une idée de scénario?

Des jeux de rôles inspirés d’anime ? J’en vois un paquet. Déjà, il faut savoir que ça existe. Sans s’attarder sur les jeux qui ne sont que de simples systèmes à adapter à l’univers que l’on souhaite, je retiens ceux basés sur des thèmes typiques de ces séries comme Maid RPG, Lycéenne RPG, Catgirl Avengers RPG ou encore Panty Explosion (pour info, seul le dernier est prédisposé avoir des scénarios sérieux). Quant à des jeux basés sur une franchise en particulier, il y a PokéCthulhu ou l’excellent Slayers D20. Je suis tombé un jour sur un jeu de rôle Macross II mais n’ayant pas touché à la série, j’ai laissé tomber. Et évidemment, il y a un jeu basé sur Tôhô, mais il était assez peu développer pour le qualifier de pathétique essai.
Maintenant, pour faire un nouveau jeu sur une franchise en particulier, tout est possible, tant qu’on trouve un système (existant ou pas) qui marche et un univers dans lequel un scénario peut être aisément écrit. J’imagine facilement un jeu sur Precure mais chaque séance se résumerait vite à une succession tranche de vie/monstre/points d’expérience sans intérêt, si on suit les schémas des séries.
À chercher des anime et manga qui s’y prêteraient bien tout en restant intéressants, on pourra lister tous ceux similaires à des jeux existants, comme Lodoss (Donjons et dragons), Blood Alone et autres pendants de la bit-lit (Vampire), Gunnm (Cyberpunk), etc.. Et si l’on devait en inventer un nouveau, il me vient assez rapidement en tête les 12 royaumes et les Héros de la galaxie pour leurs complots politiques, ou encore Hunter x Hunter pour les aventures en tous genre.
Une idée de scénario ? Pour le premier exemple, les 12 royaumes, on pourrait penser à faire jouer un groupe de hauts-dignitaires qui devront gérer la déchéance puis la mort de leur roi, avec toutes les calamités que cela implique : amenuisement des ressources, recrudescence de la corruption, rébellions, relations diplomatiques dégradées avec les voisins à cause des réfugiés… et surtout recherche d’un successeur. Il y a de quoi tenir une très longue campagne digne d’un Game of Thrones. Aurais-je le courage de faire jouer un tel scénario ? Je suis très tenté. Mais son élaboration me prendrait un temps fou. J’ai déjà créé une soirée enquête dans l’univers de Tôhô et destinée à être jouée en environ 8 heures et c’était un boulot monstre. Le travail a payé, vu les retours, et ça valait vraiment le coup mais je ne sais pas dans combien de temps je pourrais me relancer dans une telle aventure. Avis aux amateurs.


Darksoul :
Avec ta découverte récente des « films sectaires à la con de Tetho », peux-tu détailler pour nos spectateurs la dégradation de ton score de SAN ? :D Sur une échelle totalement tordue, en arrive-t-on à « So Bad It’s Good » ou à une élévation au rang d’art dans ce qu’il ne faudrait jamais faire ? :D

Non. Définitivement non. C’est n’est pas tellement mauvais que c’en devient bon, comme l’a été Dragon Ball Evolution. Buddha Saitan et Eien no hô furent les films les plus mauvais et irrattrapables que j’ai pu voir. Ces immondices sont à éviter comme un végétalien fuit un steak tartare. J’ai vraiment ri en les regardant et le matage d’Eien no hô fut l’occasion d’un de mes plus longues crises de fous-rires. Mais les longs passages d’ennui combinés à une philosophie à deux balles exposée quasi-non-stop pendant presque deux heures auraient été insupportables si j’avais pris ça sérieusement. Alors peut-être que les adorateurs hardcores de séries Z (et ça existe) apprécieront, mais y a quand même des limites. Je pensais avoir atteint un certain point dans la perte de santé mentale suite à la lecture de hentai bien trash, autant une branche de mon esprit n’a pu être atteinte que lorsqu’Einstein a expliqué que dans sa dimension le passé, le présent et le futur n’étaient pas différenciables, comme le montrent… ces trois poissons rouges. Tetho, FFenril et Pralyn en font encore des cauchemars à l’heure qu’il est. (nyo a eu un réflexe de survie, il a fui avant)

Bon, plus sérieusement, j’exagère beaucoup mais je déconseille tout de même ces deux films très fortement, en particulier aux personnes influençables. C’est quand même des objets de propagande pure et dure d’une des plus grosses sectes du Japon, si ce n’est la plus grosse. Si vous êtes curieux, lisez l’article de Tetho sur Buddha Saitan, il y résume l’intégralité du film. Vous perdrez moins de temps et satisferez votre curiosité à moindre coût pour votre SAN.

Petite note : je conseille quand même de temps en temps par pur sadisme Eien no hô aux personnes que j’estime capables de prendre ce film comme le ridicule affiché d’une gourou se prenant pour Dieu (enfin, Bouddha dans le cas présent) et qui ont déjà goûté au plaisir de voir un des films « So Bad It’s Good ». Autrement, c’est niet.


Exelen :
Donc il me semble que tu vas quasiment à toutes les conventions parisiennes. Pour quelqu’un qui n’y connaîtrait pas grand chose et qui n’habiterait pas dans la capitale, quelle est pour toi la meilleure convention en général (même si j’imagine que ça varie suivant les éditions chaque année) ? Et quelle convention t’aura le plus marqué (pour les personnalités que tu aurais pu avoir la chance de rencontrer, etc.) ? Question bonus : penses-tu qu’une grande convention comme Japan Expo a des chances de devenir l’équivalent européen du Comiket ? :D

Alors, fut effectivement un temps où je me faisais toutes les conventions : (chibi-)Japan Expo, Epitanime, Paris Manga, G.A.M.E in Paris, Manga Expo ou encore Cartoonist. Ce n’est plus le cas maintenant, surtout depuis que les activités des associations comme Bulle Japon et Tengumi m’intéressent beaucoup moins. Toutefois, je peux essayer de répondre par rapport à ce que j’ai pu y vivre.
Mes souvenirs de Paris Manga, Manga Expo et G.A.M.E in Paris sont tels qu’il n’y a rien de particulier qui les départage vraiment. C’est en toute logique qu’une seule de ces conventions a survécu. Elle n’a toutefois que peu évolué et pas en bien, particulièrement au niveau logistique : peu de place et des activités tellement mal placées les unes par rapport aux autres que c’en devient désagréable. Le Cartoonist j’en garde un excellent souvenir, à défaut d’être précis, parce que c’était la première convention à laquelle j’ai été. Je suis vraiment impatient de voir ce que la nouvelle édition donnera.
Mais les meilleures conventions sont à mon avis Epitanime et Japan Expo. Je ne pourrais les départager parce ce qui les place au-dessus du lot, c’est des qualités supplémentaires aux conventions précitées mais qui diffèrent entre ces deux-là. Japan Expo a un système de dédicaces horrible alors que c’est une part de son attrait principal actuel : la quantité phénoménale d’invités, comparé aux autres conventions françaises. Elle en avait un autre, c’était la qualité des lots des jeux. Il y en avait tellement qu’on ne savait plus qu’en faire et on trouvait facilement son compte, pour peu qu’on eût fait partie du groupe qui raflent 80% des premiers prix (oui, on a fait des dégâts pendant quelques années). Ces lots sont devenus beaucoup moins bons par la suite, équivalant ceux qu’on trouvait dans les évènements de moindre envergure.
Epitanime ensuite, c’est une convention où je sais que je me plairai, pour une première raison qui n’a que peu à voir avec ledit évènement : c’est le rassemblement de toute la populace que je connais sur internet. La taille des locaux rend en plus facile les retrouvailles. Ça ne veut pas dire qu’elle n’a rien d’autre pour elle. La petitesse de l’Epitanime en comparaison avec la surface monstrueuse de Japan Expo est un de ses charmes. L’organisation est aussi un spectacle dont je savoure les anecdotes chaque année. Malgré une stabilité discutable du fait d’un bureau obligé de changer régulièrement, ils s’en sortent toujours tels des héros de shônen, même dans des situations de crises dont le visiteur lambda n’a pas idée. Quant à l’ambiance du tout, c’est probablement la plus agréable à vivre et au bout de 48H, on a presque l’impression de quitter son nouveau chez soi.
Ce n’est pas pour autant que c’est la convention qui m’aura le plus marqué, Japan Expo 2012 tenant le haut du panier pour UNE raison qui ne sera probablement pas supplantée avant quelques années : une heure et demie de discussion quasiment en tête à tête avec Makoto Shinkai. Rien que pour ça, Japan Expo est une convention que je ne pourrai pas oublier et en particulier cette édition.
Pour finir, que Japan Expo devienne le nouveau comiket en terme de taille, pourquoi pas, même si je vois mal comment. Surtout si on exclut des statistiques la Comic Con. En terme de contenu, l’évènement en est très loin. La section fanzine prend toutefois une certaine importance qui n’est pas pour déplaire, surtout si ça permet de réduire la part de stands de vente de contrefaçons. J’espère juste que la tolérance des éditeurs français sera assez grande pour laisser la production de dôjin français grandir sans encombre. Si c’est bien ce que nous réserve l’avenir de Japan Expo, j’ai hâte d’y être.


Klashikari :
Vu tes louanges pour la langue française, quels sont tes doublages « favoris » que tu as pu voir? D:

Malgré ces « louanges », je ne regarde que peu d’anime en doublé français. D’abord pour une raison de disponibilité. Et parce que, certes, il existe de bons doublages, ceux de Canal+ du temps d’Evangelion puis de FullMetal Alchemist par exemple, mais j’ai très souvent préféré la version originale. Dans les anime des années 2000 que je matais sur Fox Kids, j’étais aussi assez content d’entendre le doublage de Pokémon ou encore celui de Dorémi Magique. On est bien au-dessus de ce qu’a pu nous servir Kana par la suite avec One Piece et Naruto. Les quelques extraits que j’en ai entendus étant tous plus mauvais les uns que les autres.
Mais si je devais en retenir qu’un, je dirais bêtement Porco Rosso. Je sais, c’est une réponse convenue mais j’ai souvenir d’un doublage digne de ceux de Disney. Comme quoi, il suffit de mettre les moyens et on obtient quelque chose de vraiment agréable à l’oreille. Je ne pourrai par contre pas développer plus en profondeur sur le sujet, le doublage étant un des aspects auxquels je m’intéresse le moins. Tant que ça ne me tue pas l’ouïe, je ne me pose pas trop de questions dessus, enfin, pas encore.
Après, il y a des doublages de dessins animés occidentaux que je retiens particulièrement aussi. Mis à part les Disney (films comme séries), comme je viens de le souligner, il y avait toutes ces productions Cartoon Network comme Le laboratoire de Dexter ou Les Super Nanas. Et récemment, Wakfu (ça reste du doublage, même si VF=VO) était surprenant de qualités, surtout pour les personnages secondaires parfois doublés par des vétérans dont la voix donnait vie à des personnages de films de notre enfance.
Pour finir sur une touche plus humoristique, le doublage a permis, en tout cas chez nous, de créer toutes ces perles stupides et drôles de Ken le survivant et Nicky Larson. Et qu’aurait été DragonBall Evolution sans sa VF de série Z, avec des phrases comme « Nom d’un p’tit pois, j’me suis grillé les marrons. » et « J’ai le ki qui se ratatine. » ?


Zratul :
Tu as l’air de beaucoup apprécier les génériques Fr d’animés, lequel est ton préféré et pourquoi ?

Quel est mon générique préféré ? Je dirais que j’en ai plusieurs, chacun pour une raison différente :
- Il était une fois la vie, parce que cette série, c’est toute mon enfance, c’est la première série animée que j’ai possédée. Parce que la chanson est vraiment sympa à réécouter. Parce que j’ai encore toutes les images en tête.
- Jayce et les conquérants de la lumière, parce que « SAUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUVE L’UNIVEEEEEERS !!!!!!!!!! ». Tu peux pas test. Je comprends pas le jap’, donc c’est pas dans les génériques japonais que je trouverai ça.
- Je serais tenté de dire Full Metal Panic? Fumoffu!, rien que pour FFenril, mais je préfère quand même Hikaru no go, pour ses paroles. Et qu’est-ce qu’on a pu faire chier la présidente de Bulle Japon avec. Quoique chanter X en VF à Japan Expo alors que les CLAMP étaient invitées d’honneur, c’était quand même mémorable.
- Oban Star Racers, parce que le passage du japonais au français est toujours un moment fort qui appuie chaque fois plus le fait que cet anime est une coproduction franco-japonaise.
- Wakfu, surtout la version longue qui part dans l’épique sur certains vers.
Réponse bonus :
- Card Captor Sakura, OP1 et OP2 VF. Si un jour je deviens masochiste, passez-moi en boucle cette ignominie. Ce sera orgasme sur orgasme. En attendant, j’étranglerai comme on m’étrangle quand je chante Slayers en VF.


Axel Terizaki :
Vu ton amour de la VF, y’a-t-il un opening en particulier que tu aurais aimé traduire/timer/chanter en VF plus que les autres? Un que tu n’aies pas déjà fait, bien sûr. Ca peut être pour des raisons perso (tu adores l’opening en question) ou juste pour faire rire la galerie (l’opening est populaire, souvent chanté, etc.)

Difficile à dire. Ma connaissance du japonais consistant à reconnaître quelques mots de temps en temps, je ne me hasarderais pas à faire une traduction fidèle. Si c’est pour un résultat plus qu’imparfait, alors probablement quelque chose que tout le monde adore, genre Get Wild de City Hunter, Cha-La Head-Cha-La de DBZ. Avec mon colocataire, pourtant pas vraiment dans le trip de la VF boueuse, on s’est même pris à traduire à la volée le rap de Gurren-Lagann comme suit :

Fais l’impossible
Vois l’invisible
Cru ! Cru !
Combats le pouvoir !
Touche l’intouchable
Casse l’incassable
Cru ! Cru !
Combats le pouvoir :
Ce que tu vas faire est ce que tu veux faire
Juste casse la règle, puis tu vois le vrai
Ceci est l’thème du G traversant bébé !
Cru ! Cru !
Combats le pouvoir !

Arrêtons là le massacre, je laisse le plaisir de traduire le reste à mes kôhai du Bakaclub.
Alors pour ceux qui ne sauraient pas, cette activité, à savoir chanter de la VF par-dessus la VO, n’est pas de mon fait à l’origine. Cela vient de mon club manga en école d’ingé, qui par amour pour son trésorier fan de Slayers, a lancé cette mode, quitte à le retenir de force dans la salle de projection pour qu’il profite pleinement des sons doucereux issus de nos cordes vocales. Je plaide par contre coupable d’avoir en grande partie « popularisé » ça en conventions. Ne me remerciez pas.
Une dernière chose : un autre générique que j’aurais bien chanté pour le lulz, c’est celui de clôture d’Eien no hô. Je laisse deviner pourquoi.


Tetho :
Tôhô va être adapté en anime.Tu as la chance, exceptionnelle, de choisir le studio et le staff, tout en sachant que Kyoto Animation ne peut pas, ils sont trop occupés sur la suite de K-on! pour pouvoir s’en charger.
Je te demande donc au minimum le format (film/OVA/TV/net) un studio, le core staff (réalisateur, scénariste en chef, charadesigner, directeur de l’animation et responsable des décors), mais tu est libre de préciser ce que tu veux à coté : seiyûs, auteurs/compositeur/interprètes des génériques, animateurs, voir même le staff précis (réal, storyboardeur, scénariste et directeur de l’animation) d’un épisode adaptant un passage bien précis qui t’es cher.

Certains le savent peut-être déjà, mais il existe plusieurs anime de Tôhô, comme celui de MAIKAZE dont le deuxième épisode n’est sorti que récemment. De meilleure qualité, une OAV a été créée l’année dernière par Manpuku Jinja. Et dans le milieu professionnel, c’est ufotable qui s’y est collé mais ZUN interdisant toute exploitation commerciale, personne d’autre que les gens présents lors de la ou des projections au Japon n’a pu voir cet anime.
Mais si un jour ZUN acceptait un anime professionnel canon, au même titre qu’on trouve en librairie les manga officiels de la franchise, qui pourrait travailler dessus ?
Pour le studio, je crois que la réponse est évidente : ufotable. Ce studio qui a sorti nombre d’anime d’excellente facture, et qu’il choisisse de produire un anime qui ne lui rapportera pas un rond, c’est déjà preuve d’une motivation certaine. J’imaginerais plus un long-métrage qu’une série ou un court. On a vu dans les manga de Silent Sinner in Blue qu’il était possible de faire une histoire assez longue dans Tôhô pour tenir en plus de 20 pages et même en plus d’un tome.
Quant à l’équipe derrière un tel anime, le choix de la première personne est lui aussi évident : ZUN. Pas en réalisateur ni même en scénariste, même s’il aurait bien sûr son mot à dire sur l’histoire, mais d’abord en tant que chara-designer. S’il y e bien une chose qui change peu chez le fandom et que j’apprécie énormément dans la production de ZUN, c’est le chara-design de ses personnages. Il est original, coloré et chaque personnage est reconnaissable entre tous. Seul problème, il faudrait quelqu’un pour adapter ça pour l’animation parce que c’est pas les dessins de ZUN qui sont utilisables directement. Peut-être Takahiro Chiba : vu son travail sur Kamichu!, ce type de personnage aux tenues et couleurs extravagantes peut être dans ses cordes.
Un autre point sur lequel ZUN doit être, c’est la musique, avec U2, bien évidemment, vu le travail de ce dernier sur les jeux de combats. Mais encore une fois, leurs musiques sont surtout utilisables pour les jeux. Tenmon ayant sorti deux albums tout à fait corrects sur Tôhô, il ferait à mon avis un bon choix pour adapter les compositions de ZUN et U2.
Pour le scénario, j’irais piocher dans le fandom : Gigamaker ou Yakumi Sarai. Le premier parce qu’il sait tenir une bonne histoire sur le long terme, le second parce qu’il est l’un de ceux ayant le mieux reproduit l’ambiance de Tôhô telle que je l’imagine.
Pour le réalisateur, il faudrait quelqu’un capable de gérer à la fois les tranches de vie, le drame et l’action, le tout dans un contexte fantastique. J’aurais envie de dire Hosoda histoire de prendre la crème de la crème, mais ce serait la solution de facilité. Je me tournerais plutôt vers Akane Kazuki, pour son expérience sur Birdy et Escaflowne.
Pour le responsable des décors, c’est par pur fanboyisme et sans réflexion aucune que je choisis Shinkai. Tant pis si c’est son seul rôle malgré ses multiples talents.
Enfin, pour la direction de l’animation, je ne saurais dire. J’irais bien piocher dans un des staff habituels de ufotable, Takuro Takahashi, par exemple, vu son boulot sur Manabi ou encore Kara no kyôkai. C’est pas forcément le meilleur choix, ma connaissance en la matière étant limitée, mais on va faire avec.
Pour les autres postes, je n’ai plus le temps d’y penser. Il est quasiment minuit le 25/12 au moment où j’écris cette phrase et je vais rendre ce billet de blog en retard. (fausse excuse pour ne pas chercher plus loin)


nyo
A l’occasion de certains week-ends otaku chez moi, tu as pu decouvrir au moins 3 films, il y avait entre autre Buddha Saitan — la renaissance/resurrection du Bouddha, Eien no Hou — les lois de l’eternite ainsi que Hells de Madhouse.
Parmi ces 3 films, lequel penses-tu t’avoir le plus parle en terme de messages a transmettre ; auquel as-tu ete le plus sensible d’un point de vue ideolo-philosophique ?
Merci de developper ton point de vue.

nyo, je suis déçu par ta question. Je pensais qu’elle serait plus vicieuse.
LA SUITE CONTIENT DES SPOILERS (mais c’est pas grave, c’est pas vraiment l’histoire, le plus important)
La réponse est évidente, cher nyo : parce que l’enfer est dirigé par Hellvis (en fait Cain) qui essaie de retenir la réincarnation d’Eve chez les morts, parce qu’Eve fait presque de l’inceste avec Abel mais c’est légal vu qu’elle est réincarnée, parce que Dieu est un chat, parce que la crucifixion se fait avec un monstre de Frankenstein, parce que les pandas aussi ont le droit de faire du volleyball, parce qu’Adam a un poireau à la place de la tête, parce que ta volonté c’est un orbe yin-yang, parce que la bible se fait violer par tous les trous… pour toutes ces raisons, je dis Hel…
Attends, non. J’avais oublié les ovnis détruits par une fleur de lotus géante, Brad Pitt sur son éléphant doré, les anges en 3D moche qui font du danmaku en étant eux-même les projectiles, l’épée de lumière salvatrice qui trace des pentagrammes, la prophétisation du raz-de-marée de 2011, les Amérindiens qui vénèrent Bouddha… Bouddha Saitan est certainement la meilleure répon…

Nan… Eien no hô. Eien no hô pour des raisons bien plus fortes : parce qu’Einstein et ses poissons rouges, parce qu’encore les Amérindiens, parce qu’Edison est la réincarnation de Gutenberg qui est la réincarnation de Cài Lún, parce que le mammouth zombie nazi qui combat un ange mecha en 3D moche, parce que Nietszche en pompom girl du mammouth, parce que Hitler est obèse, parce qu’on reconnaît enfin Newton comme l’équivalent de Moïse et Jésus, parce que LE JAUUUUUUUUUUNEE QUI BRÛLE TES YEUX !
Rah ! Mais pourquoi c’est toujours chez toi qu’on mate des trucs pareils ?!


PS : ce billet sera peaufiné plus tard.

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Parce que bon, j’avais clairement pas assez écrit pour aujourd’hui…

Voici un petit récapitulatif des derniers billets si vous avez la flemme d’aller sur le blog de nyo ou même si vous n’avez pas envie.
Tout d’abord, réexpliquons le pourquoi de ce flood après le long silence radio. Je n’expliquerai pas ce dernier, vous n’en avez de toutes façons rien à carrer. Le flood, par contre… Il est dû à un projet à la con de nyoronyolo de s’amuser pour Noël en faisant plein d’articles, en redynamisant certains blogs, et en floodant les aggrégateurs. De ce point de vue-là, je n’ai pu malheureusement flooder que Nanami.
Et quel flood ! 6 articles ! 7 en fait avec celui-là. Y a des fois je m’étonne. Enfin, je dis « je », mais n’oublions pas que Gamera en a pondu la moitié.

Et parce qu’un récapitulatif sans liste, c’est un peu triste, voici celle des billets sortis pour l’occasion ici :
- Tampon, Candies, et retour vers l’attrape-cœur joli remède, parce que je n’avais pas assez parlé de Papillon Rose, que les magical girls c’est génial, et que vous ne comprendrez pas le titre du billet sans mater la série jusqu’à la fin, je vous fais un petite critique de la série Papillon Rose New Season.
- Shinryaku!! Ika Musume, par Gamera, une critique positive sur l’anime à la fille calmar sur pattes… Gamera doit aimer les tentacules.
- Ils sont marqués, ils sont trois, ils sont Tokyoïtes, parce que je parle trop de trucs japonais, je vous propose un western évangéliste, c’est tellement mieux. Mais je discute aussi de Tôkyô Godfathers, on ne se refait pas.
- Dog Days, par Gamera. Il paraît qu’il y en a qui ont adoré. J’ai l’impression que notre tortue a un dent contre cette série.
- Orphelinage, infanticide et cannibalisme, parce que les films pour enfants peuvent regrouper ces trois thèmes, j’ai écris sur Omae Umasô da na.
- Steins;Gate, par Gamera. Trop de gens disant du bien de cet anime, il fallait bien faire jouer son esprit contradictoire… ou pas, on dirait qu’il y a assez à dire sans ça.

Voilà ! J’espère que tous ces billets vous aurons plu. En tout cas, de mon côté, j’ai beaucoup apprécié de voir ou revoir ces anime pour l’occasion. Sur ce, je vous dis à l’année prochaine. Ou à la suivante. Ou peut-être pas…</flemme>

Je vous invite aussi à lire les autres contributions à ce projet, venant des personnes suivantes :
- Aer qui nous expose ce qu’est un bon Gonzo… paraît-il parce que je n’ai pas vu Basilisk
- Amo qui vous donne du fap material sur Infinite Stratos.
- Axel Terizaki qui dit du bien du dessin animé Wakfu et c’est tant mieux ! Soutien à 100% de ma part !
- Exelen qui nous écrit sur cet OVNI qui me pontait l’œil depuis quelques temps : Kakko Kawaii Sengen.
- FFenril qui vous parle de deux films du Leijiverse. Faudrait un jour que je matte plus qu’Insterstella de lui.
- Ialda qui nous fait un article bien complet sur Redline sans écrire une seule fois le mot banane, un bien triste exploit.
- jevanni qui nous donne un avis positif quoiqu’en demies-teintes sur Seto no Hanayome
- jonas qui aime à juste titre Birdy Decode et je vous invite à regarder cette série, surtout la deuxième, elle poutre tout !
- Kabu qui n’a toujours pas écrit à minuit passé sur Millenium Actress alias le chef-d’œuvre de Satoshi Kon. Pas bien, Kabu !
- mt-i qui n’aime pas Gurren Lagann, mais pour ceux qui ne le savaient pas, ils pouvaient s’en douter.
- nyoronyolo qui lui aussi écrit un pavé dont il a l’habitude sur Steins;Gate.
- Ryuurei qui nous fait un billet complètement délirant sur Urotsukidôji.
- Tetho qui vous fait un superbe résumé de Buddha Saitan, que je viens de corriger en vitesse, c’est donc sur moi qu’il faut taper s’il reste des fautes.
- Zratul qui nous conte sa souffrance à mater Hidan no Aria

Sur ce, n’oublions pas même si c’est un peu tard si vous n’avez pas lu le billet sur Papillon Rose : JOYEUX NOËL !

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Troisième et dernier billet de Noël pour la tortue (non, pas celle-là). Encore une fois, bonne lecture, celle-ci ne plaira pas aux fans « inconditionnels » de Steins;Gate.


Été 2010, dans le quartier d’Akihabara, Okabe Rintarô et son amie d’enfance, Mayuri Shiina, assistent à une conférence sur les machines à voyager dans le temps qui a lieu au Radio Kaikan (bâtiment existant réellement)… mais y découvrent aussi le corps Makise Kurisu, une jeune scientifique japonaise surdouée, baignant dans son sang. Encore sous le choc, Okabe envoie à son ami Daru, avec qui il élabore des gadgets aussi étranges qu’inutiles, un texto lui annonçant ce à quoi il vient d’assister. Un étrange phénomène s’ensuit, et Okabe tombe par hasard sur Kurisu… encore en vie et qui ne semble n’avoir aucun souvenir de ce qui vient de se passer. De fait, personne à part Okabe ne se rappelle de la mort de Kurisu. Il découvre par la suite que son texto a été reçu une semaine plus tôt par son ami et il fait rapidement le lien avec le micro-onde-phone, un gadget qu’ils viennent d’inventer et encore en phase de test.

Le crew Steins;Gate au grand complet. de Gauche à Droite : Daru, Makise, Ruka, Feyris, Suzu, Moeka, Mayuri et le grand Hooin Kyôma...euh, Okabe je veux dire

Le crew Steins;Gate au grand complet. de Gauche à Droite : Daru, Makise, Ruka, Feyris, Suzu, Moeka, Mayuri et le grand Hooin Kyôma...euh, Okabe je veux dire

Il en conclut très vite qu’il peut envoyer des messages vers le passé, via ce micro-onde, au grand désarroi de Kurisu, à l’esprit scientifique cartésien. Ce petit monde va alors tenter différentes expériences pour analyser ce phénomène… Mais dans l’ombre, le SERN (homonyme du célèbre organisme franco-suisse) semble vouloir mettre un terme à leur découverte…

Ouf, et dire que je viens à peine de vous raconter les 2 premiers épisodes…

Adaptation du visual novel du même nom sorti en 2009 sur Xbox360, l’anime de Steins;Gate compte 24 épisodes et a été diffusé entre avril et septembre 2011. On retrouve huke, le créateur graphique de Black★Rock Shooter (Vocaloid), au chara-design : bien que j’apprécie son style pour les illustrations, je trouve qu’il ne convient pas du tout à l’animation car les traits sont trop simplistes, surtout au niveau des yeux, ce qui induit un manque d’expressions flagrants des personnages féminins… mais bon, on finit par s’habituer.

I am Mad Scientist, it's so coooooool...Son of a Bitch!

I am Mad Scientist, it's so coooooool...Son of a Bitch!


L’opening « Hacking to the Gate » est signé Kanako Itô (Phantom of the Inferno, Chäos;HEAd, etc.) et est vraiment sympathique, de même que l’ending de Yui Sakakibara. La série est animée par White Fox, studio assez jeune (2007) qui n’avait réalisé jusqu’à présent que Katanagatari et Tears to Tiara (2 anime que j’ai trouvés très moyen au niveau de la réalisation). L’anime a bénéficié d’une grosse campagne de promotion sur Akihabara, mais je ne saurais dire si cela vient de sa qualité intrinsèque ou de la localisation de l’intrigue…

Je ne peux guère en dire plus sans faire de gros spoilers, donc pour ceux qui veulent s’arrêter là, je peux déjà vous donner mon avis final. Je suis fan de science-fiction, et particulièrement de voyages temporels, donc je me sens plutôt concerné par ce genre d’anime. J’ai donc aimé le sujet abordé, mais je lui ai trouvé des défauts rédhibitoires qui m’interdisent de lui donner une note supérieure à 7/10 (et là normalement j’ai écris une grosse connerie, mais grâce au pouvoir du Steins;Gate, je retourne dans le passé et je l’efface – merci à Tetho pour sa remarque, à lire dans les commentaires). Je vous conseille donc de le voir si vous aimez ce genre de sujet, ou simplement pour que vous vous fassiez une opinion… C’est un bon anime certes, mais ce n’est pas une tuerie, loin de là (quand je vois pourtant sa note sur ANN)

Donc pour ceux qui veulent en savoir plus sur mon avis complet, c’est par là.

SPOILERS DROITS DESSOUS !!!

On peut résumer Steins;Gate en 3 parties : une première partie où l’on découvre les personnages (surtout féminins) ainsi que le processus du voyage dans le temps, une seconde où Okabe doit retourner dans le passé pour réparer les changements opérés dans la première partie et enfin une dernière partie qui conclut l’intrigue et boucle la boucle (quelle expression idiote…).

Le premier gros défaut c’est que j’ai eu l’impression de jouer à un visual novel : je découvre les personnages féminins en 1ère partie et je termine leur « route » en seconde. On a droit à chaque personnage féminin secondaire à la suite (Feyris, Ruka, Suzu et Moeka), on conclut leur intrigue et on passe à la suivante. D’un point de vue narratif, c’est d’un ennui… À chaque début d’épisode, on sait à peu près ce qu’il va se passer à cause de ça. Sérieusement, si j’avais voulu jouer au jeu, je l’aurais fait : je n’attends pas d’un anime de me faire penser à un jeu.

J’ai d’ailleurs trouvé les personnages invraisemblables et/ou très mal amenés. Je ne critique pas ici Okabe, même s’il est chiantissime lors de la première partie. Non, je parle encore ici des personnages féminins ! Par qui commencer ?

Makise Kurisu : une jeune surdouée américano-japonaise d’à peine 17 ans, ayant déjà publié un article dans le magazine « Science » (Graal de tous scientifiques, il faut donc imaginer l’exploit qu’elle a réalisé)… et qui est en plus une tsundere, qui s’y connaît en culture otaku et internet. On n’est pas loin des lolis-genius que je ne peux plus supporter à force d’en voir à toutes les sauces. Sérieusement, les créateurs avait-ils besoin d’en faire autant pour ce personnage ?

Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...

Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...


Mayuri Shiina : amie d’enfance d’Okabe, elle est au mieux une inadaptée sociale, au pire une trisomique 21 en puissance (et ce n’est pas une insulte) : elle a clairement un problème de communication, voir de compréhension de ce qui l’entoure. On a voulu créer un personnage ultra-moe et on se retrouve avec une fille de 17 ans avec le développement intellectuel d’une gamine de 8 ans. Pareil que pour Makise, avait-on besoin d’en faire autant ?

Feyris NyanNyan : … je crois que tout est dis avec son nom. Jeune fille ultra riche et excentrique, elle aurait créer l’Akiba otaku et ne parle que comme une nekomimi. Elle travaille d’ailleurs comme simple serveuse dans un maid café. Personnage pitoyable tellement elle est un fourre-tout scénaristique, et qui sert de Deus ex Machina (l’Akiba Otaku, l’IBN 5100, etc.)

Suzu Amane : faire d’elle la fille de Daru est une bonne idée (Bam – spoiler). Par contre, si on voulait cacher son origine de voyageuse temporelle, c’est raté : on devine dès le 3e épisode (elle apparaît au 2e) qu’elle vient du futur… révélation qui n’aura lieu qu’une dizaine d’épisodes plus tard… Le personnage est bon… juste TRÈS MAL amené.

Moeka Kiryû : bon, OK… Moeka est une NEET et elle devient une vraie dévote de la première personne qui lui donne sa chance, pourquoi pas. Mais bon, comme Mayuri, elle semble avoir un grave retard de développement émotionnel (on dirait Rei Ayanami d’Evangelion au niveau de l’expression). Je veux juste qu’on m’explique comment une fille comme elle se transforme en véritable tueuse à gage au sang froid, sachant parfaitement se battre, sur un simple coup de fil ? (avec tenue en cuir ultra classe en plus).

Je suis une Nekomimi naine (j'ai lu qu'elle ne faisait que 143cm).... et je possède Akiba ! MWHAHAHAHAHAHAHA !!

Je suis une Nekomimi naine (j'ai lu qu'elle ne faisait que 143cm).... et je possède Akiba ! MWHAHAHAHAHAHAHA !!


Les autres personnages ont eux aussi beaucoup d’invraisemblances, mais je me cantonne à celles-là car elles ont leur propres épisodes dédiés, et que clairement les créateurs ont voulu en faire trop, que ce soit pour développer le pathos ou simplement par pur délire.

Venons-en maintenant aux invraisemblances scénaristiques.

Le téléphone : élément central de l'histoire à bien des égards

Le téléphone : élément central de l'histoire à bien des égards


Je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé lors de la première boucle temporelle : Makise Kurisu est morte, et c’est en envoyant un texto relatant cet événement « Makise Kurisu a été poignardée » qu’Okabe entre dans cette boucle temporelle, où Makise n’est pas morte. J’aimerais de nouveau qu’on m’explique comment ce texto à pu empêcher le professeur Nakabichi de faire sa conférence (et donc de tuer sa fille – pan, en voilà du gros spoiler) alors même que personne à part Makise ne sait qui est son père. De même, Makise Kurisu nous démontre dès le 2e épisode qu’elle ne croît pas du tout dans les machines temporelles… mais on apprend vers la fin de la série qu’elle était sur le point de présenter à son père son propre modèle de machine temporelle. Elle aurait donc tout oublié en l’espace d’une semaine ?

Alors pourquoi toute cette haine me direz-vous ? Eh bien Steins;Gate m’a été vendu sur la qualité de son scénario : j’ai lu moult critiques, à la fois japonaises et mondiales (blogoshpère), louant sa vraisemblance et sa qualité scénaristique… J’en suis vraiment déçu. Bien sur, j’ai aimé l’histoire, et il y a des moments vraiment mémorables…. Hélas ce genre de sujets (voyages temporels) ne pardonne pas les facilités scénaristiques.

Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...

Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...


Plus sérieusement, Steins;Gate est actuellement l’objet d’un hype (il est sur le podium des meilleurs anime de tous les temps sur AnimeNewsNetwork et MyAnimeList – même si je sais que cette note va baisser avec le temps, mais quand même), et je ne pense pas que qu’il mérite ce succès. L’anime est intéressant, mais manque de punch (certainement dû à la réalisation ?), les persos sont trop colorés par rapport à l’atmosphère que veut donner l’anime, etc.

À voir donc, mais ne vous attendez pas à l’anime de l’année que l’on a pu vous vendre ces dernières semaines.

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Et un dernier billet de ma part pour ce Noël 2011, vous êtes gâtés !

J’écrivais dans la critique de « Tôkyô Godfathers » que j’avais préféré ce dernier à « Three Godfathers » de part son caractère plus adulte. Il n’empêche que j’aime retomber en enfance avec des anime pour moins de dix ans. En fait, j’adore ça. Remuer ses méninges sur Serial Experiments Lain ou les ébouillanter sur un marathon de Mawaru Penguindrum, c’est très satisfaisant, même si pour le deuxième, je déconseille très fortement… j’ai testé pour vous et ça fait mal. Toutefois, il faut savoir les laisser se reposer sans pour autant prendre de la boue. Alors quoi de mieux qu’un film pour enfants ?

Au programme, je vous propose donc « Omae Umasô da na ». En fait, c’est un film que j’ai maté après l’avoir proposé pour ce blogging de masse. Ça faisait un moment qu’il me pontait l’œil et j’avais pas réussi à le passer à ma dernière séance de matage chez nyo. Soit, je le regarde tout seul, dans mon coin et tant pis pour les autres ! Résultat des courses : je crois que je vais le remater la prochaine fois que j’irai chez lui car j’ai été plus qu’enthousiasmé par ce long métrage.

Heart et Light à peine nés

Heart et Light à peine nés


« Omae Umasô da na » est le genre de film avec un sujet qui parle très bien aux enfants. Quoi de plus normal pour une adaptation d’un livre pour bambins. Imaginez. Un dinosaure herbivore femelle trouve un œuf et le recueille pour découvrir à son éclosion que le petit est en fait carnivore, d’une race qui règne sur la plaine aux alentours de la forêt où elle et son troupeau ont élu domicile. Elle nomme son véritable enfant et lui respectivement Light et Heart. Les deux vivent une enfance plus que paisible jusqu’au jour où Heart en protégeant Light mange de la viande et se rend compte qu’il adore ça, que le besoin jusqu’alors réfréné d’en engloutir l’envahissait. Il fuit alors de peur que sa condition de carnivore nouvellement découverte mette en danger sa famille.
Heart en plein entraînement

Heart en plein entraînement


Des années plus tard, Heart est devenu un carnivore à part entière et presque aucun dinosaure ne lui résiste. Il vit seul, rejeté par ses congénères avec lesquels il est en froid depuis bien longtemps. Un jour, il tombe sur un œuf abandonné, d’où un petit ankylosaure sort quasi-immédiatement. Heart le trouvant à son goût dit alors « Omae umasô da na », qu’on pourrait traduire littéralement par « Toi, délicieux » (ouais bon, mes aptitudes en jap’ sont trop mauvaises pour que je m’aventure à traduire mieux que ça sans perdre de sens). Le gamin, con comme peut être tout gamin, comprends qu’ »Umasô » n’était pas sa qualité mais son nom. Et qui d’autre que son père peut le connaître ? Heart, par la force des choses, et la persuasion irrésistible d’un ankylosaure plus mignon que n’importe quel pokémon, se retrouve ironiquement père d’un herbivore. S’ensuivent les aventures attendrissantes de ce couple atypique père-fils.
Les exploits du grand Baku

Les exploits du grand Baku


Je m’arrête là, il n’est pas nécessaire d’en dire plus. Même les moins perspicaces d’entre vous ont compris quel genre de film c’était : une histoire sans fioritures, un conte plein de bons sentiments, un tout plus qu’attachant. Vous allez me trouver redondant par rapport au billet précédent, mais… j’aime ce film. Il est touchant. De plus, il arrive à s’adresser aux enfants sans être manichéen. Il arrive à montrer que Heart n’est pas devenu méchant mais que c’était juste sa nature et que dans celle avec un grand N, c’est normal. Pour autant, ça ne l’empêche pas d’avoir des sentiments que les jeunes spectateurs peuvent comprendre. Bref, c’est un film que je conseille ne serait-ce que pour son histoire à toute personne ayant gardé une âme d’enfant. Mais le scénario n’est pas la seule raison.
Si certains sont trop mignons pour être honnêtes, Umasô l'est tout court

Si certains sont trop mignons pour être honnêtes, Umasô l'est tout court


« Omae Umasô da na » fut à ma grande surprise d’excellente facture techniquement parlant. Le seul reproche que j’aurais à lui faire serait les ellipses temporelles du début où tout s’enchaîne un peu trop vite. Mais, au moins, contrairement à un « Uchû show e yôkoso », on ne perd pas de temps dans des longueurs inutiles. Et on sait bien que pour le public visé, si on ne veut pas le perdre, dix minutes représentent un gain non-négligeable. Le reste de la réalisation est plus que correcte. Mais c’est surtout au niveau de l’animation que ce film brille. Les dessins étant simples et les couleurs très pleines et contrastées, les animateurs se retrouvaient avec une liberté de mouvement énorme et sans perte de la qualité des formes. Ce fut un régal visuel du début à la fin, de quoi satisfaire tout fan de sakuga.
Croyez-moi, les scènes de combats dépotent

Croyez-moi, les scènes de combats dépotent


Quant à la réalisation sonore, j’ai pas à m’en plaindre. Encore une fois tout à fait adaptée à un public en bas âge. Et la chanson « Jump, kick, tail smash » en milieu de film est un plaisir à écouter et réécouter. À timer en karaoke si j’ai le temps…
Ankylosaure en tête => tyrannosaure aux fesses

Ankylosaure en tête => tyrannosaure aux fesses


Comme je l’ai fait entendre au milieu un peu plus haut, je conseille ce film. À tous. Et tant pis si vous n’aimez pas le genre. « Omae Umasô da na » fait partie de ces perles, de ces coups de cœur que je fais voir à un maximum de monde et j’espère par ce billet que je vous aurai transmis l’envie d’en faire autant.

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Deuxième billet de Noël de Gamera. Bonne lecture.


Dans un univers fantastique, une noble aux cheveux roses utilise ses pouvoirs magiques pour invoquer dans son monde notre héros, jeune homme normal vivant dans le japon moderne. Ensemble ils vont vivre diverses aventures, le tout dans une ambiance colorée et… euh, j’ai l’impression de faire le résumé de Zero no Tsukaima, là.

Il ne le sait pas encore, mais il vient de signer pour une série de merde

Il ne le sait pas encore, mais il vient de signer pour une série de merde


Bon, on recommence ce résumé de Dog Days (car c’est bien de cet anime que je vais parler) : Cinq Izumi est un jeune collégien anglo-japonais très centré sur le sport, et fan de Sasuke (jeu télévisuel de course d’obstacles, plus connu sous le nom de Ninja Warrior sous nos latitudes). Au matin des vacances du printemps (qui marque le changement d’année scolaire au Japon), notre héros se retrouve invoqué par la princesse du royaume de Biscotti, qui va de défaites en défaites face au royaume de Galette. Cinq sera donc le héros tant attendu qui permettra d’inverser le cours de la guerre…
Voici donc les blessés dans le monde de Flonyard... Bienvenue à "My Polly Pocket"

Voici donc les blessés dans le monde de Flonyard... Bienvenue à "My Polly Pocket"


Bon, ce départ est très classique : un collégien du Japon moderne qui se trouve transporté dans un monde fantastique, Flonyard, où il va être appelé à changer le destin de celui-ci. Première Particularité de l’anime : le choix d’un monde fantastique peuplé de kemonomimi, même si contrairement à ce que pourrait nous indiquer le titre (Dog Days), on trouve aussi de la fille lapin, de la fille tigre, etc… Pourquoi pas après tout : quitte à faire un monde fantastique, autant montrer des différences avec le monde normal. Il est juste
étrange d’y trouver de véritables chiens, et personne ne s‘étonne du manque d’attribut animal de notre héros. Enfin… *soupir*
La princesse est une chienne... au sens premier du terme

La princesse est une chienne... au sens premier du terme


Autre particularité : la guerre qui fait rage entre les deux royaumes est en fait un gigantesque jeu, sorte de parcours du combattant géant, qui sert plus à occuper et amuser les populations qu’à instituer un rapport de force. Concept rafraîchissant s’il en est (et qui comme par hasard, colle parfaitement avec la spécialisation sportive de notre héros), mais qui hélas est développée un peu n’importe comment. Les blessés se transforment en fait en sorte de boules-peluches… mais on n’en sait pas plus quant au pourquoi de cette
transformation et du retour à une apparence normale. De même, avec des guerres aussi normées et sans risque, on pourrait s‘attendre à une culture très centrée sur le sport ou l‘effort physique en général… et il n’en est rien.
Puella Magi Madoka ? Non, un des rares moments simili-sérieux de Dog Days

Puella Magi Madoka ? Non, un des rares moments simili-sérieux de Dog Days


Produit par Aniplex (FMA:Brotherhood, Baccano!, Kamichu!, etc) et animé par Seven Arcs (Magical Girl Nanoha et Asura Cryin’ entre autres), les 13 épisodes de Dog Days furent diffusés durant le printemps 2011. On aurait pu s‘attendre à bien mieux de la part d’Aniplex, mais le résultat s’avère vraiment indigeste : scénario bâclé, univers sans queue (haha) ni tête, personnages vides, etc… Difficile d’énumérer tous les points négatifs tant l’anime est un gigantesque fourre-tout. On n’accroche pas du tout au scénario et on a même droit à 2 épisodes finaux sur le déchirement de Cinq à devoir retourner dans son monde… quand bien même l’anime ne fait que 13 épisodes et que l’on ne se soit pas du tout attaché aux personnages (en 13 épisodes pensez donc).
Allez Hop, un p'tit peu de fan service pour la route

Allez Hop, un p'tit peu de fan service pour la route


Allez, seul point positif (il faut bien en trouver un), les noms des personnages : Leonmitchelli Galette des Rois (sisi), Yukikaze Panettone, Brioche d’Arquien, Ricotta Elmar (bon, dernier élan de rage : marre de la mode des lolis genius), Noir Vinocacao, Jaune Clafoutis, Vert Far Breton, etc… Tout ça donne faim, et contribue à l’ambiance bon enfant de l’univers.
Que d'oreilles mes amis !

Que d'oreilles mes amis !


En conclusion, un anime à ne voir sous aucun prétexte : ce n‘est pas avec une quarantaine de séries par an que l’on peut se permettre du temps à regarder de telles séries bâclées et surtout sans aucun intérêt aucun. À réserver donc aux fans inconditionnels de kemonomimi, mais je les préviens, qu’ils ne s’attendent même pas à du fan-service intéressant.

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Deuxième billet de Noël de ma part (je précise vu que la tortue en fait aussi sur ce blog), cette fois non pas sur de l’anime débile mais sur du sérieux, du Satoshi Kon, j’ai nommé Tôkyô Godfathers. Ce qui est le film d’animation japonais de Noël par excellence sera donc le sujet de ce billet. Mais pas que. En fait, j’ai mis la main il y a quelques temps sur un film dans la vidéothèque familiale, un long métrage par un certain John Ford, avec pour acteur principal, un mec aussi peu connu du nom de John Wayne… Bon, OK, je déconne, c’est un film avec deux des plus grands noms du cinéma hollywoodien que ce soit à leur époque ou encore maintenant. Son titre ? En français, c’est Le fils du désert, et vous le remarquerez, il n’a rien à voir à voir avec l’original : Three Godfathers. Difficile alors de ne pas faire de parallèle entre les deux films et pour cause puisque celui de Satoshi Kon est une adaptation très libre de l’autre.

Et quand je dis libre, c’en est au point où on peut parfois se demander comment Kon a pu revendiquer la filiation de son œuvre à celle de Ford. Exposons déjà les scenarii de chaque. Tout d’abord, l’original : Le fils du désert est l’histoire de trois bandits qui après avoir cambriolé une banque ont fui dans le désert. La chasse à l’homme commanditée par le shérif les mène à une diligence perdue à un point d’eau tari. Une femme abandonnée par son mari y est sur le point d’accoucher. Les trois compères (enfin, surtout un) aident à la mise au monde de l’enfant et la mère, déjà passablement affaiblie, trépasse après avoir confié le nouveau-né à ses trois parrains. Ces derniers entreprennent alors un voyage vers la Nouvelle Jérusalem afin de sauver l’enfant (et leur peau car n’oublions pas qu’ils sont recherchés).

La bande de joyeux drilles du far west

La bande de joyeux drilles du far west


L’adaptation est plus connue des lecteurs de ce blog : trois clochards que peu de choses rassemblent, si ce n’est leur état d’habitant des rues, trouvent en fouillant les poubelles une petite fille née depuis peu. Ils décident de retrouver la mère eux-mêmes parce que refiler le bambin aux flics empêcherait l’un d’eux de filer un pain dans la gueule de la mère si elle venait à donner une mauvaise raison à l’abandon de son rejeton. S’ensuit une odyssée dans les rues de Tôkyô avec au menu courses-poursuites, règlements de comptes, disputes, réconciliations, retrouvailles et flashbacks sur l’ancienne vie des trois SDF.

C’est l’évidence même : rien qu’aux synopsis, ces deux films sont TRÈS différents. Au niveau de l’histoire, on en sait beaucoup moins sur les personnages dans la version western mais leur relation avec l’enfant est bien plus développée. Toujours dans cette même version : tout est bourré de références bibliques relatives à la naissance de Jésus. Je vous rassure, ces références sont explicites, les personnages passant une partie de leur temps à lire une bible qu’ils ont trouvée dans la diligence abandonnée.

... et la bande des moins joyeux drilles du far east

... et la bande des moins joyeux drilles du far east


De son côté, Tôkyô Godfathers ne fait quasiment aucune allusion à un quelconque écrit chrétien. Tout juste verrez-vous les nombres 12 et 25 accolés l’un à l’aitre un peu partout pendant quelques dizaines de minutes. Mais rien de bien religieux là-dedans. Là où le film de Ford se rapproche d’un conte, celui de Kon n’est rien de plus qu’un divertissement.

Mais quel divertissement ! Jamais on ne s’ennuie. Il n’y a pas une seule longueur. Tout s’enchaîne à la vitesse grand V sans pour autant perdre le spectateur. Le réalisateur japonais dont la spécialité est justement de rendre son public confus, à ne pas distinguer rêve et réalité, nous offre un film ouvert à tous ou presque. Et oui, presque, car autant Three Godfathers nous montre peu de moments choquant, voire même aucun, Tôkyô Godfathers, même en étant une œuvre d’un grand optimisme, ne nous épargne pas des scène de violence morale ou physique. Il n’en demeure pas moins un film familial au même titre que Le père Noël est une ordure. À ce propos, c’est à se demander si Kon n’est pas allé un peu piocher dans cette histoire pour nous pondre sa belle brochette de clodos, parce qu’entre le paumé de service et le travesti, on n’en est pas loin…

Y en a qui ont la classe pour naître sous une étoile...

Y en a qui ont la classe pour naître sous une étoile...


Autre point de comparaison : je disais que les parrains de Tôkyô enchaînaient leurs aventure sans relâche. Ceux des terres arides américaines au contraire s’offrent un rythme plus posé, au point qu’on a l’impression de revivre la traversée du désert de Moïse. On prend le temps de souffrir avec les trois brigands. Ce tempo plus lent n’est pas un mal car malgré ça, on ne s’ennuie pas un instant, John Ford ayant fait montre de son talent habituel pour nous capter. Il en est d’ailleurs de même pour Satoshi Kon dont l’habileté des transitions se ressent alors même qu’elles sont bien moins originales que pour ses quatre autres réalisations.

Vous l’aurez compris, j’aime ces deux films. Ils n’ouvrent pas les yeux sur quoi que ce soit, ils ne transmettent pas de message, ils ne sont pas les chefs-d’œuvres de leur réalisateur respectif. Ils sont tout simplement d’excellents divertissements à regarder un soir de Noël… ou même n’importe quel soir ! Je n’ai regardé qu’un seule fois Three Godfathers, mais concernant Tôkyô Godfathers, ça fait plusieurs fois que ses 90 minutes passent devant mes mirettes éblouies, et je ne m’en lasse pas. J’ai d’ailleurs une préférence pour ce dernier, pas en tant que spectateur majoritairement d’anime, mais parce que l’ambiance y est moins enfantine et plaira donc à un public plus âgé. Il n’en reste pas moins que Three Godfathers fut un grand plaisir à regarder et j’en garderai un très bon souvenir.

... et d'autres qui l'ont pour être abandonnés là-dedans

... et d'autres qui l'ont pour être abandonnés là-dedans


À noter que celui-ci est un remake. Non, je ne parle pas de la bible, là, c’en est une adaptation très partielle. À l’origine de Three Godfathers, il y a , ou Les hommes marqués, un film d’un grand réalisateur hollywoodien qui n’est autre que… John Ford lui-même ! Malheureusement, le film est considéré actuellement comme perdu. Je n’en connais pas les raisons : la dégradation des bobines, la présence de ces dernières dans l’incendie de 1937 de la Fox (qui a alors perdu tous ses films d’avant 1935), le vol, etc. L’une d’entre elles fait que ce court métrage de cinquante minutes nous est à ce jour inaccessible et le restera très probablement, au grand regret des cinéphiles.

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Ici Yuki. Je vous laisse avec le premier billet de Noël sur ce blog pour l’ami Gamera actuellement au pays du roux/blond à lunettes de soleil.


Venue des profondeurs de la mer, Ika Musume (littéralement : la fille calmar) va envahir la surface pour punir les hommes d’avoir pollué les océans. Son premier objectif sera la paillote de la famille Aizawa, qui lui servira de QG dans son plan de conquête du monde. Hélas tout ne se passe pas comme prévu, et elle se retrouve obligée de travailler à la paillote pour réparer des dégâts qu’elle vient de causer. S’ensuivent plusieurs tranches de vie impliquant divers personnages récurrents, avec généralement pour trame de fond Ika Musume qui découvre le monde des hommes…

Ika Musume, à l'assaut !!

Ika Musume, à l'assaut !!


Ika Musume fait partie de ces anime dont j’avais déjà lu partiellement le manga avant que ne sorte leur adaptation anime. Manga que j’avais peu apprécié par ailleurs, car pour 2-3 chapitres ça va, sinon je préfère passer mon temps sur d’autres séries. Généralement je m’inquiète quand je vois des manga aussi médiocres adaptés en anime… mais on peut aussi avoir de bonnes surprises (Baka to Test par exemple, dont le manga est juste infâme là où la série se débrouille vraiment bien), donc bon, qui vivra verra…
Ika Musume, face à la puissance de Chizuru Aizawa

Ika Musume, face à la puissance de Chizuru Aizawa


De son nom complet Shinryaku!! Ika Musume (que je traduirais par Envahissons !! La fille Calmar) est donc un anime qui se veut comique et dont je n’attendais pas grand chose. On est ici sur le thème récurrent de l’envahisseur alien, vivant chez l’habitant et soumis à lui (le meilleur exemple du genre reste l’excellent Keroro Gunsô). Mais ici, l’alien ne vient pas des profondeurs infinies de l’espace, mais bien de celles des océans, et il ne faudrait pas se laisser tromper par son apparence très humaine (beaucoup pensent d’ailleurs qu’elle n’est qu’une cosplayeuse). Les cheveux de notre héroïne calmaresque étant de fait des tentacules surpuissants (ils ressemblent beaucoup aux flèches de Medusa dans Soul Eater) et elle est capable de cracher de l’encre. Ce ne sont d’ailleurs pas ses seuls attributs céphalopodiens, et on apprendra au fil des épisodes qu’elle peut bouger les nageoires de son chapeau, qu’elle a une addiction à la crevette, qu’elle a une peur bleue des orques, qu’elle a un talent caché pour les mathématiques, etc…
Mini Ika-chan... .trop mignonne pour que ce soit honnête

Mini Ika-chan... .trop mignonne pour que ce soit honnête


Revenons-en à nos méduses (hahaha… bon ok, je sors). Ika Musume veut conquérir le monde des hommes mais hélas personne ne la prend au sérieux : Eiko Eizawa, responsable de la paillote sur la plage, la considère plus comme une nuisance qu’autre chose. Son petit frère Takeru la voit comme un compagnon de jeu, et Chizuru, l’aînée de la fratrie, est… euh, eh bien… disons qu’il faut se méfier de l’eau qui dort. Cette non-dangerosité de l’héroïne devient d’ailleurs un ressort comique tout au long de la série, puisque seule Nagisa (une amie d’Eiko) prendra réellement au sérieux la menace céphalopodienne… On apprécie en tout cas la naïveté d’Ika Musume face au monde des hommes, ressorts classiques s’ils en sont mais toujours sympathiques quand ce n’est pas trop forcé. Le personnage est attachant pour ses défauts sans pour autant forcer le pathos.
Le petit monde qui interagit avec Ika musume, à peu près au grand complet

Le petit monde qui interagit avec Ika musume, à peu près au grand complet


L’anime, diffusé à l’automne 2010, est long de 12 épisodes, chacun étant divisé en 3 mini-épisodes, ce qui assure un certain rythme à la série : ainsi, si même certains sont médiocres, on sait très vite que cela ne durera pas plus de 7 à 8 minutes. Il est intéressant de noter que chaque titre d’épisode est sous forme interro-négative, ce qui en japonais ce traduit pas un nai ka? final qui fait donc un jeu de mot avec le nom de notre héroïne (Ika donc). Autre particularité sonore, la façon de parler d’Ika Musume : vous connaissiez les desu, degozaru, etc… vous apprendrez à connaître le geso, marque de fabrique de l‘héroïne et qui désigne les tentacules du calmar en cuisine (un peu comme si elle disait filet à la fin de chaque phrase). Pourquoi pas me direz-vous et ça change des tics de langage habituels des anime.
Nagisa, la SEULE personne ayant peur d'Ika-chan

Nagisa, la SEULE personne ayant peur d'Ika-chan


Au final, j’ai plutôt passé du bon temps avec Shinryaku!! Ika Musume, en grande partie grâce à son rythme et son coté léger (pas de prise de tête, pas de scénario alambiqué – il n’y en a pas de toute façon), bref, une série qui se veut comique et légère et qui donne le résultat attendu. Ce n’est certes pas la comédie de l’année, et c’est assez loin du niveau d’un FMP? Fumoffu! ou d’un Hare+Guu, mais au moins ce n’est pas une comédie sentimentale niaise comme il y en a des dizaines ces dernières années. J’ai par ailleurs beaucoup apprécié le dernier mini-épisode de l’épisode 5, qui met en scène une mini Ika Musume plus kawaii que jamais et avec une fin classique mais toujours agréable à voir.
Une équipe de chercheurs américains dont le seul but est de disséquer notre héroïne céphalopodienne qu'ils prennent pour une alien

Une équipe de chercheurs américains dont le seul but est de disséquer notre héroïne céphalopodienne qu'ils prennent pour une alien


L’anime a en tout cas assez bien marché pour qu’une seconde saison soit mise en route l’année suivante (automne 2011 donc – elle n’est pas terminée à l’heure où j’écris ces lignes). Je ne dirai pas non plus que c’est gage de qualité, car beaucoup d’anime médiocres ont connu des secondes saisons ces dernières années, et je mets plus cela sur le manque de créativité frappant de l’industrie japonaise depuis le milieu des années 2000… enfin bref…
Ika Musume dans toute sa splendeur...enfin je crois ?

Ika Musume dans toute sa splendeur...enfin je crois ?


Donc une nouvelle saison, un an après la première (ce qui d’ailleurs fait sens par rapport à la fin de la 1ère saison, mais chut, je n’en dirai pas plus…), qui repart exactement sur les mêmes bases : 3 mini-épisodes par épisode, et toujours Ika-chan en mode idiote à la découverte du monde. Comme toujours, ça reste léger niveau comédie, mais toujours plaisant et on apprécie ce coté tranche de vie au bord de la mer. Je reste donc sur mon avis de série agréable à regarder, et qui fait son boulot (même si cela ne reste qu’un sous-Keroro Gunsô).

À voir pour tout ceux qui veulent un truc sans scénario et qui en ont marre du fan service niais des séries harems de ces dernières années.

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Bonjour tout le monde ! Vous croyiez ce blog mort ? Il l’était d’une certaine façon, à l’état de légume : les organes internes bougeaient encore mais à l’extérieur, c’était pas vraiment visible. C’était sans compter sur une bande de blogueurs qui se sont mis à incanter des trucs bizarres à base de « nauèleblôgui’ngue ». Et pris dans le flot, cet article a été pondu, réveillant d’un coma apparemment sans fin ce site. Pour info, ce billet est le premier d’une série de six écrits par Gamera et moi. Ils seront publiés à intervalles réguliers de quatre heures. Trêve d’élucubrations, passons aux choses sérieuses.

J’avais proposé pour ce blogging 3 anime. Les votes sont allés au titre le plus aguicheur pour ceux qui ont suivi mon blog, allez savoir pourquoi. Ce sera donc : Papillon Rose New Season. Aux lecteurs qui ne connaissent pas, Papillon Rose, c’est ça.

Maintenant que tout le monde est briefé, que dire sur cet anime ? Tout d’abord, que c’est une série télévisée ayant débuté en février 2006 et diffusée pendant 6 semaines, ce qui en fait une série VRAIMENT courte. L’histoire est dans la même veine que l’ONA, à base de petits délires érotiques sur fond de parodie d’anime de mahô shôjo. L’histoire se passe un an après les évènements de l’ONA. Les méchants ont été vaincus mais pas sans victimes puisque Papillon Dahlia, quatrième guerrière Papillon, et Dandy Lion, le grand amour de l’héroïne, sont morts. Quant à Papillon Rose, alias Tsubomi (non, pas celle-là), elle a perdu la mémoire pour tout ce qui concernait son passé de super-héroïne. Même chose pour Papillon Lily, alias Anne, qui mène une vie plutôt volage et dont toutes les répliques au téléphone flirtent avec l’inceste, et pour Papillon Margaret, alias Shizuku, qui se demande pourquoi elle a eu du mal avec ses études l’année passée.

Au moins, y en a qui se servent de leur épée quand elles en ont une entre les mains

Au moins, y en a qui se servent de leur épée quand elles en ont une entre les mains


Le premier épisode démarre avec Ran, Miki et Sue (non, pas celles-là), trois déesses… ou plutôt des extra-terrestres, de la famille Susanoo viennent sur notre planète récupérer par la force leur terre sacrée maintenant connue sous le nom d’Akihabara. Non, je n’invente rien. Et ce n’est pas fini : leurs ennemis sont donc les humains, qu’elles appellent des haniwa et qu’elles combattent soit avec des AMNI, soit avec des dogû mécaniques et déguisés en maids… Arrêtons là le massacre. Pour en revenir au premier épisode, il est au final similaire à l’ONA, un peu coquin grâce aux scènes de transformation et à Tsubomi qui recouvre la mémoire une fois que Raama la chatte lui lèche la sienne.

La suite de la série continue sur cette lancée, avec en plus moult références à la con à divers anime bien ancrés dans la culture otaku comme Precure ou Gundam. Et c’est peut-être là le plus gros changement par rapport à l’OAV : celle-ci était plus que tout une parodie des anime de mahô shôjo qui ne se souciait pas vraiment de son public. Ses créateurs étaient là pour faire un navet, ils en ont réalisé un et c’était fun. Là, ils ont essayé de faire de l’humour pour plaire aux spectateurs… et pourquoi pas. L’esprit est finalement assez différent entre l’ONA et la série TV mais même si je n’ai pas autant aimé cette dernière, j’ai passé de bons moments. Certaines répliques font mouches comme celle du début de l’épisode 3 où un des otaku récurrents commence la narration par « Nous ne connaissions la guerre que par celle d’un an ». D’autres tombent à plat. La qualité de l’ensemble de l’histoire et des éléments comiques est assez inégale au final, voire même en dents de scie. Contrairement aux autres aspects qui sont… ben… mauvais.

Les Precures au comiket

Les Precures au comiket


Disons-le cash : techniquement parlant, cet anime est une horreur. Autant il est, soyons gentils, potable sur les deux premiers épisodes, autant la suite est catastrophique. Les personnages sont dessinés à l’arrache, l’animation est par moments saccadée, la réalisation pas vraiment au top, des voix manquent, etc, etc. Un régal pour les amateurs. Était-ce un choix ? Je l’espère parce que j’avais l’impression de retrouver les pires épisodes de Nanoha StrikerS TV (et non DVD). Bref, on n’apprécie pas particulièrement voir ce qui devrait titiller les yeux façon Queen’s Blade. C’est pas que mater de la fesse soit l’aspect le plus important de cet anime mais pas loin. Quitte donc a rater quelques blagues, autant se rattraper sur un sujet facile.

Mais je suis mauvaise langue. N’oublions pas que Papillon Rose est un projet de petite envergure et seulement amateur à la base. On aurait aimé qu’un plus gros budget soit alloué pour que la série aille jusqu’au bout des choses et s’assume à fond, mais difficile de trouver un producteur prêt à investir dans une série aussi casse-gueule.

Le trio de bouffons otak' pour les "gags" récurrents

Le trio de bouffons otak' pour les "gags" récurrents


On ne tirera donc pas son chapeau à Papillon Rose New Season, surtout après un effet de surprise passé avec l’ONA. Mais la série s’en sort toutefois correctement, ne tirant pas trop en longueur et c’est tant mieux. Je vous la conseille mais seulement si vous avez vraiment aimé l’ONA ou si vous voulez vous décompresser le cerveau pendant deux heures et demie. Et si vous voulez absolument vous la procurer, elle est disponible en version sous-titrée anglaise grâce à l’éditeur Section23 films.

Sur ce, joyeux Noël. ;)

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Ceci est un « petit » billet que je devais écrire depuis bien longtemps. Pour la petite histoire, je voulais l’écrire en commun avec Gamera qui m’avait filé un premier jet. Mais on a été foutu de le perdre. Tous les deux. Finalement, on a inversé les rôles, c’est lui qui a fait la relecture (et réécrit quelques passages)…



Je suis fan de Yuasa Masaaki, en grande partie parce qu’indépendamment de la qualité d’une œuvre, j’aime particulièrement qu’elle me surprenne. Et Yuasa Masaaki ne cesse de le faire. La première chose qui frappe, c’est l’aspect graphique. On pense d’abord : « put*@#, c’est moche ! ». On se retrouve souvent avec un mélange étrange de couleurs ternes avec quelques petites zones fluo. Le chara-design est au premier abord à faire peur, lui aussi, et semble parfois trop simple. Visuellement, on se prend une claque, et pas vraiment dans le bon sens du terme. L’animal est d’ailleurs un habitué de « Shin-chan » puisqu’il est animateur clé sur la moitié des films. C’est pourtant cette simplicité qui permet aux anime de Yuasa de dévoiler l’une de leurs plus grande force : l’animation. Avec ce graphisme atypique, le réalisateur se permet des libertés affolantes dans ce domaine. Pour référence, imaginez la fameuse scène de combat de l’épisode 7 de « Tetsuwan Birdy: Decode 2″ en continu. J’exagère, parce que, quand même, ça ne bouge pas tout le temps, mais ça reste assez impressionnant.
Un autre point sur lequel Yuasa me surprend, ce sont les histoires de ses anime. Encore une fois, on sort des carcans actuels de la japanimation, qu’il fasse des adaptations comme « The Tatami Galaxy » ou des œuvres originales comme « Kaiba ». Soit les sujets sont rarement exploités, soit il les traite d’une façon inédite.
Bien sûr, tout cela n’est pas que le fait de Yuasa. Par exemple, le chara-design de ses séries est assuré par Ito Nobutaka qui l’accompagne sur la plupart de ses réalisations, au moins en tant qu’animateur clé (notons qu’il est aussi l’un des 11 animateurs clé de « Dinagi- »… euh, de l’opening de « Dinagiga« ). Cela n’empêche que même sans lui, les anime de Yuasa gardent souvent un graphisme inhabituel et assez reconnaissable.

angle de vue et chara-design normaux... pour Yuasa

angle de vue et chara-design normaux... pour Yuasa

Yuasa a œuvré jusque-là sur 7 anime en tant que réalisateur : « Vampiyan Kids » pour le pilote, « The Tatami Galaxy », « Kaiba », « Kemonozume », la 6e partie de Genius Party, l’épisode spécial de Wakfu… et le sujet d’aujourd’hui, « Mind Game ». Ce film aurait pu être mon préféré si « La tour au-delà des nuages » ne continuait pas de jouer son rôle de premier grand amour en matière de film d’animation japonais. Mais que raconte-t-il ?

Nishi est un loser : voulant devenir mangaka depuis qu’il est tout petit, il n’est en fait qu’un NEET célibataire, vivotant de ci, de là. Un soir, il rencontre par hasard Myon, une amie d’enfance dont il a toujours été amoureux, en train de fuir un yakuza. Invité par celle-ci dans le restaurant familial, elle lui présentera son fiancé (augmentant ainsi le coté loser de Nishi, qui n’a jamais avoué ses sentiments à Myon). Malheureusement, les yakuzas retrouvent Myon, et tuent Nishi de la plus humiliante des manières, alors même que celui-ci était sur le point de se révolter face à la vie. Il se retrouve ainsi devant Dieu, une créature étrange qui cruellement lui rappelle à quel point son existence fut vide et dénuée d’intérêt. Tout ça pour lui annoncer purement et simplement de prendre un chemin où son âme sera détruite. Tout va alors changer pour Nishi, qui décide contre toute attente de prendre le chemin opposé, qui va le ramener un instant avant sa mort, lui donnant ainsi une seconde chance…

Là, vous voyez à droite ? Ben... ça, c'est Dieu.

Les histoires de secondes chances, qu’elles soient dues à un miracle ou pas, on connaît plutôt bien. Le thème n’est pas nouveau. « Un jour sans fin », « Vivre » et bien d’autres font que Robin Nishi (auteur du manga duquel est adapté le film) n’a rien inventé. On se retrouve donc ici dans le deuxième cas, celui où Yuasa traite de ce thème d’une manière différente. Probablement un peu trop, c’est le reproche que beaucoup lui font : en effet, Mind Game est souvent décrit par ses détracteurs comme uniquement un film de masturbation intellectuelle. C’en est peut-être un, mais je ne le perçois pas ainsi. Mind Game est un film simple dans son message : profitez de la vie. Ce message est transmis très rapidement et il n’y en a pas d’autre de majeurs.
À partir de là, beaucoup se contenteraient d’appliquer la formule habituelle qui est de jouer sur les sentiments des spectateurs, de décrire ceux des personnages et de s’attirer notre empathie. Yuasa va reléguer cet aspect au second plan pour se concentrer sur le deuxième élément du triplet impression/sensation/sentiment (souvenez-vous de vos cours de français du collège). Vous avez sûrement déjà vu des vidéos de montagnes russes ou de sport extrême en vue à la première personne. Le principe est le même. Il va exploiter à fond l’image, l’animation et le son pour nous prendre par les tripes. En cela, Mind Game n’est pas un film particulièrement intellectuel. Et sur ce point-là, je dirais même qu’il est primaire.

Réunion de famille dans un estomac. Ils me donnent faim.

Alors certes, il y a des scènes qu’on pourra trouver exagérées, comme celles faites complètement sous acides. C’est peut-être le seul reproche que j’aurais à faire. J’ai préféré les prendre comme de simples scènes d’euphorie qui m’ont rappelé Astérix et Cléopâtre. Elles sont de toute façon par la suite éclipsée par une séquence bien plus mémorable sur la fin : leur accouchement… Laissez-moi vous spoiler jusqu’à la fin de ce paragraphe. La résurrection de Nishi n’a pas lieu juste après sa rencontre avec Dieu. Sa fuite en course-poursuite des yakuza s’achève avec une baleine qui les avale Myon, sa sœur et lui, tout comme dans Pinocchio, dont le côté rédemption/renaissance est souvent oublié (et pour l’image : plein de voitures qui font la course, une seule, la meilleure, qui rentre dans un « corps » bien plus gros… je vous laisse comprendre). L’intérieur de la baleine est le passage le plus intéressant du film, et aussi le plus long : pendant un peu moins d’une heure, on est retournés par ces personnages qui murissent, qui retrouvent goût à la vie. Jusqu’à ce qu’ils n’aient plus d’autre choix que de fuir le ventre du gigantesque cétacé, d’en naître… Et cette naissance dure 7 minutes à la fin desquelles les personnages finissent trempés et nus comme des vers, mais vivants. 7 longues minutes pendant lesquelles j’ai été tout simplement époustouflé, cloué sur place par la hargne et la persévérance qui en transpiraient, le tout avec une des animations les plus dynamiques qu’il m’ait été donné de voir (merci à l’animateur en chef, Morimoto Kôji).

Mind Game, c’est donc ça : un film à sensations, au sens noble du terme. Il ne nous montre pas des personnages « vivre » mais nous fait expérimenter ça directement. Si vous n’avez pas d’allergies aux graphismes difformes et aux angles de vue excentriques, ce film a de très grandes chances de vous plaire, vous pouvez foncer dessus.


Petite note : le film sera diffusé pour les Parisiens le mardi 14 décembre à 19h30 à la MCJP (demain au moment où j’écris). Ceux qui ne pourront pas le voir, vous pourrez toujours vous rabattre sur le DVD, sorti chez Potemkine. D’ailleurs :

Nishi appelle des tueurs à gage et met un contrat sur ceux qui ne veulent pas mater Mind Game.

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Boudiou, déjà 3 ans. Et ouais, ce blog a fêté sa troisième année d’existence avant-hier. Trois ans avec si peu d’articles au final, mais toujours des clampins qui tombent par hasard dessus. Un petit monument de procrastination (le titre de « merveille » étant bien sûr réservé à kyouray). Je vais pas faire de bilan, y aurait pas grand chose d’intéressant de toute façon. Je peux tout juste vous balancer un article prêt depuis un bon moment puisqu’il a été rédigé la semaine qui a suivi l’évènement. Il manquait juste de la relecture et une photo.
Ah oui, pour ceux qui ne me suivraient pas sur Twitter ou qui ne me connaîtraient pas IRL, je bosse. J’ai encore moins de temps qu’avant. Bloguerai-je moins pour autant ? Difficile :p. Mais bon, assez parlé de flemme et d’obligations sociales, je vous invite à lire, ou au moins à mater, la suite…

 
 
Je lis un certain nombre de blogs BD. C’est d’ailleurs l’un de mes rares contacts avec la BD hors du manga. Je ne suis pas inculte non plus mais je ne saurais toutefois pas vous dire de quoi parle Buck Danny ou Largo Winch. Pourtant, ma mauvaise habitude à vaguer sur le net alors que je pourrais employer mon temps à faire quelque chose, n’importe quoi d’autre de constructif, m’a amené dans l’univers du blog BD. Ça fait un moment que j’en lis, que j’en suis, mais chose étrange, je n’avais jamais fait le Festiblog. Il était temps de corriger cela (merci au passage à Tetho de m’avoir motivé pour y aller).

Avant tout chose, le Festiblog, c’est quoi ? C’est un festival (oh mon dieu, personne n’avait deviné !) se déroulant pendant deux jours sur Paris avec plusieurs dizaines de blogueurs BD francophones qui viennent dessiner ce qu’on veut sur plus de 200 séances de dédicaces. Oui, j’ai bien dit ce.qu’on.veut ! Et c’est pas comme à la JapEx où en une heure, le mec a plié sa trentaine de shikishi, non. Là, ils prennent tout le temps de faire un truc chiadé comme c’est pas permis, souvent avec couleur. Ça déchire grave sa maman et en plus, c’est TOUT GRATUIT ! Ben oui, comme sur le ternet, c’est la même philosophie : vous ne payez pas pour lire leur blog, vous ne payez pas pour leur dédicace. Cependant, comme vous êtes pas des gros bâtards, si vous avez un peu de frics vous irez bien sûr acheter 2-3 BD sur le stand librairie prévu à cet effet. Mais pour les sans-le-sou, même le support vous est fourni (du bête papier mais c’est vous dire qu’on peut se ramener les mains dans les poches). Vous vous en doutez, l’ambiance est très décontractée et on a bien plus le temps de taper la discut’ avec les auteurs, particulièrement avec les moins connus, ou alors quand on est dernier de la file… Enfin voilà, c’est un festival vraiment sympa, autant sur le papier que dans la réalité, à quelques détails près.

Sans plus attendre donc, un compte-rendu chronologique de l’évènement tel que je l’ai vécu, j’ai pas envie de penser un plan plus compliqué et là, c’est encore frais dans ma tête.


Samedi
Objectifs de dédicaces : Esther Gagné, Kek, Marion Montaigne, Martin Vidberg, Navo, Stan Silas

9H
Réveil avec une heure de retard. Préparation à la rache avec impression du programme à la dernière minute.

10H
Départ de ma banlieue loin. Arrivée prévue vers 10H40. Sur le chemin de la gare : « ET MERDE ! J’AI PAS D’ARGENT LIQUIDE ! ». Erreur de débutant. Passage au distributeur, je rate mon train.

11H
Arrivée au festival à l’heure où il commence. Une dizaine de tentes dont sept pour les dédicaces. Il fait moche. J’ai pas de parapluie et j’ai pas regardé la météo. Bref, ça s’annonce mal (quand je vous disais que j’y allais à l’arrache). Passage rapide à la boutique et c’est parti. J’ai le choix entre Esther Gagné et Kek. Soyons galant, les dames d’abord. Je me mets donc dans sa file et il y a une dizaine de personnes devant moi, ça devrait aller.

12H
Une heure de discussion avec Ibi, un blogueur BD très sympathique qui fume comme un pompier. Il fait une BD avec un lapin innocent qui rencontre une tortue un peu râleuse mais c’est tout mignon. Enfin, sauf quand on sait que la chambre de sa mère (au lapinou) commence à dégager une odeur nauséabonde depuis quelques jours. Humour noir au programme, miam. Il publie sur son blog et sur 30 jours de BD, un site collectif ou plein de blogueurs viennent poster leurs planches. Je vous invite à aller lire les premières (l’engouement du début a donné naissance à des petits chefs-d’œuvres). J’avais arrêté de lire 30jours peu avant qu’Ibi ne commence à y poster ses travaux et ce fut une agréable découverte lorsqu’il m’a présenté ses premières planches.

12H30
Je fais le compte : 4 personnes en une heure et demie. J’ai compris, les dessins d’Esther, c’est pas de la gnognotte, faut faire la guerre pour les avoir ! Je laisse tomber en regrettant de pas être allé voir Kek voire Stan Silas, ça m’aurait fait gagner du temps pour la suite (et j’en aurais eu besoin). Direction donc Martin Vidberg.

12H45
Je me démerde pour comprendre comment est organisé le programme et l’emplacement des auteurs. Trop dur, le truc est fait de façon logique, ça m’a pris 5 minutes le temps de trouver un staff pour vérifier. Merci à l’organisation, elle était top. Je me mets dans la file de Clotka qui passe juste avant Vidberg. Premier dans la file d’attente, le pied !

13H10
Martin Vidberg arrive. O_O
Il ne ressemble pas à une patate ! (je parie qu’on ne la lui avait jamais faite…)
Bon, sans déconner, il fait plutôt jeune, ça contraste pas mal avec sa BD. Plutôt sympathique aussi, il est assez populaire même au-delà de son blog. C’est lui qui parraine le Festiblog 2010, j’ai ainsi le privilège de recevoir sa première dédicace en tant que parrain. YAY ! Il me fait donc une patate version Parrain.

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Et ça commence fort. Très réussi, il a fait ça en cinq minutes et je suis vraiment pas déçu.
Note pour ceux qui voudront ses dédicaces, il ne prend pas les références. Il n’arrivait pas à se souvenir du logo du film Le Parrain mais a refusé d’être aidé par monsieur Google (et un smarte fône).

13h20
Trop de queue pour Kek. C’est même pas la peine d’essayer, ce sera pour demain. Tiens ? Miss Gally dont on m’avait dit que ses files d’attente était plutôt longues n’a même pas dix personnes devant elle ? Est-ce que je tente ?
C’est dans ce genre de cas qu’on se pose des questions : on n’a pas envie de prendre la place d’un fan, car étant fan soi-même d’autres dessinateurs, c’est assez frustrant de voir des gens les connaissant à peine qui viennent prendre une place, ça donne juste envie qu’on l’étripe. Bon j’exagère. Quoique c’est à peu près l’envie que j’avais à la JapEx lorsque TOUS les tickets dédicaces « premiers arrivés premiers servis » des invités connus ont été pris avant même que la convention commence. Enfin bon, je m’épanche. Le fait est que par respect pour les autres fans, je ne me mets pas dans les files d’auteurs que je ne connais pas ou peu. Miss Gally, j’ai à peine lu son blog. C’est un tort surtout que ma deuxième planche préférée de tout 30joursdeBD est à elle (la première est de Surimi Bleu, une petite merveille). Donc là, je me retrouve devant une file peu fournie, un peu de temps devant moi et une auteure dont j’ai adoré un des travaux. Les gros fans, les vrais, devraient déjà être là ou passés. JE FONCE ! (et finalement, la queue s’est un peu remplie après mais sans être démesurée)
Et comme je fais mon gros otak’ weeaboo kikoolol, je lui demande une mini-Gally, vu que c’est bien du manga Gunnm que vient son pseudonyme. Elle ne s’en souvenait plus trop mais c’est pas grave, elle a pu se faire la main sur le dessin de la personne qui me précédait et qui avait l’air de découvrir le lien entre le manga qu’il avait lu et le pseudo. J’obtiens donc ,après une Gally avec un chapeau bigouden (quand je disais qu’on pouvait tout demander), ma vraie petite Gally par la fausse Miss Gally… Ou alors c’est l’inverse. Enfin bref, voilà la dédicace :

Nya ! Je veux la même en vraie !

Nya ! Je veux la même en vraie !

Décidément, je suis vraiment content d’être venu malgré le froid. Quant à l’auteure, elle m’a aussi paru sympa, un peu plus causante que Vidberg.

15H
Et merde, j’ai raté Stan Silas. Tant pis, il a d’autres séances demain. Je pars faire la queue pour Navo. Comme d’hab’, je tape la discut’ dans la queue. Je n’ai même pas encore sorti ma DS pour passer le temps sur du Puyo Pop Fever (merci Zratul !). Comme souvent les autres personnes préfèrent faire autre chose qu’attendre bêtement donc ça parle de tout et de rien. J’aurais pu causer avec Tetho mais lui était intéressé par d’autres dessinateurs (pour vous dire on n’en a eu qu’un seul pour lequel on a fait la queue en même temps). Donc, Navo, qui contrairement aux autres fait des pas-dessins parce qu’il ne sait pas dessiner. D’où le concept de son blog, la bande pas dessinée. Je vous laisse découvrir. Alors je préviens, samedi, à par Vidberg, c’était la journée dédicace japonisante. J’arrive devant Navo et je lui demande donc un yonkoma. Direction wikipédia pour lui expliquer correctement la structure (ouais, ils sont compliqués ces Japonais). Je lui demande un petit gag sur « Les voisins du dessus », une web-série dont il est coauteur. Deux minutes de réflexion et il me pond une histoire qu’ils envisageaient de mettre dans la série. Donc ceci est peut-être un spoil. :D

Pas mal du tout pour un premier yonkoma.

Pas mal du tout pour un premier yonkoma.

Navo est plus politiquement correct IRL que sur son blog. Ou alors c’est peut-être parce qu’on n’a pas parlé de bébés nains au micro-onde mais qu’on a préféré faire nos nazis de la grammaire sur les espaces insécables et les signes diacritiques. Je suis irrécupérable.

15H30
Retour à la case départ, ne touchez pas 20000 FF, mais venez admirer la file d’attente pour Esther Gagné qui est à peu près aussi longue que lorsque vous êtes arrivé ce matin. Je me retrouve avec deux Thalistes dont j’ai oublié les pseudonymes et dont je tairai les vrais noms. N’ayant jamais vraiment fricoté avec cette communauté, je suis parti sans a priori et ça a discuté… surtout de manga et anime, au grand dam des deux filles devant (dont l’une m’a fait une propagande pour sa convention Harry Potter. Esther est comme à son habitude soignée, perfectionniste… ou formulé autrement possède toutes les qualités dont l’inconvénient majeur implique la lenteur de la file d’attente. Autant dire qu’à la fin, tu l’as méritée, ta dédicace !

18H45
SAILOR2LAKASDÉDI ! Pour ceux qui connaisse Esther, rappelez-vous la superbe planche qu’elle a faite pour le Festiblog 2010. Le gros Gunbuster m’a immédiatement donné l’idée de quoi demander : Noriko Takaya. Petite peur (en tout cas apparente et si ça se trouve, c’était une grosse frayeur) quand j’ai commencé par lui parler de ce dessin qu’elle avait mis énormément de temps à faire. J’avais quand pris des réflexes suite à la JapEx 2009 et je me suis donc ramené avec un modèle au cas où, modèle qui a bien servi. Petite anecdote sympathique, Maliki qui était à côté, en entendant « Gunbuster » a commencer à parler de Sadamoto. Pas longtemps vu la file qu’il avait mais c’était marrant sur le coup.

KOOOOOOCHI!!!!

KOOOOOOCHI!!!!

Il est 19H05 lorsqu’elle finit au plus vite le dessin (le festival ferme normalement à 19H). Elle a pris toute la place sur la feuille canson donc, pas le temps de repasser au feutre, mais bon, on peut pas tout avoir et puis philosophie gainaxienne, la taille, ça compte : le plus important est là ! Et parce qu’elle n’était pas à ça près, elle a fait un dessin pour le suivant. Chapeau.

Objectifs remplis : Esther Gagné, Martin Vidberg, Navo
Missions reportées au lendemain : Kek, Marion Montaigne, Stan Silas
Cadeau surprise : Miss Gally


Dimanche
Objectifs : Kek, Margaux Motin, Marion Montaigne, monsieur le chien, Saboten, Stan Silas, Yod@ (et merde, y en a encore plus que la veille)

10H
Cette fois, je m’y prends un peu plus tôt, surtout que le premier que je viens voir est celui que je ne veux manquer pour rien au monde, tant pis si j’en ai aucun autre. Cette personne est monsieur le chien. C’est avec lui que j’ai commencé à lire des blogs BD, j’ai donc un certain attachement à son blog que je suis depuis presque ses débuts, du temps où il blaguait sur les fonctionnaires et où Schroubb le menait par le bout du nez des poils. C’est donc une heure avant que je me traîne au festival en arborant fièrement devant les mamies de 80 ans un fabuleux T-shirt du C.H.I.B.R.E.S. acheté hier.

C.H.I.B.R.E.S for ever!

C.H.I.B.R.E.S for ever!

Pour info, le C.H.I.B.R.E.S est le Cercle des Humains Intéressés à Baiser Ensemble Solidairement, dont monsieur le chien est un fervent membre, tout un programme…
J’arrive donc le premier, deux minutes avant le suivant, nyark.

10H50
Yod@ arrive et commence les dédicaces. Il est juste à côté et pourtant, je n’irai faire la queue pour lui que bien plus tard.

11H
C’est au tour du chien. Il avait fait une série de planches sur le jeu de rôles récemment, et quoi de mieux qu’un chien version Conan le barbare avec une grosse épée et deux dés à la base pour dédicacer « Hommes qui pleurent et Walkyries » ?

WOOOOTAAAAAN !!!!!!!!

WOOOOTAAAAAN !!!!!!!!

Bon, les dés sont un peu petits mais la partie centrale compense largement *hum* *hum*. Quant à l’auteur, il ne ment pas dans son blog : il est poilu. Et encore, on ne voyait que ce qui dépassait. Faut pas déconner, il n’était pas en marcel non plus, vu le froid qu’il faisait. Et je réitère l’erreur, pas de manteau, ni de parapluie, vu que clairement, je cherche les emmerdes. Par contre, il n’a pas la coupe de Guile après être passé chez le coiffeur, mais c’est un détail. Il a aussi l’air plus gentil et moins râleur, mais allez savoir, les rôlistes sont fourbes, ils cachent leur jeu.

11H20
Attente pour Saboten. Je m’ennuie. PUYO TIME !

12H
Saboten commence mon dessin. YAY !
Saboten ne fait pas vraiment partie des blogueurs les plus connus (il y avait quand même toujours quelqu’un dans sa file) mais j’aime beaucoup son blog. C’est frais, tant dans les histoires que dans le trait. Et comme j’ai découvert le blog avec une planche sur Saint Seiya :

C'est quelle constellation ?

C’est quelle constellation ?

Quant au blogueur en lui-même, je le voyais plus vieux… Ou alors c’est comme tous les asiat’, il est atteint de cette maladie congénitale qui fait paraître minimum 5 ans de moins… et NON, ce n’est PAS un avantage, enfin surtout pour les hommes

12H20
Je retrouve FFenril et Tetho dans la file de Maliki. J’avais jamais lu Maliki et vu la file, j’en suis presque content. Bon, on tape la discut’, mais n’oublions pas Yod@.

12H30
Trop de monde dans la file de Yod@, je pars vingt minutes après pour faire la queue devant la tente dans laquelle il devrait être après.

13H10
FFFUUUUUUUUU!!!!!! Les gens qui faisaient la queue pour Yod@ l’ont suivi et passent devant nous. Genre 10 personnes. Genre, y avait que 3 personnes quand je suis parti. Y a un bug, là.

14H
Je ne suis pas un très grand fan de Star Wars, surtout quand on sait que je n’ai vu les films qu’une unique fois y a plus de dix ans. Par contre, les blagues à la cons et les memes, je connais. Appréciez le mix des deux quand je fais une demande de dédicace débile :

Tetho, t'es qu'un sale copieur !

Tetho, t’es qu’un sale copieur !

L’auteur de Yod@blog, étonnamment n’est pas un grand fan non plus. Ses « gribouillis », comme il les appelle, il les postaient au départ juste parce qu’un ami le lui avait demandé et ça a donné un des blogs BD les plus fandards. Pendant le Festiblog, il vous disait même qu’un dessin Star Wars n’était pas obligatoire et qu’on pouvait lui demander ce qu’on voulait, l’une des premières requêtes ayant été… « un truc aquatique ». C’est VACHEMENT PRÉCIS ! Je plains les blogueurs BD dans ces moments-là.

14H10
Kek ! Me voilà ! Oui, c’est moi au bout de la queue !
Mouarf, une bonne heure de queue en perspective et surtout beaucoup de Puyo Puyo.

15H15
Kek est une de mes idoles en terme de jeux flash. Je perds ma vie sur ce genre de jeux vu le condensé de concepts qu’on y trouve et celui de Kek c’est que ses jeux doivent être chiant. Mais chiant comme dans É-NER-VANT. Au bout de dix-quinze minutes de jeu, tu n’as qu’une envie, c’est de planter un couteau dans ton écran en plein dans la bannière du blog. Celui-ci, en dehors des jeux, est en plus très agréable à lire, le style des histoires de Boulet mais avec un trait plus simple. Bon, allez, je sais, vous en avez déjà marre de lire :

Je veux le tester !

Je veux le tester !

Pas vraiment le temps de discutailler avec Kek, mis à part pour apprendre que son blog, dont je n’avais jamais fait attention à l’URL, s’appelait zanorg (à lire à l’envers). Y avait la queue derrière et il fallait aussi attendre pour la plus grosse file du festival…

15H30
… Margaux Motin !
Oui, ce n’était pas Maliki (qui prend maintenant du temps pour faire de superbes dédicaces), ni Boulet (qui n’en faisait pas cette année), mais Margaux Motin qui s’est retrouvée avec une file d’une soixantaine de personnes pour une séance de 3H. Il y en avait quarante devant moi, alors que j’avais une demie-heure d’avance. Vidberg, que j’estime avoir à la louche la même renommée, avec un quart d’heure d’avance, j’étais premier. Là, je suis dans une énorme file dont le nombre d’éléments masculins se compte sur les doigts d’une main. Pas vraiment étonnant vu de quoi traite le blog. Je vous laisse apprécier, mais attention, y a des blagues bien crues et propres à la gente féminine. Me demandez pas pourquoi j’aime ce blog.

16H
Évaluation des orgas, je devrais être le dernier à passer.

18H
Il fait froid, il pleut, la file avance à peine. Mes voisines sont assez gentilles pour me prêter un parapluie (c’est moi qui le porte, faut pas exagérer) et la discussion est très agréable, mis à part une remarque sur les « privilèges » des femmes enceintes qui m’a fait rire bien jaune… Mais je m’égare. Nouvelle évaluation : je suis dix personnes après le dernier. Génial. Abandon immédiat, au revoir mesdemoiselles et dames, je m’en vais vers d’autres tentes, à savoir tout d’abord celle de Marion Montaigne.

18H30
Je suis censé être le dernier à passer et elle me fait le dessin du personnage principal de son blog en train de soulever la Terre avec un simple levier.

Les fans auront reconnu Archimède dans "Il était une fois les découvreurs".

Les fans auront reconnu Archimède dans « Il était une fois les découvreurs ».

J’ai particulièrement aimé quand elle m’a demandé « C’est tout ? ». Un ami avant moi lui avait carrément demandé de faire un décor de laboratoire…
Pour ceux qui ne la connaissent pas, elle tient l’excellent blog « Tu mourras moins bête mais tu mourras quand même », un blog qui traite de façon humoristique certains faits scientifiques voire divers voire les deux (mais souvent les premiers).

18H45
J’arrive devant la tente de Stan Silas, le créateur de mon personnage préféré sur 30joursdebd : Sylvaine. Il officiait alors sous le pseudo de Sansanx. Il est tard et il semble refuser de faire d’autres dédicaces après celle qu’il dessine alors. Sauf que… JE LA VEUX MA SYLVAINE !
Bon, qui ne tente rien n’a rien, j’essaie la technique de la prise par les sentiments : « Ah non, c’est la dernière dédicace. -Même pour une petite Sylvaine ?(avec les yeux du chat potté) -Ah ! Il connaît, j’suis obligé de lui faire ! -(intérieurement)YES ! Stan, je t’adore ! ». Au passage, à côté de moi se trouvait l’unique personne à avoir eu un dessin de la part de Kenji Kodama, en lui demandant alors qu’il refusait d’en faire : « Même pour un Lupin ? ». *hum* *hum*
Bon, n’en demandons pas trop quand même, c’était super gentil à lui de me faire quelque chose si tard (on est à 5 minutes de la fin du festival). Il me rush donc une Sylvaine. Enfin, rusher est un grand mot puisque je la trouve personnellement vraiment très bien :

Vous l'adopteriez, hein ?

Vous l’adopteriez, hein ?

À vrai dire, s’il y avait eu le temps, je lui aurait demandé Norman et Sylvaine sur le même dessin, mais ce sera pour une prochaine fois puisqu’il m’a dit que soit il me finirait ce dessin, soit il m’en ferait un autre. Au fait, c’était vraiment super de converser avec lui et d’autres visiteurs qui étaient restés. Comme disaient d’autres blogueurs, c’est surtout en fin de journée qu’on a le temps de parler tranquillement, quand l’agitation est passée.
Dernière chose sur Stan Silas, quand même : allez voir son blog, y a parfois du bon humour noir avec des gosses. J’adore.

Objectifs remplis : Kek, Marion Montaigne, monsieur le chien, Saboten, Stan Silas, Yod@
Échec : Margaux Motin


BILAN FINAL

Le problème, quand on fait sa première chasse aux dédicaces dans un nouveau domaine (c’est pas la première fois que j’en fais, non plus), c’est qu’il y en a trop qu’on veut. Mes objectifs étaient assez grands et j’ai dû faire quelques sacrifices : aucune master class de vue, pas le temps de chercher ceux et celles qui faisaient des dédicaces sauvages…
L’ambiance du festival est l’une des meilleures que j’ai pu voir. Patienter avec d’autres fans faisait la moitié de l’évènement et grâce à ça, mes 17 heures d’attente ont été très agréables malgré le froid et la pluie. Je n’ai pas pu avoir tout ce que je voulais, mais c’est pas grave, sans ce retard pour Yod@, je n’aurait pas pu rencontrer Marion Montaigne et Stan Silas, tous deux extrêmement sympathiques, au point de me sentir coupable d’être allé les voir en derniers.

Merci donc, à toutes les personnes que j’ai rencontrées ce week-end, blogueurs et visteurs, ce fut une première expérience excellente.

Pour les lecteurs qui n’en avaient rien à foutre des blogs BD, j’espère que cette liste d’auteurs vous donnera envie d’en suivre au moins quelques uns. Les présentations étaient succinctes mais comme je ne compte pas refaire d’articles sur le sujet, j’ai préféré en mettre un maximum ici. Pour les autres, je ne souhaite que de les avoir fait baver devant ces dédicaces, vous pouvez me haïr de m’en vanter (fallait bien justifier le titre de l’article).

Sur ce, je vous laisse prendre les paris sur la date de mon prochain billet. À plus !

PS : oui, j’avais pas de meilleur appareil photo sous la main et flemme d’éditer les images.

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