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NAMUR, UNE CITADELLE EUROPÉENNE - Vauban et Coehoorn s'affrontent à Namur

IMG0063.gifEn mai 1692, Louis XIV en personne conduit l’armée française devant Namur. C’est le dernier siège auquel il participe. Toute la cour l’accompagne, notamment son confesseur le père Lachaise et son historiographe Jean Racine. Sébastien Le Prestre de Vauban est l’ingénieur en chef des travaux d’approche.


Dans la place, une garnison de 8.300 hommes, sous les ordres du prince de Barbençon. Wallons, Espagnols, Allemands et les Hollandais de Menno van Coehoorn défendent la ville et la citadelle. Côté français, deux armées : celle de siège proprement dite, forte de 76.000 hommes, et celle dite de couverture, conduite par le maréchal de Luxembourg, composée de 36.000 hommes.


Investie le 25 mai, la ville se rend le 5 juin. La citadelle capitule le 30, après d’âpres combats. De belles pages de bravoure se sont déroulées sous une pluie continuelle et dans une boue infecte. Ainsi, la Voûte de Thian témoigne de la lutte menée par le comte de Mérode de Thian pour défendre Terra Nova à la tête de son régiment wallon.


Devenue française, Namur reçoit une nouvelle garnison et Louis XIV charge Vauban et sa bande d’Archimède - ainsi nommait-il les ingénieurs qui travaillaient avec lui - de réparer et d’améliorer les fortifications. En ville, on construit des casernes supplémentaires, un arsenal et un hôpital militaire. Des forts détachés protègent le point faible de l’enceinte urbaine qui est la porte Saint-Nicolas, lieu de l’attaque principale ; sur les hauteurs de Bouge, ils ont pour noms Saint-Antoine, Piednoir, Saint-Fiacre et Balard. A la citadelle, Vauban fait établir une série d’ouvrages avancés qui portent la superficie fortifiée à 80 hectares : forts du Saint-Esprit et de la Cassotte, retranchement des Vieux Murs. Il munit surtout les ouvrages existants de constructions protégées des bombes : magasins, casernes et entrepôts souterrains qui avaient fait cruellement défaut aux défenseurs quelques mois plus tôt. Ainsi un réseau de souterrains, dits de Boufflers, se ramifiant sur 300 m à Terra Nova complète quatre galeries sous Médiane. D’autres souterrains sont également creusés sous le fort Guillaume.


En 1695, les travaux sont interrompus par un nouveau siège où les rôles sont inversés. Le marquis de Boufflers défend Namur à la tête de 13.000 soldats, contre une armée coalisée de 34.000 fantassins et 24.000 cavaliers commandés par Guillaume III d’Orange, roi d’Angleterre et stadhouder des Pays-Bas, et par Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur général des Pays-Bas espagnols. Ici, le siège dure deux mois, un pour la ville et un pour la citadelle, entre le 2 juillet et le 1er septembre. Menno van Coehoorn dirige les opérations sur le terrain ; il choisit de bombarder les défenses et d’y lancer de sanglants assauts. La pluie de bombes, le nombre de blessés, la promiscuité dans les casernes souterraines et l’attente inutile d’une armée de secours ont eu raison des Français.


A cet épisode succède une nouvelle campagne de travaux sous la conduite de Coehoorn. Les brèches réparées, plusieurs ouvrages sont ajoutés : le fort Camus, des fortins de terre sur le Champeau et dans la forêt de Marlagne, un long couloir souterrain et une boulangerie à Médiane, une autre au fort d’Orange. Pour retarder les approches de la ville, le faubourg de Jambes est fortifié, des remparts de terre sont aménagés sur les hauteurs d’Enhaive et de Sainte-Barbe et le fort Coquelet complète le dispositif installé à Bouge par Vauban. En outre, Coehoorn fait exproprier des terrains en avant de Bouge pour implanter une série de points d’appui au tracé biscornu qui se révéleront indéfendables.


Namur repasse sous l’autorité de Louis XIV en 1701. Vauban y apprend même son élévation au grade de Maréchal de France en février 1703.


Encore un siège, avorté, en 1704. Il se résume à un violent échange de tirs entre les batteries de la citadelle et les canons hollandais qui envoient leurs boulets rouges depuis Jambes. Les incendies et les destructions pousseront le Magistrat communal à faire construire les maisons privées en pierre et en brique.


La place forte de Namur atteint alors son développement maximal dans l’espace. Au milieu de ce corset de pierre, la ville elle-même apparaît minuscule, bloquée dans sa croissance.


Que peut-on voir aujourd’hui de ce gigantesque complexe fortifié ? Uniquement les soubassements du fort Balard et l’arsenal pour la ville. Des lieux-dits, le chemin de Boufflers, l’avenue Vauban, le chemin de Cohorn (sic), et des souterrains, de communication, de combat - les contre-mines - et servant à la logistique - casernes et magasins -, à la citadelle.


Date de création : 20/09/2007 @ 17:00
Dernière modification : 20/09/2007 @ 17:04
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