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La mystification des expertises psychiatriques

2 juin 2014, 8:02 Auteur : 0 commentaire

 charcotPar le Dr Thierry Ferjeux MICHAUD-NÉRARD, Pédopsychiatre, DEA de Psychologie clinique

Depuis longtemps, la psychiatrie critique a dénoncé le rôle des psychiatres experts en mystification. Personne ne peut soupçonner consciemment, ni encore moins accuser, la plupart des experts-psychiatres de vouloir propager délibérément des légendes et de répandre sciemment des contrevérités. Personne ne peut penser que la plupart des experts-psychiatres seraient inspirés par le désir dun pouvoir pseudo-scientifique et médiatique malhonnête, pour influencer une décision judiciaire obtenue par la méthode de la mystification.

Il faudrait à lexpert psychiatre judiciaire un caractère assez pernicieux pour être capable de rédiger des rapports dexpertise psychiatrique sans lien avec des constatations objectives, tout en sachant quils sont manifestement dépourvus de valeur scientifique. Dans ces circonstances, personne ne pourrait ignorer quil nest quun escroc en matière intellectuelle, dont la réputation humaniste imméritée ne peut reposer que sur lignorance, la paresse mentale et la crédulité des juges.

Lexpert psychiatre ambitieux est toujours sensible aux exploits éphémères dans les prétoires et aux hypocrisies des médias qui sont toujours intéressés par le bruit du scandale. Dans lignorance de la réalité, lexpert psychiatre judiciaire mystificateur accepte les compliments comme une confirmation virtuelle de sa valeur médiatique. Il lui est alors très facile de confondre la popularité médiatique et le succès du moment avec ce quil croit être un soi-disant mérite personnel.

Les responsables des nominations des experts judiciaires et des promotions des experts-psychiatres sont entourés de flatteurs qui briguent leurs faveurs et il est peu probable quils devinent leurs motivations. Ce nest pas parmi les experts les plus éminents et les plus respectés que lon voit ces imposteurs effrontés, mais parmi les humanistes illusionnistes que sont souvent les psychiatres-bourgeois arrogants et sans honneur, mais qui convoitent la Légion dHonneur, et qui se prennent pour des notables de la faculté. Malgré cela, la plupart des experts-psychiatres finissent habituellement par se persuader de la valeur de leur travail, car personne naime savouer quil gagne sa réputation dexpert par des moyens intellectuels malhonnêtes.

Quoi quil en soit, les experts-psychiatres les plus dangereux sont des humanistes dogmatiques et sectaires enclins à se passionner pour des préjugés paternalistes, soi-disant thérapeutiques et bienveillants. Il en est de même des psychiatres pusillanimes, ceux qui aiment à sillusionner par leur foi dans le catéchisme psychiatrique appris servilement et par les idéologies arbitraires des systèmes de classification des maladies mentales prônés par les représentants des laboratoires pharmaceutiques, qui sont les bénéficiaires de la civilisation industrielle de la pétrochimie et du médicament.

Cest pourquoi le pouvoir des universitaires et le lobby des laboratoires pharmaceutiques assurent la pérennité des formes actuelles dorganisation théorique et pratique de la psychiatrie.

Aussi, la psychiatrie critique lutte avec sérieux et rigueur contre les mystifications des laboratoires pharmaceutiques et contre les mystifications entretenues par les experts-psychiatres.

La psychiatrie critique met en évidence les affirmations péremptoires et les opinions superficielles qui ne sont que de simples hypothèses vides de sens destinées à tromper les juridictions. Ces opinions infondées et ces hypothèses trompeuses, qui résultent des conceptions psychiatriques humanistes arbitraires des experts, doivent être considérées comme indésirables et même pernicieuses, non seulement du point de vue intellectuel, mais aussi du point de vue dune saine justice.

Parmi les missions de la psychiatrie critique, il en est une qui est de combattre les idées fausses des experts-psychiatres et de faire la critique des argumentaires psychiatriques douteux.

Ceci ne signifie pas que toutes les expertises psychiatriques ne valent pas grand-chose, mais que les juges doivent pouvoir sinterroger sérieusement sur la validité des expertises psychiatriques. Quoi quil en soit, la psychiatrie critique ne peut en aucun cas considérer lexpertise psychiatrique comme une étude scientifique du comportement criminel. Le plus généralement, le rapport de lexpert psychiatre se réduit pratiquement à des hypothèses non vérifiées, à des préjugés humanistes ou à des opinions préconçues. Dans certains cas, le rapport de lexpert psychiatre confine aux résultats de la magie, en forme de maladie mentale imaginaire.

Si lon se place dun point de vue médiatique, la psychiatrie connaît actuellement un succès de médiocrité sans précédent. La plupart des praticiens de la psychiatrie, aussi médiocres quils soient, jubilent devant cette prolifération démissions de télévision où ils expriment des opinions enthousiastes sur ce qui dissimule aujourdhui lirréalité insignifiante de leur spécialité. Parfois, ils vont même jusquà prétendre que la psychiatrie a rejoint la neurologie par la mystification de la psychiatrie biologique, qui imite la formulation mécaniciste des sciences du cerveau. Ce qui est particulièrement intéressant, cest que la multitude des publications psychiatriques allie la surenchère à une indigence intellectuelle noyée dans un verbiage ignare, insipide et inutile. Cest pourquoi le bavardage prétentieux et obscur des expertises psychiatriques allie la répétition des banalités, des préjugés humanistes et des opinions non vérifiées pour assurer la propagande déguisée de la psychiatrie en forme de mystification et de travestissement délibéré de la réalité.

Cest la raison pour laquelle les magistrats se plaignent à maintes reprises de la qualité médiocre des expertises psychiatriques. Une telle situation marque un déclin par rapport aux expertises médico-légales qui étaient réalisées au cours du XIXème siècle. Un jugement psychiatrique péremptoire sur léventualité de lirresponsabilité pénale dun criminel exige des preuves décisives, quand la plupart des experts-psychiatres sont incapables den fournir. On comprend que lexpert psychiatre préfère réciter un catéchisme psychiatrique plutôt que de décrire la réalité quil est supposé avoir observée et dexpliquer de quoi il est vraiment question, sil veut invoquer le rôle de la maladie mentale dans le passage à lacte criminel.

Cest pourquoi, lexpert psychiatre est incapable de prouver scientifiquement quoi que ce soit sur la base de ses conclusions. On comprend que la tâche à laquelle sapplique la psychiatrie critique doit donner des indications sur la manière dont on pourrait, sinon remédier à cette situation lamentable des expertises psychiatriques, du moins essayer de laméliorer, sans devoir toujours proposer des solutions définitives.

La mission de la psychiatrie critique est de montrer comment la tendance à la servilité, à la médiocrité et à la supercherie dans la plupart des expertises psychiatriques rend inefficace létude sérieuse des affaires criminelles. Cest pourquoi, lexpert psychiatre ignore généralement tout du fondement de la motivation réelle du comportement criminel. Cette inefficacité judiciaire des expertises psychiatriques, qui créent la confusion dans les esprits des jurés, résulte des orientations générales de la psychiatrie, qui participe des orientations culturelles, politiques et sociales de lépoque.

On comprend alors que la psychiatrie critique puisse classer la plupart des expertises psychiatriques sous la vaste rubrique de la chronique de lignorance habituelle, bien que lexpression décrive encore très imparfaitement lensemble des contenus imaginaires et doctrinaires des expertises psychiatriques.

Si la critique des expertises psychiatriques risque de porter préjudice aux intérêts acquis des experts psychiatres, il est inutile de laisser croire aux seules motivations obscures des experts psychiatres. Pourtant, si lexpertise psychiatrique règne dans un domaine où lincertitude prévaut et où la désinformation est admise sans jamais entamer la confiance des magistrats, on a le droit dessayer dinciter les juges à plus de vigilance critique. En montrant que, dans létude des affaires criminelles, le subterfuge et la duperie des expertises psychiatriques sont en règle générale beaucoup plus profitables que la recherche de la vérité, la psychiatrie critique prétend que largument qui concerne les intérêts acquis des experts psychiatres doit sappliquer aux motivations des fabricants de chimères humanistes en matière de maladie mentale.

Il est vrai que ce sont souvent des psychiatres doctrinaires et sectaires, tellement égarés dans les dédales confus de leur imagination, quils ne peuvent tolérer de voir le monde criminel réellement tel quil est. Cest aussi une attitude que les experts psychiatres humanistes partagent avec les juges libéraux eux- aussi dinspiration humaniste, socialisante et soi-disant démocratique. Cest pourquoi lintention criminelle et la réalité de la motivation du comportement criminel doivent être niées en bloc, alors que la maladie mentale est appelée comme un recours humaniste salvateur, en forme dopium ou de drogue, et de produit de substitution de la psychiatrie détournée de son usage scientifique pour un usage humaniste et social.

Dans toutes les sociétés très corrompues, il existe des experts pour écrire des rapports comprenant tout ce que lon peut imaginer en matière de non-sens. La plupart dentre eux ne parviennent jamais jusquà la renommée internationale, sauf dans le cas daffaires criminelles retentissantes. Lexpertise psychiatrique est appelée à laide afin de tenter de délimiter lespace possible de la folie dans linterprétation des magistrats.

Cet espace virtuel de la folie est utilisé pour masquer la réalité de faits criminels et pour essayer de rassurer les gens dans leur bonne conscience humaniste et humainement charitable.

Malgré cela, on ne peut que constater les contradictions qui font que certains experts veulent croire à la réalité des idées délirantes soi-disant symptomatiques dune psychose schizophrénique, alors que la contre-expertise témoigne en faveur de lexpression dune intention criminelle manifeste. Pour condamner, les juges doivent être convaincus que le criminel est pénalement responsable au-delà du doute raisonnable.

Les experts psychiatres humanistes aiment pouvoir se réfugier derrière les termes psychiatriques de schizophrénie, narcissique et antisocial, voire paranoïaque, ces troubles de la personnalité qui sont de nature à éviter de dire la vérité et de se prononcer sur la responsabilité.

Le problème de la politique pénale est soulevé par lexpertise psychiatrique. Certains comportements criminels doivent être invalidés idéologiquement et politiquement, selon la doctrine libérale de la république socialiste dinspiration humaniste, par une décision judiciaire devant conclure à un passage à lacte criminel justifié par la seule pathologie mentale. De là, le problème politique peut être nié dans sa réalité à la manière dun non-lieu judiciaire, grâce aux interprétations des expertises psychiatriques contradictoires.

On comprend quun grand nombre de rapports dexpertise psychiatrique soient ignorés, négligés et même rapidement oubliés, alors que dautres bénéficient dune vaste publicité médiatique, quand la nature de laffaire criminelle fait scandale au cours du procès. Cest au niveau du processus de la sélection universitaire, qui préside à la propagation des idées psychiatriques, que le problème de leur assujettissement à des notions abstraites et humanistes arbitraires se pose plus directement. Cest pourquoi, logiquement, on sait quun argument psychiatrique ne prouve rien en matière criminelle. Le problème général de la relation directe entre le passage à lacte criminel, la motivation criminelle, les idées criminelles et les intérêts criminels est lun des plus difficiles qui soit et lun des plus fondamentaux qui relèvent de la psychologie criminelle.

De nos jours, lexpertise psychiatrique a fondé ses rapports, imprégnés de contradictions, sur de pures hypothèses, à savoir que les maladies mentales seules pourraient expliquer des actes monstrueux qui restent incompréhensibles pour la pensée des gens ordinaires. Cest le fonds de commerce des avocats !

Cest aussi ce qui explique que la thèse abusive de la folie passagère a la vie si dure !

Illustration : André Brouillet, Une leçon de Charcot à la Salpêtrière

Categories : justice, Psychologie, Santé, Science

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