The Wayback Machine - https://web.archive.org/all/20041209065225/http://gazette-drouot.com:80/drouot/evenement.html
             

Retrouvez
les oeuvres-phares
de la saison des ventes
aux enchères,
dans toutes les spécialités

L'agenda illustré
des prochaines
grandes ventes
>>>

Les résultats
des dernières vente
>>>

Florilège d'enchères
parisiennes 2004
>>>

Les Temps Forts
de Drouot Montaigne
>>>

Florilège d'enchères
parisiennes 2003
>>>

Bilan 2003 >>>



Un semestre de ventes à Paris
Entre enchères records et produits vendus, le bilan de la saison parisienne.

Le produit vendu pour les oeuvres d’art à Drouot s’établit pour ce premier semestre à 200 M€, marquant un retour au niveau 2002 pour la même période, montant réalisé à Drouot-Richelieu et Drouot-Montaigne. Si l’on ajoute les ventes de Drouot-Nord et de Drouot-Véhicules, le total s’établit à 205 M€. L’année dernière, à la même époque, il était de 225 M€ pour l’ensemble des sites de ventes, dont 215 M€ réalisés à Drouot-Richelieu seul, notamment grâce à la vente de la collection André Breton (46 M€). Cette année, 69 enchères ont dépassé la barre des 150 000 € (115 l’année dernière), dont 35 au-dessus de 300 000 €, avec la meilleure enchère française depuis le début de l’année, soit 2,72 M€ pour le tableau d’Ambrosius Bosschaert .


2 722 920 € frais compris.
Ambrosius Bosschaert l’Ancien (1573-1621), Nature morte au bouquet de roses,
tulipes et muguet dans un verre Roemer,
cuivre, 22 x 17 cm.
Vendredi 25 juin. Drouot. Piasa SVV. Cabinet Turquin-Mauduit-Etienne. L’enchère la plus élevée en France depuis le début de l’année.

Parmi les SVV opérant principalement à Drouot, Piasa affiche une hausse légère de son produit vendu (+ 600 000 €), à 23,8 M€. Beau résultat aussi pour Beaussant-Lefèvre, qui totalise 10,4 M€ en 24 vacations, contre 9,5 M€ au premier semestre 2003. Massol enregistre une progression de 15,72 %, avec 6,6 M€ cette année contre 5,7 M€ en 2003. Deux SVV opèrent aussi bien à Drouot que dans leur propre lieu de vente, Tajan et Artcurial - Briest - Poulain - Le Fur, cette dernière ne présentant rue Drouot que des ventes sans catalogue. Tajan affiche, avec 34 M€, un repli de 10 % par rapport à l’année passée (cette SVV a réalisé 51 ventes cataloguées). Artcurial annonce pour sa part 24 M€, contre 37,2 à la même époque. Quinze enchères ont dépassé 150 000 € et 68 % des 15 000 lots présentés par cette SVV ont trouvé preneurs. Pour les deux multinationales opérant en France, Sotheby’s et Christie’s, seule cette dernière a communiqué un bilan semestriel. Les 18 vacations organisées durant le premier semestre 2004 à Paris par Christie’s ont rapporté 46 M€, marquant un progression de 13 % par rapport à l’année précédente, 48 lots ayant été adjugés au-dessus de 150 000 € et 24 records mondiaux établis.

Les collections manquent à l’appel
De manière générale, ce premier semestre a été marqué par la rareté des collections, qui avaient l’année dernière généré des produits importants. Par exemple, à cette date en 2003, Tajan avait dispersé la bibliothèque François Ragazzoni (6,3 M€), Calmels-Cohen les collections André Breton (46 M€) et François Arp (10,35 M€), Artcurial la collection de Mercedes de Rolf Meyer (9,82 M€) et les Dalí de la collection Perrot-Moore (4,6 M€). Christie’s a vendu cette année des lots venus de l’étranger, comme un plat maya qui décrochait un record mondial pour cette céramique (voir p. 36 de la Gazette n° 25), ainsi que les oeuvres figurant dans la vente d’art latino-américain qui se tenait traditionnellement à New York (6,53 M€).
Cette maison poursuit parallèlement sa politique d’exportation d’oeuvres vers d’autres centres de ventes. Citons, provenant de collections françaises, le Portrait de George Washington de Charles Wilson Peale vendu à New York 6,16 M$ et Three Studies of Isabel Rawsthorne de Francis Bacon vendues à Londres 2,37 M£.

Pour les spécialités, ce semestre a été marqué par la bonne santé de la peinture ancienne (plus de 16 M€ en une semaine, voir Gazette n° 26, pp. 40 à 45), et par les bons résultats du mobilier et des arts décoratifs classiques, ceux-ci se montrant l’année dernière en retrait par rapport aux créations du XXe. Pour ce siècle, à côté des succès latino-américains de la vente de Christie’s, Artcurial recueillait le meilleur total enregistré à Paris depuis dix ans pour l’art contemporain : 4,43 M€ (voir Gazette n° 24, p. 58).

La saison prochaine s’annonce prometteuse, riche de collections qui manquaient à ce premier semestre. Citons la collection Mira Jacob (23-24 septembre, Bailly-Pommery - Voutier & Associés, Sotheby’s), la collection Julien Lévy (5 au 7 octobre, Tajan) ou encore la première de la série de ventes des photographies des agences du groupe Hachette-Filipacchi (13 novembre - Artcurial). Hors de nos frontières, sachez que dès la rentrée, Drouot-Holding engage sa politique de développement avec, du 9 au 13 septembre, l’organisation de journées d’expertises à Montréal...

Pour la place parisienne, rendez-vous début janvier pour le prochain bilan.
Les montants cités sont indiqués frais compris.

Montants vendus, frais compris,
communiqués par quelques-unes
des principales SVV parisiennes

Christie’s, 46 M€ - Tajan, 34 M€ - Artcurial, 24 M€ - Piasa, 23,8 M€ - Beaussant-Lefèvre, 10,4 M€ -Calmels-Cohen, 9,6 M€ - Thierry de Maigret, 6,7 M€ - Massol, 6,6 M€.