L’aide à l’embauche d’apprentis fortement augmentée jusqu’au 28 février 2021

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, le 4
juin
2020. Au second plan, le ministre de l’Économie, Bruno Le
Maire.
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, le 4 juin 2020. Au second plan, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. - AFP

Les entreprises qui recruteront un apprenti du 1er juillet au 28 février bénéficieront d’une aide élargie à l’embauche de 8 000 euros pour les majeurs et de 5 000 euros pour les mineurs, a annoncé jeudi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à l’issue d’une réunion à l’Élysée entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

Alors que cette aide, aujourd’hui de 4 125 euros, est actuellement réservée aux entreprises de moins de 250 salariés et pour des diplômes au niveau inférieur ou égal au bac, le dispositif sera élargi jusqu’au niveau de la licence professionnelle et à toutes les entreprises, ce qui représentera « un coût supplémentaire supérieur à un milliard d’euros », selon l’entourage de la ministre.

Les entreprises de plus de 250 salariés devront cependant avoir plus de 5 % d’alternants dans leurs effectifs en 2021.

Un « coût quasi nul » la première année

La première année d’apprentissage aura donc un « coût quasi nul » pour une entreprise, selon la ministre, puisque le salaire minimum d’un apprenti la première année est de 416 euros par mois s’il a 16 ou 17 ans, de 662 euros s’il a entre 18 et 20 ans. Entre 21 et 25 ans, cela représentera un reste à charge de 175 euros par mois.

Pour laisser davantage de temps aux jeunes pour trouver une entreprise avec la crise, ceux-ci pourront rester jusque six mois en CFA (centre de formation des apprentis) sans contrat, c’est-à-dire jusque fin février, au lieu des trois mois actuels.

« Mobilisation territoriale »

Enfin, la ministre a également évoqué une « mobilisation territoriale » pour que chaque jeune qui a fait un vœu d’apprentissage sur les plateformes d’orientation scolaire Affelnet et Parcoursup puisse se voir proposer une offre.

L’objectif est, en dépit de la crise, de maintenir le même niveau de contrats d’apprentissage qu’en 2019, où 368 000 avaient été signés, soit un bond record de 16 %.

« On ne peut pas avoir une génération sacrifiée »

Ces mesures sur l’apprentissage sont la première pierre d’un plan pour l’emploi des jeunes qui sera présenté pendant la première quinzaine de juillet.

« On ne peut pas avoir une génération sacrifiée, a plaidé Mme Pénicaud. Les jeunes ne seront pas la variable d’ajustement de la crise. »

Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont réuni jeudi syndicats et patronat en quête de solutions pour « sauver l’emploi », durement touché par la récession liée à la crise du coronavirus.

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