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L'image d'Armstrong entachée. (L'Equipe)

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LA REACTION DE JACQUES DE CEAURRIZ
Le directeur du laboratoire de Châtenay-Malabry, qui a décelé la présence d'EPO, affirme «qu'il n'y a aucun doute possible sur la validité du résultat, bien que l'analyse ait été réalisée cinq ans après le prélèvement. Dans un tel échantillon, soit l'EPO se dégrade, et devient indétectable, soit la protéïne reste en l'état».

LES DECLARATIONS D'ARMSTRONG
Les déclarations de Lance Armstrong
L'Equipe du 20 juillet 1999
«Serais-je si fou que ça ? Je n'ai rien à cacher, aucun secret ! Ma vie comme ma carrière sont des livres ouverts. Je suis clean, soyez-le avec moi.»

L'Equipe du 12 avril 2001
«Pour moi, ça ne fait aucun doute, je n'ai jamais eu recours à des produits interdits, que ce soit l'EPO ou toute autre substance illicite.»

L'Equipe du 30 juillet 2001
«J'ai été victime d'un contexte né de l'affaire Festina. L'important, c'est que je suis innocent. A la justice, je peux donner tout ce qu'elle veut... mon sang, mon urine, mes cheveux. Aux journalistes, j'ouvrirai ma porte, mais en échange, je vous demanderai un traitement correct et honnête.»

L'Equipe du 21 janvier 2005
«Je crois en une compétition juste et loyale. Comme je l'ai déjà dit, je ne prends pas et je n'ai jamais pris de drogue qui favorisent la performance.»

QUE RISQUE ARMSTRONG ?
Si cette affaire ne devait pas déboucher sur d'éventuelles sanctions disciplinaires, notamment de la part de l'UCI, l'Américain pourrait être tout de même inquiété chez lui par l'Agence américaine anti-dopage (USADA). Dans le cadre de la récente affaire BALCO, l'USADA a déjà sanctionné un athlète même s'il n'avait pas fait l'objet d'un contrôle positif. Selon le responsable juridique de l'instance américaine, Travis Tygart : «Tous les moyens sont désormais bons pour prouver la culpabilité de quelqu'un.» Par ailleurs, l'Agence mondiale anti-dopage (AMA) étudierait d'éventuels recours juridiques.

Au regard de l'UCI, le Texan ne devrait pas faire l'objet de sanctions disciplinaires. En effet, le caractère purement expérimental du test, et le fait qu'il n'existe pas de possibilité de contre-expertise, interdisent à la justice sportive de sanctionner le coureur sur la base de ces analyses. Rappelons également que l'AMA et le Code mondial n'existaient pas en 1999.

Enfin, la compagnie d'assurance texane SCA avait dernièrement refusé de lui verser une grosse prime de victoire (de plusieurs millions d'euros) en expliquant que les exploits du Texan étaient entachés d'irrégulatités éthiques.

UN EXPERT ALLEMAND SCEPTIQUE
Un expert de lutte antiodopage en Allemagne, le professeur Klaus Müller, a évoqué mardi ses doutes sur la méthode d'analyse et les échantillons qui ont permis de déceler de l'EPO dans les urines du cycliste Lance Armstrong. «Je ne doute pas que les résultats des analyses réalisées par mes collègues français sont solides», a déclaré le professeur Müller, directeur de l'Institut pour l'analyse du dopage de Kreischa à un quotidien allemand dans son édition de mercredi à paraître. Mais l'expert évoque son étonnement sur la conservation de ces échantillons d'urine : «Quand un échantillon contrôlé s'avére négatif, il est détruit, ainsi que l'échantillon B, dans les mois qui suivent». Selon lui, un échantillon peut être conservé pour procéder à des recherches et expériences à condition toutefois que la personne sur laquelle il a été prélevé donne son accord et que le «donneur» reste anonyme. Or, note le patron de l'Institut pour l'analyse du dopage, «cela ne semble pas s'être passé ainsi», ce qui suggère que le champion cycliste américain pourra saisir la justice.
ARMSTRONG DANS LA TOURMENTE

Coup de tonnerre. Un mois après avoir décroché sa septième victoire dans le Tour de France cet été, Lance Armstrong, jeune retraité, revient sur le devant de la scène. Mais il est cette fois question de dopage. Six de ses échantillons urinaires, collectés lors du Tour 1999 et analysés a posteriori par le labo de Châtenay-Malabry, sont marqués de la signature de l'EPO. Dans son édition du jeudi 23 août, L'EQUIPE en apporte la preuve. Pourtant, le Texan continue de nier s'être dopé sur son site Internet.

Documents officiels à l'appui
Souvent soupçonné, jamais contrôlé positif. Lance Armstrong, septuple vainqueur de la Grande Boucle, se retrouve aujourd'hui sous les feux de la rampe pour autre chose que ses exploits sportifs. Le journal L'Equipe, documents officiels à l'appui, démontre en effet que l'Américain a bien eu recours à des produits dopants en 1999, lors de sa première conquête du Tour de France.

Quatre mois d'enquête par le quotidien sportif ont abouti à cette évidence. Les faits sont indiscutables : le leader de Discovery Channel, durant six saisons à la tête de l'US Postal, a déjà utilisé régulièrement des produits interdits en 1999 et aurait donc menti sur cette non-consommation en compétition. Par six fois, lors des contrôles effectués à l'issue de son prologue victorieux au Puy-du-Fou, le 3 juillet 1999, et des étapes Montaigu - Challans (1re), Grand-Bornand - Sestrières (9e), Sestrières - L'Alpe d'Huez (10e), Saint-Galmier - Saint-Flour (12e) et Castres - Saint-Gaudens (14e), ses échantillons sont marqués par la signature de cette hormone de synthèse, qui, par le biais d'une augmentation de la population de globules rouges, permet une meilleure oxygénation musculaire et un gain possible de performances que les physiologistes évaluent à 30 % maximum. Ces analyses ont été effectuées par le laboratoire de Châtenay-Malabry, celui-là même qui a mis au point le procédé de détection de l'EPO. Le labo a travaillé, à partir de 2004, sur des échantillons prélevés et congelés entre 1998 et 1999, une époque où l'utilisation de l'EPO était monnaie courante dans le peloton. Les scientifiques avaient pour objectif d'améliorer leurs méthodes de détection, et non de tenter de contrôler les urines des coureurs plusieurs années après.


Des contrôles qui n'en sont pas
Au total, douze échantillons ont été analysés par le célèbre laboratoire dans ce but exclusivement expérimental, six d'entre eux étaient la propriété du Texan, six de coureurs non identifiés. Pour preuve, le journal publie les procès verbaux de contrôle de Lance Armstrong sur lesquels figurent des numéros correspondant aux échantillons positifs.

«Jusqu'à preuve du contraire, aucun contrôle antidopage pratiqué sur la personne de l'Américain ne s'est révélé positif depuis le Tour 2000. Et cette affaire ne devrait paradoxalement avoir aucune suite disciplinaire», souligne néanmoins le quotidien sportif, faisant valoir qu'il ne s'agissait pas de prendre des sanctions. Les conditions dans lesquels ont été révélés les contrôles positifs de ces échantillons ne permettent en effet pas à l'UCI de prendre des sanctions. Mais, l'affaire pourrait pourtant ne pas rester sans suite. L'Agence Mondiale Antidopage étudie en effet la possibilité d'éventuels recours juridiques. Ce même dossier pourrait aussi atterrir entre les mains du pendant américain de l'AMA, l'USADA, qui a fait ses preuves dans l'affaire Balco en sanctionnant des athlètes qui n'avaient pas été préalablement contrôlé positif. Même si ces différentes possibiltés de recours n'aboutissent pas, ces révélations ternissent néanmoins terriblement l'image de Lance Armstrong et sèment du même coup le doute dans les esprits concernant ses six autres victoires.


Armstrong a toujours nié et nie encore s'être dopé
L'avocat du coureur, Me Donald Manasse, contacté par le quotidien, a indiqué qu'il avait pu s'entretenir brièvement avec Lance Armstrong, actuellement aux Etats-Unis, mais que celui-ci ne souhaitait pas faire de commentaire «à chaud» sans avoir «pu examiner ce qui est dit dans le journal». Sa réaction n'a finalement pas tardé et le principal intéressé a choisi son site Internet pour s'exprimer.

L'Américain n'a pas changé d'un iota son discours, répétant à l'envi son innonence. «Encore une fois, un journal européen rapporte que j'ai été contrôlé positif à des drogues favorisant la performance. Hélas, la chasse aux sorcières continue et l'article de demain (ce mardi) n'est rien d'autre que du journalisme à scandale . Le journal admet même dans son propre article que la méthode scientifique en question ici est défaillante et que je n'ai aucun moyen de me défendre. Ils disent : il n'y aura donc aucune contre-expertise ni poursuites réglementaires, au sens strict, puisque les droits de la défense ne peuvent être respectés. Je répèterai simplement ce que j'ai dit à maintes reprises : je n'ai jamais pris de drogues favorisant la performance.»

Après sa lutte victorieuse contre un cancer des testicules et son retour dans le peloton, Lance Armstrong s'est toujours défendu bec et ongles d'avoir utilisé un quelconque produit dopant malgré les suspicions. A une seule reprise, le champion américain avait été contrôlé positif, lors du tour 1999, mais avait été blanchi après que son équipe l'US Postal eut produit un certificat médical montrant qu'il avait utilisé une pommade pour soigner une douleur à la selle contenant un corticoïde interdit.

«Je voudrais adresser un message aux gens qui ne croient pas au cyclisme, aux cyniques, aux sceptiques. Je suis navré qu'ils ne croient pas au miracle, au rêve. Tant pis pour eux», s'était encore exclamé le champion américain à l'issue de la dernière étape sur les Champs Elysées à Paris, le 24 juillet, avant de prendre sa retraite sportive. Affaire à suivre.


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Crédits photos : L'Equipe / AFP / Reuters