Villages

Cardaillac (46)

Des souvenirs à partager

Une histoire guerrière, un esprit révolutionnaire, des aléas et du mouvement, le passé a laissé ses marques à Cardaillac. Aujourd'hui cette commune du Quercy de 528 habitants est calme et sereine. Et toujours prête à partager ses souvenirs. A celui qui fait l'effort de les réveiller.

Situé à la rencontre de deux régions géographiques, le Ségala et la Limagne (la châtaigneraie et la vigne), à 9 km au Nord-Ouest de Figeac, Cardaillac s'étend sur une superficie de 1800 ha en proximité de l'axe Brive-Méditerrannée. Berceau d'une puissante famille qui au Moyen Age exerçait son autorité sur de nombreuses paroisses du Haut Quercy, Cardaillac est un village médiéval remarquable. Son nom apparaît pour la première fois dans les textes au VIIIe siècle. Le chevalier Bertrand aurait pris le nom "Cardaillac" des terres que lui aurait concédé Pépin le Bref. Pour assurer la défense de la ville dans l'esprit féodal, l'emplacement de l'éperon rocheux triangulaire apparaît en 1064 comme une solution favorable pour construire le fort. C'est une réalisation d'Hugues, baron de Cardaillac. Très éloigné de la forme actuelle, ce fort est achevé au milieu du XIIe siècle. En 1188, il subit les attaques de Richard Cœur de Lion, futur roi d'Angleterre. Au XVIIIe siècle, l'absence de seigneurs sur place évite beaucoup de violence. La ville semble largement embrassé el'esprit révolutionnaire si l'on en croit la joie lors de la fête le 14 juillet 1790.

Loin des fracas de l'histoire

La dernière guerre n'épargne pas non plus la commune. Le 11 mai 1944, une colonne motorisée de la division "Das Reich" exerce ses représailles : 3 jeunes sont alors abattus sans sommation. Aujourd'hui, classé parmi "Les plus beaux village de France", Cardaillac s'est "assagi". Elle vous accueille, loin des fracas de son histoire guerrière. Mais reste toujours prête à vous faire partager avec passion les temps passés. Le village peut se prévaloir d'une vie associative très riche et d'un patrimoine exceptionnel. Pas moins d'une douzaine d'associations animent la cité qui décidément apprécie le mouvement. On ne se refait pas…q

D’après l’article de Théa Vollore, page 15 de L'Auvergnat de Paris,
du vendredi 4 octobre 2002.

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