1982
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Amok
de Souheil Benbarka

35 mm - Couleur - 120 minutes
Production : Interfilms, Coût : 11.200.000 DH, Prime du Fonds de soutien : 450.000DH (soit 4%)
Montage et réalisation : Souheil BEN BARKA
Scénario : Michel CONSTANTIN et Souheil BEN BARKA - Décor : Vincenzo MEDUSA - Son : M'bemba KAMARA - Image : Serigne GONZALES
Interprétation : Robert LIENSOL, Miriam MAKEBA, Douta SECK, Richard HARRISSON, Gianni GARCO, Georges ARDISON et Claudio GAURA


Mathew Sempala, instituteur noir dans un petit village du Trankei en Afrique du Sud, reçoit une lettre de Johannesburg où il apprend que sa soeur est très malade. Il commence un long voyage sans retour, à travers lequel il va à la recherche de sa soeur, de son frère et de son fils. Il est confronté à un monde étrange; un monde de crime, de haine et de la torture dans les prisons.

A travers l'itinéraire de cet à la recherche de sa soeur, l'on découvre le destin d'une prostituée, malgré elle, dans des ghettos en Afrique du Sud. Le voyage lui fera découvrir l'horreur de l'apartheid.


Des pas dans le brouillard
de Hamid Bencherif
35 mm - Couleur - 80 minutes
Production : Films Films
Scénario : Rachid BENCHRIF - Dialogue : A. BENNANI et Mohamed FATHI Image Houcine EL KHATTABI - Son : Mostapha LASFAR - Musique : Abdessalam AMER - Montage : Abdessalam AGNAW
Interprétation : Mehdi OUAZZANI, Marie-Ange WETZEL.


Marie, une jeune française, fuit le rythme de vie infernal de la métropole parisienne pour rejoindre son ami Mehdi, jeune fonctionnaire marocain de condition modeste. Mehdi, l'invite à faire un grand voyage à travers le Maroc, mais faute de moyens, il règle ses notes en signant des chèques sans provisions. Au terme de son voyage Mehdi se retrouve en prison...
Même si son premier long métrage n'est en gros que l'illustration musicale et cinématographique de la célèbre "Al Qamar al ahmar" (La Lune Rouge), une célèbre chanson de Abdelhadi Belkhayat (écrite par un poète marocain d'origine palestinienne, Abderrafii Al Jawhari et composée par feu Abdessalam Aâmir), Hamid Bencherif y introduit une petite fiction d'un jeune qui fait découvrir à son invitée européenne la beauté de son pays, le Maroc. La fille tombe amoureuse du pays et de son ami, elle veut l'épouser en dépit de le désaccord insistant de ses parents. Mais ce dernier se découvre à la fin que comme un escroc qui pour payer les frais de l'hospitalité n'hésite pas à donner des chèques sans provisions...Mais l'intrigue si bien construite se trouve submergée par la chanson. Le point fort de ce film est la qualité extraordinaire des images, du cadrage et surtout du montage


Brahim Yach
de Nabyl Lahlou
35 mm - Couleur - 99 minutes
Production : Loukkos Films, Coût : 600.000 DH, Fonds de soutien : 250.000 DH (42%)
Scénario, dialogue, montage et réalisation : Nabyl LAHLOU - Image : Mostapha MARJANE - Musique : Mohamed BELKHAYAT
Interprétation : Larbi Doghmi et Nabyl Lahlou


Brahim Boumalft est un retraité qui n'a pas perçu sa retraite depuis plus de deux ans malgré ses interventions auprès de l'entreprise où il a travaillé plus de cinquante ans.
Voilà un thème très original posé par le sympathqiue Nabyl Lahlou, connu par son style lyrique. "Brahim Yach" (Brahim Comment) est le cri d'un citoyen absorbé, depuis sa naissance jusqu'à sa mort et même après sa mort, par la bureaucratie qui ravage les rouages de l'administration. C'est ainsi que la dérision atteint son paroxysme, dans le film, avec la mort de Brahim et l'élévation de son âme vers le ciel quand son procès fut retardé. Car son dossier n'est pas encore arrivé dans l'au-delà... La bureaucratie le pourchassant même dans le ciel !
Un peu de Jean Cocteau dans "Orphée", un peu de "Don Patillo" dans les spots "Panzani", un peu de Louis de Funès dans ses balades du gendarme toujours égaré, mais beaucoup de Nabyl Lahlou dans ce film, on ne peut chaplinien et tragi-comique jusqu'à l'hestérie.


Larmes du Regret
de Mohamed Hassan Al Moufti
35 mm - Couleur - 135 minutes
Production : Cinémapresse (Mohamed BELGHITI ), Coût : 830.000 DH, Fonds de soutien : 313.000 DH (37%)
Scénario, dialogue et réalisation : Hassan EL MOUFTI - Image et montage: Abdelhadi TAZI - Son : Hassan AMIRI - Musique : Hadj Younes
Avec Tourya Jabrane, Amina , Mohamed Al Hayani
Interprétation : Mohamed EL HYANI, Hammadi AMMOR, Habiba EL MADKOURI, Zakaria CHATOUI et Yasmina.


Karim, un jeune chauffeur de taxi de condition modeste, encouragé par sa voisine Latifa, devient chanteur à succès. Son oncle, un homme cupide et sans scrupule, essaie de l'exploiter pour arriver à ses fins ; il pousse sa fille à l'épouser.
Le jeune Karim, d'une couche populaire, devient un jour une grande star de la chanson. Guidé par l'opportunisme de son futur beau-père, il abandonne tout. Mais ne supportant plus le comportement frileux de sa compagne qui change sans réserve d'amant d'un jour à l'autre, il retourne à ses origines et ses premiers amours du quartier.
Une histoire à première vue du genre mélo-égyptien qui n'a pas servi M.H. Al Moufti effectivement issu de l'école cairote du cinéma.
Mais la présence d'une grande technique, d'une maîtrise surprenante des techniques cinématographiques demeure incontestable. La présence du chef opérateur marocain, Ibrahim Chamat (d'origine palestino-libanaise), derrière la caméra y était pour quelque chose. Des vues panoramique à la libanaise sont inévitable, mais donne à Casablanca un formidable esprit de ville de contradiction, d'opportunisme et surtout d'hypocrisie fataliste de sa classe bourgeoise.
"Doumou Annadam" (Larmes du regret), trop coupé par des chansons, était condamné par une critique qui l'a classé sans tolérance dans le cinéma purement commerciale.
Rappelons, à ce sujet, que ce film produit par un distributeur exploitant, chose rare, a eu un succès sans précédent auprès du public, mais n'a pas pu amortir ses frais, ce qui a mis à nu les limites d'un Fonds de soutien sans véritable réforme fiscale.


De l'autre côté du fleuve
de Mohamed Abbazi
35 mm - Couleur - 85 minutes
Produit par "Tagmat Films" a reçu une prime de 240.000 DH couvrant ainsi 67% du coût de la production s'élevant à 360.000 DH.
Scénario, dialogue et réalisation : Mohamed ABBAZI - Image : Mostapha STITOU - Son : Ahmed OUBAHA - Montage : Ahmed BOUANANI et Naïma SAOUDI
Interprétation : Hicham DAHAN, Hadoum BENT BOUAZZA.


Saïd, un enfant de huit ans, est chargé d'aller chercher le caftan de sa mère. Sur le chemin du retour, Saïd se fait voler le caftan. De peur d'être puni, il rejoint Rabat, de l'autre côté du fleuve, chez sa tante, pour lui demander de l'aider. A Rabat, Saïd découvre à travers ses mésaventures, la réalité de sa société.


Al Jamra (La Braise)
de Farida Bourquia
35 mm - Couleur - 104 minutes
Production : Film's Films (Mohamed ISMAIL et Farida BOURKIA), Coût : 560.000 DH, Fonds de soutien : 270.000 DH
Scénario : Mahmoud MIGRI - Dialogue : Ali AL HADDANI - Image : Houcine EL KHATTABI - Décor : Mohamed RAMZI - Son : Hassan AMIRI - Musique : Abdelghani AL YOUSFI - Montage : Larbi BEN ZOUINA
Interprétation : Hamid ZOUGHI, Rachida MACHNOUAA, Mostapha ZAARI, Mostapha DASSOUQUINE, Mahjoubi ABDERRAHMANe et Souad SABIR.


Un drame frappe une famille de la montagne. Le père acccusé d’avoir violé et assassiné une jeune voisine, est lynché par les habitants du village. La mère connaît un sort tragique. Leurs enfants, Ali, Maryem et Brahim, ayant miraculeusement survécus au drame, vivent comme ils peuvent dans une grotte. Ali, l’aîné est cependant sûr que tôt ou tard, ma vérité sera découverte. Les 3 adolescents essaient de retrouver une place dans le village qui leur reste hostile.
Que se passe-t-il au juste au village ? Qui attise les conflits et la haine ? La sorcière, le brave Hmida, le vieux Cheikh ou le cafetier qui cache si bien son jeu en se faisant passer pour un idiot ?...
L'histoire se passe dans un village marocain, avec des histoire d'amour, de haine, de terdresse et de vengeance; dans le style attachant de Farida Bourquia, très apprécié par le grand public de la télévision.


Lalla Chafia
de Mohamed Tazi
35 mm - Couleur - 105 minutes
Production : Inter Africa et Films Maghreb, Coût : 800.000 DH, Prime Fonds de soutien : 350.000 DH (soit 43%)
Scénario, dialogue et réalisation : Mohamed TAZI - Image : Ahmed ZANATI - Son : Hassan AMIRI - Chants et musique : Mohamed SMIRESS, Driss BELHADJ, Fatna BENT LHOUCINE et groupe "Gnawa" Montage : Lahcen RHABBAZ
Interprétation : Mustapha MOUNIR, Salwa JAWHARI, Malika OUMARI, Safia ZIANI, Miloud EL HABACHI et Fatima REGRAGUI.

Fatima, Mbarka, Hadda et bien d’autres, vivent à la campagne, subissant l’oppression familiale, les coutumes et les conditions de vie asservissantes d’un autre siècle. Mais Fatima refuse, rejette les valeurs prônées par sa mère résignée, et ne supporte plus la vie au village , même après son mariage. Veuve et enceinte, elle décide de quitter le village pour affronter les incertitudes d’une autre vie à la ville.
Lalla Chafia est le titre d'un marabout visité par les femmes malheureuses. L'héroïne du film est l'une de celles-ci. Après un mariage forcé et des conditions insupportables, fuit son entourage pour se trouver perdue dans un univers qui ne lui appartient pas.


Salwa JAWHARI


Malika OUMARI

"Lalla Chafia" de Mohamed Tazi est l'expression d'un retour au thème de la condition de la femme, déjà abordé dans "Amina" du même cinéaste. On retrouve ici une option plus engagé, peut-être grâce à une révision du scénario par un universitaire marocain, un critique de renom, Qamari Bachir, qui une fois le film projeté découvre que cette révision n'était pas prise en compte et donc demandé que son nom soit retiré du générique du film. Mais, il faut dire que par ce film, Tazi confirme ses préoccupations de présenter la condition de la femme marocaine à la campagne, tel qu'il la ressent. Il évoque ses rapports dans son travail et avec son ses problèmes majeurs inhérents essentiellement au mariage forcé et la marginalisation de son rôle, pourtant moteur dans la gestion quotidienne de la structure familiale.
Cependant, des scènes de fantasia et de festin, répétitifs et parfois trop longues, paraissent être beaucoup plus destinés à un spectateur étranger qu'au Marocain. Le folklore n'a pas eu une place fonctionnelle dans le récit. Jugé par la critique trop artificiel, Tazi défend bien son film quand il fait appel au thème fondamental de son film qui évoque de façon pragmatique le statut juridique de la femme marocaine, un statut qui provoque une véritable problématique qui, étant liée à la législation Islamique, demeure très sensible.

Les Beaux Jours de Shéhérazade
de Mustapha Derkaoui
35 mm - Couleur - 97 minutes
Production : Art 7, Coût : 960.000 DH, Fonds de soutien : 400.000 DH (42%)
Scénario, dialogue et réalisation : Mustapha DERKAOUI - Image : Abdelkrim Derkaoui - Décor : El Bachir EL FASSI - Montage : Mohamed MEZIANE
Interprétation : Abdelwahab DOUKKALI, Omar Assayid, Larbi Batma, Amina Machnouë et Mohamed Miftah, Naïma LAMCHARKI, Meryem FAKHR-EDDINE et Farid BELKAHIA.
Avec Maryem Fakhreddine, Amina Lamcharqui, Abdelwahab Doukkali, Farid Belkahia


Homme à tout faire dans une minoterie, Abdou est tombé amoureux d’une jeune femme, Naïma, qu’il connaît depuis l’enfance et dont il rêve de faire sa femme.
Après une longue absence, Abdou retrouve sa bien-aimée dans un cabaret de la ville ou elle s’exhibe comme chanteuse sous le nom de Sheherazade, emprunt évident, conscient ou inconscient de la part de l’artiste Naïma, de la légende des Mille et une nuits.
L’affinité, qui pourrait, à un certain degré, exister entre la chanteuse de cabaret et la reine de Bagdad, va constituer l’un des thèmes principaux du film que préparent 2 cinéastes, Meriem et Ferid. Ce dernier également ami d’enfance de de Abdou.
Malgré tous les efforts que déploie celui-ci pour arracher sa bien-aimée aux tourbillons d’une vie quasi-mythique, celle du cinéma, Naïma s’effondre sous le poids du réel, entrainant dans sa chute l’échec du film et la ruine éthique et concrète des 2 cinéastes. Pendant que Abdou continue de s’élever chaque jour un peu plus au rang de ceux qui forgent et maitrisent le réel.
Maryem, une scénariste libanaise essaie de réaliser un film au Maroc sur le drame libanais. Elle engage Naïma comme actrice principale dans ce film. Mais celle-ci, issue d'une famille pauvre, tombe proie de Abdou, un propriétaire perfide de cabaret, un candidat opportuniste aux élections. Cet arriviste de dernière heure, va l'engager comme chanteuse dans son cabaret et profiter de sa position d'employeur pour l'exploiter à fond. Rejetée par sa famille et son entourage immédiat pour cette situation honteuse, ses jours finissent par un accident tragiquement, devant le minaret d'une mosquée.
Par "Ayam Chahrazade Al Jamila" (Les beaux jours de shéhérazade), Mustapha Derkaoui signe une grande oeuvre sur le destinée de cette chanteuse convoitée et détruite par les hommes, mais qui pose plusieurs problématiques, de divers niveaux.
D'abord, un souci d'exploitation du film qui est déterminant. Exprimé à travers le choix d'une multitude de composantes dont une élite d'acteurs de différentes appartenances artistiques : Maryem Fakhreddine, une grande vedette du cinéma égyptien pour donner au film une dimension arabe au sens thématique et économique du terme; Amina Lamcharqui Amina Machnouë et Mohamed Miftah, quelques un des meilleurs éléments du théâtre marocain, Abdelwahab Doukkali, première vedette de la chanson marocaine moderne, Omar Assayid et Larbi Batma du célèbre groupe "Nass Al Ghiwane" (sujet du film "Transes" d'Ahmed Maânouni qu'on a vu), groupe, Omar Assayid, Larbi Batma,; une équipe de production compétente constituée par de meilleurs éléments tels Larbi Belâkkaf et Abderrahmane Khayat, le meilleur chef opérateur du pays, Abdelkrim Derkaoui (qui sera par ailleurs récompensé pour l'image du film lors du premier festival national du film); des conditions de tournage pour une fois idéales (une couverture budgétaire approchant le milliard de centimes) renforcées par une couverture de la presse et la critique; un travail professionnel d'un marketing agressif qui va de la conception esthétique de l'affiche axée sur le trio libidinal (deux femmes et un homme, que l'on retrouve par ailleurs dans la majorité écrasante des affiches de films de grande réussite commerciale) aux relations publiques avec la presse; le talent incontestable d'un grand cinéaste marocain comme Mustapha Derkaoui...etc. paraissent faire appel à une sorte de synthèse de tous les goûts du grand public et constituent par conséquent des valeurs sûres pour une bonne distribution du film.

Récompenses :

- Prix de la meilleure image (ex-aequo avec "Le grand voyage") au 1er Festival National du Film, Rabat, 1982
- Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 1982


Le Coiffeur du Quartier des Pauvres
de Mohamed Reggab
35 mm - Couleur - 105 minutes
Production : Reggab Films et Omar AKOURI
Image, montage et réalisation : Mohamed Reggab - Scénario et dialogue : Youssef FADEL - Décor : Mohamed JOUAY
Interprétation : Mohamed Habachi, Hamid Najah, Khadija Khamouli, Omar Chenbout, Mohamed Tajer, Salah Ed-dine Ben Moussa et Mustapha Hami


Parmi les habitants d'un quartier populaire de Casablanca, on souligne la vie d'un coiffeur qui accepte le chemin qui lui a été tracé. Son ami intime ne cesse de lui enseigner que la lutte et la résistance sont les seules qualités d'un homme digne.
Hamid vient d'être libéré après avoir purgé une peine de prison pour vol.

Originaire de la campagne où il a vécu jusqu'au jour où son père l'a publiquement renié, il s'est installé en ville où il mène une vie marginale. Miloud, le coiffeur d'un quartier pauvre, soumis, faible, apprécie Hmida, mais lui reproche ses activité coupables. Jelloul, l'homme riche du quartier, il est propriétaire, entre autres, de la boutique de coiffure et ancien combattant de l'armée française. Il est tout le temps accompagné par Si Allal, le muezzin du quartier et un ancien gérant...d'un bar. Ce dernier n'aime pas Miloud et afin de s'accaparer sa boutique, il arrivera à convaincre Jelloul de remplacer la coiffure par l'enseignement coranique. Mahjouba, jeune femme ambitieuse, partage avec son mari Miloud un logis dont l'exiguïté et l'insalubrité provoquent d'interminables querelles entre eux. Elle deviendra la proie de Jelloul durant l'emprisonnement de son mari.
Miloud est extraordinairement interprété par Mohamed Habachi. M. Habachi. est l'un des meilleurs acteurs marocains, il sera récompensé pour son rôle dans ce film, en 1983, lors du 8ème festival Panafricain de Ougadougou. Férid Boughedir le considère comme antastique, l'inquiétant, l'irrationnel. Il a remarquablement interprété le rôle du fou dans "Soleil des Hyènes" (Chams Dbaâ) de Ridha Behi (Tunisie) et celui d'un homme persécuté par des forces surnaturels dans "Mirage" ("Assarab" d'Ahmed Bouânani) et "le coiffeur du quartier des pauvres"...». On le trouvera par la suite dans la plupart des films marocains.

Récompenses : Mention spéciale au 1er Festival National du Film, Rabat, 1982


Le Drame des 40.000
de Ahmed Kacem Akdi
35 mm - Couleur - 100 minutes
Production : Tarik ASSAKR
Scénario et Réalisation : Ahmed Kacem AKDI - Dialogue : Mekki OUAZZANI - Image : Mostapha WALI - Son : Najib CHLIH - Musique : Rachid WRIAGLI - Montage : Mohamed HAROUNI
Interprétation : Abdeladim CHENNAOUI, Mekki OUAZZANI, Souad ROUAS, Abdelkrim AJOUA et Tarik ASSAKR


A Oran, le 10 décembre 1975, lors d'une intervention soudaine et violente, la police pénètre avec brutalité dans les habitations marocaines. Les gens sont tirés de chez eux avec violence, pillés et conduits dans les camps de capture...
Cette histoire est celle qu'ont connus les Marocains expulsés d'Algérie par le régime de Houari Boumedienne. Ce film traite donc d'un thème humain suite à une décision politique aveugle. C'est une sorte de reportage qui se transforme en caricature dont la médiocrité est à la hauteur de celle de la décision du feu Boumedienne.


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