Jeudi 10 Mai 2007



Je suis heureux de me retrouver parmi vous après ces mois de campagne qui m’ont tenu plus éloigné de Sablé que je ne l’aurais souhaité.

Toutes les fonctions que j’ai occupées au cours de ma vie politique, je vous les dois puisque vous êtes les premiers à m’avoir fait confiance. Je n’ai jamais oublié Sablé et la Sarthe, je ne vous ai jamais été infidèle, je ne vous ai jamais trahi.

Je veux rendre hommage à tous les anciens combattants et à leurs associations qui assurent la permanence du souvenir sans lequel aucun peuple ne peut construire son avenir.

La commémoration du 8 mai 1945 célèbre la victoire des démocraties sur la barbarie. Cette victoire acquise au prix du sang de millions d’êtres humains est la victoire de la liberté, du respect de l’individu, des droits de l’homme.

Il faudra hélas encore cinquante ans pour que les peuples d’Europe de l’Est puisse accéder à cette liberté et au droit sacré de tous les peuples de choisir leur dirigeants et de contrôler étroitement leurs pouvoirs.

Aujourd’hui, grâce au sacrifice de tous les anciens combattants, grâce à la détermination des démocraties, grâce à la résistance des peuples et au combat d’hommes exceptionnels comme Soljenitsyne, Walesa, Vaclav Havel ou Jean Paul II toute l’Europe vit libre et en paix. Tous les Européens peuvent choisir leurs dirigeants et mettre fin à leur pouvoir comme nous venons de le faire dimanche au terme d’une campagne électorale passionnante qui a démontré la vivacité de la démocratie française.

Pourtant le combat n’est pas terminé :

Les droits de l’homme ne sont qu’un rêve pour des centaines de millions d’êtres humains qui continuent de mourir de faim, qui n’ont pas accès à l’eau, à la santé et qui sont soumis à des pouvoirs autoritaires et injustes.

Les droits de l’homme ne sont qu’un rêve pour les centaines de millions d’enfants et de femmes à travers le monde qui sont traités comme des esclaves.

 Les droits de l’homme ne sont qu’un rêve pour les otages du terrorisme comme Ingrid Betancourt ou Eric Damfreville  retenu par les Talibans en Afghanistan.

Sur notre propre territoire, les droits de l’homme sont encore bien souvent bafoués quand les femmes sont mariées de force, empêchées de sortir, d’étudier ou même de se soigner.

La commémoration du 8 mai n’est pas une manifestation de nostalgie. Elle est là pour nous rappeler d’où nous venons. Elle est là pour nous rafraichir la mémoire sur les dangers que nous avons affronté, sur la violence qui est en chacun d’entre nous et que seule la civilisation permet de dompter. Elle est là pour nous convaincre de protéger comme une fleur qui vient d’éclore, la démocratie qui reste la plus belle conquête de l’homme.

La commémoration du 8 mai est un encouragement à reprendre le chemin de l’unification de l’Europe si nécessaire au maintien de la paix mais aussi à la défense d’un modèle économique et social européen mis à mal part une mondialisation mal maitrisée.

La commémoration du 8 mai est un encouragement à amplifier nos efforts pour le développement du tiers monde où les droits de l’homme ne sont encore qu’un songe lointain.

La commémoration du 8 mai est un encouragement à défendre notre identité nationale qui est le fruit des combats de nos ancêtres et sans le respect de laquelle nous ne trouverons bientôt plus de raison de vivre ensemble.

La commémoration du 8 mai est une manifestation de respect envers notre passé. Elle est le contraire de cette repentance qui a conduit à la détestation de notre histoire et finalement de notre Nation. Nous sommes les héritiers de deux mille ans d’Histoire, d’une Histoire que nous devons accepter toute entière parce que c’est elle qui nous a façonné, qui a fait ce que nous sommes.

Nous devons être fier de notre Histoire, fier de notre Pays, fiers de ces soldats, de ces hommes et de ces femmes de l’ombre qui ont sacrifié leur liberté et leur vie pour la France.

S’ils avaient douté, s’ils avaient hésité, s’ils avaient mesuré leur sacrifice, notre nation aurait sombré, elle aurait été engloutie dans le doute et la lâcheté.

La meilleure façon de leur rendre hommage c’est d’aimer la France, de défendre ses valeurs et de vouloir pour elle le meilleur !

publié par Francois Fillon publié dans : Discours
Jeudi 10 Mai 2007

Avec beaucoup de retard, je veux tirer pour ce blog les leçons de l’élection présidentielle.

Depuis des années, les français votaient contre, contre Jospin au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, puis contre Le Pen au second, contre le gouvernement de Jean Pierre Raffarin aux régionales de 2004 pour lesquelles j’avais parlé, à juste titre, de 21 avril à l’envers, contre l’Europe en 2005…

Ils votaient contre l’impuissance, l‘excessive prudence et la pensée unique de leurs gouvernants qu’ils soient de droite, du centre ou de gauche.

C’est parce que Nicolas Sarkozy a compris le message répété du peuple français, parce que sa campagne décriée par les « élites » a rencontré le peuple qu’il a pu rassembler une majorité aussi nette.

La participation exceptionnelle, plus de 80%, l’importance de la confiance que les français lui ont accordé, plus de 53%, et la réduction des votes extrémistes constitue une victoire historique. Une victoire historique pour la France, pas pour Nicolas Sarkozy, pas pour l’UMP, pas pour un camp. Une victoire qui ouvre une porte pour sortir de la crise de confiance qui ankylose la France depuis si longtemps. Derrière cette porte, nous savons désormais qu’il y a un chemin long et difficile qui doit être parcouru pour retrouver la réussite et les premières places. Le nouveau Président de la République dispose d’un mandat clair pour réformer, d’un mandat de changement, d’un mandat de rupture. Le premier engagement que nous devons prendre, c’est de respecter scrupuleusement cet engagement. Nous ne trahirons pas, nous ne mentirons pas, nous ne reculerons pas.

Mais cette victoire nous engage aussi à répondre aux inquiétudes et aux peurs de ceux qui ont voté pour d’autres candidats. Contrairement à ce que voudraient faire croire quelques agitateurs professionnels de l’extrême gauche et quelques citoyens abusés par la scandaleuse diabolisation de Nicolas Sarkozy, il n’y a pas deux France mais une seule. Une France qui n’est pas tirée d’affaire mais qui vient de se donner les moyens de son redressement.

Le gouvernement que Nicolas Sarkozy nommera dans quelques jours devra incarner le rassemblement des français et s’attaquer immédiatement à la résolution des problèmes les plus graves et les plus urgents auxquels font face nos concitoyens : la faiblesse du pouvoir d’achat, l’insuffisance de travail et de croissance, le déclin de notre enseignement supérieur, la violence et l’exclusion.

Ségolène Royal voulait rassembler les français autour d’elle. Ceux-ci n’ont pas cru qu’elle était capable de le faire et ils ont choisi de faire confiance à Nicolas Sarkozy. La gauche devra démontrer qu’elle ne croit pas que le rassemblement n’est possible qu’autour d’elle ! Elle devra, comme c’est le cas dans tous les pays européens, accepter de dialoguer avec le gouvernement et sa majorité pour dégager quelques consensus qui permettraient de gagner de précieuses années dans la rénovation de notre pays. Le rassemblement est possible autour de la modernisation des institutions de la 5° république, de la consolidation des régimes de retraites, de la lutte contre les dérèglements climatiques ou de la priorité à donner au co-développement pour réduire la pression de l’immigration.

C’est parce qu’elle a refusé ce dialogue sur la réforme des retraites en 2004 ou sur la question de la sécurité, qu’elle a préféré s’opposer avec obstination à des politiques que conduisaient au même moment la plupart des socialistes européens qu’elle a perdu cette élection présidentielle. Saura t elle en tirer enfin les conséquences ?

publié par Francois Fillon publié dans : Actualités
Vendredi 04 Mai 2007
publié par Francois Fillon publié dans : Actualités
Mardi 01 Mai 2007
publié par Francois Fillon publié dans : Actualités
Mardi 01 Mai 2007
publié par Francois Fillon publié dans : Actualités
Jeudi 26 Avril 2007

Gilles Candar professeur d’histoire me signale que le texte de Jaurès sur le patronat que j’ai publié il y a quelques semaines n’est ni complet ni exact.

Ce texte m’avait été envoyé par un internaute habitué de ce blog et je reconnais ne pas en avoir vérifié l’authenticité.

Après quelques recherches, j’ai retrouvé dans les archives de « la dépêche » l’article original intitulé « Les misères du Patronat » en date du 28 mai 1890.

Cet article dont sont extraits plusieurs passages du texte que j’avais mis en ligne est certes plus complet, plus « équilibré » mais il ne change guère de tonalité et traite le patronat dans des termes que j’aimerai voir employer par la gauche française d’aujourd’hui.


 

"Les misères du Patronat" Jean Jaurès La Dépêche du mercredi 28 mai 1890

publié par Francois Fillon publié dans : Lectures
Mardi 24 Avril 2007
Après le 20 heure de France 2, j'ai pu m'échapper quelques instants pour admirer les voitures du Tour auto 2007 exposées au Grand Palais. Un grand merci à Patrick et sylviane Peter qui organisent cet évènement exceptionnel et à Renaud Donnedieu de Vabres qui a accepté de mettre à disposition cet écrin magnifique!

publié par Francois Fillon publié dans : Coup de coeur
Mardi 24 Avril 2007
publié par Francois Fillon publié dans : Actualités
Mardi 24 Avril 2007
publié par Francois Fillon publié dans : Actualités
Mardi 24 Avril 2007
publié par Francois Fillon publié dans : Actualités
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