Q

Mastelotto, ça sonne italien, espagnol, sud-américain ?

A

C’est mon grand-père qui a apporté ce nom aux States, quand il a quitté l ‘Italie, dans les années 20. Avec un passeport suisse. J’ai de la famille près de Venise, mais aussi en Autriche et en Allemagne. Au fait, maintenant que je bosse avec des musicos finlandais, j’ai découvert des origines finlandaises à la famille de ma mère.

Q

Du coup, tu te sens américain ou européen ?

A

Ni l’un ni l’autre. Quelque chose d’autre. Un humain ?

Q

Mastelotto, ça pourrait être une marque de marteau-piqueur, non ?

A

En effet (rires)

Q

De la heavy music, c’est quoi ?

(JPEG)

A

Pour moi, de la musique qui fait son poids, d’un point de vue physique ou émotionnel.

Q

De la musique légère ?

A

Pour moi, de la musique avec une charge émotive beaucoup moindre.

Q

De la musique compliquée, c’est quoi ?

A

Excuse-moi, va falloir que je réfléchisse à ta question ... fatalement !

Q

De la musique simple, c’est quoi ?

A

De la musique vite faite ou alors vite digérée.

Q

Ta première batterie fut-elle ( !) un cadeau ou un poison ?

A

Une passion.

Q

Une batterie, finalement, c’est quoi ?

A

Un cylindre, non ? (rires) Un batteur, ça c’est vachement plus difficile à définir.

Q

Tu joues vraiment de l’accordéon, comme on le voit sur des photos de presse ?

A

Non, pas du tout. Mais y en avait un qui traînait à la maison, quand j’étais môme.

Q

Tu t’entoures d’une véritable machinerie électronique. Encore capable de jouer acoustique ?

A

Et puis quoi ? Bien entendu !

Q

C’est quoi « battre comme une bête ? »

A

Ah ça, c’est un terme à Robert Fripp ! Mais pour un gentleman comme lui (rires), n’importe quelle personne qui passe sa vie à taper sur des trucs est inévitablement une bête !

Q

Parlons un peu de tes amis. As-tu vraiment rencontré Markus Reuter (de Centrozoon, ndlr) dans un train ?

A

Eh bien oui, je prenais le train en compagnie de Trey Gunn, entre deux concerts de King Crimson en Allemagne. On n’avait pas suivi la caravane, on voulait visiter la maison de Bach à Bonn. Soudain, Trey attrape par le col un mec qui passe dans le couloir ... Voilà. Depuis, on forme un duo, Markus et moi.

Q

Et Fripp ?

A

Dans les studios de Peter Gabriel, une audition pour l’album Sylvian/Fripp (The first day, 1993, ndlr)

Q

Des musiciens avec qui tu n’as pas encore joué ?

A

Todd Rundgren, Regina Spektor, Bjork, Peter Gabriel, Eno, Howie B., Tom Waits, Tracy Bonham, Mark Eitzel, Suzanne Vega, Kruder & Dorfmeister, Robbie Robbertson, The Edge ...

Q

Rions un peu avec notre ami commun : George.

A

Dommage d’avoir un président pareil. Je n’ai jamais voté pour lui, et je ne voterai jamais pour lui. Il détruit tout ce qu’il touche.

Q

Rentrons dans le vif du sujet : être ou ne pas être barbu ?

A

Un choix si personnel ...

Q

Qu’est-ce que tu as en bouche, là maintenant, devant ton ordinateur ?

A

Du café noir, très serré.