Faire de Nouvelobs.com votre page d'accueilAjouter Nouvelobs.com à vos favoris

Retour à la une







Actualités quotidiennes

Sur le site Sur le web


Actualités en temps réel - Accueil Quotidien Permanent
 Espace abonnés
 Mots croisés
 Sudoku

PEINE DE MORT

USA : un condamné
met 1h30 à mourir

Un condamné à mort a mis plus d'une heure et demie à mourir mardi. Le débat sur cette peine est relancé.

(Sipa)
(Sipa)
 

L'exécution d'un homme par injection a pris près d'une heure et demie mardi 2 mai dans l'Ohio, une durée particulièrement longue qui va alimenter le débat sur cette méthode de mise à mort, de plus en plus contestée aux Etats-Unis.
Le huitième amendement à la Constitution américaine interdit les "châtiments cruels et exceptionnels".
Dans plusieurs états, dont l'Ohio, la Floride et la Californie, des recours judiciaires ont été déposés contre l'injection létale, considérée comme "cruelle et exceptionnelle" par les demandeurs. En Caroline du Nord, la procédure a dû être modifiée pour une exécution le mois dernier: un électro-encéphalogramme mesurait le degré de conscience du condamné tandis qu'une équipe médicale se tenait prête à intervenir en cas de besoin.
Ce n'était pas le cas mardi au Centre correctionnel de l'Ohio du Sud, pour l'exécution de Joseph Lewis Clark, 57 ans.

Deux voies intraveineuses

La procédure veut que deux voies intraveineuses soient installées, une dans chaque bras. Après avoir placé une aiguille dans le bras gauche de Joseph Lewis Clark, l'équipe d'exécution a cherché une veine dans le bras droit pendant environ 25mn, en vain.

A un moment, un membre de l'équipe a essayé de planter une aiguille dans la jambe droite, en vain également.
Lorsque l'injection a commencé, uniquement par la voie du bras gauche, Joseph Clark a levé la tête et a dit "ça marche pas". Des responsables pénitentiaires ont ensuite expliqué que sa veine avait éclaté.
Après l'intervention du condamné à mort, le rideau a été tiré sur la vitre derrière laquelle les témoins regardaient l'exécution. Ils ont pu entendre Joseph Clark gémir et grogner. Le rideau a été rouvert 40 minutes plus tard, à 11h17. Le condamné avait les yeux fermés. Il a soulevé la tête plusieurs fois et a respiré profondément avant de s'étendre, sans vie. Le décès a été prononcé à 11h26.
Joseph Lewis Clark avait été condamné à mort en 1984 pour une série d'attaques à main armée. Il avait tué un employé de supérette puis, le lendemain, un employé de station-service. Il avait été arrêté trois jours plus tard, après avoir blessé par balles un homme qui retirait de l'argent à un distributeur de billets.
Le gouvernement fédéral a recours aux injections létales, ainsi que 37 des 38 états américains où la peine capitale est en vigueur -le Nebraska utilise encore la chaise électrique.
D'après les associations anti-peine de mort, des batailles judiciaires sont engagées contre la procédure d'injection dans au moins 14 états américains.
(AP)


 


Sur le site
 3 questions à... Michel Taube (Ensemble contre la peine de mort): "L'injection létale est une forme de torture"

 Débat La peine de mort aux Etats-Unis

Sur internet
Certains liens sont susceptibles de ne plus fonctionner correctement après un certain temps

 Le site de l'Etat d'Ohio (en anglais)

 Le rapport annuel 2005 sur les meurtres du procureur de l'Ohio (en anglais)

 La liste des exécutions aux Etats-Unis par année (en anglais)

 Explications sur le fonctionnement de l'exécution par injection létale (en anglais)

 Descriptions des différentes méthodes d'exécution (en anglais)

 L'injection létale sur le site d'Amnesty (en anglais)

 La peine de mort aux Etats-Unis en 2005

 Le site de la Cour suprême (en anglais)

 La peine de mort Etat par Etat aux USA (en anglais)

Dans l'Obs Hebdo
 "Tookie, ou la conversion d'une brute"*, par Philippe Boulet-Gercourt (08/12/05)

 "Amérique : L'invasion intégriste"*, par Philippe Boulet-Gercourt (17/11/05)

 "La peine de mort en sursis ?"*, par Philippe Boulet-Gercourt (17/03/05)

 "Les démons de l'Amérique"*, par Susan Sontag (20/03/03)

 "La conscience du gouverneur Ryan"*, par Robert Badinter (16/1/03)






Conformément à la loi "Informatique et Liberté" n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, nous nous engageons à informer les personnes qui fournissent des données nominatives sur notre site de leurs droits, notamment de leur droit d'accès et de rectification sur ces données nominatives. Nous nous engageons à prendre toutes précautions afin de préserver la sécurité de ces informations et notamment empêcher qu'elles ne soient déformées, endommagées ou communiquées à des tiers.
Syndication RSS 2.0
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Nouvel Observateur
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.
La fréquentation de ce site est contrôlée et certifiée par Diffusion Contrôle
Mercredi 3 Mai 2006