Au Congrès international des médecines alternatives

Les maladies iatrogènes

par le Pr Bernard Herzog

Le mot iatrogène est constitué par deux sonorités particulières. On pourrait dire : le “gène” de troia : c’est celui qui est entré dedans, car iatros, c’est celui qui se cache. Troia signifie aussi celui qui est dissimulé, donc le iatro, c’est tout ce qui est caché ou ce qui est la résultante de ce qui se cache. Pourquoi utilise-t-on un mot aussi savant pour évoquer des situations cliniques ? Tout simplement parce qu’elles sont les conséquences d’une recherche d’actions physiologiques thérapeutiques secondaires à l’ingestion, à l’injection ou au contact d’assemblages de molécules chimiques. Dans cet article, nous ne traiterons pas de la pathologie iatrogène, secondaire aux agents physiques, aux examens invasifs, aux interventions chirurgicales ou aux produits du sang.

Notre connaissance, à un moment donné, nous donne une confirmation sur un bienfait escompté se basant sur des études et des recherches expérimentales mises en conformité pour déterminer la qualité thérapeutique des médicaments en clinique humaine. Les protocoles sont précis et multiples.
On sait d’avance que tout assemblage moléculaire nouveau peut provoquer en retour des phénomènes secondaires plus ou moins agréables pour le malade. Si cela est certain, nous n’avons jamais recherché d’une façon critique les possibilités conséquencielles voire toxiques de cette assimilation moléculaire sur une durée importante. Ce sont les plaintes résultant des méfaits éventuels qui obligent le corps médical à admettre, voire à réfléchir, sur ces effets secondaires indésirables. Le Pr Arlet, chef de service de médecine interne de Toulouse, avec ses collaborateurs en ont dressé un catalogue résumé dans un livre.
Quand je parle d’une assimilation, cela signifie que cette nouvelle structure moléculaire ingérée va, en réalité, provoquer une allergie enzymatique et hormonale.
Pourquoi un effet enzymatique ? Par définition, l’enzyme est une substance protéinique qui catalyse, accélère les réactions chimiques, les provoque, donc la molécule introduite dans le corps du sujet joue le rôle d’un coenzyme accolé à une protéine, laquelle constitue l’apoenzyme.
D’après Mathews et Glenn, les enzymes sont constitués par un colloïde porteur d’un principe actif. Le support s’appelle l’apoenzyme, c’est un colloïde thermolabile inactif non ultra-filtrable. Le principe actif est par contre “stable et ultra-filtrable”. Ces notions anciennes sont dues à Willstätter (1923) et H. Von Euler.
Le coenzyme est une structure moléculaire porteuse d’une riche information, voire d’une multitude d’informations qui vont tout simplement noyer ou submerger, comme un raz-de-marée ou une irruption volcanique, le métabolisme cellulaire et donc provoquer des phénomènes électro-physico-chimiques nouveaux, lesquels seront éventuellement contraires aux éléments naturels, contraires à la chimie naturelle de nos constituants cellulaires, donc de nos organes, laquelle est régentée par des lois que nous connaissons à peine et dont on ignore à peu près tout du fonctionnement.

Nous n’avons aucun recul clinique sur l’observation des effets secondaires
Si, aujourd’hui, nous découvrons certaines fonctionnalités génétiques de nos gènes, nous ne sommes qu’au b.a-ba de cette découverte, voire par comparaison à une étude, presque “ante” moyenâgeuse. Vous allez aisément comprendre que le fait d’ingurgiter un assemblage moléculaire, dont la fabrication de synthèse n’a pu se réaliser que sur une courte période récente n’excédant pas dix années, fait que nous n’avons aucun recul clinique sur l’observation des effets secondaires, notamment dans le cadre biologique de nos tissus et organes, survenant chez le patient dans les années suivantes, aussi chez les descendants. Les récents procès effectués aux USA, par exemple, pour le Vioxx, les anticholesterolémiants, qui sont en fait des chimiothérapies lentes, confirmeront aisément ces points de vue scientifiques.
Nous ne savons rien non plus sur la formation des diastases hépatiques qui provoquent la formation d’enzymes bien particuliers, lesquels peuvent soit anéantir les effets de la nouvelle molécule soit se faire submerger par elle.
En conséquence, nous provoquons donc un déphasage hépatobiliaire, nous engendrons une modification du taux d’acidité au niveau intestinal, donc de l’absorption moléculaire qui en ré-sulte. Le résultat est qu’en noyant cette paroi intestinale nous allons noyer tout le système d’absorption moléculaire. Toute cette nouvelle cuisine chimique va se retrouver où ? Dans un laboratoire qui n’a pas prévu de recevoir et de traiter autant de déchets métaboliques nouveaux en même temps.
Nous pouvons constater que le corps va d’abord résister à l’envahisseur. Comme nos cellules ne connaissent pas son mécanisme d’action, elles vont se faire anéantir, et les murailles, les défenses mises en avant, ne serviront à rien sinon à provoquer un échauffement moléculaire des tissus, de nos organes nobles.
Dans ces conditions, notre patrimoine immunitaire va avoir à résoudre un nouveau problème auquel il n’a jamais été confronté. Or, vous savez que nos cellules sont constituées par une symbiose unitaire de bactéries, de virus et de champignons vivant en harmonie. La mémoire bactérielle va avoir comme seul mot d’ordre sa propre survie. Elle va vouloir survivre par tous les moyens. Dans ce monde microscopique, la bactérie va se réfé-rer à son propre code de l’espèce en danger, donc en lutte pour sa survie :
• soit elle va se battre pour se protéger,
• soit elle va prendre la fuite pour trouver une solution à sa propre survie.
Nous savons que le monde bactériel et parasitaire constitue chacune de nos cellules (travaux de Lynn Marguliz). Ce sont des mondes totalement étrangers l’un à l’autre mais qui coexistent pacifiquement lorsqu’ils sont situés dans un milieu électromagnétique, électrobasique donné. Il est facile de comprendre dans ces conditions que les deux mondes qui cohabitaient, étant nécessaires à la constitution de notre patrimoine génétique, vont se dissocier, même s’affronter le cas échéant. Dans ce cas, ce seront des affrontements titanesques.
Comme dans le monde des parasites, ils vont trouver un mobile pour aller se reproduire ailleurs, voire vivre au dépens d’autres substrats alors que la bactérie va se réfugier ou se battre pour exister et, le cas échéant, pour recomposer quelque chose. Dans cette éventualité, elle va essayer de composer, et, en composant elle va peut-être assimiler, c’est-à-dire digérer, les plus faibles et provoquer un pourrissement ailleurs…

Notre milieu naturel est d’une sensibilité à toute épreuve et, à la moindre incartade, nous allons nous retrouver dans des situations impossibles à gérer
Donc, nous aurons des phénomènes de rejets, l’explosion de phénomènes allergisants, l’apparition, par exemple, d’urticaire, etc., d’hépatites chroniques ou d’eczéma généralisé chronique.
Vous voyez donc, dans ces conditions, que notre milieu naturel est d’une sensibilité à toute épreuve et, qu’à la moindre incartade nous allons nous retrouver dans des situations impossibles à gérer.
Sachez au moins une chose : avec un tel incident il n’est jamais possible de revenir en arrière !
On ne revient jamais à l’état antérieur, c’est-à-dire à la situation préexistant à la maladie, car ce monde bactériel parasitaire va conserver une mémoire. Pourquoi une telle mémoire ?
Tout simplement parce qu’il y aura un nouvel équilibre et une grande fragilité, si bien qu’au moindre contact, au moindre rappel de cette agression chimique, on va provoquer une nouvelle poussée inflammatoire de révolte. Vous avez tous observé des rougeurs apparues aux aisselles, aux plis de l’aine, faisant suite à des composants lessiviels trop agressifs contenant, par exemple, des ammoniums quaternaires, ou des eczémas du cuir chevelu résultant de shampoings trop violents ou allergisants. Une ancienne publication parisienne (hôpital Saint-Louis), basée sur des biopsies successives, montrait la désertification progressive et irréversible du derme. Le Pr J.-Ch. Sournia, directeur de la santé, parlait vers 1980 de “ces malades qu’on fabrique” avec l’accord inconscient des patients…

Notre galaxie intracellulaire est constituée d’un équilibre quasi parfait, quasi sacré
Il faut bien se dire que ces réactions constituent une révolte corporelle, biologique. Notre galaxie intracellulaire, donc moléculaire, n’est pas un amas qu’on retrouve sur un tas de fumier ! C’est un amas qui compose l’ensemble de notre corps, de votre corps ! Il est donc constitué d’un équilibre quasi parfait, dirai-je quasi sacré !
Etes-vous étonnés de constater, depuis quelques décennies avec le développement irréfléchi de la chimie de synthèse, une telle inflation de conséquences ? Non, c’est tout-à-fait dans la logique du vivant ! Nous avons abreuvé les terres de plus de 100 000 molécules de synthèse et, chaque année, la colonisation chimique des sols se poursuit avec ses conséquences funestes, les mutations en série des végétaux, des insectes, etc.

“Ce que nous faisons à la terre, nous le faisons à notre corps”, écrit le poète agriculteur Pierre Rabhi
L’inflation pharmacologique de synthèse se résume dans l’épaisseur et le poids de nos Vidal où la liste des effets indésirables est résumée comme il se doit.
Il est aussi logique de voir qu’à la suite de tels traitements il y aura autant de décès ! Et nous ne sommes qu’à l’aube de cette inflation !
Avons-nous d’autres possibilités pour éviter ces faits, ces phénomènes ? Nous avons toujours d’autres moyens, si nous recherchions de façon plus pragmatique dans nos méthodes modernes de laboratoire et surtout si nous voulions prendre le temps de réfléchir aux conséquences biologiques et faire une recherche au cas par cas, c’est-à-dire non seulement établir un diagnostique précis, mais aussi trouver un moyen d’adapter la prise moléculaire chimique au terrain de chacun par rapport à sa constitution, mais également une appréciation de dosage par rapport à l’historique du sujet. Car un sujet A est différent d’un sujet B qui est lui-même différent d’un sujet C. !
C’est la logique du vivant que nous avons apprise mais que nous avons largement oubliée pour une notion toute simple qui est celle de l’impérialisme du monde financier ! Nous avons remisé aux archives, souvent sans même les lire ni les assimiler, les travaux de Samuel Hahnemann et de ses disciples.

Nous parlons toujours de quantité, mais nous oublions ce qu’est la qualité. Nous oublions que l’être humain en face de nous est transformé en un chiffre, voire en un terrain d’essai. Il devient une marchandise.
Quoi de plus simple que savoir trouver de nouveaux marchés pour l’industrie chimique car nombre de sujets vont rapporter au système thérapeutique industriel aujourd’hui mis en place ! En tant que professionnel du monde médical, je le dis par expérience, nous sommes assez bornés pour ne voir les choses que par le petit bout de la lorgnette, car nous n’avons, en général, reçu qu’une information tronquée, biaisée ou à sens unique. Devant les souffrances de nos patients, nous sommes trop pressés d’apporter notre contribution pour soulager, guérir, oue encore reculer la date fatidique. Fâcheuse habitude collective d’un monde trop pressé - “Time is money”-, car tout cela s’effectue au mépris de l’être qui est en face de nous ! Nous n’avons pas pris de distance pour réfléchir au problème car les bases scientifiques nous manquent pour argumenter et même effectuer des synthèses novatrices.
Nous sommes, en général, irrespectueux du milieu naturel car le cadre sociologique, les institutions, nous l’imposent et ne nous laissent guère de liberté, s’offusquent même de nos réflexions. On pense même à notre place et on nous assure que des protocoles générés par les industriels vont vous garantir vis-à-vis des instances ordinales ou juridiques !
Nous parlons toujours de quantité, mais nous oublions toujours ce qu’est la qualité. Nous oublions que l’être humain en face de nous est transformé en un chiffre, si ce n’est en un terrain d’essai. Il devient une marchandise. Le magazine Sciences et vie (n° 978, mars 1999) montre comment l’intérêt des malades s’efface devant celui de l’industrie pharmaceutique, évoque la rentabilité à tout prix et la face cachée des essais cliniques. Le journaliste n’hésite pas à écrire :
“La concurrence sauvage entre les labos engendre une inflation de ces essais, qui profitent surtout aux médecins hospitaliers. Chaque année, en France, 300 000 malades leur servent de cobayes, dans la plus grande opacité.” (p. 110.)
Leur peau compte peu dans ces cas-là, et pourtant, nous avons mis en place un code d’éthique et de méthodologie qui prend en compte certains paramètres : l’âge, le poids, la nature de l’infection, de la maladie. Le reste, on l’oublie allègrement. C’est pour cela que moi-même, comme mes confrères de France, de Navarre ou d’Europe, savons distribuer, ordonner, mais nous savons aussi pertinemment que le mieux serait de prendre le moins possible de ces belles et merveilleuses nouvelles molécules vantées par les médias et les représentants des laboratoires (du moins, c’est ce que pense le thérapeute qui sommeille en chacun de nous).

Le nombre de médecins a doublé, doublons le nombre de malades
C’est pour cela qu’en tant que médecins nous sommes des sujets très méfiants par expérience, mais aussi par peur quand il s’agit de nous-même ou des nôtres. On n’a pas peur de donner aux autres, mais on a peur de le prendre à soi-même.
Le Pr P. Even et B. Debré donnent une foule de précisions sur ces dérives qui ne cessent de croître 
Un étrange paradoxe : le triomphe de la médecine
“Plus les traitements sont efficaces, et plus les malades sont nombreux.”
Les pneumologues annoncent que l’asthme a doublé, que l’insuffisance respiratoire ne cesse de croître en nombre et en gravité, les endocrinologues que le diabète a doublé de fréquence en vingt ans, les cardiologies que l’hypertension artérielle touche désormais plus de la moitié de la population adulte, etc. Le nombre de médecins a doublé, doublons le nombre de malades.

Souvenez-vous de ces maladies survenues brutalement chez des animaux de boucherie qui, pour raison de productivité, d’herbivores étaient devenus carnivores
On peut ajouter qu’il est bien certain que, si une première lignée prend comme aliment régulier cette chimie artificielle, nous sommes persuadés que les générations suivantes vont en avoir des conséquences pour elles-mêmes, mais aussi les filiations ultérieures. C’est-à-dire que nous observerons des conséquences génétiques, cela est possible et plus que probable.
Des conséquences bactérielles, cela est encore plus certain !
Des conséquences sur l’harmonie des mondes bactériels et parasitaires qui nous habitent, cela est garanti parce que le système hormonal, neurovégétatif aura une évolution tout à fait contraire à l’évolution normalement programmée.
Nous pouvons le remarquer dans le règne animal quand le cycle de vie est plus rapide que le nôtre, où le cycle des générations est beaucoup plus court, tels les insectes ou les animaux à vie éphémère. Nous pouvons, dans ce cadre, observer des déformations, cela a déjà été effectué. Nous nous apercevons aussi que les caractéristiques vont être tout à fait particulières, absolument pathognomoniques d’un changement moléculaire, ce qui est encore plus important qu’un changement génétique, nombre de biologistes nous le rappellent.
Pour mémoire, souvenez-vous de ces maladies survenues brutalement chez des animaux de boucherie qui, pour raison de productivité, d’herbivores étaient devenus carnivores...

Pensez-vous qu’en ingérant des végétaux auxquels on a modifié ou ajouté des gènes les manipulations qui en résultent seront sans conséquences pour l’espèce animale et humaine ?
Avons-nous des preuves à long terme de l’innocuité de ces merveilleuses corrections humaines de l’évolution millénaire des espèces ?
Je vais vous donner un exemple caractéristique. Nous savons aujourd’hui que dans une étable où les porcs sont élevés d’une façon industrielle, nourris de manière artificielle, ils deviennent en apparence de beaux animaux, aux proportions suffisantes pour nous donner de beaux jambons, permettant de retrouver tous les paramètres caractéristiques idoines au vu de l’alimentation humaine, estampillée par les inspecteurs assermentés…
Si avant la visite instructive de cet élevage, vous vous êtes promené à côté de ces hangars concentrationnaires, dans un champ où poussent encore des chênes et si vous avez ramassé de vulgaires glands pour les distribuer aux animaux de cette étable, vous verrez que le propriétaire du troupeau va être très malheureux, peut-être se mettre en furie contre vous. Vous pourriez même avoir droit à un procès pour empoisonnement de ces animaux, parce que les pauvres bêtes, qui vont essayer d’ingurgiter ces glands, ne pourront pas les digérer, ni les assimiler comme le font naturellement leurs congénères sauvages, aussi ils vont crever.
Rendez-vous compte du dégât financier que vous risqueriez de causer à ce brave industriel !

Les maladies iatrogènes sont le fruit de l’intoxication médicamenteuse ou domestique non conforme à la biologie cellulaire
Prenez des animaux rustiques, vous verrez qu’ils vont avaler, digérer, broyer ces glands sans aucun problème. Ils auront d’ailleurs une qualité de viande tout à fait différente. Entre les deux, vous apprécierez la qualité rustique ô combien préférable pour nos papilles gustatives à la qualité industrielle ! Nous devons donc réfléchir.
Les maladies iatrogènes sont le fruit de l’intoxication médicamenteuse ou domestique non conforme à la biologie cellulaire. Le rapport Queneau (doyen honoraire de la faculté de médecine de Saint-Etienne, membre de l’Académie de médecine), effectué à la demande du ministère, évalue à entre 4 % et 15 % le nombre de malades hospitalisés relevant d’une iatrogénie médicamenteuse et à 20 000 les décès annuels liés à ces pathologies, soit l’équivalent d’un crash d’Airbus A320 chaque semaine… Aux USA, on évalue à entre 40 000 et 200 000 ces décès, ce qui laisse de côté de nombreux accidents non mortels.
Théoriquement, on estime que la moitié de ces accidents seraient évitables, ce qui est aussi discutable.

On observe chez certaines personnes sensibles des variations de la tension artérielle, soit des hypertensions soit des hypotensions, secondaires à des prises de produits chimiques
Nous avons esquissé les effets graves et bien observables, mais nous avons omis d’indiquer que certains laissaient des séquelles génétiques sur les sujets, notamment par la réactivité de l’organisme et du derme, ce que nous avons coutume d’appeler des allergies.
On observe aussi chez certaines personnes sensibles des variations de la tension artérielle, soit des hypertensions soit des hypotensions, secondaires à ces prises de produits chimiques. Ces effets vont avoir un déroulement séquentiel. Ils vont progressivement s’alourdir avec le temps. Différents auteurs ont constaté que ces effets suivent l’utilisation de molécules chimiques de synthèse car la biologie physiologique naturelle a subi des modifications dans sa composition. Ces changements induisent une évolution moléculaire, donc des modifications dans la réplication le cas échéant, d’où des conséquences dans le fonctionnement organique et hormonal.

Le changement organique se repère dans la décennie qui suit, c’est-à-dire dans un laps de temps qui s’étale jusqu’à dix années
Après la prise de ces substances chimiques, on peut constater des dysglobulinémies, des dysfonctionnements cardiovasculaires, des troubles fonctionnels hépatiques chroniques, des dysfonctionnements au niveau des diastases, notamment du tractus digestif, et plus précisément des muqueuses intestinales.
Imaginez donc les conséquences que cela peut engendrer sur l’évolution physiologique du sujet, évolution constatée tant sur les voies digestives que sur le fonctionnement neurologique, par exemple les facultés d’endormissement, mais également sur les fonctions cognitives et plus généralement dans la filiation.

On va retrouver dans la descendance jeune des crises d’épilepsie
Il y a une transmission génétique ou un apport filiatif dans la régulation hormonale. Cette constatation peut s’observer dans l’évolution dégénérative de la descendance, voire sous forme de conséquences dégénératives cognitives : c’est une intoxication indirecte. On va retrouver dans la descendance jeune des crises d’épilepsie, un recopiage génétique déficient qui apparaît dès le bas âge, soit à la puberté, même à la sortie de l’adolescence.
Ne soyons donc pas étonnés de voir apparaître de plus en plus des stérilités féminines ou masculines, mais également des maladies graves chez les nourrissons.
Pour terminer, permettez-moi de vous égayer avec un texte concernant la iatrocratie.

Propos inédits de Knock, rapportés par Jules Romain, un quart de siècle après la pièce
“Pour moi, l’équilibre vital implique au moins une maladie. La santé parfaite est une dangereuse utopie, une dictature étouffante et absurde. L’équilibre du vivant comporte deux pôles, un pôle santé et un pôle adverse, qui regroupe les antiforces des individus. Les patients sont des gens qu’il ne faut à aucun prix guérir. Le rôle du médecin est au contraire de choisir le trouble, la maladie qui leur convient le mieux, et qui, si possible, les accompagnera fidèlement jusqu’à la mort.” […]
[…] “Naturellement, un tel contrôle des patients par la médecine implique une prise de pouvoir, une médicalisation générale de toute la société, une iatrocratie. Si nous laissons les choses aller, les éléments les plus agités de l’humanité ne tarderont pas à se précipiter, et nous avec eux, vers de nouvelles catastrophes mondiales. Seul le médecin peut les mater.” — “Mais comment et quand prendrez-vous le pouvoir ?” — “Je ne vous révèlerai pas tout, mais nous sommes en marche. Nous avons déjà l’agent : une épidémie ultrarapide, à expansion universelle, bénigne, mais affolante par ses symptômes et d’une résistance insolente à tous les antibiotiques. Ramasser le pouvoir ne sera alors qu’un jeu d’enfants et, au prétexte de santé publique, nous ne le lâcherons plus. Seul le pouvoir dictatorial du corps médical peut faire le salut de l’humanité.” Jules Romain, La Presse médicale, 1950.
J’ajouterai à ces pensées fortes qu’il est désormais nécessaire d’être malade ou infirme pour attirer l’attention et les aides inconsciemment convoitées. Les dérives sociales confortent les désirs infantiles les plus enracinés, les plus régressifs. Il est donc de bon ton d’être atteint par ce délire collectif et d’œuvrer pour son triomphe. Les protocoles nous imposent désormais ce sens unique et nous évitent ainsi d’avoir à penser, le meilleur des mondes est donc proche !

Bernard HERZOG


Bernard Herzog est docteur en médecine et ancien professeur à la faculté de médecine de Nantes. Diplômé de psychothérapie, il exerce la psychanalyse et la psychothérapie et poursuit ses recherches.
Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages :
Le transgénique : les premiers signes d’une catastrophe (éditions du Cram, Montréal, Québec), La vie malgré la mort : Histoires d’ici et de là-bas (éditions du Cram, Montréal, Québec), Tourments de l’âme, maladies du corps - Une nouvelle médecine psychosomatique (Guy Trédaniel Editeur), De nouvelles pistes pour guérir le cancer (éditions du Cram, Montréal, Québec), Les 7 Fléaux : le péril écologique (éditions du Cram, Montréal, Québec).
Livres disponibles auprès de l’association Arabel, 34, rue du Docteur-Paul-Michaux, 44230 Saint-Sébastien. Tél. : 02 40 34 27 48.


Votre santé - juin 2006