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Gino Quilico
Suivre sa voix...

Baryton de stature internationale, Gino Quilico est l’un des chanteurs canadiens les plus célébrés de sa génération. Depuis vingt-cinq ans, il s’est produit sur les plus grandes scènes du monde aux côtés des géants de l’art lyrique. Un parcours exigeant, spécialement quand on porte le nom de Quilico. Si le chanteur affirme que l’opéra est la somme de tous les arts, il ne refuse pas pour autant de prêter sa voix à des registres plus populaires, entre autres en incarnant le Quasimodo de Notre-Dame-de-Paris.

Gino Quilico vient au monde en avril 1955, à New York, alors que la carrière de chanteur de son père Louis s’amorce au célèbre Metropolitan Opera. Baignant dans la musique classique depuis l’enfance, élevé dans les coulisses des plus prestigieuses maisons d’opéra par des parents musiciens, on pourrait présumer que la route du jeune Quilico était toute tracée, la partition écrite par avance. Pourtant non.

La stature de son père - véritable géant du répertoire de Verdi -, intimide d’abord l’enfant qui ne croit pas avoir le coffre suffisant pour faire sa place dans le monde difficile de l’opéra. Un combat qu’avait livré avec succès, mais assez tardivement, Louis Quilico, qui se destinait d’abord à faire sa vie dans le commerce familial de bicyclettes, rue Saint-Denis, à Montréal.

Une carrière à l’opéra se fait difficilement en restant au Canada. Enfant, le petit Gino avait suivi ses parents pendant de nombreuses années en Europe, puis avait vécu un temps aux États-Unis. Sa trajectoire professionnelle le fait s’exiler à nouveau : après deux années d’études lyriques à Toronto, il part se perfectionner à Paris, où il se produit au Palais Garnier.

À la suite de ces années à l’Opéra de Paris, le chanteur obtient un premier rôle dans L’héritière, participe à l’enregistrement de Manon, travaille Carmen sous la direction de von Karajan et monte sur les planches du Covent Garden de Londres dans Faust. Sa réputation allant grandissante, Gino Quilico se produit un peu partout dans les grandes villes du monde, reprend quelques-uns des rôles les plus célèbres, puis partage la scène du Met avec son père dans le Don Giovanni de Mozart.

Ainsi, plusieurs mois par années, le baryton vit dans ses valises, loin de sa famille et de ses enfants. Un prix qu’il ne veut désormais plus payer, encore moins depuis qu’un accident de moto a failli coûter la vie à son fils. Après des années passées à faire résonner sa voix partout à l’étranger, Gino Quilico fait le choix de rentrer à la maison, à Montréal. Une décision qui module sa carrière, mais qu’il assume pleinement.

C’est aussi devant son public québécois, et sans doute avec une bonne dose de trac, que Gino Quilico décide d’ouvrir son registre et de tenter une expérience dans le monde de la musique pop. Il participe à la version symphonique du Starmania de Plamondon, revêt le costume de Quasimodo dans Notre-Dame-de-Paris, avant de lancer son spectacle Voyage musical. Ce passage marque une nouvelle étape dans la vie de cet artiste lyrique pour qui le chant est affaire de famille... et de passion !

Pour en savoir plus sur Gino Quilico et son oeuvre

À consulter: L'interview :
Liens externes :

Gino Quilico
Site Internet officiel de l’artiste.