» S'identifier
Mercredi 18 janvier, 12:36
Accueil > Sport > Football > Dopage - Piqûres dans les vestiaires de foot

Football

Publié le 24 novembre 2010 à 08h20
Mis à jour le 23 novembre 2010 à 18h52

Dopage - Piqûres dans les vestiaires de foot

En exclusivité, les bonnes feuilles de Dopage dans le football (éd. Jean-Claude Gawsewitch).




2010, la Coupe du monde des hypocrites
En juin, toutes les équipes pouvaient « se soigner » sans se faire gauler. Bienvenue dans l’arsenal « dope niveau » des substances illicites indécelables que les footballeurs ont pu consommer pendant le Mondial, sans grand risque de se faire épingler. Cinq cent douze tests effectués entre le 10 avril et le 11 juillet, jour de la finale, et pas la moindre molécule prohibée détectée […] Le responsable de la commission médicale – Jiri Dvorak – dénonce le coût prohibitif et l’inefficacité de la lutte antidopage dans le football. […] « Nous pensons que les contrôles individuels systématiques, pendant et en dehors des compétitions de football, sont réellement inefficaces. Les tests pratiqués à l’aveugle et à n’importe quel moment dans les équipes de l’élite offriraient un effet plus dissuasif », a déclaré M. Dvorak.

Maradona, le shoot de trop
Maradona va se trahir lui-même sur la pseudo-inefficacité de la coke chez les footeux : « Je veux maintenant en finir avec cette histoire, selon laquelle j’aurais introduit la drogue dans le football argentin. […] Quand la drogue s’est propagée, c’était afin de développer notre condition physique. Pour être à la hauteur des Allemands. Pour remporter la Coupe intercontinentale, la Copa Libertadores. »

La bonne alchimie de l’OM de Tapie
Tout au long du parcours de Bernard Tapie, comme patron de l’Olympique de Marseille, la rumeur du dopage est omniprésente. […] Jean-Jacques Eydelie, lui, va plus loin : « Avant la finale de Munich, on nous a demandé de nous aligner à la queue leu leu pour recevoir une piqûre dans le cul. […] Le pire, c’est qu’au même moment, dans le couloir, Bernard Tapie faisait un scandale en réclamant un contrôle antidopage à la fin du match. Il gueulait : “Les Italiens sont tous dopés ! A moi, on ne va pas la faire !” » […] Il faut lire la presse britannique pour trouver confirmation de ces propos de la part de Chris Waddle et surtout de Tony Cascarino. […] Dans un éditorial du Times, il précise que ces piqûres étaient réalisées par le médecin du club phocéen dans le bas du dos, quarante-cinq à soixante minutes avant chaque match à domicile : « A ce jour, je n’ai aucune idée de ce que c’était. Le médecin du club me disait seulement que cela me donnerait une décharge d’adrénaline. Je me raccroche à l’espoir que c’était légal, même si en réalité je suis sûr à 99 % que ça ne l’était pas. […] Certains responsables du club m’avaient fait clairement comprendre que ma place dans l’équipe dépendait de ma docilité. »

A la santé de Beckenbauer
Franz Beckenbauer, capitaine de l’équipe de football d’Allemagne championne du monde en 1974 et vainqueur à trois reprises d’affilée, de 1974 à 1976, de la Coupe d’Europe des clubs champions avec le Bayern Munich, a été le premier à révéler en 1977 dans le magazine ouest-allemand Stern qu’il utilisait son propre sang pour se stimuler : « J’ai une méthode particulière pour demeurer au top niveau : l’injection de mon propre sang. Ainsi, plusieurs fois par mois, mon ami Manfred Koehnlechner me fait une prise de sang à un bras pour injecter ce même sang dans une fesse. Il en résulte une inflammation artificielle. Le nombre des globules blancs, et surtout celui des globules rouges, se multiplie alors et des forces de résistance sont ainsi mobilisées dans l’organisme. »

La pharmacie de Zidane
Lors de ses différentes auditions devant la justice italienne, Zinédine Zidane, le héros du Mondial 1998, va se justifier sur ses prises de médicaments et de compléments nutritionnels, type créatine […] « J’ai des carences de fer importantes. Il m’arrivait d’en prendre quatre à cinq fois par an. » Or la présence de fer s’avère très suspecte dans la trousse à pharmacie d’un sportif, dans la mesure où il est régulièrement associé à la prise d’EPO. Selon l’expert mandaté par le tribunal de Turin, le footballeur français « a reconnu s’être fait des injections intraveineuses avant les matches dans sa chambre d’hôtel. […] Le problème est qu’il n’a pas de carence en fer selon ses examens médicaux. Il y a là une anomalie. […] Ce n’est pas une explication valable. » […]

En octobre 2003, dans l’émission de Canal+ Merci pour l’info, Johnny Hallyday révèle avoir subi une transfusion sanguine afin de retrouver une pêche d’enfer […] c’est son ami Zinédine Zidane, qui « y va deux fois par an et je le comprends », qui lui aurait indiqué la clinique. […] On doit s’interroger sur la pertinence de la technique utilisée. Celle-ci est décrite comme une sorte de dialyse qui aurait pour but de saturer l’hémoglobine : on détourne le sang, on l’oxygène et on le réinjecte. Cela n’a aucun sens ! Physiologiquement, l’efficacité d’un tel traitement sur l’oxygénation cellulaire durerait au mieux quelques minutes et certainement pas plusieurs mois. […] Or, curieusement, cela ne semble offusquer personne : ni la Fifa, ni l’UEFA, ni la Fédération française de football, ni le ministère des Sports, n’ont engagé la moindre enquête après les révélations de Johnny sur les séjours italiens de son ami Zidane… Ils ne doivent pas regarder Canal+.

Les blessures à répétition de Ronaldo
Le 13 février 2008, Ronaldo rentre en cours de partie pour s’écrouler, trois minutes plus tard, à la réception d’un saut parfaitement anodin. C’est la troisième fois de sa carrière qu’il est victime du même accident. […] Les malheurs actuels de Ronaldo seraient tout simplement le résultat de choix thérapeutiques aberrants, établis tout au long de sa carrière.

En 1994, Ronaldo débarque en Europe, dès l’âge de 17 ans. Il rallie le club néerlandais du PSV Eindhoven, où on le trouve un peu léger. De fait, il pèse 75 kg pour 1,83 m. […] « J’ai discuté avec des collègues néerlandais qui connaissent les gens du PSV Eindhoven, raconte le docteur Bernardino Santi. Ronaldo était vraiment maigre et ils lui administraient des compléments, dont quelques substances anabolisantes pour l’aider à se développer […] L’addition à payer pour l’usage de stéroïdes anabolisants est à long terme : dix, quinze, vingt ans plus tard. » Dans la foulée de ces révélations pour le moins gênantes, le docteur Santi sera licencié par la Confédération brésilienne de football, au sein de laquelle il était chargé de coordonner la lutte antidopage !
Par Matthieu Suc
C'est sur France Soir !
 

Réagissez à cet article

Réagissez avec votre compte Francesoir.fr :

* Champs obligatoires
  • Texte plus grand
  • Texte plus petit

SUIVEZ FRANCE SOIR


  • 0
PureShopping

Plus d’articles


Dernières vidéos

Hervé Morin : "Je reçois 10 coups de couteau par jour !"

» Voir toutes les vidéos
France-Soir sur Facebook

Les membres les plus actifs

Quiz

Testez vos connaissances

Les Enfoirés