BIENVENUE LF CELINE AUTEURS POLITIQUES MEDIAS REPERES TEMOIGNAGES

 

 

 
 

 

Michel MOULS: La Passion des livres

 

                                                                     

              LOUIS  -  FERDINAND                  

 

DESTOUCHES  1894-1932            

 

 

 

       ENFANCE  ET  ADOLESCENCE

         1894

 A 16 h, le 27 mai, naissance de Louis Ferdinand Auguste Destouches au 11 Rampe du pont à Courbevoie, de Fernand Auguste Destouches né en 1865 au Havre, et de Marguerite " Céline " Guillou, née en 1868 à Paris, mariés le 13 juillet 1893 à Asnières.

 La mère tient un magasin de modes, d'antiquités et de lingerie à Paris, au coin des rues de Provence et Lafayette ; le père est rédacteur, correspondancier depuis 1890 à la compagnie d'assurance Le Phénix à Paris. Baptisé le 28 mai, Louis Destouches est placé en nourrice dans l'Yonne, puis à Puteaux à partir du printemps 1895.

                    1897

  A Courbevoie, la clientèle ne se précipite pas dans le magasin de lingerie tenu par Marguerite Destouches. En 1897, les époux Destouches décident de s'en débarrasser et emménagent au 19 rue de Babylone, à Paris. Marguerite est contrainte de travailler dans le magasin de sa mère Céline Guillou ( " Grand-mère Caroline " de Mort à crédit). Très vite, Louis rejoint ses parents rue de Babylone (avril 1897), avant qu'ils ne s'installent au 9 rue Ganneron à Montmartre. Louis est plongé au coeur de la capitale...

                    1899

     En 1899, Marguerite reprend un fond " d'objets de curiosité en boutique " au 67 du Passage Choiseul, dans le deuxième arrondissement. C'est également en 1899 qu'aura lieu à Paris l'Exposition Universelle et son cortège de modernités, annonciatrice d'un vingtième siècle en mouvement.

                    1900

   Louis découvre l'école communale de la rue de Louvois, située à quelques pas de la boutique de sa mère. Ses résultats scolaires ne brillent pas comme l'attestent les commentaires du directeur de l'école: " Enfant intelligent mais d'une paresse excessive, entretenue par la faiblesse de ses parents. Etait capable de très bien faire sous une direction ferme. Bonne instruction, éducation très relâchée." Il conseille la pension et ses rigueurs.

                    1904

    En 1904, les Destouches déménagent dans la boutique d'en face, au 64 du Passage Choiseul. La dentelle et les objets anciens restent leur fonds de commerce. En décembre, la mort de Céline Guillou, mère de Marguerite et grand-mère de Louis affecte durement l'enfant. Son premier vrai contact avec la mort injuste date de là.

   Rencontre dans un cours de piano de Simone Saintu, qui sera sa correspondante en 1916-1917, lors de ses séjours en Angleterre et en Afrique.

                    1905

  L'héritage que leur lègue Céline offre aux Destouches la possibilité d'inscrire Louis dans une école privée, l'école Saint Joseph des Tuileries en février 1905.

  Le 18 mai, il fait sa première communion en l'église Saint-Roch. Eté : vacances à Dieppe et dans la région.

                    1906

  Il intègre en octobre 1906 l'école communale d'Argenteuil, 11 rue d'Argenteuil. Sa dernière année de scolarité.

                    1907

   Il décroche son certificat d'études primaires le 21 juin 1907. De toute cette période, le petit Louis Destouches gardera une nostalgie certaine du petit commerce et de la difficulté à s'y faire une place. Le Passage Choiseul marquera à jamais l'enfant, et l'écrivain Céline s'en souviendra au moment de rédiger Mort à crédit.

                    1907-1908

     Entre 1907 et 1908, Louis Destouches est envoyé par ses parents en Allemagne et en Angleterre pour apprendre les langues étrangères avant de se destiner à une carrière commerciale. C'est aussi l'époque où son père, que sa condition professionnelle au sein de la compagnie d'assurances rend aigri, marque l'enfant par ses prises de position antisémites. 

  Août 1907 - juillet 1908, Louis part en Allemagne, à la Mittelschule de Diepholz (Hanovre). Septembre - décembre 1908 : dans une famille de Karlsruhe. L'enfant écrit de longues lettres à ses parents dans lesquelles son souci de l'argent transparaît.

                    1909

   A partir de février 1909, il est inscrit à L'University School de Rochester et, un mois plus tard, change pour Pierremont Hall à Broadstairs près de Ramsgate. Ces expériences serviront également de matière au romancier narrant les péripéties du Meanwell College et du couple Merrywin... En novembre 1909, de retour en France, Louis Destouches entame sa période d'apprentissage.

                     1910-1912

  En janvier 1910, à l'âge de 16 ans, il entre Chez Raimon, rue 4 septembre, un marchand de tissus. De septembre 1910 à mars 1911, il travaille chez Robert, rue Royale, un bijoutier, puis est embauché chez Wagner, un joaillier de la rue du Temple. En octobre 1911, les frères Lacloche, joailliers, rue de la Paix, l'embauchent, et l'affectent dans leur succursale de Nice jusqu'au 12 mai 1912 : le monde de Mort à crédit. Premiers grands moments de liberté avant l'armée...  Le 21 septembre 1912, âgé de 18 ans Louis Destouches devance l'appel et s'engage pour trois ans. C'est à Rambouillet , au 12e régiment de cuirassiers, qu'il effectue ses classes.

                    1913

   Il est nommé Brigadier le 5 août 1913. En novembre-décembre, il rédige des notes qui ne seront publiées qu'en 1965, après sa mort : " Carnet du cuirassier Destouches ".

                   1914

    Maréchal des Logis le 5 mai suivant, il participe à la revue du 14 juillet devant le président Poincaré à Longchamp. Il partira en mission de reconnaissance  avec le 12e cuirassiers dès la guerre déclarée. D'abord à Audun-le-Roman, en août, puis dans la région d'Armentières, au mois d'octobre, dans les Flandres, Louis Destouches connaît son baptême du feu. Les témoignages du jeune cuirassier Destouches l'attestent de manière claire. La guerre est une horreur absolue.

   Le 27 octobre, volontaire pour assurer une liaison risquée dans le secteur de Poelkapelle, entre le 66e et le 125e régiments d'infanterie, il est blessé par balle au bras droit.

  Opéré à Hazebrouck le 29 octobre,  il est envoyé à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris et devient médaillé militaire le 24 novembre avant de recevoir la croix de guerre avec étoile d'argent. Il y devint l'ami d'Albert Milon (le sergent Branledore de Voyage).

  Son exploit fait la couverture de L'Illustré National de décembre 1914. Par la suite, Céline reviendra constamment sur les séquelles de cette blessure, auxquelles il attribuera des maux incurables. En tout cas, le Maréchal des Logis Destouches ne devait jamais se remettre véritablement du spectacle de cette guerre sanglante et destructrice...

  Le 27 décembre 1914, Louis Destouches est transféré à l'hospice Paul-Brousse de Villejuif, dirigé par Gustave Roussy ( le docteur Bestombes dans Voyage). Plus tard, les " Carnets " écrits par le jeune soldat seront publiés en marge de Casse-pipe. 

 

     

   LE MEDECIN  ECRIVANT

                   1915

 

  Opéré une seconde fois au bras droit le 19 janvier 1915, il rejoint le nouveau domicile de ses parents, 11 rue Marsollier, pour une convalescence de trois mois. Louis Destouches restera, à cause des séquelles de cette blessure au bras, invalide à 70 pour cent.

   En mai, il est affecté au consulat général de France à Londres, au service des passeports. Il est réformé le 2 septembre et reste à Londres. Il fréquente les milieux londoniens mal famés et la pègre de Soho, les music-halls, les danseuses, des prostituées et des proxénètes, l'Angleterre de Guignol's band.

                  1916

    Le 19 janvier 1916, il épouse Suzanne Nebout. Ce mariage ne sera pas déclaré au consulat et Louis Destouches rentrera seul en France en février, considéré comme célibataire par l'état français.

    En mars 1916, Louis Destouches est engagé comme " surveillant de plantation " par la compagnie forestière Sangha-Oubangui et il part en Afrique.

  Mai -juin : il rejoint à bord de l'Accra (Amiral Bragueton) Douala via Liverpool, Freetown et Lagos.

  Fin 1916 : après quelques tournées, il est nommé gérant fixe d'une plantation à Bikobimbo, au nord de Dipikar, d'où il rayonne jusqu'à Campo, sur la côte (Topo dans Voyage). Il y reste dix mois.

   Durant cette période, il écrit à Simone Saintu, ainsi qu'à Albert Milon, l'invitant à venir le rejoindre pour s'enrichir.

                 1917

    Au bout de huit mois, il rompt son contrat et, en février 1917, il regagne Douala (Fort Gono de Voyage), pour y être hospitalisé à la suite de crises de dysenterie. Rapatrié, retour à bord du Tarquah où il écrit une nouvelle, " Des vagues ".

 Le 10 mars, il réintègre le domicile de ses parents.

 Mai : Londres.

 En septembre, il travaille avec Raoul Marquis, dit Henry de Graffigny (Courtial des Pereires dans Mort à crédit), inventeur, directeur d'Euréka, une revue scientifique. (Directeur du Génitron dans Mort à crédit).

                 1918

 Engagé comme conférencier itinérant et interprète à la mission Rockefeller contre la tuberculose par le professeur Selskar Gunn, il fait embaucher Albert Milon et Raoul Marquis (comme marionnettiste et mécanicien). Ils parcourent la Bretagne de mars à novembre : tournées en Ille-et-Vilaine, dans le Finistère et dans les Côtes-du-Nord.

  A Rennes le 10 mars, il rencontre le professeur Athanase Follet, phtisiologue, son futur beau-père. Il se fiance à sa fille Edith Follet dans les semaines qui suivent.

                 1919

 En application d'un décret limitant l'examen aux seules épreuves orales pour les anciens combattants, il prépare et passe à Bordeaux le 2 avril la première partie du baccalauréat (latin-langues, mention bien) et le 2 juillet la seconde partie (philosophie, mention bien).

  19 août : mariage avec Edith Follet à Quintin, dans les Côtes-du-Nord. Le couple s'installe 6, quai Richemont, à Rennes, dans le même immeuble que les Follet.

  Profitant de la scolarité accélérée dont bénéficient les anciens combattants, Louis démarre et mène tambour battant des études de médecine.

                1920

  Le 15 juin, Edith donne naissance à Colette Destouches.

                1922

  Louis Destouches a passé, en deux ans et demi, l'équivalent des quatre premières années du cycle normal. Avant d'avoir terminé son dernier examen de médecine à Rennes, il vient faire un stage à la maternité Tarnier à Paris (Professeur Brindeau).

  Reçu à tous les examens que l'Ecole de médecine de Rennes est habilitée à délivrer, il obtient l'autorisation de s'inscrire à la Faculté de Paris.

                1923

  Janvier : stage obstétrical à l'hôpital Cochin (Professeur Delbet).

  Juin-août : remplacement du Dr Porée à Rennes.

  Juillet : son père, Fernand Destouches, malade, prend une retraite anticipée à cinquante-huit ans.

  Août-octobre : remplacement de son beau-père.

  Fin juin, il a passé à Paris ses deux dernières cliniques (externe et obstétricale). En novembre, il a fréquenté l'Institut Pasteur, le laboratoire de Félix Mesnil et rencontré le Dr Serge Metalnikov (Parapine de Voyage).

  Edith et Louis emménagent à Paris en novembre 1923.

                1924

  Janvier : nouveau remplacement du Dr Porée à Rennes.

  Le 1er mai, devant un jury où se tenaient les professeurs Follet, Gunn et Brindeau, il soutient sa thèse sur la vie et l'oeuvre de Philippe Ignace Semmelweis (1818 -1865), précurseur hongrois dans la lutte contre l'infection puerpérale.

  Juin : grâce à l'appui de Selskar Gunn, de la Fondation Rockefeller, il rencontre le Dr Ludwig Rajchmann (Yudenzweck dans L'Eglise et Yubelblat dans Bagatelles pour un massacre) et obtient d'être détaché comme hygiéniste à la Société des Nations. Nommé pour trois ans, il s'installe à Genève à l'hôtel La Résidence et y vit séparé de sa femme.

  Fin juin : La Presse Médicale publie " Les derniers jours de Semmelweis ", un résumé de sa thèse.

                1925

  De février à juin : au titre de la Société des Nations en qualité d'accompagnateur, il conduit un groupe de médecins aux Etats -Unis, à Cuba, au Canada, la Louisiane, New -York, Washington, le Connecticut, Baltimore, Détroit (les usines Ford), la Grande -Bretagne.

  Juin : publication de La quinine en thérapeutique à son compte.

  Juin -août : Belgique, Hollande, Suisse (Genève, Bâle, Berne), Paris, Lyon, Lille, Italie (Rome, Ferrare, Turin).

  Août -décembre : Genève, avec des voyages à Paris, La Haye et Bruxelles.

  Décembre : il emménage à Champel (Genève), chemin de Miremont, où une amie de Rennes, Germaine Constant, séjourne quelque temps avec lui.

                1926

  Mars : Ces différents voyages lui font délaisser sa vie de couple ; de Rennes, sa femme Edith entame une procédure de divorce.

  Avril -mai : Sénégal, Soudan, Côte d'Ivoire, Guinée, Dahomey, Togo, Sierra Leone, Nigéria, Gold Coast.

  Juin : retour à La Rochelle. A Rennes, le 21 juin 1926, Edith obtient la prononciation du divorce à ses torts.

  Fin 1926 : le Docteur Louis Destouches rencontre à Genève, Elisabeth Craig, 24 ans, petite, rousse aux yeux verts, sensuelle, américaine originaire de Los Angeles qui suit des cours de danse classique. Elle y séjourne avec ses parents. Une très grande passion va naître... Elle sera la dédicataire de Voyage au bout de la nuit.

  Toujours à Genève, il écrit les trois premiers actes de L'Eglise.

                1927

  Ecarté de la Société des Nations, sans doute après avoir fait lire L'Eglise au Dr Rajchmann.

  Octobre : L'Eglise est refusée par Gallimard : " De la vigueur satirique, mais manque de suite. Don de la peinture des milieux très divers. "

  Il ouvre un cabinet privé et s'installe à Clichy, 36 rue d'Alsace. Elisabeth Craig vit avec lui.

                1928

  Des activités médicales essentiellement.

  Mars -avril : il est reçu à la Société de Médecine de Paris.

  Mai : il rédige une communication : " A propos du service sanitaire des usines Ford ".

  Juillet : la Vie de Semmelweis est refusé par Gallimard.

  Il entre au laboratoire " La biothérapie ", rue Cambronne, comme collaborateur ; il y restera attaché jusqu'en 1937.

                1929

 Janvier : le manque de clientèle l'oblige à fermer son cabinet ; le jeune médecin est nommé comme vacataire régulier au dispensaire municipal de Clichy sous la direction du Dr Grégoire Ichok. Sa consultation quotidienne a lieu en fin d'après-midi. Il est également consultant au dispensaire Martin-Brandès, avenue de Saint-Ouen.

 Août : il quitte son appartement rue d'Alsace à Clichy et emménage 98 rue Lepic à Montmartre avec Elisabeth Craig.

 Septembre : il fait allusion à un projet de roman dont une partie se passe à Londres, dans une lettre à Joseph Garcin (né en 1894, blessé et décoré comme lui, familier des milieux du proxénétisme à Londres et à Montmartre).

  A cette époque, il fréquente les théâtres, écrit à Dullin, va voir des opérettes. Il fréquente la danseuse Karen Marie Jensen, la comédienne Nane Germon. Il rencontre le peintre Henri Mahé, décorateur de boîtes de nuit, breton vivant sur une péniche, La Malamoa, amarrée à Croissy puis quai de Bourbon et quai des Tuileries, où viennent des écrivains, des artistes et des gens du music-hall. La femme d'Henri Mahé joue de l'accordéon, ils ont des amis dans " le milieu ".

 Fin décembre : voyage d'études à Berlin, Hambourg, Copenhague, Oslo, Stockholm.

 Après avoir écrit une seconde pièce (après Des Vagues) : " Progrès ", la rédaction de Voyage au bout de la nuit est vraisemblablement commencée, et le principal personnage Bardamu, semble être à la fois un double de l'auteur et également inspiré par Joseph Garcin.

               1930

  Collaborateur des laboratoires Gallier (boulevard du Montparnasse ), il rédige des prospectus pharmaceutiques et met au point un médicament, la " Basedowine ".

  Mars : " La santé publique " dans Monde, hebdomadaire de gauche dirigé par Henri Barbusse.

  Juin-juillet : voyage de trois semaines à Dresde, Prague et Vienne.

               1931

  En janvier, voyage à Genève. Elisabeth Craig l'accompagne.

  Au printemps 1931 une secrétaire du dispensaire de Clichy, Aimée Paymal, commence la dactylographie de Voyage au bout de la nuit.

               1932

  14 mars : son père, Fernand Destouches meurt à Paris d'une congestion cérébrale.

  14 avril : le manuscrit porté chez Bossart, Figuière, est déposé en lecture chez Gallimard. Sans réponse.

  Robert Denoël, un jeune éditeur belge qui avait déjà publié Hôtel du Nord d'Eugène Dabit, est enthousiasmé par le manuscrit du Voyage.

  Avril : lors d'un séjour aux Etats-Unis d'Elisabeth Craig, il rencontre Erika Irrgang, une jeune allemande en détresse, qu'il héberge pendant quelques semaines, qu'il reverra et avec laquelle il restera en correspondance.

  Août : séjour en Bretagne.

  Septembre : il rencontre N**, 27 ans, qui dirige des classes de gymnastique à Vienne. Elle vit avec Destouches deux semaines rue Lepic ; ils continueront à correspondre jusqu'en 1939.

  Octobre : Europe et les Cahiers du Sud publient des " bonnes feuilles " de Voyage. Le livre est tiré à 2000 exemplaires et se vend peu au départ, malgré un article favorable de Georges Altman dans Monde puis une interview de l'auteur dans Paris-Soir.

 En novembre un échotier révèle la véritable identité de Céline. Fin novembre, il est donné favori pour le Goncourt.

  Le 7 décembre : le prix Goncourt est attribué à Guy Mazeline pour Les loups. Seulement trois voix sont allées à Céline, en dépit des promesses des frères Rosny : celles de Jean Ajalbert, de Léon Daudet, et de Lucien Descaves qui tonne au scandale.

  Céline le lendemain, obtient le Renaudot, le succès de librairie s'affirme.

  Après quelques rencontres avec divers journalistes, Céline quitte Paris pour Genève, où sa mère le rejoint. Elle va l'accompagner dans un voyage professionnel en Autriche et en Allemagne.

  25 décembre : Breslau, Erika Irrgang.

  28 décembre : Vienne, N**. Il rencontre Anny Angel.