Corée du Nord

Kim Jong-un, des études en Suisse à la dictature

Par le 19.12.2011 à 21:40

Le 8 janvier 1983 serait sa date de naissance. Mais personne n’en est vraiment sûr. Son visage? La planète l’a découvert il y a un peu plus d’une année lors d’une parade militaire à l’occasion des 69?ans de son père, Kim Jong-il. Jusque-là, aucune photo de lui adulte n’avait circulé. Mais depuis l’annonce hier du décès de son père, Kim Jong-un se retrouve à la tête de la Corée du Nord, de ses 23 millions d’habitants et de sa puissance nucléaire. Adoubé par le régime chinois, le cadet des frères Kim a des chances de durer. Gardera-t-il son pays sur la même voie que son père, celle de l’isolement? Vu son jeune âge, moins de 30?ans, l’homme qui parle parfaitement l’anglais représente un maigre espoir de changement. Mais pour l’instant, il n’a encore jamais montré ses intentions. A court d’informations, le monde entier se tourne vers la Suisse.

Adolescent, le jeune dictateur y a fait ses classes secondaires de 1996 à 2001. Pas dans un internat hors de prix, mais à l’école publique de Liebefeld Steinhölzli à Köniz (BE). D’autres rumeurs ont circulé: il serait allé à l’ISB (International School of Berne) à Gümligen. Mais dans ce cas, il s’agirait, en fait, de l’un de ses grands frères selon la Berner Zeitung. L’erreur a été possible, car les deux adolescents étaient inscrits sous un faux nom. Kim Jong-un se faisait alors appeler Pak Un et passait pour être le fils de l’ambassadeur coréen basé à Berne.

«Un bon type», «un garçon très gentil», «un passionné de basketball», répète ceux qui l’ont connu à l’époque. Joao Micaelo était son camarade de banc. Ce Suisse d’origine portugaise travaille désormais comme cuisinier à Vienne. Et c’est seulement des années plus tard qu’il a découvert qui était vraiment son copain de classe. Hier sur CNN, il déclarait: «Je ne pense pas qu’il soit capable de faire quelque chose de mal.»

Dans les médias suisses, Marco Imhof qui jouait souvent au basketball avec le fils du dictateur décédé raconte qu’il était toujours entouré de deux femmes qui s’occupaient de lui et d’un homme qui lui servait de chauffeur. Les deux amis se souviennent encore s’être rendus dans son appartement sur deux étages pour regarder des films américains sur la grande télévision ou jouer à la PlayStation. Détail piquant: bien loin de l’idéologie de son pays, l’écolier portait en permanence des baskets de la marque américaine Nike. Le jeune coréen a encore été décrit comme «timide et réservé», surtout vis-à-vis des filles de la classe, par une ancienne camarade qui a voulu garder l’anonymat. Dispensé de cours de français, l’enfant peinait également en allemand.

Si le monde entier s’accroche à ces détails, c’est que le reste de la vie de Kim Jong-un est top secret ou presque. Avant la Suisse, il a suivi des cours particuliers. Après, il a étudié l’art militaire à l’université militaire Kim Il-sung en Corée avant de voir sa mère, une danseuse japonaise, mourir du cancer en 2004. Puis tout s’est accéléré ces deux dernières années, où la succession a été préparée en hâte. Nommé au poste de vice-président de la Commission militaire centrale, l’organe clé du régime selon les observateurs, il a été promu, dans la foulée, général de l’armée populaire de Corée. L’avenir dira ce que le désormais dictateur aura retenu de son passage en Suisse, l’une des plus vieilles démocraties du monde.

Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce

Service clients

  • Abonnements et renseignements
    Nous contacter
    lu-ve 8h-12h/13h30-17h
    Tél. 0842 850 150, Fax 022 322 33 74
    Depuis l'étranger: +41 22 322 33 10
    Adresse postale: Service clients
    CP 5306 - 1211 Genève 11