LE CONSORTIUM [ What is it?]

 

Le Consortium, centre d’art contemporain

Après rénovation et extension sous la conduite de l’architecte japonais Shigeru Ban, le bâtiment principal du Consortium de Dijon a ouvert ses portes 37 rue de Longvic (sur l’ancien site de L’Usine) le 9 juin 2011, lors des 3 journées «porte ouverte». Ces dernières se voulaient la marque d’un état d’esprit avant une inauguration officielle prévue le 15 septembre 2011.
Le Consortium présente des œuvres, des projets inédits ainsi que des monographies de nombreux artistes, de renommée nationale et internationale, chers à son histoire.

___

L’histoire du Consortium

Le centre d’art contemporain Le Consortium, géré par l’association le Coin du Miroir, est actif depuis 1977 et a obtenu le label Centre d’Art en 1982.
Ses objectifs sont la production et l’exposition d’œuvres contemporaines, l’enrichissement du patrimoine public en ce domaine, la promotion, la diffusion et la formation à l’art comme à la pensée d’aujourd’hui. Le Consortium s’inscrit également dans une démarche de réflexion et d’expérimentation dans le domaine de l’ingénierie culturelle et l’administration d’actions culturelles et artistiques liés aux Arts Vivants.

Profondément lié au milieu associatif, le Consortium trouve son origine dans ces courants qui, durant les années 70, se sont donnés les moyens d’agir et ont installé, au cœur même du tissu urbain, des structures alternatives conçues comme des contre-pouvoirs et des lieux de parole indépendants. En 1977, Xavier Douroux et Franck Gautherot entre autres fondent l’association Le Coin du Miroir.

Ils sont rejoints en 1983 par Eric Colliard (décédé en 1995), cette même année les associations Le Coin du Miroir, A la limite et Déjà Vu se regroupent en une même entité. Ensemble, ils développent une réflexion critique sur la place et le rôle de l’art. Leurs premières actions se sont réalisées avec les artistes les plus contestataires vis-à-vis du langage ou de la manière de faire de l’art, comme Buren, Mosset, Toroni, Rutault, Boltanski, Messager, Le Gac, Baldessari, Luthi

Installée à ses débuts dans 30 m2 au premier étage d’une librairie alternative, la structure déménage rue Saumaise dans un « appartement-galerie » puis en 1982 occupe finalement un ancien magasin de 500 m2 au centre ville intitulé « Le Consortium » et à partir de 1991, une ancienne usine de 4000 m2 située en proche périphérie, au 37 rue de Longvic.

En 1996, Eric Troncy intègre le centre d’art en tant que co-directeur.

Puis en 2000, Seungduk Kim rejoint l’équipe du Consortium en tant que commissaire associée et directrice de projets internationaux et de développement pour l’Asie.

En 2005, l’association Le Coin du Miroir fait l’acquisition de l’Usine et un grand projet de réaménagement et d’extension soutenu par lEtat, la région de Bourgogne, le département de Côte d’Or, la Ville de Dijon et le Grand Dijon débute en 2009. Le projet architectural est confié à Shigeru Ban et son associé Jean de Gastines.

En 2008, le centre d’art investit une boutique au 16 rue Quentin, à l’entrée de l’espace d’expositions, destinée à la vente de multiples.
En 2009, le Consortium ouvre un bureau rue Hoxton Street à Londres dirigé par Sophie Claudel qui a quitté Londres pour de nouvelles fonctions à l’Ambassade de France à New York en 2010.

Depuis 2010, deux nouvelles commissaires associées ont intégré l’équipe du Consortium : Anne Pontégnie (basée à Bruxelles) et Stéphanie Moisdon à Paris.

Le Consortium – rénovation du pôle d’art contemporain

Les locaux de l’ancienne Usine ne permettant plus d’accueillir les activités du Consortium dans des conditions satisfaisantes, un grand projet de réaménagement et d’extension du site avait été engagé afin de créer, sur plus de 4.000 m2, un véritable lieu de vie au service de l’art contemporain qui a ouvert ses portes au public le 9 juin 2011.

Ce grand projet architectural n’est autre que l’œuvre de l’architecte japonais Shigeru Ban et de son associé Jean de Gastines. Par cette démarche, le Consortium affirme sa volonté de créer, au cœur de Dijon, un pôle d’art contemporain et d’assurer à la ville de Dijon et à la Région Bourgogne un rayonnement national et international à ses partenaires. Un projet qui a été soutenu par lEtat, la région de Bourgogne, le département de Côte d’Or, la Ville de Dijon et le Grand Dijon et L’Europe (crédits FEDER).

Lieu de création, de diffusion et d’accueil, développé sur plus de 4 000 m2 à mi-chemin entre le centre-ville de Dijon et l’université de Bourgogne, à 10 min à pied de l’Hôtel de Ville et du Musée des Beaux-Arts, Le Consortium se veut être un lieu de vie au service de l’art contemporain, dans lequel il réunit et développe déjà ses activités :
—  Un espace dédié aux expositions permanentes et temporaires
—  Un plateau de rencontres et d’échanges au service des artistes et du public
—  Un lieu ressource, orientation, information
—  Une salle de spectacles (événements musicaux, danse, lecture, projections, performances, rencontres…) avec un espace bar mis à disposition (en temps de spectacles) et génère des coopérations avec des associations locales (Why Note, La Vapeur, Sabotage, Zutique, Les Derniers Hommes, mais aussi l’atheneum qui présentent des festivals tout au long de l’année: (Ici l’Onde, Novosonic, Kill your Pop, Generiq, Tribu, Résonances, Entre Cour et Jardins) La gestion technique et administrative de la salle de spectacles a été confiée à Why Note.

— Un lieu spécifique d’accueil et de médiation culturelle (des visites gratuites commentées pour tout public y compris scolaire)

Il accueille également la nouvelle boutique du Consortium, anciennement située au 16 rue Quentin.

Le Consortium gère son activité à travers six départements :

— un centre d’art contemporain, qui a organisé des expositions monographiques d’artistes internationaux ou de groupe dans les deux lieux : 37 rue de Longvic et 16 rue Quentin. Depuis l’ouverture du nouveau Consortium, les locaux 16 rue Quentin sont fermés.

 

De Chris Burden à Rémy Zaugg, en passant par Yayoi Kusama, Le Consortium a présenté les premières expositions en France et même en Europe d’artistes internationaux aujourd’hui reconnus tels que Jorge Pardo, Maurizio Cattelan, Sylvie Fleury, Bertrand Lavier, Mark Leckey, Rachel Harrison, Sarah Morris, Steven Parrino, Charline von Heyl, Francesco Vezzoli, Christopher Wool…).

 

— un bureau de graphisme, qui conçoit et réalise des catalogues, affiches et autres documents pour des institutions culturelles.
— un Bureau d’Etudes et de Diffusion de l’Art Contemporain (Bedac), qui prend en charge l’organisation de diverses expositions extra-muros, par exemple : l’exposition Pierre Huyghe au pavillon français de la 49ème biennale de Venise en 2001, la Biennale d’Art Contemporain à Lyon en 2003, l’exposition Flower Power pour Lille Capitale Européenne en 2004, la Biennale d’Art Contemporain de Valencia en 2005, l’exposition collective Elastic Taboos à la Kunsthalle de Vienne en 2007, l’exposition de commandes publiques Anyang Public Art Project à Anyang en Corée du Sud, l’exposition collective The Alliance à Pékin et Seoul en 2008 ou encore l’exposition d’Olivier Mosset à Pékin, des expositions de Yayoi Kusama à Munich (Haus der Kunst), à Bruxelles (Wiels), à Paris (Parc de la Villette), à Sydney (MCA) et pour l’année 2013, à Aix-en-Provence dans le cadre de Marseille-Provence capitale européenne de la culture 2013.
— une collection de plus de 300 œuvres d’artistes internationaux pour la plupart acquises au tout début de leur carrière qui ont été exposées au Centre Georges Pompidou en 1998 et qui est l’objet de nombreux prêts pour des expositions à des institutions internationales. Une partie de cette collection est en cours de donation à la ville de Dijon, inaugurant ainsi, par le biais du musée des Beaux-Arts, une relation privilégiée avec la collectivité dijonnaise dans sa volonté de développement de développement du patrimoine contemporain.
— un département Art & Société : depuis 1991, Le Consortium est médiateur de la Fondation de France pour l’action Nouveaux commanditaires en Bourgogne. Soit, la possibilité pour des individus, des groupes en association, des entreprises en collectivités locales, de passer commande d’une œuvre d’art contemporain dans un contexte de proximité. Grâce à l’investissement de la Fondation aux côtés d’autres mécènes ou partenaires et par la mise à disposition du médiateur, cette initiative originale inscrit la création d’œuvres enrichissant le patrimoine de demain dans des contextes de développement local ou de tissage de liens sociaux. Près de 50 commandes ont déjà été réalisées, depuis des oeuvres isolées, destinées à rejoindre les musées jusqu’à des ensembles sur le territoire bourguignon (Université, circuit des lavoirs du Châtillonais), des peintures (Yan Pei Ming), des sculptures (Didier Marcel) comme des éclairages publics (Christian Boltanski), des bâtiments (Patrick Berger) jusqu’au centre d’interprétation du Canal de Bourgogne –Cap Canal- à Pouilly-en-Auxois (Shigeru Ban).

— un département Nouvelles Scènes lié à la production et à la diffusion de musiques nouvelles. Le Consortium poursuit une logique de croisements des arts en initiant une relation constante avec les scènes de la danse contemporaine, du théâtre de recherche ou des musiques actuelles. Le sous-sol de l’Usine, adapté à des formes de spectacles de jauge modeste, a accueilli durant de nombreuses années tout ce que le pays – et au-delà de nos frontières– compte de chorégraphes, metteurs en scène, performers et musiciens explorateurs radicaux (Olivia Grandville, Odile Duboc, Boris Charmatz, Philippe Découflé, Jérôme Bel, Alain Buffard, Julie Nioche pour la danse, Raimund Hoghe, Stanislas Nordey, Valère Novarina, Forced Entertainment, Jacques Rebotier, Jean-Charles Masséra, Kasper Toeplitz, Pierre Henry, Dominique A et Françoise Breut, Bob Moog, Balanescu Quartet, David Shea, Yann Tiersen, Lydia Lunch, Bardo Pond, Phill Niblock, Silver Apples, Thurston Moore, Keiji Haino, Swans…)
Depuis janvier 2014, Ici lOnde devient le département musique du Consortium. Une nouvelle manière de matérialiser le lien étroit entre le centre dart et lassociation Why Note, à travers une programmation dans la salle de spectacle du Consortium et hors les murs
Ici lOnde est laffirmation dun lieu dédié à la découverte, lexpérience sensible et la recherche artistique, dont la programmation est le reflet des choix artistiques de Why Note, du Consortium et de ses partenaires (La Vapeur, Sabotage, Zutique Productions).

___

Les presses du réel & Anna Sanders Film

Parallèlement à ces activités, le Consortium a développé une maison d’édition Les Presses du Réel ainsi qu’une société de production cinématographique Anna Sanders Films.
La publication, l‘édition sont des activités parallèles qui documentent et prolongent l’activité de l’exposition. Pour mener à bien cette mission qui doit s’inscrire dans un cadre commercial, il a été crée en 1992 la SARL les presses du réel, autonome et indépendante du consortium, qui s’attache à publier l’art le plus contemporain tout autant que les avant-gardes de la modernité historique du XXe siècle.

Des livres monographiques publiés en multi-édition (Lily van der Stokker, Yayoi Kusama, Lee Bul, Annette Messager, etc.), des catalogues d’exposition, des écrits d’artistes et des documents inédits, des textes historiques jamais réédités (www.lespressesdureel.com

Les collections « L’écart absolu », « Documents sur l’art », « relecture », les domaines « otto muehl », « Hans Hartung », les magazines « Permanent Food », « Charley » dessinent une politique éditoriale qui a trouvé une véritable place dans le paysage de l’édition française et internationale

Les presses du réel ont également constitué leur propre structure de diffusion et de distribution qui lui assurent une plus grande indépendance et autonomie. De plus en plus d’éditeurs indépendants leur font confiance pour prendre en charge la commercialisation de leurs livres. Il en est ainsi avec le musée d’art moderne et contemporain de Genève, le musée des Beaux-Arts de Nantes, les éditions JRP/Ringier de Zurich (www.lespressesdureel.com)

La société de production Anna Sanders Films, dont le Consortium est l’un des actionnaires principaux actionnaires, a été créée par les artistes Pierre Huyghe, Philippe Parreno, Charles de Meaux, et Dominique Gonzalez-Foerster. Leurs objectifs est de produire leurs propres films mais aussi d’accueillir en son sein d’autres projets internationaux.

Plusieurs courts et longs-métrages (Shimkent Hôtel, Le Pont du Trieur de Charles de Meaux, Riyo et Central Plage de Dominique Gonzalez-Foester, etc.) distribués en salle et diffusés à la télévision, et pour certains édités en DVD (collection Anna Sanders Films MK2) ont été produits depuis 7 ans

Lors du festival de Cannes en 2004, Tropical Malady de Apichatpong Weerasethakul a obtenu le prix du jury et en 2002 Blissfully Yours du même réalisateur a obtenu le prix Un Certain Regard.

___

Les partenaires

Le Consortium est soutenu par le Ministère de la Culture et de la communication, la direction régionale des Affaires culturelles de Bourgogne, le Conseil régional de Bourgogne, la ville de Dijon et le Conseil général de la Côte d’Or.

Pour la rénovation et l’extension de ses nouveaux locaux, le Consortium a reçu des subventions d’investissement de l’Etat (ministère de la Culture et de la Communication / direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne / Fonds national d’aménagement et de développement du territoire, du conseil régional de Bourgogne, du conseil général de la Côte-d’Or, de la ville de Dijon, Grand Dijon, Fonds européens / FEDER et la Fondation de Bourgogne.

Il a également bénéficié du mécénat de : Clifford Diver, Lyonnaise des Eaux, Tolix, Entreprise Genelot, APS Dijon, Entreprise Devarennes Remediation, Cyrille-Fabien Joët / Cabinet Richard de la Baume, Distri.couleurs & Barbot Nuances, Netmind Engineering et Duvel Moortgat.

Remerciements : Musée des Beaux-Arts de Dijon, FRAC Bourgogne, les stagiaires et bénévoles.