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Pays Sisteronais-Buëch

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UE RF Région paca CG04 CG05
ENTREPIERRES

ENTREPIERRES

Donnees INSEE : 383 habitants (en 2009)

Depuis 1973, les communes de Vilhosc, St Symphorien, ont été rattachées à celle d'Entrepierres-Mézien n'en formant plus qu'une seule.

La Mairie

Monsieur le Maire : M. Dominique CARNEL

Représentants de l’EPCI : M. Dominique CARNEL, Mme Florence CHEILLAN, M. Philippe REYNIER

Horaire d’ouverture :  les mardis et vendredis de 14 à 17h.

Permanence du Maire : idem

Email : mairie@entrepierres.fr 

Mairie – 04200 ENTREPIERRES
Tél : 04.92.61.41.71
Fax : 04.92.61.46.45

Centres d’intérêts

 

Entrepierres : Tire son nom du latin « inter petras ». 
On y voit une grande barre rocheuse littéralement sciée par un petit torrent, le « Riou de Jabron », offrant ainsi un majestueux détroit reliant la partie Sud à la partie haute et septentrionale appelée Mézien (provient du provençal : milieu) blottie au pied des falaises.
Saint Symphorien et le Pont de la Reine Jeanne
Du latin « Sanctus symphorianus » (patron et martyr). La route carrossable s’arrête au pont de la Reine Jeanne (XIVe s.). Quelques centaines de mètres plus loin, vous trouverez le village de St- Symphorien, dont la beauté sauvage est saisissante.
Aujourd’hui ce Village est totalement inhabité.
Vilhosc : ici, comme ailleurs, du village de jadis ne subsiste plus que l’église (XIIè s.) perchée sur son élévation. On y vénère St-Gervais et St-Protais, et si l’harmonie architecturale ne se retrouve plus dans les constructions récentes (depuis les années 1960). Il reste un précieux témoignage dans le prieuré de Vilhosc avec une magnifique crypte à triple abside soutenue par de puissants piliers dont un, étrangement, conserve en son milieu une pierre mobile, arrondie et lisse. La crypte dédiée à St-Gervais date du 1er art Roman (XI s.) Le propriétaire vous la montrera bien volontiers.

 

Entrepierres

Activités

1. Le vieux village d’Entrepierres Le vieux village d’Entrepierres a établi sa poignée de maisons, au XVIIe siècle, de part et d’autre d’un ancien chemin muletier pentu qui vient de Sisteron. Les habitants y ont alors fait ériger l’église paroissiale en son cœur. Elle dresse son fin clocher-porche au bord du passage. Son appareil de pierres claires, remanié au fil du temps, lui confère une belle austérité. Cette commune est dotée d’un habitat très dispersé, les familles qui s’y sont établies au XVIIe siècle se sont largement égaillées dans les bastides de la plaine dont le terroir est plus fertile que les escarpements de ce relief. Seuls quelques habitants occupaient le village. Menaçant ruine, il fut réhabilité dans le courant de la seconde moitié du XXe siècle par de nouveaux venus. Sans doute avez-vous remarqué le splendide décor rocheux qui constitue l’arrière-plan du village. Il s’agit d’une puissante barre rocheuse trouée d’une clue que l’on nomme ici « Détroit ». L’agglomération médiévale, campée sur les plissements rocheux de la partie occidentale de cette clue, méritait bien alors le nom d’Entrepierres ! Quelques pans de murs maçonnés y subsistent encore, ce nid d’aigle est aujourd’hui habité par les rapaces. A mi-chemin de cette fortification médiévale et du village contemporain reposent, parmi les clématites sauvages et les épineux, les vesiges e quelques bâtisses, de l’église saint Marc et de son vieux cimetière. 2. Le pont de la reine Jeanne Sans doute êtes-vous un peu étonné de vous trouver ici, dans cette petite vallée aux allures de bout du monde. Ces lieux solitaires et boisés se sont largement vidés de leurs habitants dans les premières décennies du XXe siècle mais ils furent autrefois très vivants. Ce pont au tablier en dos d’âne jeté sur la rivière du Vançon en témoigne encore aujourd’hui. Il s’agit d’un édifice médiéval permettant de gagner l’important village de Saint-Symphorien qui se perchait alors sur l’autre rive, à la cime du puissant relief que vous voyez au sud-ouest. Ce pont a vraisemblablement été construit au XIVe siècle et sans doute en a-t-il remplacé un autre, bâti en pierre ou en bois. Il se nomme le pont de la Reine Jeanne. Cette reine, de glorieuse mémoire dans le Midi, fut comtesse de Provence et reine de Naples au XIVe siècle. La tradition locale dit qu’elle l’a offert aux habitants de la vallée en reconnaissance de leurs bienfaits car, de passage sur ses terres, elle aurait accouché d’un enfant dans un village des environs. Il n’en est rien mais l’histoire est belle. Vous avez aussi remarqué l’étroitesse du pont, c’est que tous les chemins étaient muletiers lors de son édification. Si vous le traversez, vous verrez sur la gauche, enchâssée au bout du parapet, une pierre taillée portant une inscription. Il s’agit d’un support de croix offert par un habitant. Cette forme d’ex-voto est fréquente près des rivières qui, quoique d’un faible débit, se gonflent en période de crue et causent des embâcles dangereux.3. Saint-Symphorien Après avoir traversé la pinède mêlée de feuillus, vous voici parvenus au village de Saint-Symphorien. Peut-être avez-vous remarqué que le sol n’est plus de même nature depuis que vous avez franchi le pont de la reine Jeanne. Il est ici souvent plus rougeâtre et moins compact. La rivière de Vançon coule entre deux zones géologiques différentes, calcaires en rive droite mais à dominante gréseuse en rive gauche. Les échappées rocheuses du long relief boisé qui barre la vallée à l’est s’éclairent en soirée des derniers rayons du soleil et prennent une couleur vieux rose due à ces grès. Les maisons du village ont été bâties dans ce matériau. Le grès est ici plus ocre et Saint Symphorien était un village roux. Seule son école, établie à la fin du XIXe siècle à l’écart des maisons, faisait exception. Le village médiéval se perchait sur une hauteur à l’ouest, au lieu-dit la Tour. Il jouait là un rôle de sentinelle. Veillant sur les voies de passage en provenance des berges de la Durance, il protégeait ainsi l’accès de la vallée toute entière. Puis, à la fin du moyen âge, il a subi le sort commun à bien des sites de hauteur. Déserté, le terroir se vida un siècle durant. Il fut repeuplé en 1504 par le seigneur local qui passa un acte de bail avec des familles venues d’ailleurs. Elles construisirent leurs maisons au carrefour de divers chemins, dont celui des quatre vingts vaoutes qui franchit sa crête orientale. Le provençal vaoute signifie « lacet, virage ». Leur nombre important a incité ses habitants à nommer ainsi ce chemin vers la fin du XIXe siècle.