Les étudiants s'activent contre la destruction des jardins d'utopie, sur le campus de Saint-Martin-D'Hérès, en Isère

La justice a ordonné la destruction des jardins auto-gérés sur le campus de Saint-Martin-D'Héres en juin dernier. Décidés à les défendre, les étudiants organisent de nombreux événements pour occuper les lieux.

  • Par Raphaëlle Besançon
  • Publié le , mis à jour le
Riposte des étudiants depuis samedi dernier. Décidés à défendre leurs jardins d'utopie, ils organisent différentes manifestations sur le campus de Saint-Martin-D'Hérès.

Créé en 2006, pendant les manifestation contre le Contrat première embauche (CPE), ces jardins auto-gérés s'étendent sur le campus de l'université, juste devant la bibliothèque. De grandes parcelles, jusqu'à 600m², où poussent toutes sortes de légumes. L'occasion de se retrouver pour les étudiants, d'échanger et aussi d'expérimenter. L'un deux, qui souhaite rester anonyme, explique, "Comme on cultive au naturel, sans pesticides, on expérimente la perma-culture par exemple, c'est-à-dire des associations de plantes qui s'entraident les unes les autres."

C'est aussi un lieu de débat politique sur l'auto-gestion. L'étudiant poursuit: "On veut apprendre à s'autonomiser sur différentes pratiques comme la nourriture, le vélo et autres."

Oui mais voilà, la justice a ordonné la destruction de ces jardins, qui occupent illégalement les sols du campus et condamné les jardiniers à 200 euros d'amende pour "dégradation de l'espace public". Ces derniers ont donc organisé différents événements pour occuper les lieux: concerts, pique-niques, ateliers-débats... Ils se disent prêt à parlementer avec la direction de l'université si les peines sont suspendues.

Reportage de Cédric Picaud et Yves-Marie Glo:
Résistance des jardins d'utopie

 

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